Soccer

Archive, septembre 2015

Mardi 22 septembre 2015 | Mise en ligne à 11h17 | Commenter Commentaires (187)

Impact : poursuivre sur la lancée

CHARLES DUBÉ

On ne peut en douter, autant sur que hors du terrain l’effet Drogba se fait sentir depuis quelques matchs. Des performances explosives à l’attaque, des salles combles au stade Saputo, les partisans du bleu-blanc-noir pourraient difficilement en demander plus. L’Ivoirien domine sur le terrain, engage ses coéquipiers et les rend meilleurs. Il dicte le jeu et dirige la circulation. Il semble aussi s’amuser autant que les nombreux amateurs dansant dans leurs chandails orange dans les gradins.

La course aux séries n’est toutefois pas terminée, loin de là. Au moment où l’Impact aligne les bonnes performances, il en va de même de ses adversaires directs. Orlando City et le New York City FC sont tous deux sur une séquence de deux victoires alors que Philadelphie a remporté trois de ses cinq derniers matchs. Les trois équipes sont prêtes à saisir leur chance si jamais le onze montréalais vacillent.

Combien de points le bleu-blanc-noir devra-t-il engranger d’ici la fin de l’année pour s’assurer de sa place en série? Avec ses nombreux matchs en main, il demeure maître de son destin. Les trois poursuivants ont chacun encore quatre matchs à jouer. Il serait surprenant de voir une de ces équipes récolter plus de sept points (deux victoires, une défaite et un match nul). Ceci amènerait Orlando, actuellement septième, à 42 points. Le chiffre magique de l’Impact pour égaler ce total serait alors de six points. Les deux premiers bris d’égalité sont le nombre de victoires et la différence de buts. Pour égaler le nombre de victoires hypothétiques de Kaká et de ses coéquipiers, les hommes de Mauro Biello n’auraient qu’à gagner un match d’ici la fin de la saison et il est presque impensable que les Floridiens comblent un retard de 14 buts au niveau du différentiel.

Bref, pour faire les séries, l’Impact aura vraisemblablement besoin d’au moins une victoire et trois matchs nuls (ou deux victoires) en sept matchs d’ici la fin de la saison.

Et l’état-major souhaite sûrement s’approcher de cet objectif dès cette semaine avec deux matchs à domicile avant de partir pour une série de quatre rencontres sur la route. L’occasion est d’ailleurs belle. Demain, Montréal affrontera le Fire de Chicago, en totale déroute, avant d’accueillir samedi le D.C. United qui n’a pas gagné à ses cinq derniers matchs (quatre défaites). Le bleu-blanc-noir peut-il gagner ces deux rencontres ? Le Fire sera-t-il fouetté par le congédiement de son entraîneur Frank Yallop ? D.C., qui avant cette mauvaise séquence, trônait au sommet du classement de l’Est, se ressaisira-t-il pour offrir une solide opposition ? Combien de points l’Impact doit-il obtenir selon vous cette semaine ?

Si le déclin de l’équipe de la capitale américaine se poursuit (9 points d’avance et 3 matchs joués de plus) et que le Toronto FC perd encore quelques matchs, l’Impact pourrait également grimper au classement et améliorer son sort en séries s’il poursuit sur sa lancée.

Un milieu à revoir

Avec la suspension de Marco Donadel et la blessure de Callum Mallace, Mauro Biello devra remanier son milieu de terrain. Nigel Reo-Coker, qui revit depuis l’arrivée de Drogba et de l’entraîneur québécois, devrait assurer une présence physique. Qui l’épaulera ? Patrice Bernier, de retour de blessures ? Eric Alexander, qui tarde à trouver son rythme ? Ou Kyle Bekker, impressionnant quand on a fait appel à ses services ? Personnellement, je miserais sur le dernier. Et vous ?

Et devant, fait-on confiance à Dilly Duka, marqueur samedi, à la place du décevant Andrés Romero ? Quel serait votre onze partant pour le match de demain contre le Fire ?

La filière camerounaise

Finalement, mon collègue Pascal Milano a livré ce matin un intéressant dossier sur la nouvelle filière camerounaise de l’Impact dans La Presse+. Vous pouvez lire le texte principal ici.

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Lundi 14 septembre 2015 | Mise en ligne à 14h15 | Commenter Commentaires (90)

UEFA: à quoi s’attendre en Ligue des champions ?

