
SAINT-PAUL, Minnesota – Pour la Saint-Jean-Baptiste, les Sénateurs avaient l’occasion de sélectionner un futur joueur d’impact francophone.
À défaut de repêcher Sean Couturier au sixième rang, ils ont repêché un Suédois… francophile.
Mika Zibanejad parle suédois, finlandais, anglais et — un peu — farsi.
Comme si ce n’était pas suffisant, il suit aussi des cours de français.
«Une idée, comme ça. Je me suis dit que ça pourrait m’être utile si je devais un jour vivre dans une ville d’Amérique du nord où les gens parlent français», a-t-il déclaré avec son gilet rouge des Sénateurs sur le dos.
Est-ce que son ouverture sur le monde le rendra plus efficace lors des attaques massives? Probablement pas.
D’ailleurs, après sa sélection, des analystes un peu partout sur la blogosphère ont commencé à critiquer la direction des Sénateurs.
Zibanejad, dit-on, ne serait pas un grand patineur. Certains croient qu’il deviendra, au mieux, un joueur de soutien.
On verra.
Il a quand même réussi à récolter neuf points en 26 parties dans une des meilleures ligues au monde, l’hiver dernier. Il n’avait pas encore 18 ans lorsqu’il a fait ses débuts dans l’Elitserien, une vraie ligue d’hommes.
«Au début, jouer contre des hommes plus vieux que moi n’était pas évident. Les trois ou quatre premières parties ont été difficiles. J’ai quand même fini par comprendre que j’étais prêt à jouer dans cette ligue. Quand j’ai commencé à jouer avec plus de confiance, mon entraîneur m’a utilisé davantage.»
Murray aura quand même réussi à régler un des problèmes de l’organisation ce soir. On disait qu’il n’avait pas suffisamment de relève à l’attaque. Il a repêché trois joueurs d’avant.
Son deuxième choix, Stefan Noesen, est intrigant. À 16 ans, il a quitté son Texas natal pour aller tenter sa chance à Plymouth, dans la LHOntario. L’expérience n’a pas été très agréable. Il a joué seulement 33 parties à sa première saison. Il a récolté seulement huit points.
Il est retourné chez lui et il a passé l’été à s’entraîner avec des joueurs des Stars de Dallas. Il dit que sa vie changé. Il a compris à quel point il fallait travailler fort pour faire carrière dans le monde du hockey. Il est retourné à Plymouth l’an dernier. À sa deuxième saison, il a marqué 34 buts et récolté 77 points en 68 matchs.
Ils ont enfin récolté une «machine à marquer des buts» avec le 24e choix qu’ils ont arraché aux Red Wings de Détroit.
En 55 parties chez les Petes de Peterborough, l’an dernier, Matt Puempel a marqué 34 buts et obtenu 69 points.
Il aurait peut-être été repêché plus tôt s’il n’avait pas subi une blessure à une hanche l’hiver dernier.
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PATRICK WOODBURY, LeDroit


