Sylvain St-Laurent

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    Sylvain St-Laurent fut jadis un grand fan de Guy Lafleur, Wayne Gretzky et Mike Bossy. Aujourd'hui, il raconte les exploits de Sidney Crosby, Derick Brassard et Daniel Alfredsson à une nouvelle génération de lecteurs.
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    Vendredi 28 septembre 2012 | Mise en ligne à 8h17 | Commenter Commentaires (7)

    Binghamton blues

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    BINGHAMTON – Je n’avais pas mis le pied ici depuis huit ans. Depuis le dernier lock-out, en fait.

    Je recevais quand même régulièrement des nouvelles du «plus petit marché de la Ligue américaine». Les joueurs qui sont rappelés à Ottawa n’ont jamais arrêté de s’en plaindre. Durant la dernière décennie, je n’ai jamais vu un joueur déçu ou triste à l’idée de quitter cette ville qu’on dit déprimante, où il n’y aurait rien d’intéressant à faire et où il pleut presque tout le temps.

    La météo leur donne raison ce matin. Le temps est gris et menaçant.

    Pour le reste, je me suis toujours posé des questions. Si j’avais 21 ans, si j’avais un peu de talent sur une patinoire, de quoi aurais-je besoin pour vivre?

    • Une patinoire, un vestiaire, un gymnase. Lors de ma dernière visite, le Broome County Veterans Memorial Arena avait tout cela.

    • Un salon assez grand pour jouer consacrer mes après-midis à jouer à Madden 13 et à Call of Duty avec deux ou trois coéquipiers. Je suis convaincu que ça se trouve.

    • Un centre commercial où flâner et dépenser mon salaire. Je me souviens d’en avoir visité un de taille moyenne à Johnson City, à une quinzaine de minutes de route du centre-ville, il y a quelques années. Les joueurs qui accordent un peu plus d’importance à leur apparence et qui veulent un peu plus de choix — croyez-moi, ils sont de plus en plus nombreux — ont toujours le loisir de se rendre jusqu’à Syracuse. C’est à une centaine de kilomètres au nord. Ils peuvent faire l’aller-retour dans une journée.

    • Des filles de 20 ans. On compte 15 000 étudiants à temps plein à Binghamton University. Ça règle le problème. En plus, les bars qui sont fréquentés par la clientèle étudiantes sont situés en plein coeur du centre-ville, à quelques pas de l’aréna des Senators. Pratique.

    • Il me semble que si j’étais un jeune joueur de hockey, je voudrais aussi évoluer dans une ville de hockey. Durant le dernier lock-out, quand je me suis déplacé pour voir un jeune Jason Spezza remporter le championnat des marqueurs dans la Ligue américaine avec ses coéquipiers Antoine Vermette, Chris Kelly, Anton Volchenkov et Ray Emery, il y avait beaucoup, beaucoup d’ambiance au BCVMA.

    Assister à un match de hockey ici, c’est un peu comme assister à un match au Centre Robert-Guertin. Tous les fans des Sénateurs devraient le faire au moins une fois.

    Bref, c’est ça. Je me demande si les espoirs de l’organisation ne se plaignent pas un peu la bouche pleine. J’ai peut-être oublié des trucs importants. Ça fait un petit bout de temps, déjà, que je n’ai pas eu 21 ans.

    Je passe quelques jours à Binghamton. Je vais essayer d’aller au fond de la question.


    • D’accord avec toi Sylvain. Un de mes amis qui habite Montréal a déjà habité dans une petite ville ontarienne. Quand il était là-bas, il se plaignait qu’il n’y avait rien à faire dans cette ville. Pourtant, c’est un gars qui ne fait pas grand chose, même quand il est à Montréal. Il n’assiste pas aux festivals, ne va pas manger dans les grands restaurants, ne va pas au Centre Bell, ne va pas voir de concerts rock ou de musique classique, bref, peu importe où il habite, il va au centre d’achats, regarde la télé, fait des barbecues, va au gym. Pas besoin de vivre à Montréal pour faire ça.

    • Avec tous ses arguments, je me demande pourquoi André Petersson se plaignait au temps ou pourquoi Robin Lehner veut tellement aller à Ottawa… Jour 13 du lock out: :(

    • Finalement ca doit pas etre trop depaysant quand ils arrivent a Ottawa….

    • Binghampton a t’il son club de danseuse exotique? Si non, c’est de ca que les joueurs se plaignent ;o)

    • S’il y a des jeunes joueurs qui se plaignent de Binghamton, je propose qu’on les échange aux Bulldogs de Hamilton. Ça leur apprendrait.

      - En fait, Hamilton ressemble beaucoup à Binghamton. Mais c’est un peu plus gros. Pis les joueurs qui ont envie de se retrouver dans une grande ville n’ont qu’à se rendre à Toronto.
      Sylvain

    • Ouais effectivement si on a toujours pas de date de retour rendu en novembre eh bien l’appel pour une petite visite dans l’État de New York se fera fort… Mais bon, je ne peux pas croire que les proprios vont continuer à s’entêter à prétendre que seul le salaire des joueurs est responsable des la situation difficile que vivent la majorité des équipes… En fait, je me demande vraiment ce qu’un DG responsable économiquement parlant comme Brian Murray doit sincèrement penser de la situation, je veux dire c’est évident que Kuba et Carkner avaient encore leur place dans l’équipe des Sens mais quand il voit des équipes leur offrir 2 ou 3 fois ce qui aurait été une offre raisonnable (4,5 millions pour Carkner je n’en reviens toujours pas!) eh bien il doit être un peu d’accord avec les joueurs: le problème ne vient pas que des joueurs bâzouelle…

    • C’est ça l’idée d’avoir des club-écoles dans des villes plates et mornes, les jeunes joueurs veulent tellement quitter la ville pour aller dans le gros club qu’ils travaillent comme des forcenés pour monter!

      Les clubs LNH sont brillants….:O)

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