
Certaines transactions ont l’avantage d’arranger tout le monde. Celle envoyant Lamar Neagle aux Sounders de Seattle est l’une d’elles. Le milieu gauche se rapproche ainsi de sa famille tandis que le club de l’Ouest américain retrouve un joueur local très apprécié par ses partisans.
Et l’Impact dans tout ça? La place de joueur international glané en échange – sa 11e – lui permet de bénéficier de davantage de flexibilité jusqu’à la fin de la fenêtre des transferts, le 15 avril. Avec déjà huit étrangers à sa disposition, Nick De Santis peut encore allègrement regarder vers les autres continents. Un tweet de son président Joey Saputo, dimanche soir, quelques minutes après le départ de Neagle, a quelque peu enflammé les réseaux sociaux à ce sujet. «Le dernier échange ouvre la porte à la recherche d’un étranger. Sera-t-il d’Europe ou d’Amérique du Sud? Je parie sur l’Amérique du Sud. Restez à l’affût», a-t-il écrit en substance.
En entrevue avec les médias, lundi après l’entraînement matinal, De Santis a d’abord balayé du revers de la main la possibilité de voir à Montréal un joueur du calibre de Juan Roman Riquelme, l’ancien meneur de jeu de Boca. Il a ensuite rappelé son affection pour ce continent, ainsi que son historique.
«Nous avons toujours eu des contacts avec les joueurs sud-américains. Chaque année, nous avons eu des Argentins ou des Brésiliens avec nous et c’est un marché dans lequel j’ai beaucoup de contacts. Il y a donc toujours des possibilités en Amérique du sud.»
Pour l’instant, De Santis n’a pas prévu de voyage de dépistage dans ce coin du globe. Il a, par contre, une idée très claire du profil du candidat, sorte de pièce manquante du puzzle. Il arbore les traits d’un joueur offensif, polyvalent et, si possible, pas trop gourmand financièrement. Car, à l’heure actuelle, l’Impact n’a «pas beaucoup d’espace» sous le plafond salarial, selon le directeur sportif montréalais.
«Nous voulons un autre attaquant, mais qui peut aussi jouer sur les côtés. Cela donne plus de flexibilité pour changer de système tactique, soit en 4-3-3, 4-4-2 ou 4-2-3-1, précise-t-il. Les différents joueurs que nous avons déjà, je pense à Marco Di Vaio, Andrew Wenger ou Sanna Nyassi, peuvent évoluer dans différents schémas.»
Cette faible marge de manœuvre financière pourrait annoncer d’autres transactions d’ici le lancement de la saison ou lors de l’ouverture de la prochaine fenêtre, cet été. Les 19 équipes auront alors un mois pour se renforcer et colmater les brèches. Le joueur mystère pourrait-il n’arriver qu’à la fin du mois de juin, dans un scénario rappelant celui de Di Vaio? De Santis n’aurait aucun problème à débuter la saison avec le groupe actuel qui avait obtenu sa part de bons résultats, en deuxième moitié de campagne, en 2012.
«Je pense que l’on peut facilement commencer le championnat avec la présente équipe et ensuite voir nos besoins lors du marché qui s’ouvrira en juin. Il faudra ensuite voir si le président serait enclin à recruter un autre joueur désigné», s’interroge-t-il.
Troisième joueur canadien: une solution interne
La place du troisième joueur canadien, le minimum imposé par la MLS, sera comblée par un membre de l’équipe des moins de 21 ans, a révélé Marco Schällibaum, lundi. Après plus d’une semaine d’entraînements, l’entraîneur montréalais s’est déclaré très satisfait du travail accompli par les cinq aspirants.
«Pourquoi chercher ailleurs si on a déjà ce qu’il faut dans la maison? Cela veut dire qu’ils ont fait du bon travail à l’Académie parce qu’ils sont déjà à un très bon niveau technique et tactique», a-t-il énoncé tout en rappelant qu’il avait lui-même «lancé pas mal de jeunes», en Suisse.
Même s’il a déjà le nom de l’élu en tête, Schällibaum jouera la carte du mystère lors des prochaines semaines. Le stage en Floride se chargera de donner les premiers éléments de réponse. Maxime Crépeau, Maxim Tissot, Wandrille Lefevre, Zakaria Messoudi, et Mircea Ilcu sont les pensionnaires de l’Académie à s’entraîner avec l’équipe professionnelle depuis le 21 janvier.
