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Archive de la catégorie ‘Général’

Jeudi 29 janvier 2015 | Mise en ligne à 20h11 | Commenter Commentaires (8)

Photographie sportive: Vincent Ethier (2 de 4)

Photo / Vincent Éthier

Danny McIntosh VS Eleider Alvarez Photo / Vincent Ethier.com

Qui n’a jamais rêvé de photographier Max Pacioretty en échappée ou de capturer en images la finale du 100 mètres aux Jeux olympiques? Dans les prochains jours, je vais partager avec vous mes entretiens avec des photographes de sport professionnel : François Lacasse (Canadiens), Rogerio Barbosa (Als et Impact), Bernard Brault (Sports olympiques), et aujourd’hui, Vincent Ethier (Interbox).

Première assignation de photographie sportive ? Un match de hockey Midget AAA des Vikings de Rosemère au mois de septembre 2005. Pour le journal le Nord Info.

Formation ? À 21 ans, j’ai fait mon cours photo chez Marsan.

Objectif préféré ? 80 % de mes photos en boxe sont réalisées avec mon objectif 24-70 mm.  J’ai toujours le fisheye pas très loin en cas qu’un boxeur tombe en avant de moi. Je préfère le look du fisheye, c’est plus festif.

Les émetteurs radio ? Oui. Au dernier combat, j’avais deux émetteurs d’installés pour déclencher mes appareils photo. Un D800 avec un objectif 14-24 mm pour faire des ambiances de la foule. Au centre Bell, on peut rajouter un boitier au-dessus du ring. Avec un objectif 70-200 mm, les résultats sont spectaculaires. Mes deux émetteurs sont sur le même canal donc lorsque je déclenche en bas à proximité du ring, je couvre tous les angles en même temps.

Photo / Vincent Ethier.com

Photo / Vincent Ethier.com

Utilisez-vous le mode rafale ? La boxe ça va vite et parfois 10 images secondes, c’est trop lent ! À mes débuts, j’étais réactif, je pesais sur le piton sur tout ce qui bougeait. Maintenant, je comprends la danse, le transfert de poids. Je ne regarde plus les yeux, je regarde les hanches et la ceinture pour faire ma mise au point.

Un conseil pour un amateur ? Ne pas avoir peur de monter son ISO, il est préférable d’avoir du bruit dans son image qu’avoir un flou de mouvement. On peut contrôler le bruit en postproduction. Un flou de mouvement, non.

Votre force comme photographe ? Mes plans D, Il y a des gens qui ont des plans A, B, ou C. Moi, je me rends à D. La photographie, c’est de tout prévoir et de savoir improviser. Pendant la Coupe Memorial, j’étais sur la glace et mon objectif est mort dans un moment crucial. Je l’ai rapidement remplacé et au bout du compte, mon client n’a rien vu.

La plus grande qualité d’une photographe de boxe ? Ne jamais arrêter. L’assiduité. Je suis toujours le premier arrivé et je reste toujours jusqu’à la fin. Parfois, je quitte le Centre Bell à trois heures du matin.

Votre plus grosse gaffe ? Pas encore. Je copie toujours mes photos à 2 ou 3 endroits différents.

Facile, la photo de sport ? Non, j’essaye toujours de bien connaître le sport que je photographie. Les sports qui ont un but sont assez prévisibles. On sait vers où s’en va l’action. En boxe, le boxeur tourne toujours dans l’arène, ce qui pose problème, car une photo de dos ce n’est pas très bon.

Un dernier conseil ? Je ne regarde jamais mes photos pendant un round de boxe. Je reste toujours attentif au combat.

Une anecdote ? En sortant du Casino de Montréal, j’ai croisé Arturo Gatti et sa femme Amanda Rodrigues dans un couloir. Arturo a sauté sur le dos de sa femme. Amanda le trainait à cheval sur son dos. J’essayais de sortir la caméra de mon sac pour faire une photo, mais trop tard, il était parti. Quelque temps plus tard, il est décédé. C’est une photo qui aurait peut-être fait le tour du monde.

