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Sylvain St-Laurent fut jadis un grand fan de Guy Lafleur, Wayne Gretzky et Mike Bossy. Aujourd'hui, il raconte les exploits de Sidney Crosby, Derick Brassard et Daniel Alfredsson à une nouvelle génération de lecteurs.
LOS ANGELES – Tout au long de la semaine, des membres de la direction des Sénateurs nous ont dit qu’ils étaient prêts à sacrifier leur premier choix.
Le directeur général associé Tim Murray, un homme qui ne manque pas de confiance en lui, avait convoqué six espoirs de la cuvée 2010 à Ottawa. Il était persuadé qu’au moins trois ou quatre d’entre-eux seraient toujours disponibles vers la fin du premier tour.
Il était donc prêt à offrir sa première sélection — la 16e — à une formation qui lui aurait, en retour, refilé un choix situé entre le 22e et le 30e et une autre sélection, possiblement en deuxième ronde.
Il s’est fait jouer un tour.
Quand le 16e choix est arrivé, cinq des six joueurs qu’il convoitait avaient été repêchés.
C’est pourquoi les Sénateurs ont complété une transaction inattendue, refilant leur choix aux Blues de Saint-Louis en retour d’un espoir qui a été repêché l’an dernier, David Rundblad.
Je ne connais pas vraiment Rundblad. On dit qu’il est un défenseur à caractère offensif et qu’il possède un très bon lancer.
Il faisait partie de l’équipe suédoise qui a remporté la médaille d’argent au championnat mondial de hockey junior de l’hiver 2009, à Ottawa.
Il vient de signer son premier contrat de la LNH, au début du mois. Il ne s’attendait donc pas à se faire échanger.
La direction des Sénateurs s’attend à ce qu’il passe une dernière saison dans la ligue d’élite de son pays natal l’an prochain. On le croit capable de se tailler un poste à Ottawa en 2011-2012.
LOS ANGELES – Je prends deux minutes pour vous en raconter une bonne.
Quelques jours après l’élimination des Sénateurs, ce printemps, je me suis rendu à Montréal pour interviewer Pascal Leclaire. Je voulais dresser avec lui le bilan de sa saison. Je me disais que si j’avais la chance de m’asseoir avec lui pour bavarder, loin de son environnement de travail, il se sentirait à l’aise de se confier.
Vers la fin de l’entrevue, il m’avait même confié un de ses plus grands rêves.
Grand gastronome, il regarde religieusement les émissions de télévision — en français comme en anglais — de Ricardo Larrivée.
«Je suis un fan de Ricardo. Je l’admire comme les Québécois admirent les joueurs de hockey», m’avait-il dit.
Il crevait d’envie de visiter son plateau.
Il se trouve que je connais une ou deux personnes qui travaillent pour la boîte de production avec laquelle Ricardo travaille, à Montréal. Je me suis alors engagé à lui donner un coup de pouce.
Je viens d’apprendre, en consultant le site officiel des Sénateurs, que Leclaire a réalisé son rêve. L’émission dans laquelle il a cuisiné avec son idole sera diffusée dans quelques mois.