Le blogue photo

Archive, novembre 2015

Mercredi 18 novembre 2015 | Mise en ligne à 18h46 | Commenter Commentaires (17)

Les dessous de la photo sexy

Christina \ Amelie Cousineau Photographe

Christina Photo : Amélie Cousineau Photographe

Photographier une femme en lingerie fine peut sembler une tâche facile. Oubliez ce stéréotype : c’est un travail ardu qui demande une attention constante sur la lumière, tout en s’assurant que le modèle soit toujours à l’aise. Rencontre avec une photographe qui a su créer un environnement propice pour réussir dans le monde de la photo « sexy ».

Amélie Cousineau a choisi sa spécialité : photographier les femmes. Elle s’est rapidement bâti une clientèle et une solide réputation en photo de maternité, de mode et de mariage. Mais son créneau de prédilection c’est la photo dite « sexy ». « C’est plus facile pour moi, de faire poser une femme. Je sais comment lui dire de bouger. » Les gars, je ne sais pas comment les faire poser… », lance-t-elle.

Cette préférence est souvent réciproque : « Il y a beaucoup de mes clientes qui me disent ne pas être à l‘aise pour ce genre de séance avec un homme. C’est un peu ça aussi, en photo sexy, il faut que la femme soit à l’aise. »

La première étape est de bien préparer les clientes. Elle profite de la séance de maquillage-coiffure pour discuter du genre de photo souhaité et, surtout, créer un climat de confiance.

Les clientes amènent leurs propres vêtements, certaines arrivent même avec une valise pour donner plus de choix à la photographe. La lingerie fine et un peignoir sont les « ensembles classiques », mais « les vêtements de base » font parfaitement l’affaire. « Une chemise d’homme déboutonnée, entrouverte un peu, ça peut être très bien. Les femmes peuvent porter une simple paire de jeans et l’on couvre les seins avec les mains. »

Calendrier MX Girls photo/ Amelie Cousineau Photographe

Calendrier MX Girls photo/ Amélie Cousineau Photographe

Côté technique, on est dans la simplicité volontaire. Elle utilise un boitier Nikon D3, doté d’un objectif 24-70 mm F2,8. Son studio est équipé de quelques « softbox », de réflecteurs et de panneaux décoratifs en tissu ou capitonnés. Les teintes rouge, rose et noir sont omniprésentes. Tout est orchestré pour mettre un peu « d’ambiance ».

Certaines préfèrent le studio, d’autres vont opter pour des images en lumière naturelle dans la maison. « On peut faire des poses dans les escaliers, le fauteuil, le salon, un lit, sur le bord de la fenêtre, tout est possible. »

Amélie lance le message : elle ne photographie pas que des mannequins ! « Une femme m’a demandé si je photographiais les femmes rondes. Bien sûr, je ne vais pas dire non ! J’ai photographié des femmes rondes, elles étaient tellement belles et photogéniques ». Certes, elle admet que faire une séance de photos « sexy » demande une certaine confiance en soi. « Quand la femme arrive ici, le pas est franchi, la réflexion a été faite ».

Amélie Cousineau encourage constamment ses clientes pendant la prise de vue. « Ce ne sont pas des mannequins professionnels. Je vais les aider avec les poses et leur donner plein d’idées pour avoir la bonne posture ». Sa force, c’est de rendre les gens à l’aise. « Je vais leur montrer des images d’elles pour les mettre en confiance, les rassurer », dit-elle, sourire en coin. Certaines clientes vont lui demander des poses complètement nues, mais c’est assez rare, la demande n’est pas là.

Photo / Amelie Cousineau Photographe

Photo / Amélie Cousineau Photographe

Amélie est reconnue pour la qualité de sa retouche. Son savoir-faire lui occasionne toutes sortes de requêtes. « Récemment, une cliente m’a demandé d’enlever tous ses grains de beauté et ses tatouages.» Les demandes les plus classiques en retouche numérique sont les cuisses, les cernes et la cellulite.

Les prouesses de la photographe ne s’arrêtent pas là. « Je peux rapetisser ou grossir des cuisses, amincir des fesses, grossir des seins, réduire la taille, lisser la peau, gonfler les cheveux… Même si elle fait “énormément de retouches”, Amélie Cousineau est consciente qu’il ne faut pas dépasser “la limite”. “Si l’image est parfaite à l’exception d’un petit bourrelet, bien je vais enlever le bourrelet. Mon but c’est que la personne se ressemble, qu’elle soit contente. Mais il ne faut pas la dénaturer.”

