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Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 4 mai 2016 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (7)

Photographier les fleurs en macro

Photo / Serge Aubin Photographe

Photo / Serge Aubin Photographe

L’arrivée du printemps est une période excitante pour de nombreux amateurs de macrophotographie. Passionné de la nature, Serge Aubin affectionne particulièrement l’éclosion des fleurs. Voici quelques-uns de ses trucs.

L’équipement de base Serge Aubin utilise un boîtier Canon EOS 5D Mark III. Son objectif de prédilection est le 100 mm F2,8 macro. « C’est un objectif qui me permet d’avoir un rapport d’agrandissement de un pour un. Ce qui veut dire que la grandeur de ton sujet va être la même que sur ton capteur numérique. » La fonction tulipe sur les appareils compacts est aussi un bon départ pour un débutant. « Les compacts vont vous permettre de vous initier à la macrophotographie, et ce, à petit prix. »

La fourchette de mise au point Pour faire sa mise au point, le photographe utilise le zoom de son objectif. « Je déclenche rapidement en bougeant tranquillement mon zoom, ce qui me procure une fourchette de mise au point. Il est primordial de faire plusieurs clichés en variant sa mise au point. » Est-ce qu’on fait le focus en mode manuel ou en autofocus ? « En macro, la mise au point est toujours en mode manuel parce que le collimateur de l’autofocus ne fournit pas. »

Les limites de la profondeur de champ En macrophotographie, il faut souvent accepter que votre fleur soit floue au début et à la fin de votre image. « Un des plus grands problèmes de la macrophotographie, c’est la profondeur de champ. Votre objectif a ses limites. Même en étant à F22, si vous êtes très proche de votre sujet, il est impossible d’être net partout. » Pour régler ce problème, il est maintenant possible avec les logiciels Helicon ou Photoshop de faire de l’empilement de mise au point.

 Photo / Serge Aubin Photographe

Photo / Serge Aubin Photographe

L’empilement de mise au point Cette technique de post-traitement consiste à faire plusieurs photos en faisant des variantes de mise au point. On va superposer des photos qui ont des mises au point à différents endroits, ce qui permet de créer des images à la profondeur de champ théoriquement illimitée. Une technique particulièrement efficace pour les images d’insectes.

S’adapter à la lumière Serge Aubin préfère la lumière en début et en fin de journée. Sinon, il aime bien s’ajuster selon les conditions lumineuses. « Au gros soleil du midi, la lumière est dure. Il y a trop de contraste. Pour atténuer les ombres, j’utilise un diffuseur que je vais installer au-dessus de la fleur. On va avoir un bel effet de “softbox”. » En plein jour, il est préférable de choisir nos sujets à l’ombre ou à des endroits semi-ombragés, ce qui va nous donner des éclats de lumière sur les fleurs. « Un bon truc est de photographier la fleur à contre-jour pour aller chercher la transparence des fleurs. »

DOFMaster Le photographe suggère de se procurer l’application DOFMaster. Elle vous permet de calculer et de savoir la profondeur de champ de chaque objectif à une ouverture donnée. « Un objectif 100 mm macro à l’ouverture F2,8 vous donnera seulement une profondeur de champ de 1 mm ! C’est un outil qui nous aide à mieux comprendre les limites de nos objectifs et prendre les décisions en conséquence. »

Photo / Serge Aubin Photographe

L'effet Bokeh Photo / Serge Aubin Photographe

Les petits trucs Le photographe adore l’effet bokeh qui est un flou très prononcé en arrière-plan. « Pour réussir cet effet, vous êtes obligé de faire des images à grande ouverture. » Serge Aubin filtre à l’occasion les fleurs avec un polarisant. Une petite poire avec de l’eau lui permet d’incorporer des gouttelettes dans ses images. « Si je fais une fougère, il y a toujours un genre de cire sur les feuilles. En polarisant, je vais enlever les reflets et le vert de la plante va ressortir. »

Sa passion, la nature Serge Aubin ne se considère pas comme un expert des fleurs, mais sa passion est indéniable. « Le monde de la macrophotographie, c’est fascinant. Souvent on va voir les objets de loin, mais quand on commence à les observer de proche, c’est un monde étonnant qui s’ouvre à nous. Parfois on ne sait même plus que c’est une fleur, ça devient complètement abstrait. »

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Mercredi 10 février 2016 | Mise en ligne à 15h38 | Commenter Commentaires (6)

Réussir ses photos hivernales

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Sous une température de -25 degrés, les glaçons illuminés par le soleil hurlent pour se faire photographier. C’est le temps de capter les splendeurs de l’hiver québécois. Voici 10 conseils pour que l’aventure se déroule bien.

