Patrick Woodbury, LeDroit
Deux semaines et six matches hors-concours plus tard, on se pose toujours la même question au camp des Sénateurs d’Ottawa.
Brian Elliott ou Pascal Leclaire?
Au tournoi de golf annuel de l’équipe, le 16 septembre, Cory Clouston a déclaré que ses deux gardiens partaient sur un pied d’égalité dans la course pour l’obtention du poste de titulaire.
Hier matin, il a essentiellement dit que personne n’avait réussi à prendre les commandes.
Elliott et Leclaire, qui ont tous les deux été moyens jusqu’ici, obtiendront chacun une dernière chance de se faire valoir ce week-end, dans la série aller-retour contre les Rangers de New York.
Pas trop rassurant, n’est-ce pas?
Ailleurs, on commence à se préparer pour le début de la saison. À Ottawa, l’entraîneur affirme qu’il a vu des «signes encourageants» chez ses deux gardiens même «s’ils n’ont pas vraiment été excellents» jusqu’ici.
On dirait que rien ne bouge.
C’est justement ça, le plus inquiétant, si vous voulez mon avis.
Elliott, c’est Elliott. N’importe quelle équipe serait chanceuse de le compter comme gardien de buts numéro deux. Ce serait beaucoup lui demander, toutefois, d’exceller de façon constante pendant 60 parties ou plus.
Reste Leclaire, qui est payé comme un gardien numéro un. Qui jouera sa carrière au cours des prochains mois. Qui doit prouver à tout le monde que ce qui s’est produit l’an dernier n’était qu’un simple accident de parcours.
Qui, jusqu’ici, joue et se comporte exactement comme l’an dernier.
On a souvent l’impression que Leclaire joue du gros hockey, même quand il alloue quatre ou cinq buts, parce qu’il lui arrive fréquemment d’effectuer des arrêts incroyables pour voler des buts certains à ses adversaires.
Quand Rick Wamsley a été embauché à titre d’entraîneur des gardiens, cet été, il a balancé cette déclaration troublante de vérité.
«Ses qualités lui permettent de réussir des arrêts extraordinaires que peu de gardiens peuvent réussir. Nous devrons lui montrer certains trucs qui lui permettront de réussir tous les petits arrêts de routine qui lui permettront de faire grimper son taux d’efficacité et de faire baisser sa moyenne de buts alloués.»
On dit que Leclaire n’a pas mal joué, au camp, lors de ses sorties contre le Canadien de Montréal et contre les Maple Leafs de Toronto. Il n’a pas alloué un seul mauvais but, écrit-on encore une fois ce matin.
Il a quand même laissé passer huit rondelles au total et il a encaissé deux défaites.
Après ces deux parties, comme toujours, il a laissé entendre qu’il ne fallait pas en faire tout un plat. Après une mauvaise performance, il n’a jamais l’air trop fâché. Il finit toujours par dire, sur un ton calme et posé, qu’il essaiera de faire mieux demain.
«Les erreurs qu’on commet dans les matches hors-concours sont moins coûteuses que les erreurs qu’on commet dans les parties hors-concours sont moins coûteuses que les erreurs qu’on commet durant la saison régulière», a-t-il dit après avoir alloué deux buts dans la deuxième moitié de la troisième période pour laisser filer une avance contre Toronto.
Je ne sais pas trop ce que vous en pensez, mais personnellement, je suis de moins en moins d’accord avec lui.
Le hockey, répète Leclaire, ce n’est pas la fin du monde.
Je lui répondrais que, des fois, c’est un peu la fin du monde.