Sylvain St-Laurent

Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 30 avril 2013 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (36)

L’interminable débat…

Karlsson_ErikÉTIENNE RANGER, LeDroit

Plusieurs duels intéressants à surveiller à compter de jeudi. Craig Anderson contre Carey Price, Paul MacLean contre Michel Therrien, Chris Neil contre Brandon Prust (la revanche), Jakob Silfverberg et Mika Zibanejad contre Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk

Soyons francs. Si la série Ottawa-Montréal se présentait comme un gala de boxe, tous ces affrontements seraient en sous-carte. Celui qui nous intéresse le plus, celui pour lequel on serait prêts à payer le gros prix, c’est Erik Karlsson contre P.K. Subban.

J’ai parfois eu l’impression, cet hiver, que c’était la seule chose qui intéressait les intervenants de ce blogue. Peu importe le sujet du billet, on finit par jaser de P.K. dans le forum de discussion. Ce n’est pas un reproche, vous savez. Ce débat me fascine aussi.

J’ai donc demandé à quelques experts de comparer les deux jeunes défenseurs, à quelques heures du début des séries éliminatoires.

L’analyse de Dany Dubé, sans grande surprise, est particulièrement intéressante.

Au sujet de Karlsson, il dit ceci:

«Il est beaucoup plus économique, beaucoup moins frondeur. Il défie moins l’adversaire, il calcule davantage les probabilités. Il joue avec ce qu’on lui donne. Il court donc moins le risque de commettre des erreurs. Il a l’air plus fiable. En ce sens, il me rappelle un peu Nicklas Lidstrom

Subban, en revanche, serait un bien meilleur athlète.

«Il défie constamment ses adversaires. Il est un véritable compétiteur. Il recherche constamment les confrontations. Pour couvrir beaucoup d’espace sur la glace, il doit dépenser beaucoup d’énergie.»

Dubé, comme mes deux autres analystes, s’est dit incapable d’identifier le «meilleur» défenseur entre les deux.

Même chose pour moi. Karlsson et Subban, c’est comme le gelato et la crème glacée. Les deux font la job.

On pourrait même inclure Kristopher Letang dans cette analogie. Il serait comme… le yogourt glacé.

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Mardi 11 décembre 2012 | Mise en ligne à 12h41 | Commenter Commentaires (3)

Si la vie débute vraiment à 40 ans…

Alfredsson_DanielPATRICK WOODBURY, LeDroit

On souhaite au capitaine des Sénateurs Daniel Alfredsson plein de bonheur, aujourd’hui, alors qu’il célèbre son 40e anniversaire de naissance.

Dans les dernières heures, j’ai pris le temps de contacter plusieurs des meilleurs amis d’Alfie. J’ai recueilli leurs souhaits d’anniversaire. Nous les avons publié dans le journal, ce matin. Je les reproduis dans cet espace pour tous ceux qui n’auraient pas eu la chance de les lire.

«Le temps passe vite. Quand je suis arrivé à Ottawa, vers la fin du mois de janvier 1996, tu étais considéré comme un des principaux candidats au titre de recrue de l’année. J’avais tout de suite été impressionné par tes habitudes de travail, par ta détermination et par ta volonté de toujours t’améliorer. Avec les années, j’ai découvert que tu étais d’abord et surtout une bonne personne, toujours de bonne humeur. En plus d’être un joueur clé pour tes entraîneurs, tu as toujours été un excellent coéquipier. Bonne fête.» — Jacques Martin

«Je suis papa de trois filles, mais si la vie m’avait donné un fils et si mon fils avait voulu jouer au hockey, j’aurais voulu qu’il se comporte comme toi. Parce que tu as toujours su respecter la game et que tu as toujours respecté les autres. J’ai fini ma carrière à Buffalo et je peux te jurer que tu n’as pas beaucoup d’amis dans le vestiaire des Sabres. Les gars savent que tu es encore capable de marquer un gros but à n’importe quel moment. Je veux te remercier pour toutes ces leçons de golf, même si j’ai beaucoup de misère à mettre tes bons conseils en pratique!» — Patrick Lalime

«La première chose qui me vient en tête, quand je pense à toutes ces années où nous avons été coéquipiers, ce sont tes différentes coupes de cheveux! Tu as changé de tête pas mal souvent au fil des ans. J’ai eu beaucoup de plaisir à te côtoyer tout au long de ma carrière. Du plaisir sur la patinoire et du plaisir à l’extérieur de la patinoire. Nos enfants ont grandi ensemble, ils sont devenus amis. J’espère sincèrement que vous allez prendre la décision de vous installer à Ottawa en permanence à la fin de ta carrière pour que ça continue.» — Chris Phillips

«Dans mes premières années avec les Sénateurs, on passait beaucoup de temps ensemble dans le gymnase. Andreas Dackell et toi, vous étiez les spécialistes suédois du squat. À l’époque, Twitter et Facebook n’existaient pas. On pouvait sortir avec ses coéquipiers et s’amuser sans craindre de se faire surprendre par un téléphone muni d’une caméra. On a un peu moins le temps de se voir maintenant. On est un peu trop occupés à suivre nos fils dans les arénas. Tu peux quand même traverser la rue pour venir t’amuser avec tes enfants sur notre patinoire extérieure. N’importe quand.» — Jason York