Fiche technique : Boitiers : Nikon D4s, Nikon D4 et Nikon D800 Objectifs : Nikon : 10,5 mm Fisheye 2.8, 14-24mm 2.8, 16 mm 2.8, 24-70mm 2.8, 70-200 mm 2.8 Fichiers numériques : Raw Mode exposition : Manuel ISO maximum : 6400 Logiciel photo : Lightroom Photos par gala : Environ 5000

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Mardi 27 janvier 2015 | Mise en ligne à 22h00 | Commenter Commentaires (2)

Photographie sportive: Bernard Brault (1 de 4)

Photo fournie par Bernard Brault, La Presse

Photo fournie par Bernard Brault, La Presse

Qui n’a jamais rêvé de photographier Max Pacioretty en échappée ou de capturer en images la finale du 100 mètres aux Jeux olympiques ? Dans les prochains jours, je vais partager avec vous mes entretiens avec des photographes de sport professionnel: François Lacasse (Canadiens), Rogerio Barbosa (Als et Impact), Vincent Éthier (Interbox), et aujourd’hui, l’incontournable en photo de sports olympiques, Bernard Brault..

Première assignation de photographie sportive ? Le 8 décembre 1976. J’ai couvert le match de hockey des Sieurs de Longueuil (Junior B) au Colisée Jean Béliveau pour le journal le Courrier du Sud. J’avais 20 ans. Ma première assignation aux Olympiques a été en 1994, à Lillehammer.

Formation ? Je suis allé au School of Modern Photography à Montréal. Un cours de 3 mois qui nous montrait l’appareil photo 4 x 5 et la chambre noire. Par après, j’ai appris sur le tas.

Une anecdote ? À Lillehammer, j’avais un Nikon F4. Les batteries à cette époque étaient moins durables au froid. Jean-Luc Brassard a commencé sa descente et mon appareil ne fonctionnait pas ! J’ai donné un coup sur la batterie et mon appareil a fonctionné pour me permettre de prendre juste à temps, le fameux « Kozak » de Jean-Luc Brassard.

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Une vitesse minimum pour le sport ? 1/1000 de secondes. Pour le hockey, afin de bien figer la rondelle, je mets ma vitesse à 1/1250 de seconde. À 1250 de seconde, on peut lire ce qui est inscrit sur la rondelle

Objectif rêvé ? : Nikon 800 mm F5.6, Je l’ai déjà utilisé, mais il coûte environ $17,000…

Un conseil pour un amateur ? Être persévérant et prendre beaucoup de photos. Pas besoin de couvrir le Canadien de Montréal en partant, c’est impossible. On peut couvrir le hockey junior, cela va vous permettre d’apprendre le métier.

Votre force comme photographe ? Ma passion et, évidemment, mon expérience. J’ai un bon œil. Quand c’est important, je suis dans ma zone, lorsque c’est le temps de déclencher, je n’en manque pas beaucoup. Je préfère ne pas être avec les autres photographes dans « le Pack ». Si on veut avoir des photos différentes, il faut un point de vue différent.

La plus grande qualité d’une photo sportive ? L’émotion. Que ce soit la victoire ou la défaite, quand tu peux montrer la victoire et la défaite dans la même image, c’est encore mieux ! La photo de Denis Brodeur du but de Paul Henderson en 1972 était une photo parfaite.

Facile, la photo de sport ? C’est difficile de faire les Olympiques. C’est physiquement très exigeant. Au ski, il faut que tu montes dans la piste de 22 degrés. De plus, aux Olympiques on est limité. On n’a pas nécessairement accès aux meilleurs endroits. Le fait que l’on connait son sport aide à faire de meilleures photos.

Rivaliser avec le fil de presse et les meilleurs photographes de la planète, ça rajoute de la pression ? Non. Mon mandat c’est de me concentrer sur les athlètes québécois. C’est un avantage. Je ne suis pas obligé de couvrir les autres athlètes ou de prendre le vainqueur. Je peux donc me concentrer uniquement sur un athlète et avoir le moment important de sa performance.

Le sport olympique le plus difficile à photographier ? L’escrime est un des sports difficiles parce qu’il y a peu de réactions et ils ont un masque. Il faut aussi se déplacer pour avoir de face, le visage du vainqueur. De dos, c’est moins bon.

