Sylvain St-Laurent

Archive de la catégorie ‘Je pense que...’

Mardi 2 décembre 2014 | Mise en ligne à 13h53 | Commenter Commentaires (13)

Coincés à Binghamton

Prince_ShanePATRICK WOODBURY, LeDroit

GARDEN CITY, New York – Oui, on a publié un papier sur Jean-Gabriel Pageau dans le journal de ce matin.

Il est, selon tous les membres de la direction des Sénateurs, le meilleur joueur à Binghamton depuis le début de la saison. Il est vigoureux, il est combatif, il est teigneux. Il est surtout constant. Il fait donc tout ce qui lui permettra de devenir, à terme, un bon centre de troisième trio dans la LNH.

Pourrait-il aider les Sénateurs en ce moment? Sans aucun doute. Il a servi de bougie d’allumage il y a deux ans lorsque l’équipe connaissait un passage à vide inquiétant à quelques semaines du début de séries. Il pourrait forcément faire la même chose cette saison, donner un petit coup de pouce à un Paul MacLean qui cherche désespérément des solutions.

Une partie de moi se dit cependant qu’il est préférable de ne pas jouer au yoyo avec Pageau. Il ne serait peut-être pas fou d’attendre qu’il y ait un poste permanent disponible pour lui avant de le rappeler. Ça viendra bien un jour ou l’autre.

En attendant, il n’est pas tout seul à connaître de bons moments dans les mineures. Vous en avez déjà glissé mot dans certains de vos commentaires ce week-end. Shane Prince pète le feu. Il a même mérité la première étoile de la dernière semaine dans la Ligue américaine. Ce matin, dans le quotidien de Binghamton, notre ami Luke Richardson nous dit qu’il s’est également amélioré sans la rondelle depuis le début de la saison.

En temps normal, une organisation loyale récompense les jeunes qui traversent de bonnes séquences dans les mineures. Bobby Ryan est blessé, il ne jouera pas ce soir. Les Sénateurs ont du mal à marquer des buts. Prince mériterait sa chance.

C’est impossible. Vous savez pourquoi. Il y a 14 attaquants et 24 joueurs à Ottawa. Cette réalité empoisonne l’existence de beaucoup trop de gens. Le poison ne va pas cesser d’agir prochainement. Les choses ne vont que s’envenimer si ça ne change pas.

La saison est vieille de huit semaines. Bryan Murray doit trouver une solution. Ça commence à presser.

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Vendredi 12 septembre 2014 | Mise en ligne à 12h52 | Commenter Commentaires (4)

Le jour où Vincent Dunn a gagné son contrat

Dunn_VincentPATRICK WOODBURY, LeDroit

Je ne crois pas vous avoir déjà raconté cette histoire.

C’est l’histoire du jour où Vincent Dunn a mérité son contrat de recrue dans l’organisation des Sénateurs.

Ça s’est passé le printemps dernier, au moment où Dunn complétait sa saison avec les Olympiques de Gatineau. Une saison assez houleuse, durant laquelle il avait été convoqué dans le bureau du préfet de discipline de la LHJMQ plus souvent qu’à son tour. Une saison durant laquelle il avait donné beaucoup de maux de tête à ses entraîneurs.

Une saison durant laquelle il avait piqué la curiosité des dirigeants des Sénateurs. Pour écoper d’un aussi grand nombre de suspensions, pour être puni aussi souvent, il faut d’abord jouer sans peur. Et les hockeyeurs qui n’ont peur de rien, c’est rare.

La direction de l’équipe a donc décidé de lui offrir un cadeau. Ils lui ont offert la possibilité d’effectuer un «stage d’observation» de quelques jours à Binghamton.

Dunn a sauté sur la proposition. Il a fait ses valises pour Binghamton. Là-bas, il s’est donné le mandat de travailler le plus fort possible à l’entraînement. Impressionné par ses efforts, Luke Richardson lui a donné la chance d’enfiler le maillot dans un match à la toute fin de la saison régulière.

Il n’était cependant pas assez mûr pour faire partie de la formation débutante des Senators dans leur série contre les Penguins de Scranton/Wilkes-Barre. Et ça, il le comprenait parfaitement.

Le matin du premier match, Dunn faisait partie d’une demie douzaine de réservistes qui patinaient à l’écart. Vers la fin de leur séance d’entraînement, au Broome County Coliseum de Binghamton, le directeur général associé des Sénateurs, Randy Lee, avait une proposition pour tous ces «black aces». Ils pouvaient, s’ils le désiraient, se rendre à Wilkes-Barre en fin de journée pour assister à la partie depuis les gradins.

Environ 150 kilomètres séparent Binghamton et Wilkes-Barre.

Le soir venu, un seul joueur s’est présenté au point de rencontre. C’était Dunn. Il avait enfilé un complet. Pour lui, c’était une soirée de travail. Dans les gradins, il a passé la soirée à parler. À faire des observations sur le jeu. Sur les joueurs. Des observations étonnantes, selon ce que m’a raconté Lee cet été.

Ce soir-là, Dunn a prouvé qu’il était capable de se montrer très sérieux.

Il ne s’est pas arrêté là. Cet été, il a multiplié les voyages à Kanata pour s’entraîner avec le préparateur physique des Sénateurs, Chris Schwarz. La porte du gym de Schwarz est ouverte à tous les membres de l’organisation, chaque jour de l’été. Au fil des ans, les espoirs qui sont originaires de la région n’ont pas tous eu la sagesse d’en profiter.

Dunn veut jouer dans la LNH. Il est encore loin de son but. Bien des choses pourraient le faire dérailler. Mais il a beaucoup de volonté. Impossible de le nier.

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Jeudi 11 septembre 2014 | Mise en ligne à 14h09 | Commenter Commentaires (9)

Quand le bilinguisme n’est qu’un «atout»…

microVous cherchez un deuxième emploi à temps partiel pour arrondir vos fins de mois? Vous avez de la gueule? Les Sénateurs ont peut-être quelque chose pour vous.

L’équipe aimerait embaucher un nouvel animateur de foule pour les parties qui seront présentées au Centre Canadian Tire cette saison. L’offre d’emploi officielle m’a fait sourire. Peut-être pleurer aussi, aussi. C’est écrit noir sur blanc, en anglais. «La connaissance du français est un atout».

Doit-on leur répéter une fois de plus? Dans une région où vivent plus d’un million de personnes, il ne devrait pas être trop difficile de trouver un spécialiste des communications capable de s’exprimer dans les deux langues officielles. Le bilinguisme devrait être une compétence obligatoire.

Serait-il baveux de rappeler à la direction de cette équipe qu’à sa première saison, le Rouge et Noir d’Ottawa a vendu plus de 1000 abonnements de saison sur la rive québécoise de la rivière des Outaouais?

J’ai assisté à mon premier match de football à la Place TD, vendredi dernier. Je m’attendais à ce que l’annonceur-maison Mike Sutherland soit excellent. Je n’ai pas été déçu.

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