Soccer

Archive, novembre 2016

Mercredi 30 novembre 2016 | Mise en ligne à 10h52 | Commenter Commentaires (46)

Impact : gérer la fatigue et le match

CHARLES DUBÉ

Une nouvelle page de l’histoire du soccer au Canada sera tournée ce soir alors qu’une première équipe canadienne atteindra la finale de la Coupe MLS. L’Impact se rendra au BMO Field pour y affronter le Toronto FC avec une légère avance, mais deux buts encaissés à domicile. Il devra se montrer prudent sans trop être attentiste s’il veut éviter la courte défaite qui paverait la voie aux rouges.

Pour atteindre son objectif, l’Impact devrait encore présenter le même visage en début de rencontre avec Matteo Mancosu en pointe. La clé sera donc de connaître un autre bon début de match et de mieux gérer la suite des choses.

Le onze partant type des derniers matchs a donné de belles choses à Mauro Biello alors que son intensité et son pressing en début de rencontre a permis de déstabiliser l’adversaire et d’amorcer les rencontres en lion. Cette approche, combinée aux jambes vieillissantes de certains joueurs, posent toutefois problème en fin de rencontre alors que plusieurs Montréalais n’ont plus l’énergie pour maintenir la pression sur l’adversaire, ce qui ouvre la porte à un retour en force de l’adversaire.

La clé pour l’Impact sera donc de bien gérer son niveau d’intensité. Le bleu-blanc-noir voudra rapidement prendre contrôle du match, surtout pour ne pas se retrouver dans une situation ou un but torontois en fin de rencontre scellerait l’issue du duel, mais doit être en mesure de tenir 90 minutes, ou même plus s’il y a prolongation.

On critique dernièrement les changements convenus de Mauro Biello, mais avec un Patrice Bernier, qui peine après la 50e minute, Dominic Oduro qui ralentit et arrête de se replier à la 60e et les autres milieux qui en arrachent également en fin de match, il n’a souvent pas le choix de faire les mêmes changements. Il faudra toutefois qu’il les fasse plus tôt qu’à Montréal et qu’il adapte son schéma au besoin, quitte à le faire avec les joueurs sur le terrain.

Je serais très surpris de voir l’entraîneur montréalais modifier son onze partant. Il misera sur les joueurs qui l’ont mené à un match de la finale. Mais croyez-vous que d’autres options pourraient être intéressantes ? Faire amorcer le match à Calum Mallace pour avoir un Patrice Bernier frais et dispo à la 50e minute ? Donner le couloir droit à Johan Venegas et pouvoir compter sur la vitesse de Dominic Oduro en fin de rencontre si on a besoin d’un but ? Quelle serait votre stratégie pour le match de ce soir ?

Qui remportera le duel ? Ma prédiction 2-2 sur une égalisation tardive de Didier Drogba.

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Mercredi 23 novembre 2016 | Mise en ligne à 11h15 | Commenter Commentaires (68)

Victoire en demi-teinte pour l’Impact

CHARLES DUBÉ

Peut-on à la fois gagner et perdre un même match ? C’est l’impression qui ressort après le premier match de la finale de la Conférence de l’Est de la MLS entre l’Impact de Montréal et le Toronto FC.

D’abord, parce que, malgré le « linegate » qui a retardé le coup d’envoi, la rencontre a donné lieu a du jeu enlevant et de multiples rebondissements qui ont offert un solide spectacle aux 61 004 spectateurs réunis au stade Olympique et aux centaines de milliers qui ont regardé la partie à la télévision. Un moment important pour l’histoire du soccer au Canada.

Ensuite, parce que l’Impact, ayant mené au score 3-0 et prêt à se rendre à Toronto avec un important avantage, s’est relâché et a alloué deux buts qui le forcera à aller chercher un résultat dans la Ville Reine. Si Mauro Biello a eu l’avantage en début de rencontre avec ses choix tactiques, il n’a pas su adapter son équipe aux changements apportés par son vis-à-vis Greg Vanney.

Dès le début du match, le bleu-blanc-noir y est allé de son pressing intense qui l’a si bien servi depuis le début des séries et a profité des espaces laissés par les rouges sur les ailes et de la vitesse du terrain pour imposer sa marque sur la rencontre. Une passe sublime de Bernier, l’opportunisme d’Oduro et la combinaison Piatti-Mancosu ont donné deux buts rapides aux Montréalais.

La gestion de l’avance a toutefois été plus difficile et le sifflet de la demie a aidé a relâché un peu la pression de plus en plus forte de la part des Torontois sur la cage d’Evan Bush.

