PATRICK WOODBURY, LeDroit
Une belle déclaration du pince sans rire Paul MacLean, plus tôt cette saison, quand on lui avait demandé qui serait son gardien débutant pour un match sans grande importance.
«On tire à pile ou face avant chaque partie. La pièce tombe toujours du même côté.»
C’était sa manière bien personnelle de nous répondre que la plupart du temps, il n’a qu’un seul homme de confiance au sein de son organisation.
C’est toujours le cas aujourd’hui.
Craig Anderson sera d’office contre les Kings de Los Angeles, ce soir, au Staples Center. Il entreprendra donc un 13e départ consécutif devant le filet des Sénateurs. Il s’agira également de son 46e match de la saison, ce qui constitue un sommet dans la Ligue nationale.
Je retiens deux déclarations plus sérieuses de MacLean ce week-end.
«Je suis bien conscient que nous finissons toujours par choisir le même gardien débutant, mais je vous assure que nous prenons bien le temps d’évaluer la situation avant chaque partie.»
«Une belle pause de cinq jours s’en vient. Craig aura tout le temps voulu de se reposer à ce moment-là.»
Ça ne pourrait pas être plus clair.
Au retour de la pause du Match des étoiles, il restera exactement 30 matches à jouer en saison régulière. Tant et aussi longtemps que les Sénateurs seront dans la course aux séries, Anderson doit s’attendre à jouer chaque soir.
La direction de l’équipe n’a comme pas vraiment d’autres options.
Avec une seule victoire en 10 matches cette saison, Alex Auld n’est tout simplement pas à la hauteur. Robin Lehner connaît une saison un peu décevante à Binghamton. Mike McKenna est un gardien des ligues mineures, sans plus.
Anderson a connu les meilleurs moments de sa carrière en 2009-2010, quand il avait participé à 71 parties en saison régulière avec l’Avalanche du Colorado. Il n’était pas complètement vidé au début des séries. Il avait brillé dans une série de six parties dans laquelle il avait réussi à tenir tête aux Sharks de San Jose.
Il s’était écroulé l’automne suivant. Mais ça, c’est une autre histoire…