Les raisons évoquées pour expliquer le cauchemar informatique de l’appareil gouvernemental québécois (1) sont nombreuses et bien expliquées, pour la plupart, dans les commentaires publiés à la suite de ma chronique de mardi. Presque personne n’y a parlé de magouille (syndrome enveloppe brune) et plusieurs y ont plutôt vu une histoire sans fin d’incompétence; incompétence du palier décisionnel, incompétence du petit personnel et incompétence (ou laxisme) des sous-traitants.
Prenant le Vérificateur officiel du Québec de vitesse, la présidente du Conseil du Trésor a annoncé hier des mesures (projet de loi 133) visant à régler le problème. Elle en a assez de ces projets qui semblaient simples au départ, mais qui se transforment en défis de gestion importants. Évidemment, la réalité politique étant ce qu’elle est, on peut se demander si Michelle Courchesne a pris la bonne voie ou si elle s’apprête à réécrire la complainte Visa le noir tua le blanc – Ô fille du roi tu es méchante d’avoir tué mon canard blanc ?
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En gros, la porteuse de la Grande Sacoche centralise tous les projets informatiques dans un enclos de son bunker, elle y lâche lousse quelques cerbères à la mâchoire redoutable, elle y garroche quelques carcasses Libres à gruger et elle s’attaque à la bonification de ses troupes exsangues. Ainsi, croit-elle, Québec pourra économiser 200 M$ par année dès 2013-2014.
Centralisation au Conseil du trésor ? Parfaitement. Si le projet 133 devient loi, les constituantes de l’État (ministères et organismes) devront désormais faire approuver une planification triennale en ce qui a trait aux dépenses informatiques. De plus, chaque projet constituant sera soumis à des approbations en trois étapes. Malheureusement, aucune mention ne semble avoir été faite sur la folle vitesse avec laquelle évolue l’informatique. La question qui se pose ici est de savoir si un tel carcan ne garantit pas que la solution finalement approuvée et mise en place ne sera pas dépassée au matin de son déploiement inaugural.
Cerbères redoutables ? Effectivement. Mme Courchesne propose la création d’un poste de dirigeant principal de l’information (entendre le le secrétaire du CT) de qui relèveront des vassaux, un par constituante, appelés dirigeants sectoriels. Ainsi, tout dépassement de coûts d’au moins 10 % devra être justifié auprès du Conseil du trésor et devra obtenir une autorisation supplémentaire.
Bien beau cette couche bureaucratique impavide, mais si un projet prévu dans le triennal, un projet qui semble bien répondre aux exigences gestionnaires dans son exécution, est en train d’accoucher d’un résultat que personne n’utilisera (interface trop compliquée, concept révolu, etc.) comme c’est souvent le cas, qui, dans la nouvelle structure proposée, le ramènera sur rails ? Et qui seront ces gens qui paraderont devant les satrapes ? Des administrateurs-teurs-teurs habiles dans les colonnes de chiffres, les tableaux et les PowerPoints ou des gens impliqués jusqu’au trognon, des gens qui connaissent parfaitement bien les besoins des gestionnaires locaux et, surtout, ceux des utilisateurs ?
Formation des troupes ? Exactement. L’apparente incompétence du personnel informatique gouvernemental, dit-on, est une situation que la ministre entend renverser. Il y aura donc embauche et formation, ce qui permettra de recourir de moins en moins au privé. Mais pas un mot n’est prononcé sur les échelles salariales bétonnées en convention collective où le privé (entendre les firmes de sous-traitants) fait figure d’El Dorado. C’est comme dans le monde de l’éducation. Un des facteurs expliquant les difficultés actuelles dans le recrutement des enseignants est leur échelle salariale qui est de loin inférieure à celles dont bénéficient les autres formations universitaires.
Et pas un mot sur le fait que les décideurs, ceux qui donnent des ordres au petit personnel de la Fonction publique et qui gèrent les sous-traitants, sont très souvent à côté de leurs pompes pour des raisons d’inexpérience et d’incompétence et sont souvent aiguillés vers d’autres cieux avant que le projet dont ils sont chargés n’aboutisse.
Logiciels libres ? Précisément ! Aussi, le gouvernement préconise désormais l’utilisation du logiciel libre lorsqu’il s’avère avantageux. On ne parle pas ici de Windows ou d’Office, les deux supervedettes de l’écurie Microsoft. Il serait illusoire et, probablement contre-productif, de vouloir livrer la guerre à cette enseigne; ces logiciels font partie des us et coutumes de l’appareil administratif québécois. Par contre, toutes les possibilités du Libre pourront désormais être considérées dans les appels d’offres. On se souvient ici – et on le salue – de la bataille de Cyrille Béraud, le président de l’Association professionnelle des entreprises en logiciels libres.
Incidemment, cet homme d’affaires expliquait hier à mon collègue Jean-François Codère de Rue Frontenac, que le recours au privé se retrouvant moins privilégié qu’avant, en tout cas dans les intentions de Mme Courchesne, ferait en sorte que les entreprises offrant des solutions Libres auraient une barrière de moins à franchir. Jusqu’ici, affirmait M. Béraud, “nous parlions avec des firmes dont le modèle d’affaires est lié au logiciel privatif, (des firmes) qui n’avaient pas le même objectif que le gouvernement.”
Bien compliqué tout cela. Ce n’est pas à moi le petit journaliste techno de prédire si la future loi 133 aura raison de la gabegie qui sévit dans les ministères et dans les organismes (2) en ce qui a trait au développement informatique. Il y a tellement de critères à considérer que pas grand monde n’arrive à y faire la lumière. D’où le très grand intérêt de certains commentaires publiés à la suite de ma chronique de mardi. En voici quelques-uns en mode extrait :
Laurconan : Le monde de l’information évolue tellement vite que nous sommes tous devenus incompétents surtout dans ces immenses projets d’information. Il faut savoir que ces projets contiennent des cahiers de charge de plusieurs milliers de pages écrites dans un langage hermétique et souvent incohérent. Les vrais clients de ces systèmes sont rarement consultés, et ceux qui les représentent, soit qu’ils n’ont jamais exécuté ces tâches, soit que ça fait trop longtemps. De plus, les besoins sont souvent exprimés sous forme de solutions. (…) Maintenant les gestionnaires ne sont plus issus de la base, mais plutôt des HEC. Ils gèrent des budgets et des échéanciers, la tâche ne les intéresse nullement. Ils restent en poste environ deux ans et s’en vont occuper un poste dans une autre unité administrative ou une autre compagnie. Ce sont des carriéristes. (…) Sur le nombre de signataires d’un projet de plusieurs années, on peut s’attendre à en perdre un par année, ce qui fait qu’à la fin du projet, il ne reste plus personne d’imputable.
