Le blogue photo

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 29 juillet 2015 | Mise en ligne à 7h51 | Commenter Commentaires (10)

L’art de photographier un nouveau-né

Photo/Tandem Photographie

Photo/Tandem Photographie

Capter les premiers moments de la vie d’un poupon demande beaucoup d’expérience et d’attention. Claudine Gastin  et Ghislain Riopel se sont spécialisé dans ce créneau.Le couple a fondé Tandem Photographie en 2012. Portraitistes, ils faisaient des photos de femmes enceintes. De fil en aiguille, ils ont commencé, à la demande des clientes, à offrir des combos maternité-nouveau-né.  Ils ont décidé d’en faire leur spécialité.

Leur studio, sur le boulevard Gouin à Montréal, est éclairé par de grandes fenêtres. «Notre meilleur ami, c’est la lumière naturelle avec un réflecteur argenté, explique Ghislain. C’est une des raisons du choix de ce studio. On utilise rarement les flashs. Lorsqu’on travaille au flash, le bébé va cligner des yeux

Pendant que Ghislain positionne le bébé, Claudine est derrière l’objectif. «Pour les nouveau-nés, il faut toujours une personne à coté du bébé, précise Claudine. Ghislain va s’occuper de déplier ses petits doigts, de le placer avec les accessoires sur le fond. Il est très minutieux. Moi, je peux me concentrer sur la prise de vue.»

Photo/Tandem Photographie

Photo/Tandem Photographie

Le couple photographie les nouveau-nés très rapidement après l’accouchement. Ils «suggèrent fortement» de faire la séance photo dans les deux premières semaines de vie. «Après 2 semaines,  le bébé va être plus rigide, son sommeil, moins profond. Si on veut le manipuler un peu, c’est certain qu’il va se réveiller.»

On peut photographier le bébé lorsqu’il est réveillé, mais les photos sont généralement meilleures lorsqu’il dort parce qu’il est plus facile de le positionner dans le décor. Pour cette raison, les photographes offrent dans leur studio les conditions optimales pour que bébé dorme. La température est réglée à 25 degrés Celsius, donc même nu, le bébé est confortable. Un bruit blanc est également généré pour calmer le bébé.

Le studio est également équipé d’une salle d’allaitement et d’une table à langer pour mettre les parents à l’aise. «Idéalement, il faut coordonner le boire du bébé à son arrivée au studio. On déshabille le bébé, on l’enveloppe dans une doudou, il boit, il s endort. Cela nous permet de profiter de deux ou trois heures pour faire les photos.»

Les anecdotes sur le set photo sont nombreuses. «Avec les nouveau-nés, c’est un peu pipi caca, rigole Claudine. Depuis qu’un petit garçon a fait pipi sur moi, j’ai toujours un chandail de rechange dans le studio.» Ghislain est d’accord avec sa conjointe. Pour lui, c’est tout à fait normal. «Ca se produit souvent, environ une séance sur trois.»

Les accessoires sont un élément clé pour les jeunes photographes. «En ce moment, les caisses de bois, c‘est très tendance. On a aussi des paniers, des valises, de grandes couvertures. Des jetées qui deviennent des fonds. Des jupettes, cache-couches, pantalons, bandeaux, chapeaux, toutou… Les parents amènent souvent leurs propres accessoires. Papa pompier ? On va mettre bébé dans le casque !

Photo/Tandem Photographie

Photo/Tandem Photographie

Bien entendu, la sécurité du nourrisson est primordiale. «On ne le laisse jamais, jamais, un bébé  sans surveillance, Ghislain est toujours à un bras du bébé, précise Claudine. Cette proximité de Ghislain l’oblige souvent à enlever sa main en retouche à la postproduction. Calme, Ghislain  en rajoute : «Je suis aux aguets, c’est tellement petit, tellement fragile, tellement précieux.»

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Mardi 14 juillet 2015 | Mise en ligne à 16h47 | Commenter Commentaires (2)

Mes vacances en noir et blanc

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Direction vers la côte Est aux États-Unis. Je veux faire un peu de photo pendant cette courte escapade estivale. Est-ce que j’amène mon boitier Canon EOS 1DX et mon ordinateur ? Non, j’ai peur de me faire voler. Le petit « Rebel » de ma dulcinée ? Nooooooon, ça ne me tente pas. Mon iPhone ? Je suis en vacances, NON. Ma décision est prise. Je fais de la photo avec mon IPad.

Premier constat. Il est difficile de composer à la prise de vue avec une tablette. Comment réussir des images avec un objet si gros et encombrant ? On prend une main pour la tenir. L’autre main pour faire la mise au point et notre troisième main pour déclencher… Pratique ? Pas du tout.

Deuxième constat. Des photos en vacances, ça se fait dehors (idéalement) au gros soleil. Le problème, c’est qu’en plein soleil, voir notre image sur la tablette devient une mission impossible. J’ai donc décidé de procéder à l’inverse : je vais faire mes photos rapido-presto sans me préoccuper de la lumière et du cadrage. Allons-y avec des images « moches ». Mon modus operandi est trouvé. Je vais m’amuser en améliorant mes clichés en postproduction !

J’ai choisi deux applications photo pour faire le traitement de mes images. Je voulais des images finales en noir et blanc, j’ai donc opté pour les applications suivantes :

Photo fx Ultra Cette application a été créée par les fabricants de filtres photo, Tiffen. Un bijou. En choisissant un filtre, vous voyez immédiatement un aperçu du résultat. Vous pouvez ajouter et sauvegarder des calques. Cette fonction vous permet de combiner plusieurs effets sur la même image. Génial. Un $5,79 bien investi. Seulement disponible en IOS.  Si vous êtes sur Android, je vous suggère fortement l’application Snap Seed qui donne des résultats comparables.

