Photo Patrick Woodbury, LeDroit
WASHINGTON – Intéressant reportage publié dans le Globe and Mail, le week-end dernier, à propos des équipes de la LNH qui seraient de plus en plus nombreuses à consulter des gourous des statistiques pour les aider dans la gestion quotidienne de leurs formations, dans l’ère du plafond salarial.
Ma curiosité a été piquée vers la fin, dans un encadré où il est question de la formule Corsi, baptisée en l’honneur de l’homme qui l’a mise au point, l’entraîneur des gardiens des Sabres de Buffalo, Jim Corsi.
En gros, pour mesurer l’efficacité d’un joueur, M. Corsi additionne tous les lancers — les buts, les lancers qui sont arrêtés par les gardiens, ceux qui ratent la cible et ceux qui sont bloqués par les défenseurs adverses — lorsqu’il se trouve sur la patinoire. Il soustrait ensuite les mêmes lancers qui sont dirigés vers son propre filet durant la même période.
La méthode est un brin controversée. Elle compte quelques détracteurs.
Lorsque le reportage a été publié dans le Globe, le joueur de la LNH qui présentait la meilleure cote Corsi était Marian Hossa.
Il était talonné par… Peter Regin.
La recrue danoise de 23 ans des Sénateurs qui a récolté tout juste 27 points en carrière dans la LNH était donc, à ce moment-là, le deuxième joueur le plus efficace du circuit.
Je viens d’aller faire un site de statistiques assez avancé. Regin présentait la sixième meilleure cote Corsi parmi les joueurs qui ont joué 45 parties ou plus, cette saison. Hossa, Patrick Sharp, Johan Franzen, Jonathan Toews et Alexander Ovechkin le devançaient.
«Peter n’a pas rempli le filet cette saison. Remplir le filet, c’est difficile quand tu joues sur le troisième ou sur le quatrième trio. Toute la saison, le coach lui a répété d’envoyer la rondelle profondément en zone adverse, d’appliquer un solide échec avant et de surtout s’assurer de ne jamais donner la rondelle à l’adversaire», expliquait Daniel Alfredsson, ce matin.
Le capitaine, Regin et Jason Spezza forment le premier trio des Sénateurs depuis quelques matches, en l’absence de Milan Michalek.
«Avec nous deux, Peter n’a pas le choix. Il doit être créatif à l’attaque. S’il ne réussit pas de beaux jeux, on lui crie après», dit Alfredsson.
«Je le regarde et je trouve qu’il est solide sur ses patins. Avec le temps, il va s’améliorer dans les cercles des mises en jeu. Il patine tellement bien qu’il va finir par l’utiliser lors des infériorités numériques. S’il continue à s’améliorer, je vais lui prédire une belle et longue carrière», complète-t-il.
Bryan Murray a vu le reportage du Globe et ça l’inquiète.
«Je n’ai pas vraiment envie que ces chiffres se retrouvent dans les mains de l’agent de Peter», dit-il.
Regin sera joueur autonome avec compensation l’été prochain.
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