Elmiro : Dans le but de protéger leur derrière, les gestionnaires sont prêt payer le gros prix. L’important est de pouvoir se laver les mains si le projet foire. Alors, pour cela ils vont jusqu’à payer des consultants qui vont mettre noir sur blanc ce que tout le monde sait déjà. (…) Un autre facteur est le manque de compréhension du besoin. Les gestionnaires approuvent des projets sans connaître le réel besoin. Ils sont dépassés par les technologies de l’information et lorsqu’ils prennent leurs décisions, ils ne demandent pas conseil aux bonnes personnes.
Cowboy : L’incompétence est la norme: je ne veux pas dire que les informaticiens ne sont pas intelligents. Je veux dire que de nouvelles technologies sont introduites plus vite que les gens peuvent les maîtriser et bien les utiliser. Le même problème se répète au niveau des méthodologies de développement de système et de réingénierie des processus. Idem pour l’intégration des systèmes. Monteriez-vous dans un avion fabriqué par des informaticiens?
Planteg : Dans plusieurs organisations, plus les gens sont hauts dans la hiérarchie du service informatique, moins ils connaissent le domaine. Et ça donne ce que ça donne. J’ai constaté cela (également) dans des organisations privées.
Phantoman : Les échecs en informatique ne sont pas le propre des gouvernements. (…) J’ai travaillé il y a quelques années pour une multinationale américaine. (…) Lors d’une des premières rencontres avec la succursale canadienne (…) on m’a dit à peu près ceci: « New York va t’envoyer plein de projets, des serveurs, des logiciels à implanter; il faut que tu navigues sous la ligne du radar. Tu installes ce qu’ils veulent, juste pour qu’ils voient (…) que tu as fait ton travail, mais tu conserves ce qui était là. Les systèmes du siège social américain ne fonctionnent jamais. » Et c’était vrai! Avoir écouté New York, l’entreprise auraient été paralysée coast to coast. Tout ce que nous aurions pu produire, ce sont des rapports.
Felixc : Le gouvernement cherche des gestionnaires de projets ayant 20 ans d’expérience qui devront se défoncer pour rattraper le temps perdu, mais il leur offre un salaire de finissant d’école. Avec qui se retrouvent-ils ? (De plus), les gestionnaires de projets doivent avoir plus de compétences en finances qu’en ingénierie pour que les décideurs, ceux qui contrôlent l’argent, daignent les écouter.
Fernlabrute : Tous les meilleurs talents en informatique évitent la fonction publique, où les emplois sont sous-payés dans ce domaine. Bravo aux principes d’équité qui font que tous les emplois nécessitant le même niveau d’études donnent à peu près le même salaire, sans tenir compte des réalités du marché. (…) Je fais partie d’une équipe de développement au gouvernement et je constate que les trois derniers techniciens que nous avons embauchés l’ont été malgré le fait qu’ils n’avaient pas travaillé dans le domaine depuis de nombreuses années. Pourquoi les avoir pris? Parce qu’il n’y avait personne d’autre! Ces ressources sont donc déjà désuètes à leur embauche et il ne faut pas attendre d’eux de très bons résultats. (…) Les gestionnaires font également souvent preuve d’un manque de vision assez flagrant. Chacun travaille pour son équipe, sans se soucier du bien commun de l’organisation. C’est le règne du “dépensons notre budget avant la fin de l’année, sinon il ne sera pas renouvelé”. Beaucoup d’argent est alors englouti sur des consultants dont le mandat est très flou, puisque la principale raison de leur embauche était de brûler du budget.
1consultant : En raison de la longueur de ce texte produit par un privé qui en a gros sur le coeur, je ne peux pas vraiment le reproduire au complet (voici quand même le lien où il est dans son intégralité. Présentons plutôt cinq recommandations que notre correspondant formule :
1- Faire moins de lois et de programmes. Car c’est pratiquement du un programme/loi pour un système. Tant que le gouvernement en ajoute, vous pouvez être certain qu’un développement de système va naître de ça.
2- Augmenter les salaires des informaticiens au gouvernement parce que, tel que c’est là, c’est vraiment n’importe quoi (…)
3- Donner des incitatifs aux employés qui vont se chercher de vraies formations, pas seulement des voyages le fun dans des congrès américains avec deux ou trois présentations PowerPoint .
4- Rendre les gestionnaires responsables des déboires des projets. Quand je parle de gestionnaire, je me rends jusqu’au premier ministre. Dites-moi, à qui la faute si ça a coûté 2 millions de dollars ? Est-ce vraiment un fonctionnaire ou un consultant qui est le responsable ou plutôt le gestionnaire qui n’a pas mis en place les processus de contrôle lui permettant de se rendre compte du dérapage? On ne se rend pas à des millions de dollars de gaspillage en une journée. On s’y rend un dollar à la fois.
5- Limiter les changements de poste à un par cinq ans afin d’avoir une certaine stabilité dans le personnel permanent. Là, c’est la chaise musicale…

(1) Cela englobe le public et le parapublic. De plus, je sais aussi bien que vous que ces histoires d’horreurs ne sont pas le propre de l’appareil administratif québécois. J’en parle seulement parce qu’il fait la manchette ces temps-ci.
