
Qui a fait la bonne affaire de cet Euro remporté par l’Espagne? Le FC Barcelone qui, ces derniers jours, a mis sous contrat l’excellent arrière gauche Jordi Alba.
Étiqueté comme la révélation de cet Euro, l’ex-joueur du FC Valence a de nouveau montré l’étendue de son talent, en finale, en inscrivant le deuxième but espagnol.
Tout juste avant la mi-temps, le Catalan d’origine s’est appuyé sur Xavi avant de sprinter vers le but italien. À la limite du hors-jeu, il a effectué un contrôle parfait avant de tromper, plein de sang-froid, Gianluigi Buffon.
En 2008 et en 2010, son prédécesseur Joan Capdevilla était considéré comme le maillon faible de la Roja. Aujourd’hui, le talent espagnol penche à gauche avec le jeune joueur aux 11 sélections qui a même poussé certains sélectionneurs à surprotéger ce couloir-là…
Alba a fait mal à l’Italie comme il avait fait mal à la France, plus tôt dans le tournoi. Son but, à la 43e minute, a été une lourde claque pour l’Italie qui avait plutôt bien réagi à l’ouverture du score de David Silva. Antonio Cassano a surtout mené la charge alors que Mario Balotelli a bien été contrôlé par Sergio Ramos.
L’Espagne a donc gardé le meilleur pour la fin grâce à une performance qui lui permet d’entrer dans l’histoire avec un triplé historique. Pour certains, son tiki-taka n’est qu’une passe à dix et sa possession – au chiffre quasiment digne des plus sombres dictateurs – une tactique défensive frôlant l’anti-jeu.
Peu importe le point de vue, le ballon rond n’avait pas vu pareille machine à gagner depuis les débuts des phases finales. En terme footballistique, quatre ans représentent une éternité. Or, ce génial noyau a grandi ensemble et, avec les arrivées d’un élément ou deux à chaque fois, a su conserver un appétit et une cohésion nécessaires à ce niveau-là.
Plus fort encore, le jeu ibérique a été la source de discussions sans fin, de livres, de blogues, de magazines, mais aucun adversaire n’est parvenu à le détruire depuis la France en 2006. Oublions les matchs amicaux, l’inutile Coupe des Confédérations et l’accident suisse en Afrique du Sud, l’Espagne a tout gagné en restant fidèle à ses convictions.
Et c’est, en partie, parce que la recette est connue qu’elle n’a pas autant impressionné les foules et les spectateurs lors de cet Euro. L’Espagne a, il est vrai, aussi levé le pied dans certaines rencontres, mais c’est également une réponse à l’absence de réaction chez son adversaire. On a parfois senti que le match était gagné avant même le coup d’envoi.
L’Italie avait envie de jouer au ballon, mais elle est tombée sur plus fort aujourd’hui. Il était évident, dès le début du match, que l’Espagne voulait se montrer plus direct et moins prévisible que lors du premier match. Elle a finalement contrôlé la rencontre, malgré quelques occasions italiennes, en sachant accélérer au bon moment et en faisant circuler dans la dernière demi-heure (avec des Italiens qui ont fini à dix en raison de la blessure de Thiago Motta).
4-0, l’Espagne entre dans le panthéon du football. Et dire que, dans deux ans, le même noyau sera là, au Brésil…

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vene777
1 juillet 2012
16h49
Take a bow! L’une des équipe les plus dominantes de l’histoire! Aux fans espagnoles : profitez-en parce qu’on ne reverra pas ça bientôt.
Aux jeunes Allemands, prenez des notes et préparez-vous pour 2014!
le_piano_ivre
1 juillet 2012
17h10
Ouf…
L’ambiance est festive dans la maison. La mère de mon épouse était espagnole.
De La Coruña
Mais par-dessus tout quel beau sport lorsque joué ainsi.
mariolaj
1 juillet 2012
17h43
Au travail ce matin un collegue Italien m’a dit:”Quatre a zéro…”en voulant dire que l’Italie gagnerait 4-0…
Je lui ai répondu:”Wooo…!!!Ils jouent contre l’Espagne quand meme…”
Je n’en reviens pas ,suite a ca que, ca se soit terminé 4-0 Espagne…
Les clefs du soccer ,l’Espagne nous les enseignent depuis quatre ans:…controle du ballon,une-deux,créativité,intensité…
Félicitations a l’équipe Espagnole!
mephistau
1 juillet 2012
18h27
Pouah! J’ai déjà vu mieux.
scattenato
1 juillet 2012
18h57
Pas une grande finale… La Roja mérite la victoire mais l’Italie ne s’est pas présentée. L’efficacité de la Roja est sans contredit: 4 buts sur 6 tirs cadrés. Buffon n’aura pas eu le dernier mot sur Casillas. Un beau tournoi pour les Azzurri, mais à la fin, il ne leur restait que leur orgueil. Bravo à cette Roja indéclassable!!
lalo
1 juillet 2012
19h13
J’en reviens pas encore. Je suis sur un nuage. Que d’art dans ce jeu espagnol. Bravo la Roja!!!
noirod
1 juillet 2012
19h33
Un peu anti-climax comme finale mais la logique est respectée. Quelle équipe !
ducalme
2 juillet 2012
00h53
Joué à un tel niveau, le foot est à mon avis le plus beau sport qui soit.
