Crise étudiante: vos solutions

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    Mercredi 30 mai 2012 | Mise en ligne à 13h04 | Commenter Aucun commentaire

    Négocier la hausse

    Voici mon opinion concernant la meilleure façon de régler la crise:

    Le gouvernement doit négocier sur la question de la hausse. En vérité, il n’a jamais vraiment négocié avec les étudiants. Du moins, pas sur le sujet qui les préoccupe : la hausse.

    Depuis le début du conflit, il a toujours défendu bec et ongles que la question de la hausse était indiscutable. Il a proposé quelques bonifications ici, des prêts et bourses là, mais jamais rien sur la hausse. Bien sûr, les diminutions éventuelles des autres frais, une fois la hausse rentabilisée, et les bourses sont alléchantes vues de l’extérieur, mais les étudiants savent que prêts = dettes, que les bourses ne seront jamais données qu’à quelques chanceux qui auront tiré la bonne carte et que la famille ne devrait pas compter là-dedans.

    Ils savent aussi que les diminutions éventuelles des autres frais, que l’ex-ministre Beauchamp traitait comme une utopie le lendemain, reposent sur la croyance en la bonne foi du gouvernement. Or, le gouvernement enchaîne les faux pas les uns après les autres. Tantôt, il accuse les étudiants de ne pas faire de compromis et il se défend d’en faire depuis le début, tantôt, il prétend qu’il ne s’agit plus d’une question de frais de scolarité sans même en avoir parlé avec eux. Tantôt, il les accuse d’être antidémocratiques, car ils ne se plient pas aux décisions des élus tandis qu’il refuse depuis le début de son mandat d’écouter la population, et je passerai sur la question des ententes avec les leaders et les soupçons de clauses changées à la dernière seconde précédant les accusations d’amateurisme.

    On se demande aussi si Charest a si peu de respect pour ses étudiants qu’il refuse de leur parler. Il est temps que Charest laisse tomber son arrogance, cesse les gestes indignes d’un premier ministre en jetant de l’huile sur le feu et accepte non pas de faire les compromis, mais de considérer les compromis que proposent les étudiants. C’est la seule sortie de crise possible.

    Francis Aubert


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