(2) Je répète que ce n’est pas le propre de Québec.
| Avis : j’utilise personnellement des machines sous Windows, Mac OS X et Linux et je n’ai aucune préférence; en fait j’ai une relation d’amour-haine avec chacune. Si vous croyez que j’aie un parti-pris envers l’une ou l’autre de ces plates-formes, je vous soumets respectueusement que vous avez tort et ne peux vous recommander que de consulter mes chroniques antérieures. |
| Pourquoi commenter cet article : Pour dépasser ou préciser mon propos, pour le nuancer, l’illustrer, le compléter avec des adresses, pour débattre du sujet. Il en ressort un “produit d’information” (mon article + les commentaires) beaucoup plus intéressant et utile qu’un simple article de journaliste. D’où les demandes régulières de la part de participants pour que jesévisse quant aux trolls ou aux propos vexatoires et inutilement agressifs. On n’est pas ici pour s’enguirlander à qui mieux mieux, mais pour partager de l’information utile. |
| Nelson Dumais |

Tags: Conseil du Trésor, échecs informatiques, Michelle Courchesne, Québec











germaris
9 décembre 2010
11h32
Pourquoi les logos de CGI et DMR (Fujitsu America) ?
nelson_dumais
9 décembre 2010
11h59
@ germanis
Ce sont là deux exemples (puissants) de firmes-conseils québécoises qui sous-traitent dans le sens de mon texte.
jmv1
9 décembre 2010
13h04
Centraliser? Tiens, tiens, c’est ce qui s’est fait au fédéral il y a quelques années. Ils appellent ça les services communs (en gros). Certains ministères, qui utilisaient principalement WordPerfect et GroupWise (pour le courriel), ont du passer à la suite Office et à Exchange, afin de soit disant uniformiser les systèmes et d’en faciliter la maintenance. Dès le premier jour, ç’a été bonjour les virus. Non pas en raison de l’incompétence des gens des TI, mais davantage à cause de leur inexpérience avec les produits Microsoft. Aujourd’hui, pratiquement tous les ministères et organismes tournent (à s’en donner mal au coeur) sous Microsoft.
Que pensez-vous qui va se produire au gouvernement du Québec, hum, hum?
En ce qui a trait aux logiciels libres? Pfff ben non, ça répond pas aux critères ni aux besoins! On pourra pas uniformiser!
claude_c
9 décembre 2010
13h10
C’est bien intéressant tout ça, et je ne veux pas faire le rabat-joie, mais ces récents articles me semblent plutôt pointus, et seraient peut-être plus appropriés pour un article de fond dans La Presse ou une revue spécialisée. On s’éloigne un tantinet des préoccupations du grand public qui s’attend plutôt à lire sur les nouveautés et astuces techno. En tout cas, c’est mon cas. Mais bon, peut-être que le chroniqueur a envie de changer de lectorat.
Cela dit, les problèmes que rencontrent les informaticiens face aux grandes structures sont les mêmes que tous les contractuels avec d’autres sociétés, privées ou publiques. Personne n’est surpris, je pense. Y a pas de quoi en faire tout un plat. Faut juste faire avec.
retroslimjoe
9 décembre 2010
13h16
“Monteriez-vous dans un avion fabriqué par des informaticiens?”
-Cowboy
Ce genre de raccourcis me dérangent grandement.
Je ne monterais pas dans un avion dont on aurait changé la conception à mi-chemin lors de l’assemblage. Je ne monterais pas dans un avion dont la moitié des instruments affichent des pieds parce que c’est la norme et l’autre moitié des mètres parce que le département des agents de bord préfère le système métrique. Je ne monterais pas dans un avion dont la plupart des composantes n’ont pas été produites pour fonctionner ensemble. Je ne monterais pas dans un avion comportant un budget de conception et de réalisation risible.
Tout ça n’a rien à voir avec les informaticiens.
mantiss
9 décembre 2010
13h35
L sous-traitance à en effet des limites, et travaillant dans le domaine je constate a quel point les effets peuvent être catastrophiques dans certains cas. Mais on peut toujours justifier les cafouillages et couvrir la merde au chat avec toutes sortes d’excuses, il reste que la sous-traitance sauvage est en train de faire mal, très mal.
1) Aux travailleurs qui se retrouvent en positions précaires, ou a faire un boulot qui ne convient pas a leur aspirations professionnelle (les dits boulot ayant depuis longtemps pris leur envol pour des cieux plus asiatiques)
2) Aux clients, qui se retrouvent avec des solutions mal adaptées, et au support déficient, voire nul. Parlez en a certaines compagnies qui ont rapatrié leurs centres de service sous des cieux plus cléments…
3) Aux corporations qui verront, a long terme, leur image ternie, comme étant simplement des “sweat shops” ni plus ni mois que des manufactures pour accoucher du boulot a tout prix, peu importe la qualité… on nivelle par le bas avec une culture qui permettra de rester en place pour peaufiner, corriger, etc. ad nauseam
Les seuls qui en profitent sont toujours les mêmes; les investisseurs. Eux, pas de problèmes, on les chouchoute et les bichonne mais dès que les choses prennent une tournure plus sérieuse, ils vont rapidement quitter ne navire.
Dans un certain sens, c’est l’agonie de la bulle techno qui se poursuit, mais a l’image de l’économie mondiale, les forces décisionnelles sont de plus en plus en Asie.
ghislord
9 décembre 2010
13h43
Si ça passe cette loi, on peut la renommer la loi 1337?
Treve de plaisanterie, c’est pas parce qu’ils vont accepter d’envisager des solutions libres qu’ils vont rendre la chose facile. Il est facile de demander un système qui fait les choses X Y ou Z exactement de cette façon précise là qui ne donnerait place qu’a windows et son monopole sur les systèmes publics.
scollin77
9 décembre 2010
13h58
@Nelson
Je croyais que le logo de CGI était un clin d’oeil au fait (relativement important de noter) que Mme. Courchesne a oeuvré comme VP chez Cognicase (qui fut acheté par CGI, c’est d’ailleurs à cette époque qu’elle a quitté pour la politique) et a donc une connaissance importante du milieu des services-conseil en informatique. Ceci dit… je ne suis pas encore prêt à décider si cette décision aidera l’Open source ou si l’évaluation approfondie de l’offre ne va pas mettre en lumières certaines fablaisses de l’offre et ainsi confiner le tout aux oubliettes.
