Sylvain St-Laurent

Archive de la catégorie ‘Général’

Lundi 8 décembre 2014 | Mise en ligne à 12h58 | Commenter Commentaires (30)

Paul MacLean congédié

MacLean_PaulPATRICK WOODBURY, LeDroit

Paul MacLean a été congédié et je ne suis pas tombé en bas de ma chaise. Je prendrai le temps de tout vous expliquer un peu plus tard, quand je serai un peu moins dans le jus.

Disons tout simplement qu’il s’est mis quelques membres importants de l’organisation — joueurs et autres employés de direction — à dos au cours des derniers mois. Plus le temps passait, plus il semblait isolé.

Il a également fait des promesses qui n’ont pas été tenues.

Bryan Murray rencontrera les journalistes à 14 h 30 pour commenter la nouvelle. Il va peut-être même nous présenter le successeur de MacLean.

Je ne crois pas qu’un entraîneur d’expérience finira l’année à Ottawa, même si plusieurs hommes de talent sont disponibles.

La meilleure décision, selon moi, serait de promouvoir Luke Richardson. À condition, bien entendu, que Richardson ait envie de relever ce défi. Vous savez tout le bien que je pense de cet homme.

Je ne serais pas surpris que l’adjoint de MacLean Dave Cameron obtienne une promotion, qu’il assure l’intérim pendant les prochaines semaines, voire les prochains mois.

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Vendredi 28 novembre 2014 | Mise en ligne à 11h20 | Commenter Commentaires (9)

Deux ou trois souvenirs de Daniel Alfredsson

Alfredsson_DanielPRESSE CANADIENNE

FORT LAUDERDALE – Le garçon devait avoir 10, peut-être 11 ans. Les cheveux foncés, très frisés. Tiré à quatre épingles, veston sur le dos et cravate au cou.

C’était un garçon privilégié. Par un jeudi après-midi gris et pluvieux de novembre, il n’était pas en classe. Il était assis dans l’avion des Sénateurs qui s’apprêtait à décoller vers le New Jersey. Ne me demandez surtout pas ce qu’il faisait là, je ne l’ai jamais su. J’étais assis pas trop loin de lui et je l’observais discrètement alors que lui même dévisageait ses idoles.

La majorité des joueurs étaient très gentils avec lui. Dean McAmmond, un vétéran du quatrième trio qui était père de trois ou quatre enfants, avait même pris trois ou quatre minutes de son temps pour discuter avec lui.

La planète a vraiment cessé de tourner pendant un moment quelques minutes avant le décollage.

Daniel Alfredsson a grimpé à bord, à la dernière seconde, fidèle à son habitude. En traînant sa valise sur roues pour aller rejoindre les autres joueurs, à l’arrière de l’appareil, il a pris le temps de saluer le gamin. Ça s’est fait bien discrètement. Un petit signe de la tête, un demi sourire. Il y a peut-être eu un clin d’oeil, mais là, je ne suis pas certain.

Je me souviens juste du regard que le garçon a jeté, par la suite, à la dame qui l’accompagnait. On lui aurait dit que Noël serait célébré trois fois par année à compter de jour-là qu’il n’aurait pas été plus heureux.

•••••

Cette anecdote m’est revenue à l’esprit, cette semaine, quand je pensais aux 11 saisons durant lesquelles j’ai travaillé avec le numéro 11. Je pense bien que c’est la chose qui m’a le plus impressionné chez lui.

Pour moi, à l’extérieur de la patinoire, Alfredsson était un champion du dosage.

Il était bien conscient de l’effet qu’il exerçait sur les fans. «Je ne suis pas certain de mériter tout ça», m’avait-il confié dans les jours qui ont précédé son départ pour Détroit.

Il savait profiter de sa célébrité sans en abuser. Ottawa, c’est une très petite grande ville. Au fil des ans, tous ceux qui voulaient le rencontrer ont eu l’occasion de le croiser. Il y a donc de fortes chances que vous sachiez exactement de quoi je parle.