Protéger vos mains. J’utilise des gants très minces qui me permettent de manipuler les commandes de mon appareil photo. Donc, pour rester au chaud, j’insère une pochette chauffante à l’intérieur du gant et une deuxième à l’extérieur, avant d’enfiler de grosses mitaines. À la prise de vue, j’enlève la mitaine pour dégainer rapidement.

Les piles, au chaud ! Un des problèmes les plus fréquents en hiver est la décharge rapide des piles. Prévoyez toujours plusieurs piles de rechange. Un truc infaillible, qui peut paraître rigolo, est de mettre vos piles dans votre pantalon ou dans votre manteau, près des aisselles. La chaleur humaine, ça fonctionne.

L’équipement photo et la condensation. Ne laissez jamais votre équipement photo dans votre voiture pour une période prolongée. La variation de température soudaine va causer des problèmes de condensation sur l’objectif et l’œilleton du boîtier. Il est inutile d’essuyer la buée, elle réapparaîtra tant que l’objectif n’aura pas atteint la température de la pièce. Cela peut prendre jusqu’à une heure. Mon truc : réchauffez l’appareil avec un bon vieux séchoir à cheveux.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Protéger votre appareil avec une housse. La solution la plus simple est de vous procurer une housse de pluie ou de neige. Faute de temps – ou d’argent –, un sac à pain (ouvert au bout) fixé avec des élastiques peut aussi faire l’affaire pour une fraction du prix.

Exposer adéquatement pour la neige. Il faut ajuster l’exposition pour avoir du détail dans les hautes lumières. Il est préférable d’exposer en mode manuel et de ne pas vous fier au posemètre de votre appareil. En effet, si vous photographiez un paysage enneigé, la grande partie de l’image est composée de tons clairs. En mode automatique, le posemètre de votre appareil va donc sous-exposer l’image. Résultat ? Une belle neige grise ! Si vous souhaitez tout de même utiliser le mode automatique, compensez en surexposant d’environ un cran et demi.

Protéger votre objectif des flocons. Lorsqu’il y a de forts vents et de la poudrerie, protégez votre objectif en vous positionnant le dos au vent. Un téléobjectif qui est muni d’un gros pare-soleil va aussi vous protéger des flocons.

Jouer avec la vitesse d’obturation. Une décision importante à la prise de vue est de choisir la vitesse appropriée pour figer les flocons. Le premier réflexe est d’avoir une vitesse rapide de 1/500 de seconde qui va figer le mouvement. Erreur ! Si vous voulez avoir un effet intéressant, il faut faire l’inverse et choisir une vitesse d’obturation lente (environ 1/15 de seconde), ce qui va accentuer le mouvement et vous permettre de mieux percevoir les flocons.

La neige et le flash, c’est non! De grâce, désactivez votre flash lorsqu’il neige. Des flocons éclairés au flash, c’est tout simplement affreux. Je vous suggère également d’éviter les effets de vignettage exagérés, qui vont « salir » votre image. Miser sur la pureté de la neige blanche est plus payant.

Postproduction, quelques trucs. Le mode RAW est toujours préférable. Il va vous permettre de bien contrôler l’exposition, la balance des blancs et, surtout, les hautes lumières (la neige !). En théorie, il faut ajuster toute dominante de coloration pour que la neige soit la plus blanche possible. Trichez un peu et ajoutez une légère dominante bleue, ce qui va accentuer l’effet de froid.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Les traces dans la neige. Prêtez toujours une attention particulière aux traces de pas dans la neige, certaines images ne peuvent être réalisées qu’une fois… Vous pouvez aussi faire l’inverse et inclure ces traces dans votre image.

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Mardi 12 janvier 2016 | Mise en ligne à 10h17 | Commenter Commentaires (6)

Trier vos photos des fêtes en huit étapes

Photo / IVANOH DEMERS, LA PRESS

Photo / IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Un total de 2021 photos sur une période de 14 jours. Voilà le décompte officiel des photos prises lors des vacances de Noël. À travers les images de famille, d’activités extérieures, de crevettes au cari et de foie gras, une tâche majeure s’impose : c’est le temps de trier  !