Fiche technique : Boitiers : Nikon D4s, Nikon D4 Objectifs : Nikon : 10,5 mm Fisheye F2.8, 14-24mm F2.8, 24-70mm F2.8, 70-200 mm F2.8, 200-400 mm, F4 Fichiers numériques : JPEG Mode exposition : Manuel ISO maximum : 4000 Logiciel photo : Photoshop CS5 Photos par Olympiques : 54,000 en 19 jours. Objectif préféré : Nikon 200-400 mm F4

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Mardi 13 janvier 2015 | Mise en ligne à 18h51 | Commenter Commentaires (9)

L’art de faire un portrait rapidement

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

La plupart des  photojournalistes vous le diront : apprendre à faire un portrait rapidement et efficacement est une chose très difficile. Quotidiennement, les photographes de La Presse doivent photographier des personnalités publiques dans des conditions imprévues et non contrôlées. J’ai choisi un portrait que j’ai réalisé de Jean-Pierre Ferland pour illustrer l’art de faire un portrait, et ce, en 25 minutes.

Qui photographiez-vous ?

La chose la plus importante. À qui vous adressez-vous ? Aujourd’hui, vous pouvez trouver rapidement des infos sur votre sujet. Regardez aussi les images de votre sujet sur le web afin d’avoir une idée de ce qui a déjà été fait. Reproduire une photo qui a été faite par votre compétiteur la journée précédente peut s’avérer un problème. Dans ce cas-ci, je ne m’adressais à nul autre que Jean-Pierre Ferland. Il était joyeux et accueillant, je voulais que mon image reproduise cette ambiance chaleureuse chez lui.

Faites un repérage des lieux (9 h 55)

Arrivez sur les lieux à l’avance et cherchez des éléments qui pourront être intégrés dans votre photo. Monsieur Ferland m’avait proposé de le photographier sur son balcon avec la ville en arrière–plan. C’était une bonne idée, mais lorsque j’ai vu son magnifique luminaire, je savais que j’avais trouvé un avant-plan parfait. De plus, je voyais toujours la ville. Un compromis intéressant. Une situation idéale.

Trouvez votre idée et vendez-là à votre sujet. (10 h 00)

Cette étape est cruciale. Vous ne devez jamais commencer à photographier votre sujet sans avoir un plan très précis en tête. Faire l’inverse peut avoir des conséquences catastrophiques. Évidemment, il faut savoir proposer des idées de portrait selon la personnalité de votre sujet.

Pensez à votre éclairage. (10 h 05)

Dans ce cas-ci, afin de voir la ville en arrière–plan, je devais absolument utiliser un flash pour éclairer mon sujet. J’ai fermé mon objectif et baissé ma vitesse, sous-exposant ainsi mon arrière-plan. Par la suite, en mode manuel, j’ai ajusté l’intensité de mon flash sur le sujet. Pour éviter de voir la réflexion de mon flash dans la fenêtre, j’ai placé le flash très bas devant le sujet. J’ai remarqué en postproduction que j’avais un éclat lumineux (flare) dans le bas de mon image. Cette situation aurait pu être facilement corrigée en plaçant un carton noir entre mon objectif et mon flash.

C’est le temps de la prise de vue (10 h 10 à 10 h 20)

Lors de la prise de vue, soyez concentré et attentif. Prenez le temps de bien cadrer et placez votre sujet adéquatement. J’ai décidé de placer monsieur Ferland en plein centre de mon image. Par la suite, il est important de prendre les commandes et de bien diriger votre sujet. Demander à votre sujet de bouger la tête de quelques centimètres vers la droite peut sembler anodin, mais c’est la différence qui peut donner une photo parfaitement équilibrée. Votre attention aux moindres détails mettra votre sujet en confiance et vous aidera à éviter les mauvaises surprises en postproduction.

Le bon vieux truc

Un bon truc est de prétendre que la séance photo n’est pas encore commencée et que vous ne faites que des tests d’éclairage. À ce moment, votre sujet est encore détendu, ce qui donne souvent de très bonnes images. Un dernier conseil, essayez toujours de varier votre cadrage et d’avoir au moins deux ou trois versions différentes. Obligez-vous à changer d’objectif lors de la prise de vue. Changez de point de vue en cadrant vers le haut, vers le bas, la droite, la gauche, le centre. Habituellement, cette recherche vous aidera à réaliser une meilleure photo.

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