PATRICK WOODBURY, LeDroit
La journée du post mortem vient de se terminer à la Place Banque Scotia. Tout le monde a répété que le sentiment de fierté était bien présent dans le vestiaire au terme d’une saison où les résultats ont été bien meilleurs que prévu. Tous les joueurs qui seront à la recherche d’un nouveau contrat l’été prochain ont affirmé qu’ils voudraient revenir. Tous ceux qui sont sous contrat ont dit qu’ils ont déjà hâte au prochain camp d’entraînement.
Paul MacLean, plus vieux, plus expérimenté et plus sage, a reconnu qu’il était un peu inquiet.
«Le plus difficile, dans le monde du hockey, c’est de répéter ses exploits année après année. Je me souviens encore de la première saison où j’ai marqué 30 buts dans les rangs professionnels. J’étais fier comme un pape. Un de mes coéquipiers plus âgés, Floyd Thomson, m’a vite ramené sur terre. Il m’a simplement dit que j’avais maintenant la pression de le refaire l’année suivante. Je me sens un peu de la même façon aujourd’hui. Nos succès cette saison m’ont motivé, mais ils me font un peu peur. Je sais à quel point ce sera difficile l’an prochain. J’ai hâte de retrouver tout mon monde en septembre, mais j’ai un peu peur.»
Je vous l’ai dit et je vous le répète. MacLean a travaillé dans des circonstances qui lui étaient extrêmement favorables cette année. Les Sénateurs demeurent néanmoins une équipe en reconstruction. Les prochaines années ne seront pas nécessairement faciles.

ASSOCIATED PRESS
PATRICK WOODBURY, LeDroit