CHARLES DUBÉ

Après les diverses rondes de qualification durant l’été, la Ligue des champions de l’UEFA (Europe) prendra véritablement son envol demain avec le début de la phase des groupes. La particularité cette année : l’Espagne comptera sur cinq équipes, le FC Séville ayant obtenu son billet grâce à sa victoire en finale de la Ligue Europa, l’an dernier. À quoi pouvons-nous nous attendre durant cette phase ? Quels ténors pourraient tomber ? Ou encore quelle équipe moins prestigieuse saura causer la surprise et se faufiler en rondes éliminatoires. Petit tour d’horizon des huit groupes de la Ligue des champions.

Groupe A : Paris Saint-Germain, Real Madrid, Shakhtar Donetsk, Malmö

Les Français et les Espagnols sont largement favoris et devraient logiquement sortir de ce groupe, mais attention aux Ukrainiens qui sont toujours capables d’aller chercher de bons résultats. Prédiction : Real Madrid, Paris Saint-Germain, Shakhtar Donetsk, Malmö.

Groupe B : PSV Eindhoven, Manchester United, CSKA Moscou, Wolfsburg

Si on se fie à la réputation des clubs, Manchester United devrait aisément dominer ce groupe. Les Red Devils ont toutefois connu quelques saisons plus difficiles depuis la retraite d’Alex Ferguson et certains de ses adversaires pourraient s’avérer dangereux. Wolfsburg – deuxième en Allemagne l’an dernier – possède un excellent groupe et les déplacements en Russie ne sont jamais faciles. Memphis Depay fera également un retour contre son ancien club. Prédiction : Wolfsburg, Manchester United, CSKA Moscou, PSV Eindhoven.

Groupe C : Benfica, Atlético Madrid, Galatasaray, Astana

Astana est la première équipe du Kazakhstan à atteindre la phase des groupes de la Ligue des champions. Elle ne devrait pas se rendre plus loin, mais ses adversaires de l’ouest du continent n’apprécieront certainement pas le long voyage (10 heures de vol) vers la capitale kazakh, particulièrement le Benfica Lisbonne qui s’y rendra dans la froideur de la fin novembre. Les Espagnols, à la lumière de leur performance des dernières années, partent favoris alors que ce pourrait être serré entre les Portugais et les Turcs, tous deux habitués aux grandes compétitions européennes. Je donne un léger avantage à Galatasaray, un ancien club de Didier Drogba. Prédiction : Atlético Madrid, Galatasaray, Benfica, Astana.

Groupe D : Juventus, Manchester City, FC Séville, Borussia Mönchengladbach

Le groupe de la mort et un des plus difficiles à prédire sans contredit. Avec ses millions et sa domination en Premier League depuis le début de l’année, il serait tentant de donner d’entrée de jeu la tête du groupe à Manchester City. Mais les hommes de Manuel Pelligrini tardent encore à faire sentir leur puissance en Europe. Cette année sera-t-elle la bonne? Ils devront se méfier des finalistes de l’an dernier. La Juventus demeure une solide équipe malgré les départs d’Andrea Pirlo et Arturo Vidal durant la saison estivale. Le FC Séville sait également se battre sur la scène européenne, comme en témoigne son sacre en Ligue Europa. Et il ne faut jamais compter une équipe allemande pour battue. Prédiction : Juventus, Manchester City, FC Séville, Borussia Mönchengladbach.

Groupe E : Barcelone, Bayer Leverkusen, AS Rome, BATE Borisov

Le champion défendant – le FC Barcelone – ne devrait pas avoir trop de difficulté à sortir de son groupe. Les Allemands et les Italiens peuvent certainement offrir une bonne opposition alors que les Biélorusses sont capables de causer une surprise ou deux, mais les Espagnols demeurent largement au-dessus du lot. Ce sera plus serré entre Leverkusen et Rome. Prédiction : Barcelone, Bayer Leverkusen, AS Rome, BATE Borisov

Groupe F : Bayern Munich, Arsenal, Olympiakos, Dinamo Zagreb

Le puissant Bayern n’a toujours pas obtenu de grands résultats européens sous Pep Guardiola, dont l’étoile en a légèrement pâli. L’entraîneur espagnol saura-t-il redorer son blason cette année ? Le visage de son équipe a considérablement changé depuis son arrivée, mais elle demeure une formidable machine. Seul véritable obstacle dans ce groupe, Arsenal, un habitué des rendez-vous contre les puissants clubs allemands. Les Grecs et les Croates ne sont pas à négliger et pourraient surprendre une équipe qui les sous-estime. Pas assez cependant pour atteindre le tour suivant. Prédiction : Arsenal, Bayern Munich, Olympiakos, Dinamo Zagreb.

