Nelson Dumais

Nelson Dumais - Auteur
  • La chronique de Nelson, collaboration spéciale

    Voué à un avenir brillant dès sa naissance, Nelson s'est néanmoins pris les pieds dans un ordinateur répandu partout dans un motel désaffecté et ne s'en est pas vraiment remis...
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    10 derniers commentaires

    Mardi 25 janvier 2011 | Mise en ligne à 13h28 | Commenter Commentaires (48)

    Le 27e du Mac et le 1127e de Nelson

    illSi vous cliquez sur la vignette ci-contre, vous allez voir le mauvais scan d’une photo qui m’est chère. Vous apercevez sur mon bureau, celui d’un pigiste fraîchement débarqué à Montréal en ce début d’automne 1984, ma gamine née quelques mois plus tôt qui semble absorbée par mon premier Mac, une improbable bricole achetée en début d’été. Cela fait de 1984 l’année de la naissance de ma grande fille, celle de mon débarquement à Montréal, celle de mes débuts en journalisme techno et celle de l’arrivée du Mac (et de Steve Jobs) dans mon existence. Grosse année.

    En 2011, ma coquine croque dans la vie comme dans une pomme arrachée à l’arbre, ça fait déjà trois ans que j’ai quitté Montréal, une ville que j’adore, le journalisme techno est en perte de vitesse accélérée puisque perçu comme de moins en moins utile ou pertinent et, 27 ans après son lancement, le Mac se porte très bien et fait encore partie de ma vie. Vous avez évidemment compris que c’est sur ce dernier point que je vais disserter ci-après.

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    Comprenez-moi, je voulais tellement bien faire. Avant 1984, c’avait été mille métiers, mille misères, période parfois haute en couleur où j’avais constamment rêvé d’être journaliste. Alors à l’été 1984, j’ai choisi de donner un grand coup, incluant mon expatriation vers la Métropole. Mais avant, je me suis acheté ce que l’on qualifiait de plus révolutionnaire ou de plus prometteur au rayon des ordinateurs personnels, une créature étrange appelée Macintosh.

    Après avoir apprivoisé la bête, étape essentielle qui ne m’a presque pas fait suer, je me suis loué un 26 pieds chez Tilden, j’ai empaqueté ma petite famille et je suis allé humer une dernière fois l’air salin. Rasséréné, j’ai pris la route et je suis venu aménager un 6 1/2 au coin de Bordeau et d’Ontario. Deux jours plus tard, j’imprimais le premier article de ma nouvelle vie. C’était sur une ImageWriter, matricielle spécifiquement conçue pour le Mac.

    illEn fait, cette imprimante additionnée au Mac 128, ainsi qu’au deuxième lecteur de disquettes (un bidule externe) et à la valise de transport m’avait coûté plus de 6 300 $ si je tiens compte des frais de crédit. Il faut dire qu’à l’époque, une disquette simple face de 400 Ko se vendait entre 7 et 10 $ chez Computerland. Mais le jeu en valait la chandelle. Tous les responsables de publication que je sollicitais voyaient en moi un technophile, à cause du Mac, et, pour cette raison, aimaient bien me confier des sujets technos. D’où mon inévitable spécialisation. D’où ma carrière.

    Depuis l’été 1984, j’ai toujours eu un Mac. Le 128 original a été remplacé dès 1985 par un Fat Mac (pour cause de cambriolage), un monstre de 512 Ko de RAM. Imaginez ! J’écris présentement cette chronique avec un double quadricoeur affichant 8 Go de RAM, un Mac Pro déjà âgé de deux ans que l’on pourrait qualifier de superordinateur à comparer au petit 128.

    Dans le temps, on était sur Mac parce qu’on ne voulait pas être sous PC. Et, parfois, c’était vice-versa. Sauf exception, c’était un choix réfléchi. La différence était énorme; ces deux mondes étaient éloignés à tous points de vue. Si vous êtes impressionné par la guéguerre “mon Linux est plus membré que ton Windows et ton Mac, ses SUDO sont même pas beaux”, vous auriez été terrifiés par les bagarres que se livraient MACards et DOSards.

    illAujourd’hui, à part quelques détails futiles, rien n’est aussi semblable à un ordi sous Mac OS X 10.6 qu’un autre sous Win 7. Ce ne sont plus deux mondes qui cultivent leurs différences, mais deux versions assez semblables d’un même fonctionnement en mode graphique inventé par Xerox. On passe de l’un à l’autre sans vraiment souffrir. Euh … l’alternative se nomme désormais Linux. En fait, la guéguerre Mac-PC d’aujourd’hui ne porte plus que sur des questions de griffe. “La marque Apple signifie qu’on a payé trop cher” – “Le logo Microsoft signifie qu’on a serré la main du diable”.