Il ne faut pas oublier que comme le gouvernement est composé d’entités syndiquées, il subsiste plusieurs gestionnaire réfractaires aux changement… surtout dramatique comme celui ci… en plus de devoir éventuellement défrayer de leur budget pour de la formation sur un produit sur lequel ils auront beaucoup moins de support que celui offert par le biais d’une compagnie.
ouate_de_phoque
9 décembre 2010
15h41
Je me questionne à savoir si cette décision gouvernmentale a été mûrie ou s’il s’agit d’une décision réactionnaire, juste pour bien paraître comme politicien.
Est-ce la mise en place d’un bureau de projets ou juste d’un bureau de suivi des dépenses? La mise en place d’un bureau de projets pour encadrer les façons de gérer les projets et les façons de déterminer les besoins des systèmes amènera de meilleures structures aux projets. Mais il faut aussi une équipe d’architecture SI-TI chevronnées pour construire les bases d’un système qui pourra subvenir adéquatement aux besoins des divers ministères et être positionné pour évoluer adéquatement à travers les années. Est-ce l’objectif du plan triennal?
Il me manque quelques éléments pour savoir si je dois me réjouir ou m’inquiéter de cette initiative.
patthebrat
9 décembre 2010
15h58
“Il serait illusoire et, probablement contre-productif, de vouloir livrer la guerre à cette enseigne; ces logiciels font partie des us et coutumes de l’appareil administratif québécois.”
Pourquoi ne pas éliminer Windows sur certains postes du gouvernement ? Les terminaux de recherche d’emploi dans les bureaux d’Emplois Québec qui ne servent qu’à naviguer sur le net est-ce vraiment nécessaire de payer une licence de Windows pour ça ? Idem à la Banq pour chercher ses livres et pleins d’autres postes semblable dans différents organismes et services du gouvernement.
Pas besoin d’une expertise à tout casser pour faire rouler ça. Ça ne déroute personne non plus puisque l’interface utilisateur c’est une page web plein écran !
Pour les postes de travail de fonctionnaires je pense qu’avec un peu d’effort il serait possible d’en convertir un bonne partie. Considérant que d’ici 3 ans il faudra remplacer toutes les licences XP pour Win 7 profitons-en pour former les fonctionnaires sur une plateforme moins couteuse.
alexanticosti
9 décembre 2010
16h29
Content de lire une suite à l’excellente chronique de mardi. C’est toujours intéressant de prendre un pas de recul et essayer d’avoir une vue d’ensemble des TI. Et dieu sait qu’il y a des aberrations dans le domaine. Incompétence, manque d’imputabilité, culture du travail bien fait (professionnalisme) absente…
Est-ce qu’une loi peut améliorer une telle situation ? Une loi peut-elle suppléer à l’honnêteté des gens ?
Comme jmv1, je ne suis pas certain que la centralisation soit une réponse gagnante. Si ça signifie déployer en région les solutions des grands centres, on n’est pas sorti du bois.
@ retroslimjoe
Dans les avions les distances sont en milles marins et la vitesse en noeuds*. Comme de quoi que même dans un domaine hautement sophistiqué on peut utiliser des unités complètement archaïques.
Alex
* laisser traîner derrière votre voilier une planchette au bout d’une corde sur laquelle se trouvent des noeuds à intervalles réguliers, compter le nombre de noeuds qui glissent entre les doigts pendant un sablier ; voilà votre vitesse !
alexanticosti
9 décembre 2010
16h37
@ scollin77
Le gouvernement n’est pas syndiqué, la fonction publique l’est, justement pour être indépendante des élus. Un gestionnaire n’est pas plus réfactaire ou favorable au changement que ses employés soient syndiqués ou non. Mais il peut être incompétent, et là ça part mal.
Parce que les employés eux, le personnel informatique entre autre, connaissent le matériel, les logiciels et les technologies disponibles. Mais il se peut que les gestionnaires se laissent charmer par une belle présentation power point. Et là on se ramasse pour plusieurs années avec des outils so-so avec lesquels on devra fonctionner bon gré mal gré, et entretenir, mettre à jour, etc. Tout ça le sourire au lèvres… Non c’pas vrai ; en grognant :-)
Alex.
nelson_dumais
9 décembre 2010
16h57
@ claude_c
Oh Claude, attention !
Voilà qu’il se passe quelque chose de majeur dans l’opinion publique en ce qui a trait à l’informatique. Or, je suis chroniqueur informatique sur une tribune grand public. Donc, j’interviens. CQFD !
C’est ma job !
leflipside
9 décembre 2010
17h06
WOW & REWOW, Nelson :-(
de l’informatique au ”racaillage” !?!
Oui, n’y a-t-il pas quelques urgences plus importantes que les ”computers”!!!!
Prenez 4 minutes de votre précieux temps… visionnez & comprenez ceci……..
http://www.koreus.com/video/alerte-babylone
nelson_dumais
9 décembre 2010
17h16
@ leflipside
Je ne comprends pas ce que vous dites dans votre premier paragraphe.
Quant à mes propos sur l’informatique au gouvernement du Québec, ils n’entendent pas aliéner le fait qu’il se passe des choses épouvantables ailleurs sur la planète, choses que je déplore.
Je ne suis pas chroniqueur en environnement, mais, je le re précise, en informatique.
macosx
9 décembre 2010
17h16
Comme dirait monsieur Burns : “EXCELLENT!” Une couche supplémentaire de bureaucratie, voilà ce qu’il fallait pour endiguer un problème important de l’État! Mais, ce que nous sommes géniaux! Suffisait d’y “panser” … euh … penser. On peut dire que ça gronde dans le ThinkTank à Québec. J’ai peur.
dcsavard
9 décembre 2010
17h32
@Cowboy,
la réalité est que vous montez dans des avions réalisés pour une large part par des informaticiens. Les logiciels qui servent à leur conception, ils ont été conçus par qui vous pensez? Et les environnements d’ingénierie ils sont maintenus et entretenus par qui vous pensez? Et les logiciels d’analyse des contraintes, de dynamique des fluides, de simulation, etc, ils ont été écrits par qui vous pensez? Et l’avionique de navigation dans l’avion? Et les consoles de divertissement?
