Sylvain St-Laurent

Mercredi 17 septembre 2014 | Mise en ligne à 13h16 | Commenter Commentaires (17)

Rude première journée…

Méthot_MarcPATRICK WOODBURY, LeDroit

D’habitude, le tournoi de golf des Sénateurs, c’est une belle journée. C’est comme à la rentrée scolaire. Tout le monde s’est ennuyé, tout le monde est content de se revoir.

Cette année, ça ne s’est pas passé ainsi.

Cette année, il y avait des visages longs au club Rideau View de Manotick.

Il y avait Pierre Dorion, par exemple. Le directeur général associé s’est étouffé dans ses Corn Flakes, ce matin, quand il a lu ce texte du Ottawa Sun dans lequel il est question des négociations avec Marc Méthot.

L’agent de Méthot, Larry Kelly, dit qu’il existe un tout petit fossé entre les demandes contractuelles de son client et la dernière offre des Sénateurs. Il parle de 300 000 $US par année, à peine.

J’ai voulu en parler avec Dorion. Il ne s’est même pas arrêté quand je l’ai interpellé.

Il réservait son venin pour nos amis de TSN 1200. Si vous écoutez l’entrevue, vous allez voir qu’il est en rogne.

Je vous vend le punch tout de suite. Dans la sixième minute, il finit même par se demander si ça vaut la peine de poursuivre les négociations…

Bon début de saison, tout le monde.

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Lundi 15 septembre 2014 | Mise en ligne à 18h23 | Commenter Commentaires (18)

Une solution toute simple pour convaincre Bobby Ryan de rester

Murray_BryanPATRICK WOODBURY, LeDroit

Le commentateur vedette de TSN Bob McKenzie a rencontré les directeurs généraux des sept formations canadiennes de la LNH à quelques jours de l’ouverture des camps d’entraînement.

Son entretien avec Bryan Murray vaut la peine d’être écouté. D’abord, parce que les deux hommes font un bon survol des dossiers les plus importants en ce début de saison.

Ensuite, parce que Murray offre quelques réponses vraiment intéressantes. J’en ai retenu deux.

Quand McKenzie lui demande comment il compte s’y prendre pour convaincre Bobby Ryan de rester…

«Les conseillers de Bobby me laissent croire qu’il est heureux à Ottawa. Il aime bien vivre dans notre ville. Il aime appartenir aux Sénateurs d’Ottawa. Il se plait au Canada. L’affaire, c’est qu’il souhaite passer plus de temps sur la patinoire. Il veut jouer un rôle plus important. L’an dernier, en début de saison, il pouvait lui arriver de passer seulement 16 ou 17 minutes par partie sur la glace. Ça ne lui convenait pas. Il en a parlé avec Paul. Il m’en a parlé aussi. Il n’avait pas l’impression d’être un de nos hommes de confiance. L’indiscipline de notre équipe posait alors un réel problème. À cause de toutes les infériorités numériques, Paul avait du mal à distribuer équitablement le temps de glace. En faisant preuve de plus de discipline, cette saison, ça devrait s’arranger. On croit aussi que Bobby peut jouer un plus grand rôle. Il peut jouer lors des infériorités numériques. Il peut prendre plus de place sur la glace lors des attaques massives. Si nous lui rendons ce service, si nous l’utilisons davantage, nos chances de le retenir chez nous augmenteront.»

Bon. On comprend que la balle est dans le camp de l’entraîneur-chef.

L’autre révélation est un peu moins surprenante. Les Sénateurs ont présentement huit défenseurs de la LNH sous contrat. C’est trop. Tôt ou tard, un membre du groupe devra partir.

«Nous n’allons pas retenir huit défenseurs ici toute l’année, c’est impensable. Nous avons des besoins ailleurs. Je vais tenter de conclure un marché avec un autre directeur général de notre ligue éventuellement.»

Murray laisse entendre que Marc Méthot pourrait être le défenseur échangé parce qu’il ne veut pas le perdre au marché des joueurs autonomes sans compensation l’été prochain.

Simple tactique de négociation ou réelle menace?

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Vendredi 12 septembre 2014 | Mise en ligne à 12h52 | Commenter Commentaires (4)

Le jour où Vincent Dunn a gagné son contrat

Dunn_VincentPATRICK WOODBURY, LeDroit

Je ne crois pas vous avoir déjà raconté cette histoire.

C’est l’histoire du jour où Vincent Dunn a mérité son contrat de recrue dans l’organisation des Sénateurs.

Ça s’est passé le printemps dernier, au moment où Dunn complétait sa saison avec les Olympiques de Gatineau. Une saison assez houleuse, durant laquelle il avait été convoqué dans le bureau du préfet de discipline de la LHJMQ plus souvent qu’à son tour. Une saison durant laquelle il avait donné beaucoup de maux de tête à ses entraîneurs.

Une saison durant laquelle il avait piqué la curiosité des dirigeants des Sénateurs. Pour écoper d’un aussi grand nombre de suspensions, pour être puni aussi souvent, il faut d’abord jouer sans peur. Et les hockeyeurs qui n’ont peur de rien, c’est rare.

La direction de l’équipe a donc décidé de lui offrir un cadeau. Ils lui ont offert la possibilité d’effectuer un «stage d’observation» de quelques jours à Binghamton.

Dunn a sauté sur la proposition. Il a fait ses valises pour Binghamton. Là-bas, il s’est donné le mandat de travailler le plus fort possible à l’entraînement. Impressionné par ses efforts, Luke Richardson lui a donné la chance d’enfiler le maillot dans un match à la toute fin de la saison régulière.

Il n’était cependant pas assez mûr pour faire partie de la formation débutante des Senators dans leur série contre les Penguins de Scranton/Wilkes-Barre. Et ça, il le comprenait parfaitement.

Le matin du premier match, Dunn faisait partie d’une demie douzaine de réservistes qui patinaient à l’écart. Vers la fin de leur séance d’entraînement, au Broome County Coliseum de Binghamton, le directeur général associé des Sénateurs, Randy Lee, avait une proposition pour tous ces «black aces». Ils pouvaient, s’ils le désiraient, se rendre à Wilkes-Barre en fin de journée pour assister à la partie depuis les gradins.

Environ 150 kilomètres séparent Binghamton et Wilkes-Barre.

Le soir venu, un seul joueur s’est présenté au point de rencontre. C’était Dunn. Il avait enfilé un complet. Pour lui, c’était une soirée de travail. Dans les gradins, il a passé la soirée à parler. À faire des observations sur le jeu. Sur les joueurs. Des observations étonnantes, selon ce que m’a raconté Lee cet été.

Ce soir-là, Dunn a prouvé qu’il était capable de se montrer très sérieux.

Il ne s’est pas arrêté là. Cet été, il a multiplié les voyages à Kanata pour s’entraîner avec le préparateur physique des Sénateurs, Chris Schwarz. La porte du gym de Schwarz est ouverte à tous les membres de l’organisation, chaque jour de l’été. Au fil des ans, les espoirs qui sont originaires de la région n’ont pas tous eu la sagesse d’en profiter.

Dunn veut jouer dans la LNH. Il est encore loin de son but. Bien des choses pourraient le faire dérailler. Mais il a beaucoup de volonté. Impossible de le nier.

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