    Dans le temps, il y avait du vilain. Un jour, je vous raconterai l’histoire de ce patron dans une municipalité limitrophe de Montréal qui, ayant été contraint (appel d’offres) de faire installer des Mac dans un de ses services, avait, probablement par vengeance et haine, imposé l’achat de la première version de WordPerfect pour le Mac (un produit déplorable) et avait fait confisquer toutes les souris (WP pouvait fonctionner sans…). Ainsi, le personnel administratif devait utiliser les Mac comme de vrais PC sous DOS. Un autre jour, je vous raconterai comment j’avais introduit le premier Mac, un 512 d’occasion, en contrebande, sous le manteau, en dépit des directives des satrapes informatiques, aux Publications Les Affaires où je travaillais comme pigiste à temps plein. On ne s’y prendrait pas mieux pour introduire les microbes d’une grosse grippe de gars dans le système de ventilation d’une tour à bureau.

    Bref, à l’époque, utiliser un Mac était subversif. Cet ordi fabriqué à profit dans une binerie de Cupertino était un cancer que les anarchistes, nihilistes et autres malfaisants de ma trempe nourrissaient pour qu’il se propage plus rapidement dans le concept micro-informatique préconisé par l’Empire IBM et ses petits royaumes inféodés, dont celui de Microsoft.

    illMais au début des années 90, je me suis tanné. Apple en était rendue à fabriquer n’importe quoi. La goutte qui avait fait déborder le vase est ce Mac II vx qu’un cadre d’Apple Toronto m’avait fortement recommandé, comme s’il m’avait confié un secret d’initié. Jamais n’ai-je autant regretté un achat informatique ! Jusque-là, j’avais toujours entretenu un PC, métier oblige. Mais à partir de ce moment, j’ai commencé à vraiment m’intéresser à l’univers Microsoft : Windows 3.1 et 3.11, mais surtout Win 95, 98, 98SE, NT4, 2000, etc. Tant et si bien, que des PC, j’en ai eu de toutes les couleurs dont certains, la plupart étant de ma fabrication, constituent de très agréables souvenirs.

    Je tiens à préciser que pendant toutes ces années enmicrosoftisé, j’ai toujours eu un Mac chez moi. Je sais aujourd’hui qu’il y a des tâches qui se font mieux sur un Mac et d’autres sous Windows. Et ça me convient. Mais j’avoue que dans les pires creux de la période 1985-97 d’Apple, celle dite sans Jobs, j’ai souvent eu des certitudes à l’effet que le Mac ne fêterait jamais son dixième ou son quinzième, anniversaire.

    Heureusement, le légendaire tyran est revenu. Il a repris le Mac en main et en a fait autre chose. Il l’a rapidement doté de tout un écosystème multimédia, les iCeci et iCela, ce qui a conféré à cet ordi une raison commerciale d’exister. Ainsi, avec ses baskets blancs, son jeans bleu et son col roulé noir, Steve Jobs a recommencé à changer le monde.

    La question est maintenant de savoir s’il sera là pour fêter le 35e anniversaire d’Apple l’an prochain, société qu’il a cofondée avec son comparse d’alors, Steve Wozniak. Les rumeurs sur son état de santé courent dans tous les sens. On verra. En attendant, prompt rétablissement Oncle Steve ! Et bon 27e, Mac, machine qui a précédé de quelques mois ma renaissance professionnelle.

    illEst-ce dire que je vais pouvoir me fêter mon 27e anniversaire de journalisme techno quelque part en fin d’été ? Ça se peut, c’est à voir. En ces temps difficiles, il y a belle lurette que les boules de cristal ne disent plus rien et que je regarde le métier un mois à la fois. Jouons plutôt avec les chiffres. Étant donné que 2011 correspond à 27 ans après les débuts de ce dont je vous ai entretenu ce matin, je retiens les chiffres 11 et 27. Et, devinez quoi ? Je viens de mettre en ligne ma 1127e chronique dans Technaute. Pas pire comme coïncidence, non ?

    Alors bon 1127e Nelson !