La part des informaticiens dans un avion de ligne moderne est beaucoup plus important que vous ne l’imaginez, l’époque des frère Wilbur et Orville Wright est désormais révolue, je vous l’annonce en primeur.
dcsavard
9 décembre 2010
17h36
Ah oui, sur les briques volantes je voudrais aussi ajouter, pour avoir travailler chez un célèbre avionneur montréalais, qu’il arrive parfois que des ingénieurs conçoivent des pièces qui sont impossibles à fabriquer et usiner, ils doivent alors reprendre le travail avec les coûts que ça implique. Et c’est grâce aux informaticiens qu’il est possible de s’en rendre compte assez tôt pour éviter que l’on doive scrapper un sous-ensemble de pièces au complet à cause de celle-là. Tout se fait par simulation et logiciels de conception assistée. Si les informaticiens qui voient à tout ça n’étaient pas là, il y a des fortes chances et une quasi certitude que cet avionneur n’existera pas aujourd’hui.
planteg
9 décembre 2010
17h58
Un élément que j’ai oublié de mentionner concernant les mandats faits pour un gouvernement. Je n’ai jamais eu de problèmes avec les “indiens”. Les gens au bas de la pyramide pour la très grande majorité étaient travailleurs, intéressés et compétents. C’est en montant dans la hiérarchie que ça “boguait”.
Il y a un aspect de l’informatique dont personne n’a parlé depuis hier, l’impartition. Qu’avez-vous à dire sur ce sujet, que ce soit dans les petites ou grandes entreprises, ou dans le milieu gouvernemental ?
cowboy
9 décembre 2010
18h26
@retroslimjoe
Mon raccourci vous dérange? Bizarre, parce que vous apportez de l’eau a mon moulin.
Mais je vais en rajouter une couche si ca ne vous dérange pas.
L’informatique est la seule industrie qui non seulement ne garantit pas les résultats mais considère normal de demander une rançon annuelle pour corriger les erreurs présentes initialement dans le logiciel. Les avions sont sécuritaires parce que construit selon les principes de l’ingénierie qui inclut entre autre le concept de responsabilité professionnelle, de normes, etc.
Chacun de vos exemples me fait penser à l’informatique.
@alexanticosti
Vitesse en noeuds, distance en milles, altitude en pied, centre de gravité en index, carburant en livre, kilo ou litre, descente en pied/minute ou degré………
@ouate_de_phoque
Vous résumez très bien la question. Si c’est juste un exercice comptable, ca ne sers a rien.
claude_c
9 décembre 2010
18h34
Nelson Dumais : «Voilà qu’il se passe quelque chose de majeur dans l’opinion publique en ce qui a trait à l’informatique.»
Je suppose que tu voulais dire sur la place publique. Parce que dans l’opinion publique, (lire la masse, le peuple, la populace…) il ne se passe pas grand-chose de ce côté. ;-)
dennis_dubeau
9 décembre 2010
19h30
@ Nelson et Leflipside
Bon, vous allez devoir m’arrêter ces obstinations là où j’vais sortir la strappe!!
Y t’jours ben un boutte… bôtord!!
:-)
cowboy
9 décembre 2010
20h10
@dcsavard
C’étais juste une image.
Je travaille dans l’industrie aérienne depuis 17 ans. Je ne suis ni un pilote ni un ingénieur ou expert mais ca m’intéresse assez. J’ai travaillé sur des systèmes au sol déterminant les paramètres de vol et étudié un peu l’architecture des systèmes embarqués.
Les systèmes embarqués de navigation embarqués sont concus par des ingénieurs et testés selon des méthodes d’ingénierie. Mécanique des fluides, ingénieurs je dirais. Le premier avion de Boeing concu avec CATIA est le 777 je crois.
Quand aux consoles de divertissement, je vous annonce en primeur que leur fiabilité laisse pas mal a désirer, quelque soit le fabricant.
Pour l’avenir, vous avez mille fois raison, le rôle des systèmes de conception 3D va être de plus en plus important et l’informatique embarquée de plus en plus sophistiquée. En attendant, le dernier A320 ou B737 que vous avez pris a été conçu voila plus de 25 ans.
larochea
9 décembre 2010
20h15
La France ca fait deja quelques années que les députés la bas utilise Linux et les logiciels libres, personne n’en est mort et ils on économisé 500,000 Euros Mme. Courchesnes veut des exemples:
http://www.siteduzero.com/news-62-28592-p1-linux-a-l-assemblee-nationale-un-bilan-positif.html
leflipside
9 décembre 2010
20h25
@ Nelson 17:16
Passer de l’informatique au racaillage = racaille = politiciens … Comme l’dennis_d. ne feignez pas de ne pas me comprendre ;-)
À 15 dodos du temps des ”fêtes des cartes de crédit” un chroniqueur en informatique de réputation mondiale propose à la galerie des trouvailles dignes de ce temps de l’année pour susciter l’échange d’idées de génies !
Laissez aux Lagacé, Dubuc & cie les méandres de la politique…
dennis_dubeau
9 décembre 2010
20h31
@ Alex
Cé pas bô, la jalousie! Et toi, ta vitesse… on la mesure en tête de noeud? :-)
alexanticosti
9 décembre 2010
20h35
AH AH ! Tu vois du Beau, même le maîîître ne comprend pas bien viré-sul-côté ! Quand je pense qu’il se permet de te blaster…
Ceci dit, moi non plus.
Est-ce que racaillage (mot inconnu au bataillon de mes dicos) est un néologisme provenant de racaille ou un léger cas de dyslexie ayant déformé racolage ? On comparerait alors la prestation écrite de Nelson à la démarche ondulante de ces dames courtement vêtues sur la Ste-Catherine !?! Mmmm, belle question à méditer mon Denis.
