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Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 12 janvier 2016 | Mise en ligne à 10h17 | Commenter Commentaires (6)

Trier vos photos des fêtes en huit étapes

Photo / IVANOH DEMERS, LA PRESS

Photo / IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Un total de 2021 photos sur une période de 14 jours. Voilà le décompte officiel des photos prises lors des vacances de Noël. À travers les images de famille, d’activités extérieures, de crevettes au cari et de foie gras, une tâche majeure s’impose : c’est le temps de trier  !

1. Faire une copie de sauvegarde
C’est l’étape la plus importante. Avant de trier vos images, faites une copie de sauvegarde. Vous êtes toujours à « un verre de vin renversé sur votre ordinateur » de la catastrophe. Copiez vos fichiers sur un disque dur externe, qui est idéalement caché ailleurs que chez vous. Un site sécurisé dans le nuage est également une option populaire et fiable. Maintenant, vous pouvez commencer votre tri et, surtout, supprimer vos images sans aucun stress.


2. Choisir un logiciel selon vos besoins
Les logiciels de gestion d’images sont nombreux : Picasa, XnView, iPhoto, ACDSee, IrfanView, Lightroom, la liste est longue. Assurez-vous d’avoir les options suivantes : un système de tri avec code de couleurs ou étoiles, la possibilité de visionner rapidement les images RAW de votre appareil photo et de comparer deux images en parallèle. Une recommandation ? Le logiciel Photo Mechanic, que j’utilise depuis des lunes. À 150 $, c’est un bon investissement. Les logiciels payants sont souvent offerts gratuitement pour une période de 30 jours. Faites un essai avant de faire votre achat.

3. Importer les images dans un dossier bien nommé
Ne laissez pas le logiciel choisir l’emplacement des images à votre place. Lorsque vous importez des photos dans un ordinateur, créez toujours un dossier pour vos images. C’est plus facile à gérer et ça vous permet de trouver les images rapidement. Dans ce cas-ci, j’ai importé mes photos dans le dossier « Noël 2015, RAW ».

Photos \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Photos \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

4. Le premier tri de 2012 à 200 images
Le premier tri inclut les images susceptibles d’être utilisées maintenant ou plus tard en archives. Au moment du choix des images, il est important de porter son attention sur les bonnes expressions des gens et la composition générale. Plusieurs images ordinaires peuvent être recadrées et devenir très intéressantes. N’éliminez jamais une image qui est mal exposée ou qui a des problèmes de tonalité, car ce sont des problèmes qui se corrigent rapidement en postproduction. Transférez les images choisies dans un autre dossier, « Noël 2015, 1er tri ».


5. Le deuxième tri, de 200 à 45 images
Fiston vous a fait un sourire incroyable, le mode rafale de votre appareil photo à 10 images/seconde est parti en folie. Vous avez plusieurs images qui se ressemblent… Évitez la procrastination, soyez discipliné, il faut trier. En comparant les images en parallèle, deux à la fois, vous ferez le bon choix. Il est inutile de garder deux images semblables. L’image « moins bonne que l’autre » est, de toute évidence, moins bonne. SUPPRIMEZ  ! Si vous changez d’idée, vous avez une copie de sauvegarde, qui est prévue à cet effet.


Photo \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE
Photo \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

6. Passer du mode raw au format jpeg
Il ne reste qu’à recadrer et faire les ajustements de tonalité et de contraste.Pour économiser beaucoup de temps, il faut convertir les fichiers RAW en mode JPEG seulement après avoir fait un tri exhaustif des images. Ensuite, comparez les photos une dernière fois. Dans ce cas-ci, j’ai réduit mon tri final de 45 à 25 images.


7. Imprimer les images
De nombreuses personnes vont publier leurs images sur les médias sociaux. Facebook, Instagram, c’est bien, mais ça tombe rapidement dans l’oubli. Faites-vous plaisir et imprimez  ! Un bon truc est de recadrer les photos selon vos besoins prévus en impression. Un livre, un calendrier, gâtez-vous. Un cliché magnifique enfoui dans le fond de l’ordinateur et que personne ne voit, ça ne vaut pas grand-chose…


8. On fait le ménage
C’est le temps de libérer de l’espace sur l’ordinateur et le disque dur externe. Gardez seulement le premier et le deuxième tris (200 images en format RAW) et les images finales en format JPEG. Les autres images (1821 en tout), au rebut  ! Une économie d’espace de 42,37 gigaoctets. Si vous revisitez ces archives dans une dizaine d’années, vous serez très heureux d’avoir gardé ces images en format RAW. Le RAW est comme un négatif. Pour le moment, c’est le format qui permet le plus de possibilités futures. À conserver précieusement.







