Sylvain St-Laurent

Archive du 19 décembre 2012

Turris_KylePATRICK WOODBURY, LeDroit

Lorsqu’il est revenu de Finlande, la semaine dernière, Kyle Turris a pris le temps de raconter son expérience à une poignée de journaliste d’Ottawa. Je faisais partie du groupe.

Le jeune centre a bien pris le temps de tout nous expliquer. Il a reconnu que ça n’avait pas toujours été facile. Il se trouvait loin de la maison. Il a été obligé de s’habituer à vivre dans un coin du monde où il y a moins de quatre heures d’ensoleillement par jour à cette période de l’année. À 150 kilomètres du cercle polaire arctique, on peut s’imaginer qu’il fait assez froid en décembre. Son club, le Kärpät d’Oulu, devait parfois effectuer de très longs voyages pour se rendre dans les villes où évoluent les autres clubs de la SM-liiga. La nourriture qu’on lui servait lui donnait parfois des maux d’estomac avant et pendant les parties.

Il s’était malgré tout dit satisfait de son expérience. Il se comptait chanceux d’avoir pu jouer quelques parties dans une ligue de fort calibre cet automne. Il affirmait avoir été très bien traité par la direction du Kärpät. Il se disait surtout prêt à retourner à Oulu à la fin du mois de janvier, dans l’éventualité où Gary Bettman décide d’annuler complètement la saison de la Ligue nationale.

C’est ici que les choses se compliquent.

Turris a depuis accordé une entrevue à un journaliste du Globe and Mail dont je n’avais jamais entendu parler. Le fond de son discours n’a pas trop changé, mais la façon de présenter ses arguments est complètement différente.

Dans ce texte, il a carrément l’air de se plaindre.

Il aurait osé dire qu’il n’y a rien à faire dans la région d’Oulu. Il a dit que la nourriture était carrément «lamentable». Il a fait état de repas d’équipe qui ont été organisés sur le bord de certaines autoroutes, dans des refuges pour camionneurs. Une façon «ridicule» de traiter des hockeyeurs professionnels, selon lui.

Quand j’ai vu tout ça, je me suis dit qu’on avait affaire à un joueur qui a trop parlé. Turris s’est peut-être senti un peu trop à l’aise avec le journaliste. Il a peut-être cru, à un certain moment, que l’entrevue «officielle» était terminée. Il s’est peut-être permis d’aller plus loin dans ses commentaires parce qu’il croyait que les micros étaient fermés. D’autres joueurs avant lui ont commis cette erreur.

L’agent de Turris est intervenu en fin de journée, hier, en prétendant que son client avait été mal cité.

Le joueur a lui-même tenté de rectifier le tir ce matin. Dans un communiqué qui est disponible sur le site du Kärpät, il s’excuse auprès des partisans pour la publication de ce reportage truffé d’informations «fausses» et «imprécises».

On verra bien ce que tout cela va donner. Dans le texte qui est toujours disponible sur le site du Globe and Mail, Turris donne des munitions à tous ceux qui croient que les joueurs de la LNH auraient mieux fait de ne pas traverser l’océan Atlantique pour évoluer dans des ligues européennes cet automne.

Jetez un oeil sur la page Twitter de ce partisan qui utilise l’humour et la dérision pour passer son message. Ça vaut la peine.

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