La page Facebook d’Amélie Cousineau  ici

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Mercredi 4 novembre 2015 | Mise en ligne à 8h52 | Commenter Commentaires (3)

Comment faire un filé d’étoiles

Parc National des Monts-Valin, Quebec  Photo / Guylain Doyle

Parc National des Monts-Valin, Quebec. Photo / Guylain Doyle

Le photographe québécois Guylain Doyle nous a récemment expliqué quelques trucs sur les longues expositions. Cette semaine, il va un peu plus loin en dévoilant ses secrets pour réussir un filé d’étoiles.

Pour avoir un bon résultat, il est indispensable de vérifier la météo. Un ciel sans nuages est évidemment souhaitable. Lorsque les conditions sont optimales, vous êtes prêt pour la prise de vue. « Fixer votre appareil photo sur un trépied. Un bon truc est d’installer son sac photo en dessous du trépied pour bien le stabiliser. Utilisez un déclencheur souple pour limiter les contacts avec votre appareil photo », suggère Guylain Doyle.

Afin de bien mettre en valeur les astres, il faut choisir un avant-plan intéressant, et ce, avant la nuit. « Une photo d’étoiles, c’est bien, mais il faut un beau sujet en avant-plan. Il faut bien se positionner et cadrer son image avant que la nuit tombe ».  Il faut se demander si on va éclairer le sujet en avant-plan ou non. Un sujet en contrejour est une option valable qui fonctionne bien.

L’étoile Polaire La position de l’étoile polaire est à considérer. « Si vous avez l’étoile polaire dans votre image, vous allez voir les étoiles tourner autour. C’est un facteur important lorsqu’on choisit notre cadrage. » Le photographe suggère d’utiliser l’application Goskywatch qui permet de facilement situer l’étoile.

Le choix de la focale est également très important. « Il ne faut pas cadrer trop large pour bien voir les étoiles. Pour un avant-plan net, votre ouverture doit être réglée au  minimum à f5.6. Une trop grande ouverture est à éviter. Il faut s’assurer d’avoir les étoiles bien définies. »

Lors d’une longue exposition, il est possible que le capteur numérique chauffe. « Pour contourner ce problème, il faut faire une multitude d’expositions plus courtes [environ 30 secondes]. Je rassemble ensuite les images en une seule photo avec un logiciel. Récemment, j’ai fait jusqu’à 60 expositions de 30 secondes pour réussir un filé d’étoile ». Cette approche à la prise de vue lui assure un beau fichier avec le moins de « bruit » possible.

Les îles de la Madeleine, Québec. Photo / Guylain Doyle

Les îles de la Madeleine, Québec. Photo / Guylain Doyle

La prochaine étape se déroule en postproduction. « Le mode Fusion du logiciel Photoshop nous permet d’empiler les images les unes sur les autres  pour donner l’effet de trainée d’étoiles. Sur chaque couche, les étoiles s’ajoutent pour créer l’effet tant désiré. » Si vous n’avez pas Photoshop, Guylain propose le logiciel Starstax qui est facile à gérer.

Il faut prévoir de la retouche en raison de la présence de satellites et d’avions. « On va souvent avoir une traînée d’avion dans notre image. Il faut décider si l’on veut la garder ou non. La petite lumière rouge dans le ciel, c’est un satellite qui est passé dans les environs. »

Guylain Doyle utilise de nombreuses applications qui peuvent vous aider à éviter les mauvaises surprises de la météo et bien planifier votre séance photo : « AccuWeather, pour les prévisions d’heure en heure de la météo. Windguru, qui donne les prévisions du vent. Sun Seeker et TPE, vous indiquent où la Lune et le Soleil vont se coucher et se lever. ShralpTide, pour connaître les marées et, surtout, éviter de commencer une longue exposition et de la finir avec de l’eau jusqu’aux genoux ! »

En région urbaine, il faut penser au problème de la pollution lumineuse. « Afin de  bien voir les étoiles, il faut que le ciel soit le plus noir possible, le contraste sera plus intéressant» Il suggère également de fermer l’œilleton de l‘appareil photo pour éviter les lumières parasites. Bref, vive la campagne !

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