Groupe G : Chelsea, Porto, Dynamo Kiev, Maccabi Tel-Aviv

Le début de saison de Chelsea (dernière équipe de Didier Drogba) est catastrophique, si bien que Jose Mourinho a même parlé d’éviter la relégation en conférence de presse. Mais, le classement à ce stade de la saison ne fait pas foi de la force d’une équipe. Même privés de leur gardien Thibaut Courtois, les Blues ont les éléments pour se ressaisir et remonteront au classement. Cet écart de début de campagne les a toutefois pratiquement déjà exclus de la course pour le championnat anglais. La couronne européenne est ce qui pourrait sauver leur saison et ne miser jamais contre une équipe entraînée par Jose Mourinho pour y parvenir. Son ancienne équipe, Porto, se méfiera des Ukrainiens, mais devrait logiquement aussi atteindre le tour suivant. Prédiction : Chelsea, Porto, Dynamo Kiev, Maccabi Tel-Aviv

Groupe H : Zénit Saint-Pétersbourg, Valence, Lyon, Gent

Le groupe le plus faible pourrait donner lieu à une belle lutte. Les Belges ne feront probablement pas le poids face à leurs trois adversaires, mais ils pourraient tout de même aller grappiller quelques points qui pourraient faire la différence pour un des trois autres. Les Français croiront en leurs chances, mais, pour passer au tour suivant, ils devront aller chercher des points en Russie ou en Espagne. Prédiction : Valence, Lyon, Zénit Saint-Pétersbourg, Gent.

Quels sont vos prédictions ? Quelle équipe causera la surprise selon vous ?

UN MOT SUR L’IMPACT

Après un important match nul samedi à Los Angeles, l’Impact poursuit son voyage en Californie et affrontera San Jose mercredi. Le jeu blanc – sans Laurent Ciman – acquis contre la surpuissante attaque du Galaxy saura certainement hausser la confiance du onze montréalais. Qu’espérez-vous du prochain match ? Un autre points vous satisferait-il ? Croyez-vous que l’Impact a ce qu’il faut pour s’imposer sur le terrain du Earthquake ?

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Mardi 8 septembre 2015 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (50)

Un joueur qui peut faire la différence

CHARLES DUBÉ

Je ne m’éterniserai pas sur les trois buts de Didier Drogba – marqués du pied droit, du gauche et de la tête – que vous avez sûrement déjà vus et revus en boucle depuis l’excitant match de samedi. Je ne m’attarderai pas non plus sur l’implication du joueur ivoirien partout sur le terrain notamment dans les phases défensives et les coups de pied arrêtés – implication que Wandrille Lefèvre a justement louée dans ses commentaires d’après-match.

Ce qui m’a le plus marqué du match de samedi, c’est que l’Impact compte finalement sur un joueur qui peut faire la différence à lui seul, un joueur qui lui manque depuis le départ de Marco Di Vaio ou même son entrée en MLS. J’en parlais plus tôt cette saison, notamment ici avant le départ de Bakary Soumaré et de Jack McInerney. L’Impact a une belle équipe, avait de la profondeur à toutes les positions, mais il lui manquait un joueur qui pouvait gagner des points et des matchs à lui seul. Un joueur qui pourrait faire mal à l’adversaire comme des Kaká, David Villa, Michael Bradley et Sebastian Giovinco ont fait mal au onze montréalais.

C’est ce que nous attendions de Didier Drogba et c’est ce qui a livré samedi en plus de deux salles combles en deux matchs. L’ancienne gloire de Chelsea ne dominera évidemment pas tous les matchs comme elle l’a fait ce week-end, mais elle a montré que malgré son âge, elle était encore une ou même deux coches au-dessus de la mêlée. Si Drogba poursuit sur sa lancée, et je ne vois aucune raison qu’il ne le fasse pas, l’Impact sera facilement des séries et pourrait créer quelques surprises une fois dans le tournoi automnal.

Créer de l’espace

Une des forces d’un bon leader est de rendre ses coéquipiers meilleurs et c’est aussi exactement ce que Drogba a fait contre le Fire. Non seulement a-t-il livré ses instructions tout au cours du match, il a créé de l’espace pour tout le monde comme seul peut le faire un attaquant de classe mondial. D’abord pour lui-même sur le premier but. Après une réception parfaite d’un centre de Nigel Reo-Coker, il a pivoté avec brio pour échapper à son couvreur et dégainé un puissant tir seul devant le gardien. Ensuite, pour les autres joueurs offensifs et surtout Andrés Romero. Alors que le Fire accentuait la couverture sur Didier Drogba et dans une moindre mesure Nacho Piatti (qui bénéficie également de l’espace créée par Drogba), l’ailier argentin s’est souvent retrouvé fin seul avec de belles occasions. Son manque de confiance était apparent surtout au début du match alors qu’il n’osait pas tirer, mais au fur et à mesure que le match a avancé, il s’est montré plus incisif.

