Sylvain St-Laurent

Archive, novembre 2010

Mardi 30 novembre 2010 | Mise en ligne à 14h59 | Commenter Commentaires (10)

Heatley: J’avais juste besoin d’un changement

«Les gens doivent comprendre que toutes ces histoires qui ont circulé à mon sujet, c’est de la boulechite. Dans le monde d’aujourd’hui, avec internet, avec les blogues et avec tout le reste, on dirait que tout le monde peut accoucher de sa propre théorie. En bout de ligne, c’était très simple: J’avais besoin d’un changement dans ma carrière au hockey. C’était la meilleure chose qui pouvait m’arriver.»

Le confrère Ian Mendes, du réseau Rogers Sportsnet, nous a tous devancés en se rendant à la rencontre de Dany Heatley quelques heures avant un match opposant les Sharks de San Jose à l’Avalanche du Colorado, à la mi-novembre.

En regardant l’entrevue, qui a été présentée pour la première fois durant le match de lundi soir, on comprend que le marqueur naturel veut en finir une fois pour toutes avec les rumeurs qui ont entouré son départ d’Ottawa.

Il veut que les partisans se fassent une raison. Il a quitté parce qu’il ne s’entendait pas avec Cory Clouston. Un point, c’est tout.

Il prend peut-être les partisans pour des valises, juste un peu.

En fait, il se contredit lui-même.

Je me souviens très bien de sa dernière visite à la Place Banque Scotia, le samedi 12 septembre 2009.

«J’ai d’autres raisons, mais je préfère ne pas en parler», avait-il déclaré lors de sa dernière conférence de presse, quelques minutes après l’annonce de la transaction qui le faisait passer aux Sharks.

Et même si on lui donnait raison. Même si on le croit sur parole quand il dit que son différend avec Clouston l’a poussé à exiger une transaction, il ne gagne pas nécessairement de points auprès de nous.

Me semble qu’un «vrai» joueur de hockey baisse la tête, ronge son frein en silence et travaille encore plus fort quand il a l’impression qu’il n’est pas utilisé à sa juste valeur.

Il ne claque pas la porte parce qu’il passe une vingtaine de matches sur la deuxième vague du jeu de puissance.

De toutes façons, après tout ce temps, a-t-on toujours envie de chercher des réponses?

Tout ça pour dire que le compte à rebours se poursuit. Le «match le plus important de la saison» sera présenté dans deux jours.

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Lundi 29 novembre 2010 | Mise en ligne à 22h58 | Commenter Commentaires (15)

Capitaine en désaccord

Clouston_CoryPATRICK WOODBURY, LeDroit

Un Cory Clouston dégoûté disait, il y a quelques minutes à peine, que son équipe a perdu ce soir parce qu’elle a pris les Oilers d’Edmonton à la légère.

«Nous ne nous trouvons pas dans une situation où nous pouvons nous permettre de prendre une formation adverse à la légère. Nous n’avons pas les moyens de nous accorder une soirée de congé. Nous n’avons pas les moyens de jouer un match à moitié. Nous n’avons pas les moyens de jouer une période à moitié. Nos joueurs ne peuvent même pas se permettre d’y aller d’une mauvaise présence sur la patinoire. Ce qui s’est produit ce soir est tout simplement inacceptable.»

La réplique de Daniel Alfredsson a de quoi surprendre.

«Je ne suis pas certain de partager l’avis de l’entraîneur. Nous avons été punis plus souvent qu’à notre tour en deuxième période. Ils ont obtenu quatre supériorités numériques d’affilée. Est-ce qu’une équipe qui écope de plusieurs pénalités prend son adversaire à la légère? L’opinion de Cory est peut-être la bonne, mais je ne suis pas d’accord avec lui.»

Un entraîneur n’a jamais l’air trop brillant quand ses vétérans commencent à le contredire publiquement, surtout après une défaite comme celle de ce soir.

Tout ceci ne sent pas très bon…

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Lundi 29 novembre 2010 | Mise en ligne à 12h33 | Commenter Commentaires (8)

Plus à l’aise avec Brian Elliott?

HKN SENATORS OILERS 20100309PRESSE CANADIENNE

Cory Clouston a deux raisons de renvoyer Brian Elliott devant son filet, ce soir, pour affronter les Oilers d’Edmonton.

Il y a d’abord le blanchissage qu’il a réussi, samedi soir, contre les Maple Leafs de Toronto. Dans la Ligue nationale de hockey, habituellement, un gardien qui réussit un blanchissage n’a pas à se demander s’il participera ou non au prochain match.

L’entraîneur-chef des Sénateurs, qui sent peut-être le besoin de justifier ses décisions dernièrement, s’est permis de nous donner une autre raison de laisser Pascal Leclaire au bout du banc.

«Il suffit de regarder notre fiche, nos victoires et nos défaites. On dirait que les gars se portent davantage à l’attaque lorsque Brian se trouve devant le filet. Nous avons créé de plus belles choses à l’attaque dans les matches où il se trouvait devant notre filet. Pascal se retrouve plongé dans une situation difficile. Nous ne lui avons presque rien donné. Je ne suis pas capable de mettre mon doigt sur le bobo. Il n’a pas été mauvais, dans l’ensemble, depuis le début de la saison. Nous n’avons pas été capables, pour une raison ou pour une autre, de lui donner du soutien à l’attaque.»

Les statistiques donnent raison à Clouston. Après 26 parties, les Sénateurs présentent une moyenne de 2,38 buts marqués par match.

J’ai fait le calcul jeudi dernier. Cette moyenne chutait à 1,61 lorsque Leclaire se trouvait devant le filet.

Le chiffre a encore baissé depuis, puisque les Sénateurs ont inscrit un seul but en 60 minutes de jeu lors de son dernier match, contre les Penguins à Pittsburgh.

Leclaire, de son côté, se fout des chiffres. Pour lui, cette théorie voulant que ses coéquipiers se sentent plus à l’aise de se porter à l’attaque lorsque son partenaire se trouve devant le filet, c’est de la bouillie pour les chats.

«On ne devrait même pas parler de ça. Je sais que plein de gars se font poser des questions sur ce sujet depuis une semaine. On trouve tous ça un peu ridicule. Les gars n’essaient pas de jouer différemment parce que je suis devant le filet. Ils essaient tout le temps de jouer de la même façon.»

Il n’était visiblement pas de très bonne humeur, l’ami Pascal, ce matin.

Je ne sais juste pas s’il en voulait aux journalistes qui lui posaient encore des questions sur un sujet qui l’agace, ou s’il commence à en avoir plein son casque d’un entraîneur qui trouve une nouvelle raison de le laisser sur le banc…

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