Strut Type L’application vous permet de rajouter des looks rétro sur votre photo. Idéale pour créer un effet vieillot, ou tout simplement rajouter un cadre. Idéal pour faire des objets inertes et de l’architecture en voyage. Son prix de 1,19 $ saura baisser votre stress en ce congé bien mérité. Seulement disponible en IOS.

Méthodologie Avec Photo fx Ultra, j’ai recadré et appliqué plusieurs filtres sur mes images. Je les ai ensuite transformées en noir et blanc. J’ai sauvegardé cette version dans la bibliothèque photo de ma tablette. J’ai rouvert ma nouvelle image dans l’application Strut Type pour ajouter le look vieillot approprié et parfois un cadre pour finir le tout.

Image originale, aucun traitement. (Match des Red Sox de Boston à Fenway Park)

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Traitement avec Photo Fx Ultra : Special Effects, B/W Looks, Newspaper Old

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Traitement avec Strut Type : Filtre Etching

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Je me suis amusé en noir et blanc, mais les options de filtres couleurs sont absolument magnifiques. Gâtez-vous. Un conseil, limitez vos expériences à 4 ou 5 filtres. Un fichier trop lourd peut être difficile à exporter. Bonne vacances!

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Mardi 30 juin 2015 | Mise en ligne à 20h37 | Commenter Commentaires (6)

La passion des “spotteurs”

Photo: Jean-Charles Hubert

Un Airbus 380. Photo: Jean-Charles Hubert

Jean-Charles Hubert fait partie d’un regroupement d’observateurs d’aéronefs qui s’appelle 55e Avenue. Au fil du temps, il est devenu un spotteur  aguerri. Avec 2200 amis sur sa page Facebook, le groupe propose également un site web incluant une superbe carte interactive pour aider les amateurs d’avion à choisir les bons endroits pour faire des images aux alentours de l’Aéroport Pierre-Elliot Trudeau.

C’est à l’âge de 13 ans que Jean-Charles Hubert a commencé à suivre et photographier les avions. Mon père était diplomate et j’ai voyagé un peu partout dans le monde. À Dakar, au Sénégal, notre maison était située sur l’axe de la piste. Mon père avait un appareil photo Pentax ME munit d’un gros objectif 500 MM. J’ai commencé à faire des images à partir du toit de ma maison. C’est à ce moment que ma passion a débuté.

Jean-Charles Hubert avec le MD-11 de KLM.  Photo: Jean-Charles Hubert

Jean-Charles Hubert avec le MD-11 de KLM. Photo: Jean-Charles Hubert

À l’époque du Airbus 380, les gens étaient nombreux au rond-point Pitfield pour le voir atterrir. C’est l’emplacement le plus spectaculaire aux abords de l’aéroport. C’est l’endroit idéal pour avoir un bon « rush ». Les enfants sont toujours impressionnés de voir un avion passer au-dessus leur tête. Pour plusieurs, photographier et observer les avions, c’est une façon de s’évader croit Jean-Charles-Hubert. Il y a des gens qui viennent ici qui n’a jamais pris l’avion de leur vie. Le fait de venir ici et d’observer un avion arriver de Genève ou de Doa, ça les faits rêver. Il y a des gens qui viennent ici tous les jours. Ce ne sont pas tous des photographes. Certains filment, d’autres observent avec leurs jumelles.

Jean-Charles Hubert apporte toujours son scanneur avec lui pour écouter la tour de contrôle. Il suggère aux néophytes de télécharger l’application live ATC. Pour des raisons de sécurité, il y a un petit délai, mais elle vous  permet d’avoir un signal en continu pour écouter la tour de contrôle. Deux autres applications incontournables,  Flight Aware et Flight radar 24 vous donnent une vue radar de tous les vols qui passent au-dessus de vous.

Frédérick Comptour en action. Photo : Ivanoh Demers La Presse

Frédérick Comptour en action. Photo : Ivanoh Demers La Presse

Frédéric Comptour, fait du «spotting» depuis environ 15 ans. Il passe parfois des journées complètes aux abords de la piste. J’avais peur de voyager en avion. J’ai combattu le mal par le mal en faisant un cour de pilote de petits avions. Quand je fais des images, je m’imagine en train de me poser ou de décoller en avion. Avec la radio, je suis dans le fauteuil du commandant. Je suis assis dans le cockpit, et je sais exactement ce qu’ils font. C’est cela qui me fait triper. En comprenant le fonctionnement des avions, ma phobie de voler a disparu.

Les jets privés ne sont pas sur les sites de vols, ce qui complique la tâche des « spotters ». Au grand prix de F1, certains jets privés des pilotes arrivent le mercredi, dit Jean-Charles Hubert. J’ai attendu toute la journée à l’aéroport. J’ai eu le Challenger de Lewis Hamilton qui est d’un rouge pétant, ç’a fait ma journée. Au parc Jacques-De-Lesseps une trentaine de badauds observe le va-et-vient  d’avions sur la piste. Soudainement, Jean-Charles s’emballe. Oups, les amis, c’est le Global de Guy Laliberté ! C’est lui. Ça fait des années que j’essaye de l’avoir. De loin l’avion à l’air d’un zèbre et on voit très bien le logo du Cirque du Soleil. Aujourd’hui j’ai eu Guy Laliberté. C’est un trophée pour moi. C’est ça mon trip, tu ne sais jamais ce que tu vas avoir. C’est comme la pêche au gros, tu ne sais jamais quel avion va atterrir.

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