Alex
gl000001
9 décembre 2010
22h01
Il me semble que c’est important d’en parler. Ca touche à tout le monde.
J’ai plusieurs de mes amis qui ont cotoyé madame Courchesnes chez Cognicase. Elle était plutot compétente. Peut-être que le principe de Peter s’applique à son cas maintenant ?
dcsavard
9 décembre 2010
22h35
@planteg,
ce que j’ai à dire sur l’impartition? C’est la crosse du siècle après le bogue de l’an 2000.
dcsavard
9 décembre 2010
22h40
@cowboy,
les princpes du développement du logiciel garantissant une qualité et uniformité du code existent depuis longtemps, c’est simplement que peu d’entreprises sont intéressées à investir ce que ça coûte. Donc, on se rabat sur des normes bidons exigées par les grosses compagnies et les gouvernements, genre ISO9000. Ça permet d’éliminer du portrait tous les petits fournisseurs comme fournisseurs directs de ces entreprises.
Vu vos commentaires, il est clair que vous êtes ingénieur et que vous essayez de démarrer le débat que l’informatique devrait être une spécialisation de l’ingénierie. D’autres parlent d’un Ordre des informaticiens et ainsi de suite. Le problème, c’est que le marché actuel a une trop forte demande pour qu’il y ait nécessité d’instaurer un Ordre professionnel. En principe, l’Ordre professionnel existe pour protéger les clients (par contre il est beaucoup utilisé pour le lobbying aussi). Sauf que les clients ont déjà de la misère à trouver des ressources dans l’état actuel des choses, imaginez s’il faut retirer 50% de la main-d’oeuvre dans le domaine parce que ce ne sont pas des ingénieurs diplômés.
Au fait, je mentionne au passage le viaduc du Souvenir et celui de la Concorde, j’imagine que ça devrait vous allumer un peu.
dumais_s
9 décembre 2010
22h42
Wow…. Je ne l’avais pas vue venir celle-là…. Pour résoudre un problème, on invente un nouveau niveau de bureaucratie….
Scott Adams (Dilbert) doit avoir des caméras cachées parce que sa BD, c’est même plus de la parodie.
Tout le monde dit que pour devenir plus agile et plus efficace, il faut simplifier (sim-pli-fier messieurs, mesdames les gestionnaires, ouvrez un dictionnaire…non non… pas votre BlackBerry, un DICO) il faut simplifier les structures de gestion et il faut cesser d’essayer de construire des pyramides et apprendre à construire des bazaars (plus utiles et plus SIMPLES).
trocupei
9 décembre 2010
22h45
Je rencontre des dirigeants municipaux demain pour la première fois ! J’ai bien hâte de voir si cet esprit d’ouverture au libre dépend des consultants ou des idées de ti-joe connaissant œuvrant déjà dans l’appareil ! J’aime mieux faire affaires avec le privé (moins de réunions) mais je suis aussi curieux ! Vous savez que je cautionne entièrement le libre donc je le plaiderai objectivement mais avec conviction. On est seulement libre quand on croit en ses convictions ! N’en déplaise à certains ! Même si c’est à contre-courant de la mode en cours !
Tout va y passer : licences MS, site internet fermé, serveurs de données, achats de logiciels, etc ! Rock this town ! Rock it upside down ! Comme disait une chanson !
Mais au Gouvernement du Québec c’est moins certain ! La fonction publique est tellement sclérosée !
cybermeme
10 décembre 2010
02h22
Les coûts extravagant de ces sytèmes est dû l’insuffisance de nos compétences à affronter la complexité.
L’urgence est de «dé-informatiser» le système, du moins, de réduire aux maximun la dépendance à la haute technologie en ayant des mécanismes d’échange et de traitement d’information simplifié.
La cohérence et l’organisation social est grandement fragilisé par ses systèmes.
Nous avons déjà eu une aperçue lors de la crise du verglas.
Le but est de se donné des systèmes de fonctionnement à très haute résistance aux variations sociologiques, climatiques, économiques et énergétiques. C’est encore possible.
Nous vivons dans une période stable dans un monde chaotique, donc tôt ou tard et c’est une certitude, le monde vas de nouveau s’emballer, une augmentation de l’entropie assurez, sous quelle forme.. impossible de le savoir, et ces systèmes informatique fragile et complexe seront les premiers à s’effondrer.
dennis_dubeau
10 décembre 2010
06h44
@ Alex
Essuie-toi le coin de la bouche, Alex… Y a de la salive qui dégouline!
canadien_errant01
10 décembre 2010
07h46
@jmv1
Le ministère fédéral pour lequel je suis employé résiste encore à l’envahisseur*. Nous sommes encore sous la plateforme Groupwise et Word Perfect, mais Office petit à petit gagne du terrain.
*merci à Uderzo et Goscinny pour l’inspiration de cette phrase.
gl000001
10 décembre 2010
08h24
@dcsavard
L’impartition, c’est une plaie mais c’est moins pire que le “off-shoring”.
C’est envoyer des jobs dans des pays du tiers-monde pour faire baisser les prix et compenser la perte du pouvoir d’achat des travailleurs au chomage ici, dont les jobs ont été “off-shorées” (!).
Si ça continue, dans 200 ans, les hindous vont “off-shorer” ici.
Je connais une compagnie internationale ou j’ai déja consulté, dont le siège social canadien a été déménagé à Toronto et une partie de l’informatique se fait maintenant à Bangalore (programmation et entrepot de données). Les dirigeants étrangers étaient tous éberlués de voir que personne d’ici n’avait appliqué sur les jobs à Toronto.
S’ils avaient simplement impartitionné, ça aurait été moins pire. Une partie des employés auraient été engagés par l’impartitionneur. La perte de connaissances aurait été minimisée.
fb4344
10 décembre 2010
08h54
Presque personne n’y a parlé de magouille (syndrome enveloppe brune) et plusieurs y ont plutôt vu une histoire sans fin d’incompétence; incompétence du palier décisionnel, incompétence du petit personnel et incompétence (ou laxisme) des sous-traitants.