1. Faire une copie de sauvegarde
C’est l’étape la plus importante. Avant de trier vos images, faites une copie de sauvegarde. Vous êtes toujours à « un verre de vin renversé sur votre ordinateur » de la catastrophe. Copiez vos fichiers sur un disque dur externe, qui est idéalement caché ailleurs que chez vous. Un site sécurisé dans le nuage est également une option populaire et fiable. Maintenant, vous pouvez commencer votre tri et, surtout, supprimer vos images sans aucun stress.


2. Choisir un logiciel selon vos besoins
Les logiciels de gestion d’images sont nombreux : Picasa, XnView, iPhoto, ACDSee, IrfanView, Lightroom, la liste est longue. Assurez-vous d’avoir les options suivantes : un système de tri avec code de couleurs ou étoiles, la possibilité de visionner rapidement les images RAW de votre appareil photo et de comparer deux images en parallèle. Une recommandation ? Le logiciel Photo Mechanic, que j’utilise depuis des lunes. À 150 $, c’est un bon investissement. Les logiciels payants sont souvent offerts gratuitement pour une période de 30 jours. Faites un essai avant de faire votre achat.

3. Importer les images dans un dossier bien nommé
Ne laissez pas le logiciel choisir l’emplacement des images à votre place. Lorsque vous importez des photos dans un ordinateur, créez toujours un dossier pour vos images. C’est plus facile à gérer et ça vous permet de trouver les images rapidement. Dans ce cas-ci, j’ai importé mes photos dans le dossier « Noël 2015, RAW ».

Photos \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Photos \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

4. Le premier tri de 2012 à 200 images
Le premier tri inclut les images susceptibles d’être utilisées maintenant ou plus tard en archives. Au moment du choix des images, il est important de porter son attention sur les bonnes expressions des gens et la composition générale. Plusieurs images ordinaires peuvent être recadrées et devenir très intéressantes. N’éliminez jamais une image qui est mal exposée ou qui a des problèmes de tonalité, car ce sont des problèmes qui se corrigent rapidement en postproduction. Transférez les images choisies dans un autre dossier, « Noël 2015, 1er tri ».


5. Le deuxième tri, de 200 à 45 images
Fiston vous a fait un sourire incroyable, le mode rafale de votre appareil photo à 10 images/seconde est parti en folie. Vous avez plusieurs images qui se ressemblent… Évitez la procrastination, soyez discipliné, il faut trier. En comparant les images en parallèle, deux à la fois, vous ferez le bon choix. Il est inutile de garder deux images semblables. L’image « moins bonne que l’autre » est, de toute évidence, moins bonne. SUPPRIMEZ  ! Si vous changez d’idée, vous avez une copie de sauvegarde, qui est prévue à cet effet.


Photo \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE
Photo \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

6. Passer du mode raw au format jpeg
Il ne reste qu’à recadrer et faire les ajustements de tonalité et de contraste.Pour économiser beaucoup de temps, il faut convertir les fichiers RAW en mode JPEG seulement après avoir fait un tri exhaustif des images. Ensuite, comparez les photos une dernière fois. Dans ce cas-ci, j’ai réduit mon tri final de 45 à 25 images.


7. Imprimer les images
De nombreuses personnes vont publier leurs images sur les médias sociaux. Facebook, Instagram, c’est bien, mais ça tombe rapidement dans l’oubli. Faites-vous plaisir et imprimez  ! Un bon truc est de recadrer les photos selon vos besoins prévus en impression. Un livre, un calendrier, gâtez-vous. Un cliché magnifique enfoui dans le fond de l’ordinateur et que personne ne voit, ça ne vaut pas grand-chose…


8. On fait le ménage
C’est le temps de libérer de l’espace sur l’ordinateur et le disque dur externe. Gardez seulement le premier et le deuxième tris (200 images en format RAW) et les images finales en format JPEG. Les autres images (1821 en tout), au rebut  ! Une économie d’espace de 42,37 gigaoctets. Si vous revisitez ces archives dans une dizaine d’années, vous serez très heureux d’avoir gardé ces images en format RAW. Le RAW est comme un négatif. Pour le moment, c’est le format qui permet le plus de possibilités futures. À conserver précieusement.







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