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Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 10 février 2016 | Mise en ligne à 15h38 | Commenter Commentaires (6)

Réussir ses photos hivernales

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Sous une température de -25 degrés, les glaçons illuminés par le soleil hurlent pour se faire photographier. C’est le temps de capter les splendeurs de l’hiver québécois. Voici 10 conseils pour que l’aventure se déroule bien.

Protéger vos mains. J’utilise des gants très minces qui me permettent de manipuler les commandes de mon appareil photo. Donc, pour rester au chaud, j’insère une pochette chauffante à l’intérieur du gant et une deuxième à l’extérieur, avant d’enfiler de grosses mitaines. À la prise de vue, j’enlève la mitaine pour dégainer rapidement.

Les piles, au chaud ! Un des problèmes les plus fréquents en hiver est la décharge rapide des piles. Prévoyez toujours plusieurs piles de rechange. Un truc infaillible, qui peut paraître rigolo, est de mettre vos piles dans votre pantalon ou dans votre manteau, près des aisselles. La chaleur humaine, ça fonctionne.

L’équipement photo et la condensation. Ne laissez jamais votre équipement photo dans votre voiture pour une période prolongée. La variation de température soudaine va causer des problèmes de condensation sur l’objectif et l’œilleton du boîtier. Il est inutile d’essuyer la buée, elle réapparaîtra tant que l’objectif n’aura pas atteint la température de la pièce. Cela peut prendre jusqu’à une heure. Mon truc : réchauffez l’appareil avec un bon vieux séchoir à cheveux.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Protéger votre appareil avec une housse. La solution la plus simple est de vous procurer une housse de pluie ou de neige. Faute de temps – ou d’argent –, un sac à pain (ouvert au bout) fixé avec des élastiques peut aussi faire l’affaire pour une fraction du prix.

Exposer adéquatement pour la neige. Il faut ajuster l’exposition pour avoir du détail dans les hautes lumières. Il est préférable d’exposer en mode manuel et de ne pas vous fier au posemètre de votre appareil. En effet, si vous photographiez un paysage enneigé, la grande partie de l’image est composée de tons clairs. En mode automatique, le posemètre de votre appareil va donc sous-exposer l’image. Résultat ? Une belle neige grise ! Si vous souhaitez tout de même utiliser le mode automatique, compensez en surexposant d’environ un cran et demi.

Protéger votre objectif des flocons. Lorsqu’il y a de forts vents et de la poudrerie, protégez votre objectif en vous positionnant le dos au vent. Un téléobjectif qui est muni d’un gros pare-soleil va aussi vous protéger des flocons.

Jouer avec la vitesse d’obturation. Une décision importante à la prise de vue est de choisir la vitesse appropriée pour figer les flocons. Le premier réflexe est d’avoir une vitesse rapide de 1/500 de seconde qui va figer le mouvement. Erreur ! Si vous voulez avoir un effet intéressant, il faut faire l’inverse et choisir une vitesse d’obturation lente (environ 1/15 de seconde), ce qui va accentuer le mouvement et vous permettre de mieux percevoir les flocons.

La neige et le flash, c’est non! De grâce, désactivez votre flash lorsqu’il neige. Des flocons éclairés au flash, c’est tout simplement affreux. Je vous suggère également d’éviter les effets de vignettage exagérés, qui vont « salir » votre image. Miser sur la pureté de la neige blanche est plus payant.

Postproduction, quelques trucs. Le mode RAW est toujours préférable. Il va vous permettre de bien contrôler l’exposition, la balance des blancs et, surtout, les hautes lumières (la neige !). En théorie, il faut ajuster toute dominante de coloration pour que la neige soit la plus blanche possible. Trichez un peu et ajoutez une légère dominante bleue, ce qui va accentuer l’effet de froid.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Les traces dans la neige. Prêtez toujours une attention particulière aux traces de pas dans la neige, certaines images ne peuvent être réalisées qu’une fois… Vous pouvez aussi faire l’inverse et inclure ces traces dans votre image.

