ÉTIENNE RANGER, LeDroit
On a toujours dit que Robin Lehner était à son meilleur lorsque la compétition était forte.
Avec ses performances dans les deux premières parties de la saison dans la Ligue américaine, le gardien de 21 ans donne raison à ceux qui pensent ainsi.
Avec Ben Bishop dans le décor, prêt à sauter sur la patinoire dès qu’on aura besoin de lui, Lehner a livré deux performances étincelantes. En bloquant 67 des 69 premiers lancers dirigés vers lui cette saison, il a permis aux Senators de Binghamton d’obtenir deux victoires.
Il a une fois de plus été le meilleur joueur de son équipe, hier soir, à Rochester.
J’ai croisé l’entraîneur des gardiens des Sénateurs, Rick Wamsley, la semaine dernière. Je lui ai demandé comment il comptait séparer le gâteau entre ses deux gardiens de la Ligue américaine d’ici la fin du lock-out. Il m’a répondu qu’il n’avait pas l’intention de se casser la tête. Ce sont les gardiens qui, par leurs performances, trancheront.
Il faut donc s’attendre à ce que Lehner soit d’office à nouveau, vendredi soir, dans le troisième match de la saison.
Si vous avez, comme moi, un peu plus de temps que d’habitude à consacrer à la Ligue américaine, vous pouvez aussi garder un oeil sur David Dziurzynski.
On avait brièvement parlé de lui dans ce blogue en 2010. Les dépisteurs des Sénateurs l’avaient trouvé dans une ligue de calibre junior A de l’ouest canadien. Il a connu un début de carrière très modeste dans la LAH. À sa deuxième saison, le directeur du développement des joueurs Randy Lee a jugé qu’il a été l’espoir de l’organisation qui s’était le plus amélioré.
Dans le match intra-équipe que j’ai vu cet automne, à Binghamton, il avait été le meilleur joueur. Je n’en avais pas fait grand cas.
Il a récolté trois points à ses deux premières parties de la saison. Intéressant.
Entendons-nous: il n’est pas ici question d’une future vedette de la LNH.
Cela dit, si jamais le lock-out prend fin, il se peut que Paul MacLean ait besoin cet hiver d’un joueur capable de boucher un trou dans le quatrième trio pendant quelques parties. Il ne se tournera pas vers Mika Zibanejad ou vers Stéphane DaCosta. Il ne serait pas impossible, alors, de voir ce gros ailier albertain débarquer à Ottawa.