    Avis : j’utilise personnellement des machines sous Windows, Mac OS X et Linux et je n’ai aucune préférence; en fait j’ai une relation d’amour-haine avec chacune. Si vous croyez que j’aie un parti-pris envers l’une ou l’autre de ces plates-formes, je vous soumets respectueusement que vous avez tort et ne peux vous recommander que de consulter mes chroniques antérieures.
    Pourquoi commenter cet article : Pour dépasser ou préciser mon propos, pour le nuancer, l’illustrer, le compléter avec des adresses, pour débattre du sujet. Il en ressort un “produit d’information” (mon article + les commentaires) beaucoup plus intéressant et utile qu’un simple article de journaliste. D’où les demandes régulières de la part de participants pour que jesévisse quant aux trolls ou aux propos vexatoires et inutilement agressifs. On n’est pas ici pour s’enguirlander à qui mieux mieux, mais pour partager de l’information utile.
    Nelson Dumais

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    • Ah ! Cher Nelson, comme on dit en France : « Respect » !!!
      Et… félicitations pour votre constance et votre persévérance.

      Le pionnier est devenu un « vieux » routard des paths jonchés de bytes
      et ce pour notre plus grand plaisir.
      (Ce sont les puristes du français qui vont être contents… hé hé hé…)

      Tous mes voeux vous accompagnent pour une bonne continuation
      de votre excellent blogue ! Courage et restez serein et de bonne humeur.

    • La numérologie ne PEUT mentir Nelson. Tu devrais recevoir dans les prochains jours, sinon les prochaines heures, une offre faramineuse du genre ; “J’ai 15 millions de kopecks* que j’aimerais partager avec vous si vous me donnez votre NAS, le # de votre Visa et le téléphone de votre blonde.”

      Maudit chanceux, c’est toujours les mêmes qui ont tout !

      Alex

      * de quoi se payer un demi poulet chez St-Hubert.

    • Je me rappelle les après-midis passés à jouer à “Marathon” et à faire du “C-U SeeMe” dans le labo des PowerMacs du DIRO (UdeM). Ils ne servaient à rien d’autre!!!

    • Oups, je voulais dire “Apple PowerPC” plutôt que PowerMac.

    • Et si ce n’était pas de la loi anti-trust américaine, qui a un peu forcé Bill Gates à injecter de l’argent dans Apple pour assurer une compétition, Apple serait mort en 1998.

      Et Bill Gates? Il a acheté des millions en actions pour presque rien, et il a fait fortune en revendant ça quelques années plus tard! Tout le monde est gagnant!

    • @Nelson Dumais
      “le journalisme techno est en perte de vitesse accélérée puisque perçu comme de moins en moins utile ou pertinent ”

      Votre charme et votre plume vous aide grandement a attirer des lecteurs. Vous réussissez à afficher l’informatique comme étant un aspect additionnel au quotidien d’un être humain.

      Trop souvent, les médias qui couvrent les technos sont trop rigides et inflexibles face aux spécifications et options des appareils qu’ils testent, mais est-ce utile? Est-ce normal? Quels sont les impacts sociaux?

      Vous apportez cette facette très importante de la vie de tous les jours. Vos romans-blogues, vos petites chroniques, votre « conjointe cobaye » de RIM, votre potager, votre installation de Bell un peu fligne flangue sur votre ancienne maison, votre discussion avec Emili (service de Bell) et surtout vos bugs (qui n’arrivent qu’à vous). Tous ces aspects rendent plus accessibles vos chroniques.

      Félicitation et bonne 1127 ième chronique!

      Un lecteur assidu et constant depuis 4 ou 5 ans, mais qui a arrêté d’écrire après quelques rabrouade de linux lovers … (pourtant je suis un utilisateurs de linux) …

      PS Si vous voullez augmenter vos “cotes d’écoutes” faites une séries de chroniques sur les technologies utilisées au centre Bell. Vos aurez des records de commentaires. Records dignes des fameux articles MAc PC Linux de 2008.

    • Un article en anglais de la Scientific American qui donne un aperçu des risques de complications suite à une transplantation de foie et du cancer plus rare traité pour M. Jobs
      Souhaitons lui longue vie

      http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=how-might-steve-jobs-live&WT.mc_id=SA_CAT_HLTH_20110125

    • “Dans le temps, on était sur Mac parce qu’on ne voulait pas être sous PC.”

      Peut-être que ma mémoire fait défaut, mais de ce que je me souviens du milieu des années 80, on était plutôt sur Mac parce qu’on avait les moyens de s’en payer un, on achetait un PC et son écran vert parce qu’on était fou ou obligé, et pour le reste du monde, il y avait Commodore. Le fameux Commodore 64 était, et de loin, l’ordinateur le plus répandu au milieu de la décennie 80. Et son successeur, l’Amiga, était une machine 10 ans en avance sur son temps, mais qui a échoué principalement pour des raisons de stratégies de mise en marché et de politiques d’entreprise désastreuses.

