Si ma mémoire est bonne, diverses personnalités québécoises ont proposé, rapidement après le début de la grève étudiante, que soit décrété un moratoire et que soient créés des états généraux de l’éducation. C’est la solution que je retiens, car la hausse des frais de scolarité n’est qu’un des nombreux et importants problèmes que connait notre système d’éducation à l’heure actuelle.
Mais avant tout, il faut que le gouvernement abroge la Loi 78: indépendamment de mes opinions personnelles au sujet de cette loi, il m’apparait clairement, comme à beaucoup de Québécoises et Québécois, qu’elle obtient des résultats contraires à ceux qu’elle visait.
Bien loin de se ridiculiser, le gouvernement ferait preuve de courage et de clairvoyance en disant: «Nous avons pris une mauvaise direction. Faisons table rase de ce qui s’est produit jusqu’à maintenant et reprenons les négociations de bonne foi.» Cependant, je ne vois pas comment la Loi 78 et des négociations de bonne foi peuvent aller de pair.
Mon message laisse entendre que le gouvernement est responsable de la situation actuelle: c’est ce que je pense. Non pas que je ne fasse pas preuve d’esprit critique face aux étudiantes et étudiants et à leurs revendications. Mais, à simplement écouter les uns et les autres, ce sont ces derniers qui m’ont convaincu de l’honnêteté et de la transparence de leurs propos et non les ministres Charest, Beauchamp et Courchesne. Et croyez bien que je le déplore.
Michèle Venet