Parler de désastre informatique n’implique pas nécessairement un cirque hollywoodien avec mille acteurs et figurants, dont Silvester Stallone en sapeur héroïque qui émerge d’un étage bétonné en voie d’inondation où quelque 250 ordinateurs serveurs crépitent encore dans une fantasmagorie de courts circuits, de câbles tronçonnés et de gicleurs exacerbés. De ses bras tachés d’huile et de sang, le Rambo de la Caserne 32 brandit une caisse de DVD ruisselante. “Got your backups, Mr. Hawthorne”, fait-il en direction de William H. Macy dans le rôle d’un porteur de cravate aux yeux dégoulinant de reconnaissance éternelle.
Non. Les désastres sont généralement moins spectaculaires; par contre, ils peuvent causer de très sérieux désagrément, voire des pertes financières énormes. Imaginez Amazon, Apple ou Dell privés pendant 24 heures de leur commerce en ligne et de leur système de soutien à la clientèle. À combien s’évalueraient le manque à gagner, l’absence de suivi, d’aide, de communication, le tort à l’image de marque ou encore les frais de remise en fonction ? Idem pour des PME moins connues dont le rôle dans un système juste à temps, entendre la séquence dans un progiciel de gestion client-fournisseur, se retrouve soudainement compromis à la suite d’une panne électrique majeure.
Lire le reste de cet article »
Lire les commentaires (25) | Commenter cet article