      Il me semble que les batailles épiques entre Mac et PC sont beaucoup plus l’appenage des années 90, et plus particulièrement à l’époque de la sortie de Win95.

    • Wow… Vous êtes ben rendu vieux vous-là!

      (Méchant, Dubeau… méchant!)

      @ Hombre Costi

      Ben tu dois prendre des maudits gros poulets parce que si on admet que 100 kopecks font 1 rouble… ça te donne 150 000 roubles ce qui vaut, au taux d’aujorud’hui, environ $5 044.20 dollars US… C’est sûr que si tu commande le petit gâteau chocolat mousse, là… tu t’approches… et si en plus, tu es un fonctionnaire gouvernemental et que Tony Accurso lunch avec toi, t’auras pas assez d’argent pour le pourboire…

      Olé!

    • Félicitation !

    • 1127 chroniques… tres prolifique mr Dumais. félicitation c’est vraiment impressionnant!

      personnellement je vous lis depuis l’époque ou vous étiez la seule raison d’acheter le journal de montréal au moins une fois par semaine…le mercredi je crois.

      pour moi votre style d’écriture a été la premiere raison de vous relire, l’informatique n’étant qu’un prétexte car je ne possédait pas d’ordinateur a cette époque.

      puis un jour vous avez disparu des médias imprimés.

      quelques année plus tard, autour de 2006 j’ai finalement fait l’aquisition d’un ordi et découvert l’internet. une de mes plus belles découvertes de l’univers numérique fut de voir que je pouvait recommencer a vous lire et en extra maintenant je m’intéresse vraiment a l’univers techno dont parlent vos chroniques. et je continue de me délecter de votre style d’écriture.

      merci grandement mr dumais … longue vie a vous et a votre chronique(blogue)

    • C’était l’époque de la belle Loi de Moore. Nous sommes présentement face à un mur, soit on passe au niveau logiciel avec le multi-core et le parallel programming(intel et microsoft en tandem) ou on attend la photonics. Pour l’instant, le logiciel a encore beaucoup de chemin a faire.

    • Chapeau, Nelson, pour tenir toujours le haut du clavier dans un monde dominé par des jeunes loups. Longue vie! J’aime bien ces dates anniversaires qui ne se terminent pas par 5 ou 0. Curieusement (mais ça devait correspondre à un courant), ma fille la plus jeune est également née en 1984, date de mon départ de Rimouski. J’ai également loué un camion et me suis posé ailleurs sans rien projeter. Pas mécontent, mais le spleen du bas du fleuve me tombe dessus parfois. N’ayant strictement aucune formation en informatique, les machines (PC au travail, Mac chez nous), j’ai osé m’en approcher en suivant tes bons conseils dans un quotidien que je boycotte aujourd’hui. Faudrait fêter cela en évoquant nos”mille métiers, mille misères”: je suggère le 27/11/11.

    • oui en effet moi j’ai vu de mes yeux ce MAC de 1984 un confrere de travail en avait acheté un et a l’époque je me demande ce qu’il pouvait bien faire avec ca c’était un mecanicien de machine fixe, moi j’étais jeune et pauvre pas moyen j’avais un COcOII de Radio SChack! c’est en 1988 que j’ai eu mon premier PC en revenant de la Baie James (poste convertisseur Radisson) mais dans ce PC il y avait 4 choses: Lotus 123, Word Perfect, DbaseIII et l’autre je m’en rappele plus pas de Windows dans l’air, je lisais des Atout Micro ou Quebec Micro dans lequel je crois tu avais une chronique .

      Donc la vie continue.

    • Longue vie au roi Nelson! Vos billets sont toujours rafraîchissants. J’espère que quelqu’un d’Apple vous offre un cadeau mais vous serez alors accusé d’être conflit d’intérêt par les différentes sectes d’informaticiens. P. Nguyen

    • @Nelson Dumais

      Excellent papier. Un regard en arrière lucide et attendri.

      «Y’a pas de place, nulle part, pour les chroniqueurs technos du monde entier!» pour paraphraser Gilles Carle.

      C’est le propre de la techno. Ça change vite et il faut toujours réinventer son métier.

    • Et bien Nelson, je salue l’oeuvre d’une carrière prolifique initiée par un flash que nous fûmes plusieurs à avoir, je crois bien, en ces temps immémoriaux des débuts d’Apple. Car en lisant cette 1127e chronique, je vois que nos parcours se ressemblent en ce qui a trait au Mac et son impact sur le déroulement de nos carrières respectives. L’achat de mon premier remonte à 1985, un 512. Depuis, des milliers de photos, d’illustrations et tutti quanti.

