Sylvain St-Laurent

Archive, novembre 2009

Dimanche 29 novembre 2009 | Mise en ligne à 17h08 | Commenter Commentaires (3)

Tu sais que t’es en Californie quand…

san_francisco_49ers.jpeg

SAN JOSE - Mon chauffeur de taxi, Bob the Van Man, me raconte qu’il s’est installé à San Jose en 1955, quand on y retrouvait seulement 90 000 habitants. Il s’extasie devant la croissance incroyable de sa ville, dans laquelle s’entassent aujourd’hui plus d’un million de personnes.

Il m’apprend qu’il est devenu un grand fan des Sharks dès leur naissance, au début des années 1990.

Il me dit ensuite qu’il est un peu tanné de voir son équipe connaître du succès en saison régulière pour s’effondrer au début des séries éliminatoires. Il croit néanmoins que ça pourrait changer, cette année, avec le nouveau premier trio.

Jusque-là, il est parfaitement crédible.

Son histoire s’écroule complètement quelques instants plus tard.

- Tu viens de Jacksonville, qu’il me demande.

- Non. Pourquoi?

- Les Sharks affrontent Jacksonville dans leur prochain, match, non?

- Non. Ils sont à Vancouver ce soir. Ils rentrent ensuite à la maison pour affronter Ottawa mardi.

- C’est vrai, Vancouver! Je croyais qu’ils allaient affronter Jacksonville.

Mon ami Ian, reconnu pour sa grande perspicacité, a été le premier à offrir une théorie plausible pour expliquer l’impair.

Il croit que Bob a tout simplement confondu les Sharks et l’équipe de la NFL préférée des gens de San Jose, les 49ers de San Francisco.

Ces derniers affrontaient justement les Jaguars de Jacksonville, aujourd’hui.

Ç’aurait du bon sens.

On se sent quand même loin de chez nous quand une histoire comme celle-là survient.

Ça me donne le goût de vous raconter une autre anecdote, autant sinon plus savoureuse.

Elle se déroule au mois de juin 2007 dans un café Starbucks d’Anaheim, à moins d’un kilomètre du Honda Center, entre le match numéro un et le match numéro deux de la finale de la coupe Stanley entre les Sénateurs et les Ducks.

En voyant le carton d’accréditation autour de mon cou, la jeune caissière avait décidé de me faire la conversation.

- Qui a gagné hier soir?

- Les Ducks.

- Ah ouais? Excellent. Qui est-ce qu’on affronte, déjà?

- Ottawa.

- Ah, nous allons battre Ottawa. C’est certain.

- Vraiment? Vous pensez que votre équipe a tout ce qu’il faut pour remporter le championnat?

- Ah, ça, je l’ignore. De toutes façons, je ne t’ai pas dit que nous allons gagner la coupe. Je t’ai juste dit que nous allons éliminer Ottawa.

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Samedi 28 novembre 2009 | Mise en ligne à 21h49 | Commenter Commentaires (2)

Grand ado

À 35 000 PIEDS D’ALTITUDE, EN ROUTE VERS SAN JOSE - J’ai entendu les mêmes histoires que vous. Celles qui nous donnent les «vraies» raisons qui ont poussé Dany Heatley à exiger une transaction.

Au plus fort de la crise, l’été dernier, j’avais reçu quatre ou cinq versions différentes.

Le thème de fond était toujours le même. Elles impliquaient cependant des joueurs différents et des conjointes de joueurs différentes.

Certains récits se terminaient par une bagarre à coups de poing dans le vestiaire des Sénateurs. Juteux.

Tous m’étaient racontés par des gens «bien informés» qui étaient certains de détenir la vérité. Chacun était alimenté par sa propre «source infaillible» qu’il fallait à tout prix croire.

J’ai fini par développer ma propre réponse universelle destinée à tous ceux qui m’en parlaient.

Tout ce que vous avez entendu s’est peut-être produit.

Tout est possible… mais ne croyez rien.

Nous vivons dans un monde où le moindre petit ragot inventé par un plouc solitaire peut se répandre plus vite que la grippe A (H1N1) à travers la planète en sautant d’une boîte de courriels à l’autre.

La présence d’un nombre croissant de soit-disant experts des sports dans les médias, prêts à vous vendre n’importe quel mensonge pour vous laisser croire qu’il en savent plus long que leurs concurrents, n’aide pas.

De toutes façons, en route vers San Jose, près de trois mois après la transaction qui a fait de Heatley un Shark, ces histoires de moeurs me laissent plus que jamais indifférent.

