PATRICK WOODBURY, LeDroit
Oui, Kyle Turris a connu des bonnes et des moins bonnes séquences à l’attaque, l’hiver dernier, à sa première saison chez les Sénateurs. Et puis après? Vous en connaissez combien, des attaquants «de top 6» qui produisent de façon constante pendant 82 parties?
À la fin de la journée, Turris a récolté 29 points en 49 parties avec sa nouvelle équipe. Si on applique une petite règle de trois, il aurait obtenu 49 points s’il avait disputé 82 parties sous Paul MacLean. Quarante-neuf points, c’est une production digne d’un centre numéro deux dans la LNH.
Turris s’est surtout révélé constant dans son effort. En le regardant jouer chaque soir, nous avons découvert un jeune homme intelligent, très fiable dans son propre territoire. Au printemps, quand les séries éliminatoires ont débuté, il a prouvé qu’il n’avait pas froid aux yeux. Il n’a pas reculé lorsque les esprits se sont échauffés après quelques parties contre les Rangers de New York.
Turris a enfin tout fait ce qu’il fallait pour se débarrasser de l’étiquette de joueur capricieux et individualiste qu’il traînait depuis Phoenix. Nous avons déjà parlé dans ce blogue de la façon dont il s’est pris pour gagner très rapidement le respect de ses coéquipiers. Il a continué de se faire des amis parmi les partisans, durant tout l’été, en multipliant les apparitions dans des activités communautaires aux quatre coins de la région d’Ottawa.
Bryan Murray vient d’offrir à son centre numéro deux un contrat de cinq ans d’une valeur de 17,5 millions $US. Un salaire annuel de 3,5 millions $US pour un centre numéro deux, de nos jours, ce n’est pas énorme.
Quand il a cédé David Rundblad aux Coyotes afin de faire son acquisition, l’hiver dernier, Murray s’était montré prudent. Il avait dit que pour devenir un bon joueur dans la LNH, Turris devait devenir plus fort physiquement. Visiblement, les efforts fournis par le joueur en gymnase au cours des derniers mois l’ont convaincu.
Évidemment, il faudra attendre quelques années avant de savoir si Turris deviendra une aubaine. Ce contrat, c’est un pari, un investissement. Et c’est un bel investissement, si vous voulez mon avis.