      Je ne pense pas que l’intérêt pour une chronique techno soit en décroissance, bien au contraire. Cet univers est exponentiel et les sujets qu’il suscite pullulent sur une base quotidienne. Ainsi donc, cette 1127e chronique n’est qu’un passage vers d’autres que vous saurez nous offrir (allô la pression…;p] ). Votre prose tout autant que la qualité de vos sujets ont su fidéliser un groupe d’utilisateurs variés qui reviennent visiter votre page tout en partageant avec vous sur les sujets que vous nous proposez.
      Trop tôt pour la retraite cher Nelson, si c’est ce à quoi vous pensez derrière votre tête! C’est pas notre faute mais on aime vous lire; c’est plaisant, enrichissant et ça crée une certaine dépendance…

      Cordialement.

    • Je n’ai pas pensé que vous étiez en perte de vitesse. Il me faut vous avouer que j’adore votre écriture; elle est vivante, le vocabulaire est recherché. Je me suis rendu compte que vous aimez votre métier et que vous y mettez du temps.

      Un peu téteuse, mon intervention, certains diront. Connaissez-vous, en passant, la loi des QUATRE T?

      «Quand t’es téteux, t’a toutte, pis toutte va ben!»

      Si j’étais votre patron, j’augmenterais votre salaire.

      De République Dominicaine, sous le plus beau soleil des Caraïbes,
      Claude Dufour

    • J’étais sous Amiga et je continu aussi de m’amuser là dessus étant collectionneur d’anciens appareils.Je roule maintenant PC sur Linux mais j’ai tout de même passé cinq ans avec Apple qui coûte trop cher pour rien.

    • J’ai l’impression que les années d’absence de Steve Jobs chez Apple ont été en quelque sorte un mal pour un bien, car perso ce qui m’impressionne le plus de sa carrière je pense que c’est tout ce qu’il avait créé au niveau logiciel pendant qu’il travaillait chez NeXT Computers (et ce qui était pour devenir bien sûr la base de Mac OS X). Je sais pas si vous avez déjà vu les démonstrations de Steve Jobs avec ses machines NeXT mais c’était révolutionnaire pas à peu près pour dans ce temps-là, et même aujourd’hui quand je regarde ça j’ai l’impression que pour certaines fonctions on est encore en arrière sur ce que faisait le NeXT, ou du moins sur la manière dont il le faisait!!!

      Si vous avez un peu de temps à perdre, allez faire un tour sur Youtube et cherchez “NeXT Computers Steve Jobs”. Regardez quelques-unes des démos qu’il a fait, c’est vraiment impressionnant vous verrez! Je ne sais pas ce que j’aurais donné à l’époque pour jouer avec une de ces machines-là. D’ailleurs regardez cette présentation du NeXT Computer à San Francisco en 1990, c’est étonnant de voir à quel point son “Keynote” ressemble aux Keynotes d’Apple depuis des années:

      http://www.youtube.com/watch?v=pijt0_bdmUs&feature=related

      Je trouve tellement dommage que le NeXT n’ait pas perçé plus que ça (il était trop cher paraît-il, dans les 10,000$ minimum!!), car selon moi cette machine était en avance sur TOUT ce qui se faisait ailleurs!!

      Nelson à ce propos justement, dis-moi, avais-tu eu la chance de jouer avec une de ses merveilles là à l’époque??

    • Si vous suivez mon lien youtube ci-haut, regardez vers la fin aux alentours de 8:30 quand il commence sa démo logicielle, et qu’il bâtit une application personnalisée à partir de zéro en temps réel… (il y a aussi une deuxième partie pour voir le reste). C’est quelque chose pour 1990!

    • Un autre démo de NeXT à voir (se déroule en 4 parties):

      http://www.youtube.com/watch?v=-1wYy5qvA24

    • @ Nelson
      1127e !!!!
      Bis repetita placent

    • Chapeau Nelson

      Votre approche du sujet est rafraichissante!

      Longue vie a votre contribution.

      Merci pour toutes ces interventions originales.

    • Je lève mon verre à votre 1127e chronique !

    • @poutine64
      “Ma coquine croque dans la vie comme dans une pomme”, dixit Nelson. Je viens de faire le lien avec votre “cadeau d’Apple”. Sacrée plogue, n’est-ce-pas? Cré Nelson, il s’exilerait en Terre-Adélie et il prônerait le soufisme qu’on le lirait quand même. Sa pomme…

    • Comme @Carljf, la mentionner .