J’ai bien plus hâte de voir à quel point le plus dangereux marqueur naturel de l’histoire des Sénateurs s’est adapté à son nouvel environnement. Je suis curieux de savoir si la bonne dose de vitamine qui est transmise par le soleil californien aura ramené un sourire sur le visage de celui qui a passé presque tout l’hiver dernier à bouder.

Contrairement aux partisans des Sénateurs et contrairement à son ex-coéquipier qui lui aurait foutu une volée dans le vestiaire, je n’ai rien, mais absolument rien contre Dany.

Je peux même dire que, personnellement, je l’aime bien.

Pendant les quatre années où il a joué à Ottawa, j’ai observé de loin ce hockeyeur immensément talentueux, handicapé par un terrible manque de jugement, pour finalement conclure que nous avions affaire à un vrai de vrai adolescent.

Un adolescent si sûr de lui qu’il pouvait parfois devenir arrogant.

Quand il marquait des buts à profusion et quand son équipe gagnait, on pouvait fréquemment voir Dany traîner dans le vestiaire, pour le simple plaisir de narguer tous ceux qui s’y trouvaient. Ses coéquipiers, les autres employés de l’équipe, les journalistes… tout le monde y passait.

Ses tirades n’étaient jamais très profondes. Ses angles d’attaque ne changeaient pas trop souvent. C’était quand même rigolo.

L’hiver dernier, quand l’équipe a piqué du nez en large partie par sa faute, Dany a encore réagi comme un ado.

Par manque de maturité, peut-être, il a très mal encaissé les critiques. Durant ses conférences de presse d’après-match, de moins en moins longues, il crachait des réponses courtes et vides en fixant plus souvent qu’autrement le sol.

Un peu comme un gamin qui se fait gronder après avoir reçu un mauvais bulletin scolaire.

Entre les parties, on le voyait de moins en moins souvent dans le vestiaire.

L’ado en colère s’enferme dans sa chambre où il ne tolère que ses plus proches amis. Dany, lui, se réfugiait dans les quartiers privés de la PBS où seuls les joueurs sont admis.

Vous comprenez pourquoi je ne peux pas lui en vouloir?

Confrontés à des décisions déterminantes, les ados finissent presque toujours par consulter leurs parents, leurs profs, leurs entraîneurs. Bref, les adultes en qui ils ont le plus confiance.

Je doute fort que Dany ait pris tout seul sa décision d’exiger une transaction, l’été dernier. Tout au long de la saga qui a suivi, il a été conseillé par deux agents aguerris et par un père un peu trop protecteur.

En plus, trois mois plus tard, force est d’admettre qu’un peu tout le monde est sorti gagnant.

Les Sénateurs démontrent depuis le début de la saison qu’ils peuvent gagner tout aussi souvent sans miser sur un marqueur de 50 buts.

Heatley, de son côté, peut recommencer à rêver à la coupe Stanley en jouant avec un des meilleurs fabricants de jeux de toute la LNH.

Vraiment, tout est bien qui finit bien.

COMMENT COMPOSER AVEC LE SUCCÈS?

Lors d’une courte escale à l’aéroport O’Hare de Chicago, samedi matin, j’ai pris plaisir à lire cette amusante chronique dans le Tribune.

Il est question des très hot Blackhawks et du savon qu’ils ont passé aux Sharks de Dany Heatley cette semaine.

Bon week-end.

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Vendredi 27 novembre 2009 | Mise en ligne à 12h28 | Commenter Commentaires (7)

Lee retranché, Karlsson rappelé

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Brian Lee est retourné à Binghamton, ce matin. Ce n’est pas une grande surprise. Il a été le défenseur le moins utilisé par Cory Clouston, passant tout juste 10 minutes et 36 secondes sur la patinoire contre les Blue Jackets.

Le coach a dit qu’il avait été impressionné par sa façon de jouer durant ses premiers matches de la saison, mais qu’il avait été déçu de le voir ralentir par la suite.

Erik Karlsson a été rappelé. Voilà qui surprend un peu plus.

Quand il a été renvoyé dans les mineures, il y a un mois jour pour jour, la direction avait dit qu’il avait besoin de jouer beaucoup et de gagner de la maturité.

Il faut croire que ses 11 points obtenus en 12 parties dans les mineures ont changé la perception de ses patrons à son égard.

Il devrait donc jouer son 10e match de la saison, demain soir, à Boston.

Il reste maintenant à déterminer si Karlsson se retrouve dans la LNH pour quelques jours ou s’il est là pour rester. Avec Anton Volchenkov qui est sur le point d’effectuer un retour au jeu, il pourrait bientôt y avoir congestion à la ligne bleue.

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