Hmm, il ne faudrait pas oublier la pratique habituelle des grosses boîtes de facturer à 100, 200 et 300% de marge de profit. Un boulot qui prend une journée à un expert-conseil à 200$ par jour est facturé 500$ voire 600$.
Les dernières révélations sur les pratiques de facturation du cabinet de relations publiques National en disent long sur le sujet.
Pourquoi ne pas aller au fond de la question et mettre sur pied une agence ou même une ministère de l’informatique? Une sorte de guichet unique d’achat de matériel et de logiciels qui éviterait à tous les organismes gouvernementaux de tenter de réinventer le bouton à quatre trous.
Il faut éviter comme la peste les solutions sur mesure et s’efforcer d’utiliser des logiciels commerciaux ou libres existants, quitte à les modifier «légèrement» au besoin.
Enfin, je tiens à souligner que la plupart des gens, et les fonctionnaires en particulier, n’utilisent que très rarement toutes les capacités de leur ordinateur et logiciels. En 2010, je reçois encore de mes clients des documents avec des bris de page faits à grands renforts de retour de chariot et des pages numérotées manuellement.
jmv1
10 décembre 2010
09h47
Message absolument pas rap @ dcsavard
J’ai déjà parlé de mes craintes à propos d’Oracle et des logiciels libres ou à code ouvert. En voici un bel exemple.
planteg
10 décembre 2010
09h47
@dcsavard
Votre avis sur l’impartition rejoint le mien. Personnellement, je n’ai pas été témoin de réussite dans le domaine. Ça coute peut-être moins cher, en tout cas ca semble coûter moins cher, mais je ne suis pas sûr que les entreprises qui y ont recours améliore leur situation.
@leflipside
Vous semblez trop brillant pour les gens qui fréquentent ce site. En tout cas moi, je ne vous saisis pas. Donc à partir de maintenant lorsque je verrai un de vos commentaires, je vais flipper au suivant. Pas capable avec les plus intelligents que moi…
dcsavard
10 décembre 2010
09h48
@gl000001 ,
l’impartition est la première étape vers la délocalisation des emplois (off-shoring). Ils le font tous ou presque. Ce n’est pas un est pire que l’autre, le but est de délocaliser au maximum à terme. Pour une compagnie X, délocaliser elle-même peut être très compliqué, mais pour un impartiteur qui gère l’informatique de dizaines de compagnies X, les coûts de mettre en place des mécanismes pour délocaliser deviennent très minimes en les répartissants sur tous ses clients. Et l’Inde n’est pas la seule destination, il y a toute l’Asie du Sud-Ouest et l’Amérique du Sud aussi.
dcsavard
10 décembre 2010
09h50
@cowboy,
je m’excuse tout de suite, je n’avais pas lu (peut-être n’était-il pas encore en ligne au moment où j’ai écrit) votre commentaire où vous mentionnez ne pas être ingénieur. C’est que ce débat est récurrent. Et il n’est pas limité uniquement à l’informatique, l’Ordre des ingénieurs semble saisie d’une certaine boulimie pour tous les domaines de l’activité humaine qu’elle voudrait réglementer.
dcsavard
10 décembre 2010
09h54
@fb4344,
je ne sais pas où vous prenez ça un expert-conseil à 200$/jour, mais moi mon plombier il me facture 100$/hre. Je doute qu’un expert-conseil puisse survivre bien longtemps à 200$/jour, il y a bien des frais relatifs, pour rester expert il faut se recycler régulièrement et donc ne pas faire de mandats pendant ce temps-là, il y a les charges administratives, les locaux, les déplacements, les frais de représentation, la publicité ou le réseau de contacts à entretenir.
Mais, il demeure vrai que dès que vous passez par une grosse boîte, vos honoraires vus pas le client final passent du simple au double.
dcsavard
10 décembre 2010
09h58
@fb4344,
et votre vision est utopique, je ne pense pas qu’un logiciel commercial existe pour gérer l’impôt au provincial qui est différent de celui au fédéral, les taxes, etc, et multipliez ça par le nombre de ministères au cube. Les besoins d’un gouvernement, à part l’aspect bureautique, sont souvent uniques, bien que certaines briques commerciales ou libres peuvent être utilisées.
ouate_de_phoque
10 décembre 2010
10h26
@gl000001
Je ne crois pas qu’il s’agit du principe de Peter. Je crois que plusieurs politiciens, excellents dans leur domaine, se retrouvent dépassés par l’ampleur de la situation.
C’est facile pour nous, de l’extérieur, d’agir en gérant d’estrade et de sortir les solutions d’un chapeau. Nous serions tous meilleur coach que Jacques Martin, meilleur directeur que Pierre Gauthier, nous ferions des échanges incroyables. Idem au niveau politique. On n’a qu’à mettre des logiciels libres et voilà, affaire réglé, le gouvernement fonctionne comme un charme, tous les problèmes sont résolus. Bien sûr j’exxagère un peu, mais on sous-estime l’ampleur du défi que représente la taille de l’état, l’étendue aussi (le nombre de bureau réparti dans plusieurs villes), les systèmes Legacy, la diversité des services offerts (la plupart des entreprises offrent des services limités à quelques produits).
Sans compter bien sûr la résistance des individus, des syndicats, des lobbies, etc.
bobof
10 décembre 2010
10h31
Une des rares bonnes décisions de ce gouvernement…en apparence.
Sa mise en pratique efficace reste à démontrer.
La trop grande concentration, pour mieux contrôler et diminuer les coûts, me fait un peu peur mais elle a sans doute ses avantages.
Recourir au privé, de façon moins systématique, me semble aussi une bonne chose. Mais, suite au non-emploi par le gouvernement de ses propres cyber experts depuis quelques annnées, un certain temps risque d’être nécessaire avant que ces cyber-fonctionnaires reviennent à un bon niveau de compétence. MÀJ oblige!
Quant à l’usage des logiciels libres, oubliez ça. Demander à ces bébés gâtés que sont nos fonctionnaires de s’adapter à ces nouvelles approches est quasi impensable. Trop exigent!
