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  • Charles Dubé

    MLS, Ligue des champions, Premier League, Liga... Charles Dubé vous invite à discuter du ballon rond sous toutes ses formes. Parce que la planète soccer ne s'arrête jamais, il chausse les crampons toutes les semaines pour mieux vous informer. À vos protège-tibias!
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    Lundi 19 novembre 2012 | Mise en ligne à 10h22 | Commenter Commentaires (11)

    C’est la crise (sportive)

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    La notion de crise pour un club est proportionnelle à ses attentes et aux largesses financières de ses propriétaires.

    Alors qu’il était encore en tête de la Ligue 1, samedi soir, Carlo Ancelotti a prononcé le mot «crise» après la nouvelle défaite du PSG à domicile, contre Rennes. Évidemment, son groupe n’est maintenant qu’à deux points de la tête, mais il affiche un rendement bien inférieur à son parcours de l’an dernier, sous Antoine Kombouaré. Et on a bien vu que, sans un certain attaquant capable d’exploits individuels, il est impossible pour le PSG de camoufler les carences collectives qui tardent à s’évaporer.

    Le club français vit donc une crise de riche. Avec autant d’investissements cet été, on lui promettait non seulement le titre, mais surtout une trajectoire ascendante dans les résultats et la manière. Au passage, il devait écraser ses concurrents les uns après les autres. Mais l’histoire nous le rappelle fréquemment: tant qu’il y aura des Goliath, il y aura également quelques David prêts à tout donner pendant 90 minutes.

    La crise sportive n’épargne aucun club. Il suffit notamment de quelques blessures, d’un mauvais choix d’entraîneur, d’un recrutement raté ou d’une mauvaise gestion d’une situation pour qu’elle ne frappe. La crise devient même aigüe s’il y a la moindre critique interne formulée à l’égard de l’entraîneur ou un semblant de dissensions dans le vestiaire. Sous la loupe de l’omniprésence médiatique, elle a d’ailleurs affecté bon nombre de grands clubs, à divers degrés cette saison: le Real Madrid, Manchester City, Arsenal, l’AC Milan, Liverpool…

    Ces clubs ont su ou vont bientôt se relever. La crise fait, par contre, plus mal, aux clubs de deuxième moitié de tableau sans fondations très solides. À ce chapitre, Queens Park Rangers est une énorme déception depuis le mois d’août. Malgré de gros renforts estivaux (Park Ji-Sung, Esteban Granero, José Bosingwa, Fabio, Junior Hoilett, Stéphane Mbia…), les Londoniens sont les seuls parmi les cinq grand championnats à ne pas avoir remporté le moindre match.

    Pour se sortir de la crise, il existe deux grandes solutions: la patience ou un changement d’entraîneur. Dans le cas de QPR, les noms d’Harry Redknapp et, comme toujours, de Rafael Benitez sont avancés pour remplacer Mark Hughes.

    Trois hommes qui ont déjà été au coeur d’épisodes de crise. Le football est un éternel recommencement. Comme la crise du mois de novembre chez le PSG que l’on croyait enterrée depuis l’arrivée des nouveaux propriétaires…


    • Moi qui avait prédit une superbe saison à QPR! hahahaha
      J’avais dit qu’ils auraient une saison qui leur permettrait de terminer pas très loin le Fab 4 (qui n’existe plus). Je les voyais terminer 6 ou 7e…mais bon, je me suis royalement planté! (Le pire, c’est que je continue d’y croire! lol)

      Mais leur défensive est catastrophique!

    • Rien de très surprenant. Tout ces clubs devenus riches de façon artificielle en arrache dans les premières années. Acheter un championnat prend du temps. Peu importe la qualité des joueurs, on ne peut mettre une équipe sur pied et s’attendre à ce qu’elle gagne immédiatement. Mais bon, éventuellement, ils gagneront des titres (surtout en Ligue 1). La Ligue des Champions prendra plus de temps.

    • Ça prend 2 saisons pour fondre un collectif et PSG va y arriver. On parle quand même d’une équipe qui alignait Rothen, Luyindula, Sessegnon, Ceara, Kezman il y 2 ans… c’est tout vous dire.

      Attention aux greffes majeures au mercato. Évidemment, le maudit turnover d’Ancelotti – remember Marsch en juin? – n’aide pas au gel du fond de jeu.

      Le résultat est que la Ligue 1 est le championnat majeur le plus ouvert en Europe. C’est tant mieux après une décennie de domination lyonnaise il n’y a pas si longtemps.

      Pierre Tremblay

    • @ benoitb

      Lol! C’est vous qui avez fait LE call de champion? (blague)

      Sérieusement, si quelqu’un m’avait demandé un “under-dog” cette saison, moi aussi j’aurais nommé QPR…

    • Voilà pourquoi Barcelona va durer encore longtemps, 80% des joueurs de la division 1 viennent de leur club-école.

    • infografplus : Ouais mais ils sont chanceux d’avoir les moyens de les garder ou de les rapatrier à gros prix lorsque ceux-ci deviennent des stars ailleurs (Fabregas, Pique, Alba).

      J’aimerais ça que le Bayern ramène Mats Hummels au bercail mais ça n’arrivera pas.

    • @francis2115: hahahaha Oui c’est moi :-S

      J’ai pas peur d’avouer que j’étais dans le champs royalement sur ce coup là hahaha
      C’est exactement comme ça que je les voyais: underdog
      Mais leur défensive est si lamentable…

    • La crise de riche me convient très bien,je préfère celle-la à la crise vécue il y a 4 ans lorsque Paris se battait pour rester en ligue 1. Donc une crise pour prendre la tête je prends.

    • @vene777 On (je) aime bien mieux Hummels au BVB ! :)

      Mais je dois avouer qu’Hummels toujours à BFC donnerait tout un plus à cette belle équipe…

    • À Paris, la grogne est plus forte encore parce que Rennes jouait à 9, et malgré des dizaines d’occasions, ils n’ont pas su capitaliser. Zlatan a vraiment manqué à l’équipe, c’est clair. Par contre, on sais à quoi ça ressemble, une équipe qui se défend à 9… Paris a passé tout son temps dans la zone des buts, mais c’est pas facile de compter quand l’autre équipe à 9 gardiens de buts.

    • C’est aussi la Ligue 1 qu’il va falloir apprendre à respecter, avec ces règles sur l’endettement ces impôts, et ses centres de formation.

      beaucoup de joueurs très très bien formés un championnat homogène trop lourd pour les leaders en compétition européenne. Il manque parfois un peu de hargne, trop de respect aussi entre joueurs.

      voilà. Rennes forme des bons joueurs à tous les postes. Lorient, Nancy offriront à ce Milan ou Chelsea délocalisé une opposition qu’il avait sous estimé.

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