Dans le vestiaire, devant les journalistes, Alfie n’en mettait jamais trop. Il savait toujours quand s’arrêter de parler. Il ne se mettait jamais — ou presque — un pied dans la bouche. C’est assez remarquable quand on pense au nombre impressionnant d’entrevues qu’il devait accorder.

C’est certain qu’on se souviendra pour toujours de la fois où il a trébuché, après le quatrième match de la série entre les Sénateurs et les Penguins, au printemps 2013. Son équipe tirait de l’arrière 1-3 dans la série. Elle devait retourner à Pittsburgh pour le match numéro cinq. Tout le monde s’attendait à ce qu’ils y mangent une volée. Ils n’étaient simplement pas de taille.

Je me suis dit que le bon vieux capitaine voudrait y aller d’un dernier discours d’encouragement pour fouetter ses joueurs. Que ça ne lui coûterait rien. Qu’il ne voudrait pas lâcher le morceau, étant donné qu’il s’agissait d’une de ses dernières chances de jouer du hockey de printemps.

J’ai posé une question que j’estimais pas trop dangereuse. À la lumière de ce que vous avez vu jusqu’à maintenant, est-il possible de battre les Penguins trois fois d’affilée?

«Probablement pas», m’a-t-il répondu.

Je m’attendais à tout, sauf à ça.

•••••

Une petite dernière pour ce matin. C’était la fin du mois d’octobre 2012, durant le dernier conflit de travail dans la LNH. Mes patrons au journal commençaient à s’ennuyer de la couverture du hockey. Ils me mettaient de la pression pour trouver des histoires différentes à raconter. Le rédacteur en chef m’est arrivé avec une proposition complètement folle.

«J’aimerais ça que tu passes l’Halloween avec un joueur des Sénateurs et ses enfants. Mais je veux que ce soit une grosse vedette. Pas un gars comme Greenbank», m’avait-il lancé.

C’était une mission-suicide. Les hockeyeurs professionnels ne sont pas comme des comédiens de téléromans. Ils n’ont rien à gagner à laisser entrer des journalistes dans leur quotidien.

J’ai quand même obtempéré. Le 31 octobre, en matinée, j’ai laissé des messages à trois lock-outés. Deux d’entre-eux m’ont ignoré. Le troisième m’a rappelé.

– Sylvain, c’est Alfie.

– Ah, salut. Merci de me rappeler. Écoute… J’ai une grosse, grosse faveur à te demander. C’est une commande loufoque de mes patrons et je ne t’en voudrai vraiment pas si tu me dis non. On aimerait ça passer l’Halloween avec ta famille. Je serais discret, le photographe aussi. On ne resterait pas longtemps et…

– Laisse-moi parler à Bibi. Je te rappelle.

– Merci.

Le lendemain matin, en page une du Droit, il y avait cinq garçons.

Il y avait Hugo, William, Loui et Fenix Alfredsson, dans leurs déguisements du jour. Il y avait aussi leur père, pas déguisé du tout.

«En fait, je suis déguisé. Déguisé en Daniel Alfredsson», m’avait-il lancé.

C’était très réussi.

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Jeudi 1 mai 2014 | Mise en ligne à 9h31 | Commenter Commentaires (24)

Le calme avant la tempête

Huddle2PATRICK WOODBURY, LeDroit

J’ai lu quelque part qu’il reste plus ou moins 160 jours avant le prochain match des Sénateurs.

L’été qui s’en vient sera fort probablement intéressant, mais les dossiers qui sont en suspens ne risquent pas de se régler dans les prochaines semaines. Je peux donc partir en vacances avec l’esprit tranquille.

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de consulter régulièrement les billets publiés dans ce blogue. Mine de rien, c’était la cinquième saison d’existence de la Chambre rouge.

Merci aussi à ceux qui prennent le temps de collaborer aux échanges dans le respect. C’est toujours apprécié.

À bientôt.

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