Si Romero, Dilly Duka ou Johan Venegas peuvent profiter de cet espace du côté gauche et capitaliser sur certaines occasions, l’attaque montréalaise n’en deviendra que plus redoutable. Et ce n’est qu’une question de temps avant que ça ne se produise.

De l’autre côté, Justin Mapp a été fidèle a lui-même multipliant les centres et les percées vers le milieu du terrain. Sa longue absence nous a rappelé à quel point il est important pour le bleu-blanc-noir et qu’il apporte quelque chose de différent à l’attaque montréalaise.

Carences à l’arrière

Mais attention, malgré la victoire, tout n’était pas rose pour autant samedi et il ne faudrait pas oublier dans l’euphorie les carences de l’équipe. Autant l’attaque menée par Drogba s’est montrée incisive, autant ce fut pénible à l’arrière. Comme je l’ai écrit plus haut, avant le départ de Bakary Soumaré, l’Impact disposait d’une belle profondeur à toutes les positions. Depuis son départ, c’est un peu court en défense et on a vu toute l’étendue du problème contre le Fire alors que la charnière montréalaise était composée de trois joueurs hors position. Avec la suspension de Laurent Ciman, il faudra solidifier le tout.

Wandrille Lefèvre s’est relativement bien comporté comme général à la défense, mais ce fut un peu plus difficile pour Donny Toia. Le défenseur américain surpasse largement les attentes depuis le début de saison et s’est établi comme un joueur régulier de la MLS. Son travail défensif sur la gauche et la droite est souvent impeccable et il a déjà dépanné avec succès au centre. Samedi, par contre, on a vu qu’il était moins à l’aise avec cette position axiale alors qu’il a perdu quelques duels aériens importants et oublié quelques joueurs derrière lui.

Le plus pénible fut cependant sur le côté gauche où Maxim Tissot a montré une faiblesse évidente en défense. Coupable d’avoir donné un pénalty inutile, il a été un peu chanceux de terminer la première demie sans être expulsé en plus de se faire déborder régulièrement. La deuxième demie a été, heureusement, un peu mieux. Depuis deux ans, Tissot est en train de s’établir comme une option intéressante comme milieu offensif, mais les doutes subsistent quand il est déployé comme défenseur. ll a besoin d’être mieux épaulé (c’est peut-être une des raisons pour laquelle Toia a eu un match plus difficile alors qu’on le voyait souvent hésitant entre couvrir le centre et aider sur le côté gauche). Le Fire l’a compris et a marqué trois buts en exploitant son côté.

Nigel Reo-Coker, qui a connu son meilleur match comme défenseur droit, a sûrement profité de cette situation. L’Anglais a montré toutes ses qualités en se projetant vers l’avant, driblant quelques joueurs et livrant de bons centres, dont un décisif. Défensivement, il a fait le travail en gardant bien sa position et jouant un match simple. Mais attention aux extrêmes, autant je trouve qu’on a souvent été dur avec Reo-Coker, autant je trouve que certains sont trop élogieux envers lui après le dernier match.

Reo-Coker a fait exactement ce qu’il a toujours bien fait lorsqu’il a été déployé en tant que défenseur droit. Il a démontré qu’il est une solution temporaire s’il est bien couvert et qu’il peut apporter une belle touche offensive. Ç’en aurait certainement été si le Fire avait attaqué son flanc avec vitesse au lieu de profiter des lacunes du côté gauche montréalais. NRC demeure, selon moi, une police d’assurance en défense, mais il vaut mieux éviter de l’utiliser à ce poste devant un ailier très technique et rapide. Autant on a vu Toia permuter avec Oyongo et prendre le flanc droit de la défense quand la menace de l’adversaire vient de ce côté, autant il faut protéger Reo-Coker quand il joue à cette position. Mais de toute façon, Reo-Coker à droite ne devrait être qu’une mesure d’urgence.

La question est plutôt de savoir, avec sa performance de samedi, l’Anglais s’est-il mérité une autre chance comme partant au milieu ?

Sinon qu’avez-vous pensé de l’hymne de Radio-Radio ?

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