
Jean-Sébastien Mercier
Depuis deux ans, la Kodachrome, cette pellicule diapositive dont Paul Simon a chanté les mérites, n’est plus. Sa mort fût annoncée par Kodak en 2009 et le dernier laboratoire apte à traiter la Kodachrome, Dwayne’s Photo dans l’état Kansas, a cessé son service de développement du procédé K-14 en décembre 2010. Mais avant que cette belle aventure prenne fin, Kodak devait faire face à une importante décision: Comment fermer cet important chapitre dans le grand livre de la photographie?

Steve McCurry
L’honneur est revenu à Steve McCurry, dont la réputation s’est construite à travers ses couvertures de conflits internationaux et civils, mais également par ses portraits saisissants « La femme afghane », qui fit la couverture du National Geographic en juin 1985 est, sans aucun doute, son plus célèbre portrait.
D’ailleurs, c’est une équipe du National Geographic qui a donc été chargée de suivre McCurry en documentant les 36 derniers clichés tirés de l’ultime pellicule par le photographe. Le documentaire de trente minutes (en anglais) est aussi un retour aux sources pour tous les amateurs de photographie qui ont déjà travaillés avec la pellicule.
En observant McCurry, on réalise à quel point nous sommes maintenant gâtés par le numérique. La diapositive, faut-il le rappeler, n’offre aucune marge de manœuvre. La température de lumière se doit d’être parfaite, il va de même pour l’exposition. McCurry doit aussi prendre en tenure de compte la nature plutôt contrastée de la Kodachrome. Aucune manipulation possible et nul moyen de connaître le résultat avant le développement. C’est la nature de la transparence argentique. Ainsi, McCurry nous transporte à une époque pas si lointaine ou il fallait réfléchir quelques instants de plus avant d’appuyer sur le déclencheur.
Cliquez ici pour visionner les dernières photos de l’histoire de la Kodachrome

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rogiroux
20 février 2013
10h25
@ J.S. Mercier ~
Vous avez une machine à me recommander
pour transférer mes diapos en numérique?
rogiroux
20 février 2013
10h29
J’en ai envoyé quatre ou cinq milles à la récupération il y a quelques années
mais il doit bien m’en rester huit/dix milles qui traînent dans des cahiers
Y’en a surement quelques centaines que j’aimerais bien conserver
avant de tout bazarder!
jsmercier
20 février 2013
13h35
c’est les grand vide sur le marché des scanners de diapositives. Il existe des petit gadget entre 80 et 150 dollars qui numérisent de façon adéquate, mais le procédé est laborieux. L’idéal, c’est les numérisateurs muni de chargeur, mais il faut compté 1500$ et plus.
La solution? Ebay.
J’ai vu un scanner qui valait 2200$ il ya quelque mois être vendu pour 350$.
rogiroux
21 février 2013
07h12
@ jsmercier ~
Merci pour l’info!