Une belle pièce de jeu individuelle d’Ambroise Oyongo, qui a connu un autre fort match, a permis à l’Impact d’ajouter un troisième but et de reprendre un peu le contrôle du match, mais a peut-être rendu certains joueurs trop téméraires et paresseux dans leur repli. Bernier a perdu quelques ballons en essayant des contrôles au milieu du terrain, Oduro ne redescendait plus aussi souvent, les milieux et Mancosu mettaient moins de pression en récupération.

En faisant entrer Will Johnson et Tosaint Ricketts (particulièrement le second), Greg Vanney a su insuffler une nouvelle énergie à son équipe qui a pu profiter des jambes fatiguées de certains Montréalais et des espaces créés à l’arrière. Ricketts a aussi permis aux Torontois de diversifier leur attaque. C’est une arme redoutable (et connue) à laquelle l’Impact n’a pas su s’adapter.

Certains d’entre vous critiquer l’arbitrage, mais l’Impact n’a que lui a blâmé pour son relâchement et son incapacité à changer son jeu pour contrer la nouvelle stratégie des Torontois. L’ajout d’un joueur percutant dans la boîte montréalaise (Ricketts) aurait dû mener à un renforcement de la défense. Au contraire, les joueurs fatigués ne se repliaient plus et aucun changement n’a été apporté au milieu.

Comment Bernier a-t-il pu jouer jusqu’à la 87e minute ? Pourquoi ne se repliait-il pas et ne faisait-il pas un meilleur pressing ? Il était souvent le joueur le plus avancé de l’équipe. Pourquoi Oduro restait à l’avant et avait cessé de couvrir le côté droit de la défense ? Pourquoi n’a-t-on pas vu un Calum Mallace ou un Johan Venegas entrer plus tôt dans le match pour changer le rythme et l’énergie ? Plusieurs questions auxquels l’entraîneur devra répondre si le résultat n’est pas au rendez-vous à Toronto, mais qui seront oubliées si l’équipe passe en finale.

Au final, l’Impact a gagné le match 3-2 et demeure en contrôle du duel aller-retour. Ça promet à Toronto mercredi prochain.

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Lundi 21 novembre 2016 | Mise en ligne à 11h39 | Commenter Commentaires (55)

D’abord, neutraliser le TFC…

CHARLES DUBÉ

Le mot d’ordre pour l’Impact de Montréal depuis le début des séries est assurément focus, concentration. Et ça ne devrait certainement pas changer demain contre le puissant Toronto FC.

L’Impact voudra quitter Montréal et se présenter à Toronto la semaine prochaine avec l’avantage au nombre des buts marqués, mais aussi en ayant limité l’adversaire au moins de buts possible, idéalement aucun. On a vu l’importance des buts marqués à l’étranger dans les séries allez-retour lors du parcours de l’Impact en Ligue des champions l’an dernier. Ce pourrait l’être tout autant contre les Torontois.

Pour ce faire, les joueurs de Mauro Biello devront rester aussi concentrés et disciplinés en défense qu’ils l’ont été jusqu’ici en séries : arrêter le puissant trio Bradley/Giovinco/Altidore ne sera pas une mince affaire. Evan Bush aura encore une fois son mot à dire dans l’issue du match et il devra continuer à réaliser de gros arrêts. Laurent Ciman et Marco Donadel dirigeront le trafic devant lui.

À l’autre bout du terrain, les joueurs offensifs devront continuer à être incisifs. La défense de Toronto s’est solidifiée depuis l’an dernier et ne laissera certainement pas beaucoup d’occasions aux Montréalais. Il faudra capitaliser quand la chance se présentera. Nacho Piatti devra livrer une autre grande performance, même s’il sera sûrement surveillé de très près, alors que Matteo Mancosu devra retrouver le mordant qui lui a manqué lors du dernier match. Sinon, on pourrait voir Didier Drogba faire son entrée sur le terrain plus rapidement.

Alors que les rouges aiment contrôler le centre du terrain, il pourrait se créer des espaces sur les flancs. Les Ambroise Oyongo et Hassoun Camara pourraient en profiter pour se projeter vers l’avant, mais ils devront rester prudents pour ne pas se faire prendre à contre-pied. Les deux équipes tendent à avoir du succès quand elles ne contrôlent pas le ballon et minimisent ainsi le risque de perte de balle en zone dangereuse.

Comment aborderiez-vous ce premier match contre Toronto ? Quel serait votre onze de départ ? On garde la recette des derniers matchs ou on y va avec une petite surprise pour essayer de déstabiliser l’adversaire ?

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