Après la première victoire de son équipe en deuxième ronde des séries, Paul MacLean a rendu hommage à plusieurs joueurs. Avec raison.
Craig Anderson avait promis qu’il donnerait à son équipe une chance de l’emporter. Il a réussi 49 arrêts. Erik Karlsson, tout d’un coup, a trouvé une façon de jouer avec sa jambe blessée sans avoir l’air fou. Colin Greening a marqué trois buts en autant de parties contre les Penguins. Ce n’est pas sorcier, il a juste compris comment un joueur de son gabarit avec un aussi bon coup de patin doit se comporter sur la patinoire pour connaître du succès en séries.
L’entraîneur a également souligné le travail de Jason Spezza, qui a trouvé une façon de limiter le nombre d’erreurs tout en provocant trois ou quatre belles opportunités de marquer. À cause de la prolongation, il a été obligé de passer près de 20 minutes sur la patinoire. Ce n’était pas prévu.
Dans mon reportage sur le match, qui est disponible ici, je n’ai pas pris le temps de parler de Jean-Gabriel Pageau. Pourtant, durant sa conférence de presse en toute fin de soirée, MacLean l’a fait.
Il a sorti l’encensoir lorsque le collègue François Gagnon lui a posé une question. Avec le retour au jeu de Spezza, avez-vous eu l’envie de rayer de la formation cette recrue de 20 ans sans expérience?
«Depuis mon arrivée chez les Sénateurs, j’adhère à un principe très strict. Les meilleurs joueurs de l’équipe ont la chance de jouer. Ils ont la chance de jouer souvent. Jean-Gabriel a certainement été un de nos meilleurs joueurs, il a été un de nos joueurs les plus constants depuis le début des séries. Il mérite donc de continuer à jouer. Le trio de Pageau, Greening et Condra a été notre plus constant depuis le début des séries. Il ne serait pas très intelligent de ma part de séparer ces trois joueurs.»
Pageau n’a pas récolté un point sur la séquence qui a mené au but gagnant, mais il a certainement gagné d’autres points auprès de son entraîneur. Il s’est chargé de neutraliser le meilleur défenseur à caractère défensif adverse, Brooks Orpik, pendant tout le temps passé par son équipe en territoire adverse.
Mention honorable au défenseur franco-ontarien André Benoît, qui a fait ce qu’il fait pratiquement toujours. Il a bien travaillé tout au long de la soirée.
Suis-je le seul à penser que les deux petits francos auront un rôle à jouer à Ottawa lorsque la saison 2013-14 prendra son envol?
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