«Je me compte chanceux de t’avoir eu comme ailier droit. Durant toutes ces années où nous avons évolué au sein du même trio, je savais que de bonnes choses allaient se produire si j’envoyais la rondelle de ton côté de la glace. Dire que nous avons été réunis un peu par hasard. Au départ, c’est Magnus Arvedson qui devait être ton joueur de centre. Moi, j’arrivais des ligues mineures, j’avais toujours un peu peur de commettre des erreurs. Tu as toujours été très patient. J’ai toujours été très reconnaissant.» — Todd White

«Tes bonnes habitudes de travail t’ont permis de gagner de grosses batailles au hockey, mais c’est ton intelligence qui te permet de continuer à exceller. Même si tu es assez doué pour provoquer des jeux sur la glace, tu finis presque toujours par prendre les bonnes décisions. Depuis que je suis à la retraite, quand je regarde des matchs à la télévision, c’est le genre de choses que j’apprécie. Je suis bien content que tu aies décidé de venir t’entraîner avec mon équipe à l’université Carleton durant le lock-out. Tes conseils sont toujours appréciés!» — Shaun Van Allen

Je n’ai personnellement pas eu la chance de souhaiter un joyeux anniversaire au capitaine ce matin. Il n’a pas participé à la séance d’entraînement des Ravens de l’université Carleton. Il a envoyé un texto à son ami Phillips pour s’excuser. Il a écrit — à la blague — que le poids des années commence à se faire sentir. Il n’a plus 39 ans après tout!

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Mercredi 3 octobre 2012 | Mise en ligne à 14h48 | Commenter Commentaires (9)

Belle vitrine pour Jean-Gabriel Pageau (AJOUT)

Pageau_JGPATRICK WOODBURY, LeDroit

MISE À JOUR DE LUNDI MATIN -- Pageau a réussi. Il s’est taillé un poste au sein de l’équipe.

Il y a deux bonnes raisons, au moins, d’accorder une importance particulière au camp d’entraînement des Senators de Binghamton.

On veut d’abord suivre les quatre ou cinq joueurs qui auraient pu entreprendre la saison régulière à Ottawa s’il n’y avait pas eu de lock-out.

On est curieux, aussi, de connaître le sort de Jean-Gabriel Pageau.

En 2011, Pageau est devenu le premier hockeyeur québécois repêché par les Sénateurs après une disette de cinq ans. Il tentera maintenant de devenir le premier Gatinois depuis Alexandre Picard à se tailler une poste dans l’équipe.

La semaine dernière, après avoir jeté un coup d’oeil à la formation de 36 joueurs qui tentent leur chance avec le club école des Sénateurs, je me suis dit que l’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau n’aurait pas la tâche facile.

La compétition est féroce à l’attaque.

Quand l’entraîneur-chef Luke Richardson a laissé entendre que Pageau pourrait être muté à l’aile, je me suis dit que j’avais raison de m’en faire à son sujet.

S’il n’y a pas de place pour lui à Binghamton, deux scénarios s’offriront à la direction des Sénateurs. Ils pourront renvoyer Pageau dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, là où il n’a plus rien à prouver. Ils pourront aussi le céder aux Jackals d’Elmira de la East Coast League.

Pageau aurait sans doute un penchant pour le scénario B. Je pense que ce serait mieux pour lui, aussi.

Les joueurs de la East Coast League sont plus vieux, plus expérimentés. Ils sont donc meilleurs. On dit que cette ligue est assez rude, aussi. Ce serait donc l’environnement idéal pour un jeune homme qui cherche à s’endurcir.

En plus, on peut facilement faire le trajet entre Binghamton et Elmira en moins d’une heure en voiture. Pageau pourrait donc s’entraîner avec les Senators plusieurs fois par semaine et passer beaucoup de temps sur la glace lors des parties des Jackals.

Pendant que je prends le temps de vous expliquer tout cela, on me dit que pour une deuxième année consécutive, Pageau épate royalement la galerie au camp d’entraînement. Il est constant à l’entraînement, il se démarque dans les matches simulés.

Il y a quelques blessés au camp. Pour le premier match préparatoire, prévu pour ce soir, on lui a trouvé une place de choix. Il sera le centre du premier trio. Mika Zibanejad et Jakob Silfverberg seront ses ailiers.

Pageau a tout intérêt à livrer la marchandise. J’écrivais au début de ce billet que Pageau aimerait devenir le premier Gatinois depuis des lunes à se tailler un poste chez les Sénateurs. La compétition est assez forte de ce côté aussi.

François Brassard présente une fiche parfaite de 5-0 et une moyenne de buts alloués de 1,40 chez les Remparts de Québec. Son entraîneur, un type qui connaît bien le travail des gardiens, n’a que des choses positives à raconter à son sujet.

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