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Mardi 15 décembre 2015 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (2)

Petits secrets des expositions multiples

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Il est désormais possible de faire des expositions multiples sur plusieurs appareils numériques. Cette technique consiste à superposer deux ou plusieurs images pour créer une seule photo. La plupart des appareils photo numériques offrent le mode surimpression avec seulement deux images. La majorité des boitiers professionnels vont plus loin en fusionnant entre deux et neuf images en une seule photo.

Composer en mode « direct » De nombreux appareils photo vous permettent de créer votre image finale en voyant le résultat en temps réel (Live view).Votre composition peut donc se préciser une image à la fois. Si votre dernière photo n’est pas à votre goût, vous pouvez la supprimer et recommencer. Génial pour la créativité et les réglages d’éclairage et d’exposition.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

« Autoportrait multiple » Après avoir installé votre appareil photo sur trépied, sélectionnez le mode de déclenchement avec minuterie, ce qui va vous permettre de vous installer devant l’objectif. Ensuite, faites une mise au point en mode manuel sur vous. Il ne reste qu’à ajuster votre éclairage selon la position que vous occuper dans le cadre. Dans ce cas-ci, j’ai choisi une exposition de cinq images. Une façon simple de réussir un « égoportrait de luxe »

En zone urbaine, jouer avec les lignes. Les gratte-ciel et les autres structures linéaires sont des sujets parfaits pour composer des images étonnantes. Un bon truc est de faire une légère rotation à chaque prise de vue. Les compositions en chiffres impairs (trois, cinq, sept, ou neuf images) sont souvent plus dynamiques, mieux équilibrées. Pour avoir un effet dramatique, n’hésitez pas à augmenter le contraste et à régler la densité de votre image.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Un classique : le portrait  « texturé » Cette technique consiste à superposer une texture sur la silhouette d’une personne. Après avoir fait un portrait en contre-jour, trouvez une texture intéressante que vous allez insérer dans la silhouette du sujet. Les arbres, la végétation sont des textures qui se prêtent parfaitement à ce genre d’image. En ayant une silhouette noire, le second cliché (idéalement sur fond noir) va se détacher facilement à l’intérieur. Un bon truc est de faire le portrait en premier et ensuite intégrer la texture, ou l’objet désiré.

Figer le mouvement Pour le sport, ou lorsque votre sujet est en mouvement, il est préférable d’utiliser l’exposition multiple en mode continu. Cette fonction est sans limites et toujours surprenante. Il est impossible de voir votre image finale en regardant le mode direct ce qui rend les résultats moins prévisibles. Mon cliché « Batmobile » (voir photo) est un exemple parfait d’une pure improvisation…

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Quelques notions techniques

La difficulté la plus importante de cette technique est de compenser l’exposition de chaque photo pour avoir une image finale bien exposée. Les boitiers offrent plusieurs types de commandes en mode exposition multiples. Le mode le plus simple est la méthode de fusion des images avec gain. Selon le nombre d’expositions, l’appareil photo calcule la correction d’exposition négative qui est nécessaire pour avoir une image finale bien exposée.

Les autres fonctions proposées (lumineux et sombre) calculent l’exposition selon l’arrière–plan choisi par le photographe. La fonction sans gain additionne les images une par-dessus l’autre sans tenir compte de la densité ce qui demande au photographe de compenser son exposition.

Guide de réglage de la correction d’exposition pour les expositions multiples : eux images : -1 cran, trois images : -1,5 cran, quatre images : -2 crans, etc.

*Les images pour illustrer cette chronique ont été réalisées avec un Canon EOS 1DX.

