Sylvain St-Laurent

Archive de la catégorie ‘Je pense que...’

Jeudi 16 avril 2015 | Mise en ligne à 8h26 | Commenter Commentaires (95)

Viser la culotte et frapper le poignet?

On m’a servi un argument intéressant, tard hier soir, pour défendre P.K. Subban.

Mon ami Sean Gordon, journaliste au Globe and Mail, m’a fait remarquer que Subban a tourné la tête juste au moment où il s’apprêtait à frapper Mark Stone. Il n’a peut-être pas réalisé tout de suite qu’il avait touché son poignet. Il voulait peut-être simplement lui donner un bon coup sur la culotte.

Peut-être.

Un coup de bâton sur la culotte, ça déconcentre. Ça dérange. Ça peut même causer un léger accès de colère. Mais ça ne fait jamais très mal.

Personne ne se retrouve à l’infirmerie après avoir reçu un coup de «Sher-Wood» sur la culotte.

Parce que j’ai toujours eu beaucoup de respect pour le compétiteur qu’est Subban, j’ai très hâte d’entendre sa version des faits.

S’il a vraiment visé le poignet, je n’aurai pas le choix de considérer qu’il est un joueur dangereux et vicieux. Les chevilles et les poignets sont des parties extrêmement fragiles du corps humain. L’équipement de hockey ne protège pas très bien les joueurs à ces deux endroits. À 25 ans, le défenseur numéro un du Canadien sait ce qu’il fait sur une patinoire. S’il a vraiment visé le poignet droit de Stone, son intention était claire. Il voulait le blesser.

En tous cas, Subban aurait difficilement pu mieux choisir sa victime. Stone, Erik Karlsson et Jean-Gabriel Pageau sont les trois patineurs les plus importants des Sénateurs dans cette série.

Une suspension pour le numéro 76? Ça me surprendrait. Énormément.

On sait tous que les dirigeants de la Ligue nationale sont frileux. Ils hésitent toujours à sévir contre les vedettes. C’est encore pire dans les moments cruciaux de la saison.

Note aux partisans des Sénateurs: si jamais le bureau de Stéphane Quintal impose une sanction-bonbon, n’allez pas crier à l’injustice. Il ne s’agira pas d’un cas de favoritisme envers Montréal. Dans le cas contraire — un coup de hache de Karlsson sur Alex Galchenyuk, par exemple — il agirait de la même façon.

Lire les commentaires (95)  |  Commenter cet article






Vendredi 6 mars 2015 | Mise en ligne à 9h09 | Commenter Commentaires (17)

Quel avenir pour Daniel Alfredsson?

Alfredsson_DanielÉTIENNE RANGER, LeDroit

Daniel Alfredsson ne se sent pas prêt à devenir directeur général d’une formation de la Ligue nationale de hockey. Il a tenu à nous le dire, hier, alors qu’il était de passage à Ottawa pour recevoir la clé de la ville.

Fiou. C’est bon de l’entendre.

Si Alfie avait eu l’idée de succéder à Bryan Murray, on peut facilement concevoir un scénario dans lequel Eugene Melnyk lui aurait offert le poste. Les conséquences auraient pu être très néfastes.

Alfie ne ferme quand même pas la porte à un retour dans l’organisation des Sénateurs. Il aimerait entreprendre une carrière dans le domaine des opérations hockey.

En décembre, j’étais convaincu qu’on le reverrait au Centre Canadian Tire. Qu’on lui confierait un titre sérieux comme «Directeur des opérations hockey» ou «Vice-président senior» chargé du développement des joueurs.

Quelque chose comme ça.

Maintenant, j’ai un doute.

D’un côté, je suis convaincu que le leadership d’Alfredsson pourrait constituer un atout. Il exerce une certaine influence sur quelques joueurs de l’organisation. Je pense notamment à un jeune capitaine qui peut parfois se montrer têtu, qui a encore besoin d’un mentor et qui ne veut peut-être pas toujours se l’avouer.

Si Murray devait quitter, toutefois, il y a de fortes chances que M. Melnyk lui déniche un successeur très jeune et inexpérimenté. Ce gestionnaire aura déjà la pression de gagner, dans un marché canadien, avec des moyens financiers restreints. Serait-il sage de lui imposer un bras droit qui est considéré infaillible par les partisans?

Je me pose des questions, comme ça.

Lire les commentaires (17)  |  Commenter cet article






Mercredi 18 février 2015 | Mise en ligne à 10h34 | Commenter Commentaires (17)

Pageau mérite de rester

Pageau_JGPATRICK WOODBURY, LeDroit

Dimanche dernier, pour la première fois de ma vie, j’ai vu à quoi ressemble Jean-Gabriel Pageau quand il a le feu au derrière.

Et je pouvais parfaitement le comprendre.

Dans le passé, quand la direction des Sénateurs le renvoyait dans les mineures, elle avait de bonnes raisons de le faire. Pageau est jeune, mais ne manque pas de maturité. Il est capable d’évaluer de façon très juste ses propres performances. Il reconnaissait ses fautes et parvenait à bien accepter son sort.

Dimanche, pour la première fois, la pilule ne passait pas. Et je vous le dis. Je pouvais comprendre sa réaction.

On lui a demandé de se concentrer sur son travail dans les cercles des mises en jeu. Il l’a fait. Il demeure, à ce jour, le seul centre régulier des Sénateurs qui présente un taux d’efficacité supérieur à 50 %.

On lui a demandé d’améliorer son jeu en défensive. Il a obtempéré. Résultat, Dave Cameron n’a pas peur de l’envoyer sur la patinoire en désavantage numérique. Il forme, avec Erik Condra, le meilleur duo d’attaquants de l’équipe. L’entraîneur ne craint pas non plus de l’envoyer sur la patinoire en fin de match quand une mince avance doit être protégée.

On lui demande de s’impliquer physiquement. Contre les Oilers d’Edmonton, pas plus tard que samedi dernier, il a complété sept mises en échec en moins de 12 minutes de jeu!

La production offensive n’est pas au rendez-vous. Faudra s’y habituer. Pageau ne sera pas un attaquant de «Top 6» dans la LNH. Il sera un bon joueur, un joueur utile. Mais il ne posera pas une menace offensive constante.

Pageau aurait le droit de se comparer à certains de ses coéquipiers. Est-il supérieur à Curtis Lazar? À David Legwand? À Zack Smith? Posez-vous ces questions. Si vous arrivez à la même conclusion que moi, vous comprendrez aussi que Pageau a sa place, dès maintenant, dans la ligne de centre à Ottawa.

Pageau est déjà de retour en ville. Il affrontera le Canadien de Montréal ce soir. Et quelque chose me dit qu’il n’aura bientôt plus à se soucier du kilométrage qui s’accumule sur sa voiture à cause des voyages fréquents sur l’autoroute 81 entre Ottawa et Binghamton.

Selon mes calculs, son statut va changer dans une dizaine de parties. Il devra alors obligatoirement passer par le ballottage avant d’être cédé dans la Ligue américaine. Ce petit détail devrait faire une grosse différence dans sa vie.

Lire les commentaires (17)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    janvier 2013
    D L Ma Me J V S
    « déc   fév »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives

  • publicité