Et qu’en est-il des ententes déjà signées avec Microsoft, par exemple?
Mais je me répète: je suis en accord avec ce projet. Les choses peuvent difficilement être pires qu’actuellement.
michel-c
10 décembre 2010
10h34
je ne sens très vieux ce matin
j’ai l’impression de revivre une histoire..presqu’identique il y a 10 ou 15 ans
le jours de la marmotte?
la p’tite m’dame va créer un hyper-groupe de spécialiste?
genre un méga «bureau de projets»?
pour vérifier tous les gestes des M/O? en TI
avec qui comme employés à l’intérieur de ce groupe «très spécialisé»?
des externes? des consultants?
à l’interne avec le salaire des #108 actuel, c’est un fourre-tout comprenant autant des analyste information que des méga architecte en bidulle
oui, des primes des de 10% ou 15% sur certains postes, mais comparer au privé?
voir un article des chiffres de ISQ (statistiques) sur les salaires des fonfon versus le privé et le municipal.., une joke
les vrais(!) (joke) sont déjà parti au privé
:)
non, pas de tomates s.v.p
l’impartion ou le offshore??!!
encore une autre histoire qui se répète
pendant le bug de l’an 2000, ouf, c’était à la mode
les PPP avant le temps????
il n’y pas un monsieur de université laval qui a fait un livre juste ça?
si ma mémoire est bonne, ah la veillesse
c’est un échec dans 99% des cas
petit rappel Desjardins avec CGI pour l’impartition?
ils devraient dormir sur le web une couple d’articles très négatives il me semble
joyeux Noël à tous
dcsavard
10 décembre 2010
11h01
@jmv1,
attendons la suite. A partir d’ici, il y a un gros risque qu’un embranchement de Java voit le jour sous un autre nom puisque TCK n’est pas Open Source. Sun avait prévu le coup pour protéger sa marque de commerce Java. Mais, le source lui-même de Java 6, il est toujours libre. A ce point-ci, c’est à la communauté des développeurs et des utilisateurs de se braquer contre Oracle, IBM, RedHat et les autres qui supportent Oracle dans cette manoeuvre. Et je crois que nous sommes peut-être en train d’assister à un divorce.
cowboy
10 décembre 2010
15h25
@dcsavard
J’accepte vos excuses facilement parce que les prétentions des ingénieurs de controler l’informatique m’ont toujours énervé moi aussi. Mais des fois je me dis que si on ne s’autorégule pas, on va leur donner une bonne raison de prendre le controle. Pour aller dans votre sens, appliquer les normes au lieu de faire semblant. De plus un ingénieur, jusqu’à un certain point, assume la responsabilité de ses actes. Ils ont quand même retrouvé de la paperasse avec des noms quand le viaduc est tombé genre 30 ans plus tard.
dcsavard
10 décembre 2010
21h00
@cowboy,
sauf que côté échéanciers défoncés, dépassement des coûts, etc. Les ingénieurs n’ont guère de leçons à donner à quiconque. Le toit du stade et le métro de Laval sont deux exemples passés et récents où ils affichent une performance somme toute assez minable.
nbourre
10 décembre 2010
22h39
Je ne comprends pas pourquoi les gens s’en font tant avec la vitesse des changements technologiques. Le changement technologique c’est du “eye-candy”, c’est fait pour les utilisateurs finaux qui aiment ça quand ça bouge et que ça “flash”. Pour des projets plus corporates, ce que l’on veut c’est un projet fonctionnel et qui est efficace tant au niveau structurel, organisationnel et visuel.
Ainsi un système bien monté est développé sur plusieurs couches indépendantes une de l’autre, c’est un principe de base dans le développement informatique.
Lorsque l’on parle de changement informatique, la grande majorité des gens font référence à la couche visuel rien de plus. Ainsi, le système pourrait très bien être monté au niveau des données et des règles d’entreprise. Il ne restera qu’à faire le visuel pour M et Mme tout le monde.
Sur ce le sujet est clos!
dcsavard
11 décembre 2010
13h13
@nbourre,
bref, l’informatique c’est comme la politique, à tous les quatre ans il faut changer l’interface graphique pour amuser les utilisateurs même si tout ce qu’il y a derrière demeure intact.
ricardo_martin
12 décembre 2010
19h40
“Un des facteurs expliquant les difficultés actuelles dans le recrutement des enseignants est leur échelle salariale qui est de loin inférieure à celles dont bénéficient les autres formations universitaires.”
Les échelles salariales ne reconnaissent qu’une chose: l’ancienneté.
Les compétences ne sont pas prises en compte…
herberg
13 décembre 2010
11h36
Bonjour,
je ne suis qu’un utilisateur d’informatique, mais j’aimerais ajouter deux observations à ce débat.
La première, c’est que le développement de l’informatique a été et est extrêmement rapide. De plus, ce développement s’est déployé dans tous les secteurs d’activités. On n’a qu’à considérer le chemin parcoure depuis l’apparition du premier ordinateur personnel il y a à peine plus de 30 ans. Que ce développement ait créé des problèmes est normal.
La deuxième concerne les personnes qui depuis 1980 prennent les décisions dans les organisations. Ces personnes, aussi bien intentionnées qu’elles soient, ne connaissaient rien à l’informatique et souvent en avaient peur. Je pense que c’est encore le cas pour la majorité d’entre elles aujourd’hui.
Quand on fait l’analyse des problèmes liés à l’informatique dans des organismes publics, ces deux facteurs ne peuvent être ignorés. À mon sens, sans excuser les errements, ils permettent de comprendre comment les dirigeants ont réagi devant une technologie au développement (trop) rapide à laquelle ils ne comprenaient pas grand-chose, qu’ils craignaient et dont ils ne saisissaient pas tous les enjeux.
pcaronqc
31 janvier 2011
09h44
Le projet de Loi 133 c’est bien mais un gouvernement ouvert c’est mieux. #opencamp #qc
Pour discuter ouvertement d’OpenData, d’OpenSource, d’économie du savoir, d’innovation et plus… c’est le 16 février à l’ENAP que ca se passe.
http://opencampqc.com