Il y a un petit quelque chose dans l’air du sud de la Floride qui invite au calme. Je ne sais pas trop c’est quoi, mais chaque fois que je me retrouve ici, je relaxe.
Je finis toujours par me dire que j’aimerais prendre ma retraite dans un endroit comme ici.
Il fait 30 degrés Celcius, en passant, cet après-midi.
Je vous fait ch…, hein?
Dans quelques années, la retraite, patron. Okay. Peut-être quelques décennies.
Je me dis toujours que les joueurs des Panthers doivent aussi baigner dans la même ambiance, ce qui serait forcément une mauvaise chose. Ce n’est sans doute pas étranger au fait que l’équipe a éprouvé autant de difficultés depuis son arrivée dans la LNH, il y a bientôt 15 ans.
En tous cas. Tout ça pour dire que les Sénateurs ne devraient pas avoir trop de misère à gagner le match de ce soir.
Surtout que les Panthers, qui ont marqué seulement 19 buts à leurs neuf premières parties, seront privés de leur attaquant le plus dangereux David Booth.
Tiens… voici un texte publié ce matin dans un des trois quotidiens qui suivent l’équipe au quotidien, le South Florida Sun-Sentinel, sur l’état de santé du jeune attaquant. Très bien écrit. On ressent toute sa douleur.
En l’absence de Booth, le membre le plus prometteur de cette modeste organisation se trouve peut-être derrière le banc.
Jacques Martin a pris une très bonne décision lorsqu’il a embauché Peter DeBoer, l’an dernier. Ce gars-là a du chien et il refuse de s’apitoyer sur son sort.
Ce matin, par exemple, les journalistes voulaient le ramener sur la mise en échec de Mike Richards à l’endroit de Booth et sur la décision du comité de discipline de la LNH de ne pas suspendre le capitaine des Flyers de Philadelphie.
Sa réponse, toute courte et toute simple, voulait tout dire.
«Le monde n’arrête pas de tourner et personne dans cette ligue n’a de pitié pour nous. Il faut aller de l’avant et tenter de maintenir le rythme. Je ne cherche pas d’excuses. Je ne vais pas me croiser les doigts ou allumer un lampion en espérant que ça va nous aider à gagner. Nous sommes dans le trouble, mais une solution doit forcément exister, quelque part.»
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais si je dirigeais une entreprise, j’embaucherais des gens qui pensent comme ça n’importe quand.

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jef08
28 octobre 2009
18h20
Je partage aussi ton avis, l’atmosphère de la Floride doit faire un peu parti du problème de discipline des joueurs… sans dire qu’il est impossible de trouver son professionnalisme dans un tel décor il faut avouer que la tentation de décrocher est un peu trop présente… Disons qu’on est loin des villes industrielles, froides et avec moins de distraction comme Détroit et Pittsburgh…
C’est là qu’on voit que Tortorella est tout un motivateur!!
pierre79
29 octobre 2009
10h20
Question à propos de votre Blog précédent (en passant, excellant travail ici), monsieur St-Laurent.
Vous parlez que Eugene Melyck veux s’impliquer de plus en plus dans le sport Canadien et qu’il voulait doter d’Ottawa d’une équipe de soccer de la MLS. Pourquoi ne lui demandez vous pas pourquoi qu’il ne profite pas de l’occasion que L’Impact de Montréal (une organisation exemplaire dans une ligue médiocre) et des WhitesCaps de Vancouver ne veulent plus rien savoir de la USl pour créer un championnat Canadien de soccer? Une ligue à 10 clubs qui aiderait la popularité de ce beau sport comme la LCF permet aux jeunes joueurs de football d’ici de rêver à une carrière pro? Partout dans le monde, les ligues de soccer fonctionnes à Championnat Nationale à part ici où qu’on doit encore suivre les Américains, colonisé comme on l’est.
- Ce serait effectivement une bonne question à lui poser. En attendant de connaître sa réponse, j’ai ma petite théorie sur M. Melnyk. L’homme se perçoit comme un joueur des «ligues majeures». Vous vous souviendrez sans doute qu’on l’avait sollicité quand était venu le temps de secourir les Renegades de la Ligue canadienne de football, en 2005. Il avait refusé de se lancer dans l’aventure, même si cela aurait augmenté sa cote de popularité dans la région d’Ottawa-Gatineau. J’ai toujours pensé que cette ligue n’était pas assez prestigieuse à ses yeux. Je crois qu’il a été attiré par la Major League Soccer parce qu’il s’agit d’un circuit d’élite qui vise (même s’il est encore loin d’obtenir) la reconnaissance mondiale.
Sylvain
sensfan123
29 octobre 2009
14h37
Parfois il faut arrêter de vouloir réinventer la roue et simplement rouler avec. C’est pour ça que la MLS est intéressante pour l’Impact et tant qu’à mettre sur pied une équipe soit disant professionnel à Ottawa…. vaut mieux faire le grand saut immédiatement.