      1984 a été pour moi l’année Commodore en commence pas le 64 et pas la suite qui s’est propagés a la famille Amiga , le 500 a été mon préférer dans tous les ordinateurs que j’ai eus . Dans la suite , nous avons eu un Tandy1000 ramasser ici et l’a en troquant des pièces au Club 64Nord à Deux-Montagnes …. ET de Mickael Jackson Thriller ……… sans oublier Boy Georges ….

      Le Mac a été un de mes rêves, mais jamais accessible et quand les moyens sont apparues et bien Apple n’était plus Apple , l’idée à la base de Jobs et WOz n’existait plus et d’ailleurs plus personne de Apple n’était demeurer chez Apple bref le Mac n’était plus un Mac …

      Microsoft ma amener lentement de Windows 2 (yiark) à Windows 3.1 qui m’avait fait délaisser OS2 Warp de IBM pour par la suite finir sous Windows 95 (que j’ai hais) de WIn98SE moins pire que le premier et de WinME qui ma fait demeurer définitivement sur Linux RH version 5 …

      Quand Jobs est revenu chez Apple et que le mot Unix est apparu lui aussi dans son vocabulaire , j’ai tourné un peut de l’oeil Linux m’ayant initier a la logique Unix et quand OSX est apparue , j’ai fait le saut (via mon emploi) car les versions OS8 et 9 ne m’avais pas réellement convaincu . Les autres Unix disponibles comme UnixWare, Solaris et AIX étaient beaucoup trop dispendieux .

      Je puis dire maintenant que j’ai parcourue de OSX10.2 en passent par le 10.3 que je n’ai pas réellement garder un bon souvenir aller j’usqu’a 10.6 qui maintenant me ravis …

      Maintenant le Mac occupe une grande partie de ma vie “informatique personnelle” le Windows me sert dans mon boulot et j’avoue que le Windows 7 est une belle machine , je bricole toujours sous Linux comme en 1997, mais ce que Apple me donne est une autre expérience de l’informatique , celle de l’électro ménager , un ordinateur de production personnel et de consommation numérique dans un écosystème complet ….

      Le Mac depuis 1984 a subit de grand changement … des changements qui pour moi ont été dernièrement ( 10.5 et 10.6 ) parfaits de quoi je m’attendais d’un Macintosh ……

      Faut dire que 2009 – 2010 a été une belle production dans le monde des SE , Linux a vue pour moi la meilleure version sortie toute catégorie avec Ubuntu 10.04 un SE qui porte son nom et qui n’a rien a envié , bref un SE à part entière , Microsoft qui sort le meilleur SE de son existence avec Windows 7 qui pour moi est nettement mieux que le très bon Windows 2000 et Apple avec OSX 10.6 … le plus Mac des Mac à mon humble avis a ce jour .

      @Nelson
      Question pour vous ….
      Pourriez-vous nous faire la liste des SE que vous avez bricolé depuis vos tout débuts , je crois que ce serait très intéressent de lire cet étalage et surtout amusant .

      Dans ma courte liste, j’ai taponné …
      Un vague souvenir de TI-99 de TX et Commodore PET
      Apple 2 sous DOS ( a l’école )
      Commodore – GEOS .
      Amiga 500 et 3000 OS3 (club informatique)
      IBM OS2 WARP (club d’informatique)
      Dos et MSDOS
      Windows 2 et 3.1
      Windows 95 , 98 SE
      Windows Nt4 et 2000
      Windows XP et Windows 7
      Linux Redhat V4 a 8
      Mandrake m’en rappelle pu
      Debian v2 ( a mes débuts autour de 2000 si je me rappelle bien )
      Ubuntu 7.xx a l’excellente 10.04
      MacOS quelques heures sur les versions 7,8 et 9
      OSX 10.2 a 10.6

    • Masha’Allah!
      Mabrouk Nelson!!!

    • @larochea

      Je me souviens de ma première feuille de chiffrier. C’est quoi ca?

      Pis j’ai fait ma première formule, pis je l’ai copié. Ca as fait Ching dans mon cerveau.

    • @ Nelson

      Je déteste être hors sujet mais comme la plupart de vos sujets me passe carrément dix pieds au-dessus de la tête, j’interviens avec parcimonie, c.à.d. à peu près jamais.

      Votre sujet d’hier portait sur la pièce de théâtre La belle et la bête et a été reléguer au second plan le temps de dire youppie !

