PATRICK WOODBURY, LeDroit
Les couche-tard auront la chance de voir à l’oeuvre deux intrigants espoirs des Sénateurs au cours de la prochaine semaine.
Mark Borowiecki et André Petersson ont été rappelés avant le départ de l’équipe pour la côte ouest américaine. Le défenseur aura la chance de faire ses débuts dans la LNH ce soir à San Jose. On peut présumer que l’attaquant aura sa chance dans les prochains jours.
Il a déjà été question de Borowiecki à quelques occasions dans ce blogue. Défenseur robuste, sans être particulièrement costaud. Sorti un peu de nulle part. Choix de cinquième ronde en 2008. Trois années passées dans la NCAA avant de sortir de sa coquille durant les séries éliminatoires de la coupe Calder du printemps dernier.
Quand je pense à lui, deux anecdotes me viennent à l’esprit.
D’abord, quelques heures avant son premier match préparatoire à la Place Banque Scotia, des commentateurs de la télévision l’avaient abordé pour savoir comment il prononçait son nom de famille.
«C’est Bor-Viet-Ski, avait-il répondu. Mais franchement, vous pouvez prononcer mon nom comme vous voulez. Ça me va.»
C’était comme s’il avait peur de déranger les commentateurs avec son nom inhabituel, difficile à prononcer.
Ça témoigne d’une belle modestie.
Après quelques jours au camp, on avait demandé à Paul MacLean d’évaluer le travail du jeune défenseur qui commençait à faire tourner les têtes. Après avoir énuméré quelques qualités, l’entraîneur-chef recrue avait lancé une boutade.
«J’ai hâte au jour où il va participer à une séance d’entraînement complète sans saigner du nez.»
Le défenseur recrue des Sénateurs est donc un jeune homme modeste qui n’a pas peur de se salir le nez. D’autres sont plus talentueux, mais il réussit à compenser pour ses lacunes avec un effort constant et irréprochable. De plus en plus de gens croient que tout cela lui permettra un jour d’évoluer dans le premier quatuor défensif d’une équipe de la LNH.
Petersson, c’est tout le contraire.
Erik Karlsson et lui sont des amis d’enfance. Et Karlsson ne manque jamais une occasion de vanter celui qu’il connaît depuis l’âge de huit ou neuf ans.
J’aimerais avoir d’aussi bonnes mains que lui. J’aimerais avoir un aussi bon lancer que lui. Et cetera, et cetera.
Quand un joueur comme Karlsson envie votre talent naturel au hockey, vous devez forcément être très doué.
Son immense talent ne lui a cependant pas permis de «brûler» la Ligue américaine en début de saison. Il a récolté 11 points en six parties au début du mois de janvier, ce qui est encourageant. Avant ça, il avait vécu des hauts et des bas. Il semble donc posséder tous les outils pour bien réussir dans le monde du hockey. Ne lui reste plus qu’à apprendre à les utiliser.
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