Une des grosses trousses d’épingles capables de faire péter un budget dans une organisation est souvent la grande aventure d’un déploiement informatique. Parlez-en à certains gestionnaires des TI qui sont passés à SAP. Il se peut qu’en vous racontant leur aventure, ils se mettent à pleurer; à pleurer sur eux et sur leurs confrères qui, découragés, se sont pendus dans un garde-robe. Cela pour introduire le fait qu’au Québec, le Secteur de la santé et des services sociaux (SSSS), immense capharnaüm bordélisé que tous les journalistes ont, ces temps-ci, dans le collimateur, complétera d’ici le 31 mars 2011, sa migration de la version 6.5 de Lotus Notes d’IBM (1), vers la 8.5 (sans avoir tâté de la 7.X), cela à la charge de chaque constituante du réseau.
Si au cours des vingt dernières années, vous avez été proches des milieux corpo-informatiques, vous connaissez sûrement Lotus Notes, possiblement pour l’avoir utilisé. Sinon, laissez-moi vous expliquer qu’il s’agit d’un collecticiel (Groupware), un autre terme en “ciel” qui réfère à une plate-forme permettant la communication et la collaboration entre les employés ou les groupes de travail d’une grande entreprise. Apparu en 1990 comme champion de l’approche client/serveur (alias approche décentralisée pré-Web), Notes a probablement été la raison principale justifiant l’acquisition de Lotus par IBM en 1995.
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Comment dit-on “PintWare” en français ? “Cervoisiciel”, “drafticiel” ou “broueciel” ? “Bièrevenueduciel” ? “Pourboiriciel” ? Hum ! Dieu du ciel, mon correcticiel opte pour contribuciel plus que pour partagiciel, mots circonstanciels connus des indiciels Internet, mots officiels, semi-officiels, artificiels et superficiels selon mon état caractériel.
Chaque fois que je vous parle de iTunes, plusieurs parmi vous se font un devoir de souligner les lacunes de ce logiciel et l’enfermement dans lequel Apple, la fabricante, place les propriétaires de iPod ou de iPhone. C’est une des caractéristiques de ce blogue d’ailleurs. J’ai beau écrire du bien sur n’importe quel produit, il se trouvera des détracteurs pour dire que tel autre, fonctionnant avec tel autre système d’exploitation, est bien meilleur. Disons que ça aide le journaliste-chroniqueur à ne pas demeurer scotché à une seule plate-forme informatique.


