Aujourd’hui, changement structurel dans Technaute ! Pour me lire, vous n’avez plus à naviguer deux niveaux de profondeur en allant sous la rubrique “blogues”. Les autorités m’ont en effet hissé au premier niveau, à côté des nouvelles. Autrement dit, je redeviens ce que j’ai été pendant longtemps, chroniqueur, et je cesse d’être ce que je n’ai jamais pu être, blogueur. Quand ils m’ont demandé mon opinion, les autorités, je leur ai soutenu que n’importe qui, du président iranien Ahmadinejad (photo ci-après) à Kimveer Gill, en passant par Matante Gilberte et Monsieur le candidat à telle course au leadership, pouvait être blogueur, certains avec grand talent et succès associé, d’autres avec misère et honte, mais que seulement les journalistes de métier arrivaient à être des chroniqueurs lus.
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(San Francisco) – Ce qui est amusant avec les événements Apple, ces MacWorld et autres WWDC, c’est la machine à rumeurs. Plus l’événement approche, plus elles se précisent. Plus les experts s’engouffrent dans d’inéluctables prédictions, tant et si bien qu’au matin de la Grande Parole, celle ou le charismatique Steve Jobs prend le crachoir, tout le monde sait tout. Ne reste plus qu’à comparer entre la liste des inévitables annonces si attendues et celles que le PDG d’Apple va faire ex cathedra, urbi et orbi. Et vous savez quoi ? La plupart du temps, rien ne fonctionne tel que prévu. Tordant !
Apprendre que Bill Gates s’en va est, en soi, une nouvelle sans surprise, bien que fort loin d’une banalité (chien écrasé, potin artistique ou résultat sportif). Il s’agit plutôt d’un événement. Voilà une légende (au sens américain du terme) de l’industrie qui nous tire sa révérence, son temps étant fait, ses goûts éclectiques, son flair légendaire et sa fortune personnelle l’y incitant. Puisque, depuis une vingtaine d’années, je parle régulièrement des pompes de l’Oncle Bill, la moindre des choses, c’est que je le fasse une dernière fois. Par cohérence, par déférence, pour mon plaisir.