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Mardi 12 janvier 2016 | Mise en ligne à 10h17 | Commenter Commentaires (6)

Trier vos photos des fêtes en huit étapes

Photo / IVANOH DEMERS, LA PRESS

Photo / IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Un total de 2021 photos sur une période de 14 jours. Voilà le décompte officiel des photos prises lors des vacances de Noël. À travers les images de famille, d’activités extérieures, de crevettes au cari et de foie gras, une tâche majeure s’impose : c’est le temps de trier  !

1. Faire une copie de sauvegarde
C’est l’étape la plus importante. Avant de trier vos images, faites une copie de sauvegarde. Vous êtes toujours à « un verre de vin renversé sur votre ordinateur » de la catastrophe. Copiez vos fichiers sur un disque dur externe, qui est idéalement caché ailleurs que chez vous. Un site sécurisé dans le nuage est également une option populaire et fiable. Maintenant, vous pouvez commencer votre tri et, surtout, supprimer vos images sans aucun stress.


2. Choisir un logiciel selon vos besoins
Les logiciels de gestion d’images sont nombreux : Picasa, XnView, iPhoto, ACDSee, IrfanView, Lightroom, la liste est longue. Assurez-vous d’avoir les options suivantes : un système de tri avec code de couleurs ou étoiles, la possibilité de visionner rapidement les images RAW de votre appareil photo et de comparer deux images en parallèle. Une recommandation ? Le logiciel Photo Mechanic, que j’utilise depuis des lunes. À 150 $, c’est un bon investissement. Les logiciels payants sont souvent offerts gratuitement pour une période de 30 jours. Faites un essai avant de faire votre achat.

3. Importer les images dans un dossier bien nommé
Ne laissez pas le logiciel choisir l’emplacement des images à votre place. Lorsque vous importez des photos dans un ordinateur, créez toujours un dossier pour vos images. C’est plus facile à gérer et ça vous permet de trouver les images rapidement. Dans ce cas-ci, j’ai importé mes photos dans le dossier « Noël 2015, RAW ».

Photos \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Photos \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

4. Le premier tri de 2012 à 200 images
Le premier tri inclut les images susceptibles d’être utilisées maintenant ou plus tard en archives. Au moment du choix des images, il est important de porter son attention sur les bonnes expressions des gens et la composition générale. Plusieurs images ordinaires peuvent être recadrées et devenir très intéressantes. N’éliminez jamais une image qui est mal exposée ou qui a des problèmes de tonalité, car ce sont des problèmes qui se corrigent rapidement en postproduction. Transférez les images choisies dans un autre dossier, « Noël 2015, 1er tri ».


5. Le deuxième tri, de 200 à 45 images
Fiston vous a fait un sourire incroyable, le mode rafale de votre appareil photo à 10 images/seconde est parti en folie. Vous avez plusieurs images qui se ressemblent… Évitez la procrastination, soyez discipliné, il faut trier. En comparant les images en parallèle, deux à la fois, vous ferez le bon choix. Il est inutile de garder deux images semblables. L’image « moins bonne que l’autre » est, de toute évidence, moins bonne. SUPPRIMEZ  ! Si vous changez d’idée, vous avez une copie de sauvegarde, qui est prévue à cet effet.


Photo \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE
Photo \ IVANOH DEMERS, LA PRESSE

6. Passer du mode raw au format jpeg
Il ne reste qu’à recadrer et faire les ajustements de tonalité et de contraste.Pour économiser beaucoup de temps, il faut convertir les fichiers RAW en mode JPEG seulement après avoir fait un tri exhaustif des images. Ensuite, comparez les photos une dernière fois. Dans ce cas-ci, j’ai réduit mon tri final de 45 à 25 images.