      Je voulais seulement vous dire que mon épouse et ma fille seront du spectacle le 5 avril à Laval. Les billets sont achetés.

      C’est mieux d’être bon.

    • Très belle chronique M. Dumais.

    • Votre fille est adorable sur la photo,je verrais bien une petite fête commune pr elle et votre entrée ds le monde Mac.
      Longue vie à vos articles!

    • Nelson c’est un réel plaisir de vous lire même si j’écris que rarement.

      Je suis rendu a 60 piges et je me souviens de mon tout premier ordi, acheter a ville Lasalle.

      Un gros 4 megs de RAM, hé oui 4 megs, avec un immense disque dur de 20 megs. L’écran était en couleur… soit 4, et une imprimante a aiguille, c’est à dire des trous chaque côté du papier pour faire avancer ce que la vénérable imprimante imprimait.

      Sous Windows 3.1 a dix disquettes de 720K

      Le bonheur total ;-)

      Le tout payer 2400$.

      Que de souvenir…

    • Pour ma part, il ne fait aucun doute que le premier Mac réellement fonctionnelle est le Mac Plus avec son port SCSI et son meg de mémoire RAM.

      En conjoncture avec l’arriver des premières imprimante postcript et du programme de mise en page PageMaker, la plus grande contribution du Mac à cette époque, fut d’initié la révolution du «desktop publishing».

    • Moi aussi j’ai toujours été sur Apple. Mon premier ordi était un Apple II usagé. J’étudiais sur les Commodore PET de l’école….Incompatible. Mes amis avait des Commodore, TRS-80, Texas Instruments… Les IBM-PC étaient cher à l’époque sans trop d’avantages. En 1984 j’ai travaillé jour et nuit, trois jobs, pour me payer le fameux Macintosh. Ça valait la peine! J’utilisais la base de donnée programmable graphiquement, HyperCard. Ensuite j’ai eu un Mac LC, Un Quadra, Un Power PC. Je voulais un G3 mais j’ai attendus. Alors est arrivé le iMac. Un G3 tout-en-un. Depuis, je suis resté avec iMac. J’ai tenté Windows mais je suis moins patient. Plantage après plantage, je l’ai cassé avec une violence certaine.
      C’est vrai que Windows et OS-X se ressemblent aujourd’hui mais je n’aime pas les virus, alors je reste au iMac en attendant la prochaine révolution. Certainement pas le iPad.
      J’espère vous lire encore longtemps Nelson. La presse techno francophone est tellement statique ou trop hype. Ça fait toujours du bien de vous lire. Depuis le temps que je vous lis, c’est mon premier commentaire.

    • félicitations pour votre persistance!
      je suis pas tout à fait d’accord avec vous sur la décenie de citrons, vu que j’ai acheté mes 2 premiers macs lors de celle-çi. C’est sûr que c’était beaucoup plus cher qu’un PC à l’époque, beaucoup plus qu’aujourd’hui en comparaison. Mais vous ne mentionnez pas dans votre billet ce qui est la raison principale d’acheter un mac (quand on a pris la peine de se renseigner sur le bon choix à faire ):
      sa durabilité. C’est qu’il va fonctionner encore très bien après 10 ans, votre mac. Il faut s’en débarasser un jour parce qu’on ne peut plus faire de mise à jour ou que les périfériques ont lâché. J’ai un imac 24″ (intel) depuis 2004 et je pense bien le toffer encore 3-4 ans. Je n’ai jamais réinstallé le système d’exploitation après un crash fatal, je n’ai jamais perdu de travail pour çà…Et surtout, je n’ai jamais eu de virus de ma vie !

    • Merci pour toutes ces chroniques. Merci pour votre humour. Merci d’être là jour après jour pour vous amuser et pour NOUS amuser et nous informer. De grâce ne rendez pas votre tablier trop vite. Nous avons encore besoin d’un guide… Tous les membres de ma famille sont sur Mac. J’en ai maintenant 4 à la maison, tous fonctionnels. J’envisage l’achat d’un 27″ bientôt. On aime ou pas.

    • Suivre les aventures de M.Dumais, c’est parfois aussi divertissant qu’une BD! En plus d’être assez bien documentés!

      Ceci est un effort pour parvenir un jour à passer mon cours de téteu 101!

