On a tous entendu parler de la RIAA, la Recording Industry Association of America, ou de la NMPA, la National Music Publishers’ Association, ces organismes-lobby étasuniens qui défendent âprement les intérêts de l’industrie américaine du disque (Capitol, Columbia, EMI, Epic, Sony, Universal, Warner, etc.). Ce faisant, ils se sont mérités une réputation de gros bras peu sympathique, surtout, pour citer PC Magazine, qu’ils mèneraient une lutte d’arrière-garde contre la révolution numérique qui, depuis quinze ans, caractérise le monde de la musique, notamment sur le plan distribution.
Gros bras ? La RIAA a obtenu dernièrement la condamnation (la re-re-condamnation, devais-je dire) d’une femme du Minnesota, Jammie Thomas-Rasset, qui avait reconnu sa culpabilité pour avoir téléchargé en 2005, par le truchement de KaZaA (site fermé par la NMPA), 24 pièces musicales dont les droits appartenaient à Capitol Records. À défaut d’en appeler, la dame devra verser 1,5 M$US à sa victime, soit l’équivalent de 62 500 $US pour chaque pièce, un jugement dont s’est félicitée la RIAA. Or voici maintenant que cette dernière s’en prend à PC Mag dans une histoire qui fait suite à la fermeture du site de partage P2P Limewire.
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