D’après le conte de Hans Christian Andersen écrit en 1846, conte plein de pathos et de tristesse que j’ai revu et corrigé en fonction de notre terrible époque. (1)
C’était l’après-midi du 24 décembre. De gros flocons de neige venaient tapisser les rebords de trottoirs grouillant de Montréalais angoissés. Tous zigzaguaient d’une échoppe à l’autre dans l’espoir de dénicher les derniers cadeaux devant compléter l’incontournable rituel de folle consommation imposé par les conventions.
Au cœur de cette foule névrotique se glissait parfois un sans-abri, l’Itinéraire à bout de bras, de rares employés contraints de travailler jusqu’à la dernière minute, quelques écoliers en transit entre deux boutiques de jeux vidéo et, ici et là, quelques pères Noël pelés, mauvais, avinés et, selon toute apparence, écœurés.
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