Sylvain St-Laurent

Archive de la catégorie ‘Je pense que...’

Vendredi 26 juin 2015 | Mise en ligne à 12h31 | Commenter Commentaires (15)

On verra bien

Lehner_RobinPATRICK WOODBURY, LeDroit

FORT LAUDERDALE - On est toujours tellement pressés d’évaluer les transactions. Les joueurs impliqués viennent à peine d’apprendre qu’ils changent d’adresse que, partout, les experts et les fans offrent leur opinion.

Dans le cas de la plus récente transaction des Sénateurs, celle qui a été complétée ce matin, il faudra attendre. On saura d’ici deux ou trois ans quel Murray a eu le dessus.

À court terme, on félicite Bryan Murray d’avoir largué le contrat de David Legwand. Les trois millions $US qu’il vient d’économiser pour la saison prochaine pourraient lui donner un peu de marge de manoeuvre dans les prochains jours. Ils pourraient lui permettre, entre autres, de retenir les services d’Erik Condra. On verra.

Pour tout le reste, j’hésite à me prononcer.

Vous savez tout le bien que je pense de Robin Lehner. J’ai toujours admiré sa combativité, sa confiance. Ces deux qualités lui ont permis de connaître beaucoup de succès, par moments, dans l’organisation des Sénateurs. Il a toutefois les défauts qui accompagnent généralement ces qualités. Sa combativité le rend bagarreur, à l’extérieur de la glace. Il n’hésite pas à tenir tête à ses patrons. Sa confiance le rend parfois arrogant. Il peut facilement s’entêter. Même quand tous les gens qui l’entourent lui font valoir qu’il a tort.

Tim Murray n’a pas peur des «clients difficiles». S’il réussit à bien gérer le «cas Lehner», il pourrait avoir sous la main un excellent gardien pour de nombreuses années. Et, durant ces nombreuses années, Lehner évoluera dans la même division que les Sénateurs. Il pourrait leur faire très mal.

Les Sénateurs ont quand même soutiré un choix de première ronde aux Sabres. C’est bien. Ça pourrait même s’avérer excellent. Tout dépendra de ce que Murray fera de ce choix.

• Il pourrait décider de le conserver et de réclamer un espoir, ce soir. Ce joueur pourrait évoluer dans la LNH d’ici deux ou trois ans. Il pourrait aussi ne jamais se développer. Au repêchage, on ne sait jamais.

• Il pourrait décider de céder ses deux choix de première ronde — le 18e et le 21e — à une autre formation dans le but de repêcher plus tôt, ce soir. Encore une fois, le repêchage, c’est une loterie.

• Il pourrait aussi utiliser un de ses deux choix pour mettre la main sur un joueur d’expérience susceptible d’aider les Sénateurs dès l’an prochain. Quelques équipes de pointe, éprouvant des difficultés sous le plafond salarial, chercheraient aujourd’hui à se départir de très bons joueurs pour alléger leur masse salariale.

Dans un cas comme dans l’autre, laissons-nous un peu de temps avant de nous prononcer.

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Jeudi 16 avril 2015 | Mise en ligne à 8h26 | Commenter Commentaires (109)

Viser la culotte et frapper le poignet?

On m’a servi un argument intéressant, tard hier soir, pour défendre P.K. Subban.

Mon ami Sean Gordon, journaliste au Globe and Mail, m’a fait remarquer que Subban a tourné la tête juste au moment où il s’apprêtait à frapper Mark Stone. Il n’a peut-être pas réalisé tout de suite qu’il avait touché son poignet. Il voulait peut-être simplement lui donner un bon coup sur la culotte.

Peut-être.

Un coup de bâton sur la culotte, ça déconcentre. Ça dérange. Ça peut même causer un léger accès de colère. Mais ça ne fait jamais très mal.

Personne ne se retrouve à l’infirmerie après avoir reçu un coup de «Sher-Wood» sur la culotte.

Parce que j’ai toujours eu beaucoup de respect pour le compétiteur qu’est Subban, j’ai très hâte d’entendre sa version des faits.

S’il a vraiment visé le poignet, je n’aurai pas le choix de considérer qu’il est un joueur dangereux et vicieux. Les chevilles et les poignets sont des parties extrêmement fragiles du corps humain. L’équipement de hockey ne protège pas très bien les joueurs à ces deux endroits. À 25 ans, le défenseur numéro un du Canadien sait ce qu’il fait sur une patinoire. S’il a vraiment visé le poignet droit de Stone, son intention était claire. Il voulait le blesser.

En tous cas, Subban aurait difficilement pu mieux choisir sa victime. Stone, Erik Karlsson et Jean-Gabriel Pageau sont les trois patineurs les plus importants des Sénateurs dans cette série.

Une suspension pour le numéro 76? Ça me surprendrait. Énormément.

On sait tous que les dirigeants de la Ligue nationale sont frileux. Ils hésitent toujours à sévir contre les vedettes. C’est encore pire dans les moments cruciaux de la saison.

Note aux partisans des Sénateurs: si jamais le bureau de Stéphane Quintal impose une sanction-bonbon, n’allez pas crier à l’injustice. Il ne s’agira pas d’un cas de favoritisme envers Montréal. Dans le cas contraire — un coup de hache de Karlsson sur Alex Galchenyuk, par exemple — il agirait de la même façon.

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Vendredi 6 mars 2015 | Mise en ligne à 9h09 | Commenter Commentaires (17)

Quel avenir pour Daniel Alfredsson?

Alfredsson_DanielÉTIENNE RANGER, LeDroit

Daniel Alfredsson ne se sent pas prêt à devenir directeur général d’une formation de la Ligue nationale de hockey. Il a tenu à nous le dire, hier, alors qu’il était de passage à Ottawa pour recevoir la clé de la ville.

Fiou. C’est bon de l’entendre.

Si Alfie avait eu l’idée de succéder à Bryan Murray, on peut facilement concevoir un scénario dans lequel Eugene Melnyk lui aurait offert le poste. Les conséquences auraient pu être très néfastes.

Alfie ne ferme quand même pas la porte à un retour dans l’organisation des Sénateurs. Il aimerait entreprendre une carrière dans le domaine des opérations hockey.

En décembre, j’étais convaincu qu’on le reverrait au Centre Canadian Tire. Qu’on lui confierait un titre sérieux comme «Directeur des opérations hockey» ou «Vice-président senior» chargé du développement des joueurs.

Quelque chose comme ça.

Maintenant, j’ai un doute.

D’un côté, je suis convaincu que le leadership d’Alfredsson pourrait constituer un atout. Il exerce une certaine influence sur quelques joueurs de l’organisation. Je pense notamment à un jeune capitaine qui peut parfois se montrer têtu, qui a encore besoin d’un mentor et qui ne veut peut-être pas toujours se l’avouer.

Si Murray devait quitter, toutefois, il y a de fortes chances que M. Melnyk lui déniche un successeur très jeune et inexpérimenté. Ce gestionnaire aura déjà la pression de gagner, dans un marché canadien, avec des moyens financiers restreints. Serait-il sage de lui imposer un bras droit qui est considéré infaillible par les partisans?

Je me pose des questions, comme ça.

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