Pas mon échange
Lorsqu’interrogé sur l’échange Eddie Johnson c. Mike Fucito/Lamar Neagle, De Santis a lancé que ce n’était pas lui qui avait pris la décision. Cela démontre hors de tout doute, qu’au début de 2012, Jesse Marsch avait une bonne marge de manœuvre avant que le pouvoir décisionnel ne réaboutisse dans les mains du directeur sportif. Néanmoins, quel échange douloureux pour l’Impact, un an plus tard…

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seb.b
29 janvier 2013
08h31
La faible marge financière annonce peut-être le départ d’Arnaud? On peut presque remplacer son salaire par un joueur désigné…
tleveque
29 janvier 2013
09h04
Je ne peux pas croire qu’Arnaud soit encore là!! Le Gomez de l’Impact… qu’on rachète son contrat et hop à la maison!
outlawanjo
29 janvier 2013
09h11
L’échange Eddie Johnson c. Mike Fucito/Lamar Neagle montre juste que Marsch avait pas beaucoup de flair pour l’évaluation du talent. c’était une mauvaise transaction après un mois mais après une saison c’est une transaction HORRIBLE!!
Si on ajoute sa gestion du cas Bernier, son entêtement à faire de Arnaud un pilier de l’équipe et un capitaine, Tyson Whal, sa gestion d’un prospect comme Valentin.
Marsch avait donc les mains libres en début de saison mais la reprise du pouvoir par l’organisation est une très bonne chose.
Sans oublier le cas Ricketts, une énorme déception.
P.M
littleviking26
29 janvier 2013
09h23
Sérieusement, Arnaud, avec lA’rgent qu’il monopolise pour ce qu’il apporte…
Qu’il aille à Toronto, Don Cherry va se mettre à suivre le foot, c’est justement son genre de joueur: prêt à se sacrifier pour l’équipe… mais malheureusement au talent limité et surtout une intelligence du jeu fortement limitée.
seb.b
29 janvier 2013
10h34
@tleveque
Est-ce qu’on peut racheter un contrat dans la MLS?
austerlitz
29 janvier 2013
12h00
Je me répète mais c’est Marsch qui nous a coûté les séries car on avait le club pour les faire. Son influence a été néfaste à tous les niveaux. Je soulignais jadis que c’était un coach de niveau collégial, au mieux USL, et je vois que les offres d’emploi ne fusent pas. L’emploi de Ferrari comme latéral a été chez moi le déclencheur allergique fatal envers sa vision.
Il a pris des décisions hallucinantes pour ce niveau de jeu et qui n’échappèrent pas à plusieurs observateurs avisés sur ce blogue. Je ne comprends toujours pas le brouhaha chez les détenteurs de billets de saison provoqué par son renvoi.
Pierre Tremblay
Fredz_l
29 janvier 2013
13h28
@austerlitz
Je suis un détenteur de billets de saison mais je n’étais pas contre le renvoi de Marsh à la fin de la saison.
Mais j’ai toujours cru qu’il fallait qu’il reste jusqu’à la fin de la saison.
Comment l’Impact aurait été perçu s’il avait limogé Marsh au mois de juin ? Ça fait sérieux peut-être ?
La chance au coureur a été donnée jusqu’au bout. L’impact a fait un choix pour s’intégrer à la méthode américaine de la MLS et ont assumé leur choix jusqu’au bout de la saison. C’est tout.
Je le répète, les séries n’étaient pas l’objectif. C’est sûr que c’est frustrant de voir que l’Impact aurait pu y être.
Mais dans les faits, Marsh n’était pas là pour les séries. Ça toujours été très clair, ça.
Tu répètes que tu savais, et moi je répète ce que tout le monde sais… On passe à autre chose maintenant ??
Et attention au généralismes… Ça cause du brouhaha…
littleviking26
29 janvier 2013
13h56
La seule chose dans ce dossier, c’est qu’au-delà de la performance de Marsh, il a tout de même été sélectionné par De Santis, ça il ne faut pas oublier. Surtout quand ce dernier rappelle que Neagle n’était pas son choix, ultimement ça reste sa responsabilité!
Il est vrai que De Santis a très bien expliqué la situation det le cadre qui a entouré l’embauche de Marsh.
dono
29 janvier 2013
15h17
Au Brésil, je ne peux m’empêcher de penser à Marc Dos Santos qui pourrait sûrement conseiller l’Impact sur le talent local. Notons que Dos Santos est actuellement entraîneur-chef de l’équipe de Despotivo Brasil qui est un club reconnu pour la formation octroyée aux jeunes. Le but de ce club est de développer les jeunes pour ensuite les vendre au club d’Europe. J’ai également lu que certains anciens de ce club, ayant moins bien réussi, se trouvent en NASL à Fort Lauderdale car l’équipe appartient également au proprio de Desportivo Brasil.
L’Impact pourrait bien être un club acheteur dans un proche avenir. Le problème est qu’au Brésil, les dépisteurs viennent de tous les pays car chaque club souhaite trouver son Neymar ou son Ronaldinho…