Cela n’enlève rien aux autres, mais il les dépasse…d’une tête (ou d’une main avec Thierry Henry).
Maintenant et au plus tôt, la reprise vidéo.
Le match de ce soir (en après-midi HAE) n’a pas été le plus excitant des qualifications et des quarts et demies finales.
Bien sûr, il y avait le trophée Henri Delaunay en jeu, mais le contrôle du jeu par l’Espagne a été grandiose.
Casillas a été miraculeux alors que Buffon n’attirait tout simplement pas les ballons.
Mon coeur était avec la Squadra Azurra, mais comment ne pas être emporté par le jeu de la Roja ?
Ce n’est pas une finale qui vous laisse sur le bout de votre chaise comme le Mondial France-Brésil de 1998 ou l’Euro France-Italie de 2000 où les Bleus avaient créé l’égalité dans les arrêts de jeu sur un but de Sylvain Wiltord puis avaient achevé l’Italie en prolongation par le but en or de David Trezeguet, une Italie complètement déboussolée.
L’Italie qui dut subir l’égalité à quelques secondes di titre ne s’en releva pas.
Et heureusement, le but en or, le sudden death du foot, a été aboli.
Et dire que notre télé nous a privés de ce merveilleux sport jusqu’en 1982.
Outre la richesse collective et personnelle que l’immigration nous a apportée, le foot est un apport formidable à notre culture sportive qui ne se limite plus au Forum de Montréal, au Boston Garden, au Madison Square Garden de New York, à l’Olympia de Detroit, au Maple Leafs Garden de Toronto et au Stadium de Chicago comme dans les années du hockey sur glace à 6 clubs.
En terminant, un prix citron à la SRC qui à ses nouvelles du sport à ouvert sur…le repêchage du Canadien.
momo_toscano
2 juillet 2012
08h48
Bonne nouvelle pour l’Impact. Nesta signe avec nous finalement, selon il Corriere dello Sport.
Di Vaio l’a appelé pour le convaincre.
http://www.corrieredellosport.it/calcio/calcio_mercato/2012/07/02-249547/Nesta+firma+col+Montreal%3A+in+Canada+con+Di+Vaio
Avec lui notre défense est tonifiée, et les séries sont encore possibles.
sergio010
2 juillet 2012
09h41
Qui disait qu’on était ennuyants ? CAMPEONES !!
Félicitations aux Italiens pour ce magnifique tournoi !!
On se rappellera encore dans 50 ans de cette Espagne légendaire de Xavi-Iniesta-Casillas et cie ! Je ne sais pas si on reverra une équipe aussi dominante…
sergio010
2 juillet 2012
10h26
J’en profite aussi pour partager cet article pour le mal-aimé, souvent oublié, mais pour moi meilleur milieu défensif du monde, Sergio Busquets : http://www.sofoot.com/le-projet-busquets-158847.html
alphaville
2 juillet 2012
12h13
L’Espagne a eu un jour de repos de plus. De plus, l’Italie s’est tapé un voyage de nuit à travers la Pologne, pour ensuite parcourir un autre 1000 km pour aller jusqu’à Kiev en Ukraine là où les Espagnols bien reposés les attendaient déjà ! Quelle mauvaise organisation de tournoi ! Inacceptable pour un évènement de cette envergure.
Cela a nettement désavantagé l’Italie et a résulté en une finale à sens unique, de qualité médiocre alors qu’on aurait pu avoir tout un spectacle, où les deux équipes auraient eu les mêmes chances de l’emporter.
-alexandre-
2 juillet 2012
14h13
@alphaville
Assez pathétique comme chialage.
Il y avait des personnes avant la demi-finale qui disaient que l’Allemagne et le Portugal avaient été avantagés en bénéficiant de davantage de repos.
On connait tous le résultat d’un tel complot…
La logique a été respectée, c’est tout.
Les Italiens ont joué au-dessus de leurs moyens tout le tournoi.
vene777
3 juillet 2012
11h24
sergio010 : Il y a eu des équipes dominantes avant (Brésil 58-70 et Allemagne 70-74) et il y en aura d’autres un jour. Par contre, je doute que ça sera encore l’Espagne. Profitez-en parce que cette génération ne sera pas éternelle.