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Mercredi 18 novembre 2015 | Mise en ligne à 18h46 | Commenter Commentaires (17)

Les dessous de la photo sexy

Christina \ Amelie Cousineau Photographe

Christina Photo : Amélie Cousineau Photographe

Photographier une femme en lingerie fine peut sembler une tâche facile. Oubliez ce stéréotype : c’est un travail ardu qui demande une attention constante sur la lumière, tout en s’assurant que le modèle soit toujours à l’aise. Rencontre avec une photographe qui a su créer un environnement propice pour réussir dans le monde de la photo « sexy ».

Amélie Cousineau a choisi sa spécialité : photographier les femmes. Elle s’est rapidement bâti une clientèle et une solide réputation en photo de maternité, de mode et de mariage. Mais son créneau de prédilection c’est la photo dite « sexy ». « C’est plus facile pour moi, de faire poser une femme. Je sais comment lui dire de bouger. » Les gars, je ne sais pas comment les faire poser… », lance-t-elle.

Cette préférence est souvent réciproque : « Il y a beaucoup de mes clientes qui me disent ne pas être à l‘aise pour ce genre de séance avec un homme. C’est un peu ça aussi, en photo sexy, il faut que la femme soit à l’aise. »

La première étape est de bien préparer les clientes. Elle profite de la séance de maquillage-coiffure pour discuter du genre de photo souhaité et, surtout, créer un climat de confiance.

Les clientes amènent leurs propres vêtements, certaines arrivent même avec une valise pour donner plus de choix à la photographe. La lingerie fine et un peignoir sont les « ensembles classiques », mais « les vêtements de base » font parfaitement l’affaire. « Une chemise d’homme déboutonnée, entrouverte un peu, ça peut être très bien. Les femmes peuvent porter une simple paire de jeans et l’on couvre les seins avec les mains. »

Calendrier MX Girls photo/ Amelie Cousineau Photographe

Calendrier MX Girls photo/ Amélie Cousineau Photographe

Côté technique, on est dans la simplicité volontaire. Elle utilise un boitier Nikon D3, doté d’un objectif 24-70 mm F2,8. Son studio est équipé de quelques « softbox », de réflecteurs et de panneaux décoratifs en tissu ou capitonnés. Les teintes rouge, rose et noir sont omniprésentes. Tout est orchestré pour mettre un peu « d’ambiance ».

Certaines préfèrent le studio, d’autres vont opter pour des images en lumière naturelle dans la maison. « On peut faire des poses dans les escaliers, le fauteuil, le salon, un lit, sur le bord de la fenêtre, tout est possible. »

Amélie lance le message : elle ne photographie pas que des mannequins ! « Une femme m’a demandé si je photographiais les femmes rondes. Bien sûr, je ne vais pas dire non ! J’ai photographié des femmes rondes, elles étaient tellement belles et photogéniques ». Certes, elle admet que faire une séance de photos « sexy » demande une certaine confiance en soi. « Quand la femme arrive ici, le pas est franchi, la réflexion a été faite ».

Amélie Cousineau encourage constamment ses clientes pendant la prise de vue. « Ce ne sont pas des mannequins professionnels. Je vais les aider avec les poses et leur donner plein d’idées pour avoir la bonne posture ». Sa force, c’est de rendre les gens à l’aise. « Je vais leur montrer des images d’elles pour les mettre en confiance, les rassurer », dit-elle, sourire en coin. Certaines clientes vont lui demander des poses complètement nues, mais c’est assez rare, la demande n’est pas là.

Photo / Amelie Cousineau Photographe

Photo / Amélie Cousineau Photographe

Amélie est reconnue pour la qualité de sa retouche. Son savoir-faire lui occasionne toutes sortes de requêtes. « Récemment, une cliente m’a demandé d’enlever tous ses grains de beauté et ses tatouages.» Les demandes les plus classiques en retouche numérique sont les cuisses, les cernes et la cellulite.

Les prouesses de la photographe ne s’arrêtent pas là. « Je peux rapetisser ou grossir des cuisses, amincir des fesses, grossir des seins, réduire la taille, lisser la peau, gonfler les cheveux… Même si elle fait “énormément de retouches”, Amélie Cousineau est consciente qu’il ne faut pas dépasser “la limite”. “Si l’image est parfaite à l’exception d’un petit bourrelet, bien je vais enlever le bourrelet. Mon but c’est que la personne se ressemble, qu’elle soit contente. Mais il ne faut pas la dénaturer.”

La page Facebook d’Amélie Cousineau  ici

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