    • On dirait que c’est le jour de la nostalgie, alors je voudrais vous poser quelques colles. Les chances de répondre augmente avec l’age:

      1) A quoi servait le tambour sur un IBM029?
      2) Quel éditeur de texte avait une «gold key»?
      3) Quel était le nom du système de temps partagé du Cyber 173 du DIRO?
      4) Qu’est ce qu’un gender-bender?
      5) quel était le titre de Byte (je crois) annonçant la rupture entre MS et IBM à propos de OS/2?
      6) Dans quel langage de programmation pourrais-t’on utiliser un «common»?

    • Joyeux 1127e M. Dumais!

      La passion qui vous anime se reflète dans vos chroniques. Vous seul avez cet esprit transcendant capable de transformer l’informatique, ce monde souvent froid et distant, en un monde plus sensible et humain. Tout simplement merci!

      Joseph Campbell a sûrement pensé à vos tribulations informatiques lorsqu’il a écrit ce mot :

      « Les ordinateurs sont comme les Dieux de l’Ancien Testament : beaucoup de règles et aucune pitié. »

      :-)

    • :)

      cool cool….
      encore 1127 chronique….

    • Tant que vous vous en tiendrez à l’informatique je continuerai de vous lire.

    • Bonjour M. Nelson

      Je vous souhaite de tout coeur de pouvoir continuer à nous tenir informés sur ce monde de l’informatique où le passé est nostalgique et le futur, la seule raison du présent. Votre style est unique et c’est toujours avec plaisir que je vous suis ici et dans Direction Informatique.

      P.-S. Je ne voulais pas non plus rater l’occasion d’avoir mon nom lié à cette chronique marquante. :-)

    • @ Nelson
      La lecture de ta chronique fait partie de mon rituel quotidien de retraitée. Je ne fais pas de commentaires, mais je peux te dire que bien des fois ça a éclairé ma lanterne.
      Félicitations pour cette 1127e. Salutations à mâme Nelson.

    • @denis3r,
      À l’époque, on se débrouillait comme on pouvait… l’informatique n’était pas super accessible financièrement. J’ai programmé mon premier traitement de texte sur un COCO2 de 64k; il fonctionnait avec des blocs de 32 pages de texte (j’utilisais la mémoire graphique de PMODE4 pour enregistrer le texte en binaire, pour échapper aux limitations des données et variables en BASIC). Les morceaux de documents étaient enregistrés sur disquette, et une seconde application servait à les “assembler” et à imprimer, en contournant les limitations de mémoire! Que de gossage. J’avais même écrit mon propre “driver” d’impression, dédié à la vénérable (et nullissime) imprimante DMP-105. Je pouvais imprimer du texte et des images en alternance, un quasi exploit pour l’époque!

      J’ai réussi à produire quelques travaux d’école de plusieurs dizaines de pages avec ce bricolage fait maison (j’avais juste 15 ans à l’époque!!!) Puis je suis passé au COCO3, avec 128k et TELEWRITER, un traitement de texte du commerce, qui avait plus d’allure. Il y avait aussi un traitement de texte graphique WYSYWYG (oh le buzzword de la décennie!), il me semble que ça s’appelait CocoMac3, mais il était tellement lent qu’on mourait de frustration après une ligne de texte!

    • Salut Nelson!
      Le sujet ne fait pas la qualité du verbe. Donc, peut importe le sujet, je crois que tu seras toujours intéressant à lire. Tu n’as qu’a nous prévenir quand ta chronique changera de place! Je te verrais bien écrire des chroniques de voyages….
      bye

    • @hdufort
      TELEWRITER! Bon sang, quel cauchemar! Je n’y pensais plus: ça me frustrait tellement que j’ai repris la facturation “à mitaine”: des dizaines de pages écrites à la main me prenaient moins de temps. Mais, ma plus grande angoisse, c’était la maudite imprimante à papier accordéon régulièrement coincée à mort lorsque les fournisseurs envoyaient leur catalogue. Nul en informatique, je pitonnais n’importe où (je n’avais pas encore découvert les chroniques de Nelson) et je causais des troubles incompréhensibles pour le technicien appelé à la rescousse. C’est là que j’ai acquis le sobriquet de “l’homme qui plantait les ordis”.

    • Euh!… est-ce que M. Gesca ne vous voit plus dans sa soupe? Il le devrait! Vous attirez encore les Mac-PC-Linux iens de 7 à77 ans de ce monde!… Chose rare en ce monde sur-spécialisé. Quoi, devraz-vous trouvez une chronique sur l’utilisation de Facebook chez les cultivateurs de clémentines du Maroc?.?.!.!.?

      Merci M. Dumais pour tout
      D’un très ancien lecteur, (JdM, et votre forum en quoi 99?)
      Stéphane

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