7. Imprimer les images
De nombreuses personnes vont publier leurs images sur les médias sociaux. Facebook, Instagram, c’est bien, mais ça tombe rapidement dans l’oubli. Faites-vous plaisir et imprimez  ! Un bon truc est de recadrer les photos selon vos besoins prévus en impression. Un livre, un calendrier, gâtez-vous. Un cliché magnifique enfoui dans le fond de l’ordinateur et que personne ne voit, ça ne vaut pas grand-chose…


8. On fait le ménage
C’est le temps de libérer de l’espace sur l’ordinateur et le disque dur externe. Gardez seulement le premier et le deuxième tris (200 images en format RAW) et les images finales en format JPEG. Les autres images (1821 en tout), au rebut  ! Une économie d’espace de 42,37 gigaoctets. Si vous revisitez ces archives dans une dizaine d’années, vous serez très heureux d’avoir gardé ces images en format RAW. Le RAW est comme un négatif. Pour le moment, c’est le format qui permet le plus de possibilités futures. À conserver précieusement.







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Mardi 15 décembre 2015 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (2)

Petits secrets des expositions multiples

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Il est désormais possible de faire des expositions multiples sur plusieurs appareils numériques. Cette technique consiste à superposer deux ou plusieurs images pour créer une seule photo. La plupart des appareils photo numériques offrent le mode surimpression avec seulement deux images. La majorité des boitiers professionnels vont plus loin en fusionnant entre deux et neuf images en une seule photo.

Composer en mode « direct » De nombreux appareils photo vous permettent de créer votre image finale en voyant le résultat en temps réel (Live view).Votre composition peut donc se préciser une image à la fois. Si votre dernière photo n’est pas à votre goût, vous pouvez la supprimer et recommencer. Génial pour la créativité et les réglages d’éclairage et d’exposition.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

« Autoportrait multiple » Après avoir installé votre appareil photo sur trépied, sélectionnez le mode de déclenchement avec minuterie, ce qui va vous permettre de vous installer devant l’objectif. Ensuite, faites une mise au point en mode manuel sur vous. Il ne reste qu’à ajuster votre éclairage selon la position que vous occuper dans le cadre. Dans ce cas-ci, j’ai choisi une exposition de cinq images. Une façon simple de réussir un « égoportrait de luxe »

En zone urbaine, jouer avec les lignes. Les gratte-ciel et les autres structures linéaires sont des sujets parfaits pour composer des images étonnantes. Un bon truc est de faire une légère rotation à chaque prise de vue. Les compositions en chiffres impairs (trois, cinq, sept, ou neuf images) sont souvent plus dynamiques, mieux équilibrées. Pour avoir un effet dramatique, n’hésitez pas à augmenter le contraste et à régler la densité de votre image.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Un classique : le portrait  « texturé » Cette technique consiste à superposer une texture sur la silhouette d’une personne. Après avoir fait un portrait en contre-jour, trouvez une texture intéressante que vous allez insérer dans la silhouette du sujet. Les arbres, la végétation sont des textures qui se prêtent parfaitement à ce genre d’image. En ayant une silhouette noire, le second cliché (idéalement sur fond noir) va se détacher facilement à l’intérieur. Un bon truc est de faire le portrait en premier et ensuite intégrer la texture, ou l’objet désiré.

Figer le mouvement Pour le sport, ou lorsque votre sujet est en mouvement, il est préférable d’utiliser l’exposition multiple en mode continu. Cette fonction est sans limites et toujours surprenante. Il est impossible de voir votre image finale en regardant le mode direct ce qui rend les résultats moins prévisibles. Mon cliché « Batmobile » (voir photo) est un exemple parfait d’une pure improvisation…

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Quelques notions techniques

La difficulté la plus importante de cette technique est de compenser l’exposition de chaque photo pour avoir une image finale bien exposée. Les boitiers offrent plusieurs types de commandes en mode exposition multiples. Le mode le plus simple est la méthode de fusion des images avec gain. Selon le nombre d’expositions, l’appareil photo calcule la correction d’exposition négative qui est nécessaire pour avoir une image finale bien exposée.

Les autres fonctions proposées (lumineux et sombre) calculent l’exposition selon l’arrière–plan choisi par le photographe. La fonction sans gain additionne les images une par-dessus l’autre sans tenir compte de la densité ce qui demande au photographe de compenser son exposition.

Guide de réglage de la correction d’exposition pour les expositions multiples : eux images : -1 cran, trois images : -1,5 cran, quatre images : -2 crans, etc.

*Les images pour illustrer cette chronique ont été réalisées avec un Canon EOS 1DX.

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