
Pascal Milano
La tentation est grande de proclamer que les deux meilleures équipes d’Europe se retrouveront, le 19 mai prochain à Munich, dans le cadre de la finale de la Ligue des champions. Archi-dominateurs dans une Liga devenue un monstre à deux têtes, les hommes de Mou et Pep ont également survolé l’Europe depuis le début de la phase de groupes.
Premiers de leur poule avec une différence de buts respective de + 17 et + 16, le Real et le Barça ont d’ailleurs poursuivi leur travail de démolition ce printemps. En vrac, le CSKA, l’APOEL Nicosie, le Bayer Leverkusen n’ont pas fait le poids. Certains joueurs de l’AC Milan se sont peut-être réfugiés derrière le deuxième penalty accordé, mardi, mais la supériorité catalane était évidente. En 180 minutes, les Italiens n’ont tiré que trois fois au but tout en adoptant une attitude conservatrice et attentiste tant décriée en Europe, notamment à San Siro.
Que l’on défendre bas ou que l’on décide de le presser dans son camp, le Barça est un véritable rouleau-compresseur inspiré par le génie de Lionel Messi. Mais puisqu’il faut un peu de suspense, l’Argentin va maintenant croiser l’un des clubs qui lui a causé quelques soucis depuis le début de l’ère Guardiola.
Avec la demi-finale perdue contre l’Inter Milan (2009-2010), celle face à Chelsea reste un modèle du genre pour contrer le Barça. Lors du match aller, le Chelsea de Guus Hiddink a pratiqué un style ultra-défensif qualifié par certains de «football héroïque» et par d’autres «d’anti-football». Cela a marché au Camp Nou avant le but d’Andres Iniesta à la 93e minute à Stamford Bridge. Alors, certes, Roberto Di Matteo est aujourd’hui à la place d’Hiddink, mais le noyau – qui mène le club – est toujours là. Et il sait très bien qu’il s’agit d’une dernière occasion de réaliser un grand coup européen avant un changement de cycle.
Le Bayern Munich est encore plus dangereux que Chelsea. Oui, parce que la motivation de jouer une finale à domicile existe, mais aussi parce que les Bavarois ont eu le parcours le plus difficile depuis septembre.
Placés dans le groupe de la mort avec Manchester City, Naples et Villarreal, ils se sont même payé le luxe de se qualifier avant la sixième journée. Ils avaient alors perdu chez les Citizens, avec cette petite phrase de Jupp Heynckes par la suite: «Ils ont une très belle équipe mais, avec notre onze type et l’obligation de gagner, on aurait gagné ici».
Obligé de gagner, cette fois, lors du match retour des huitièmes de finale face à Bâle, le Bayern a sorti l’artillerie lourde en l’emportant 7-0 à l’Allianz Arena. Et, au tour suivant, il a affiché un calme et une sérénité pour facilement vaincre l’OM.
Face au Real, le Bayern peut donc opposer sa force de caractère, sa motivation et de belles individualités dont Mario Gomez (11 buts), Franck Ribéry et Arjen Robben, un indésirable à Madrid il y a quelques saisons. Cela promet…
Demi-finales: aller (17-18 avril) ; retour (24-25 avril)

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vene777
4 avril 2012
18h26
Bayern-Madrid sera épique. Je m’attend à beaucoup de buts. Même si Madrid est clairement favori, Bayern a de réelles chances de gagner. Je m’attend à un genre de 6-5 au total des deux matchs.
De l’autre côté, ça sera une promenade au parc pour Barca. Ça sera terminé à la mi-temps du premier match (ou presque).
blacknight
4 avril 2012
19h11
Contrairement à la majorité, j’aimerais bien une finale entre Chelsea et Real Madrid, Mourinho contre son ancien club. Le Real Madrid joue du bon soccer depuis le début de la saison, Ronaldo joue sa meilleur saison, mais tout le monde parle seulement de Messi (avec raison). Le trio offensif de Madrid pourrait accumuler 100 buts au total , c’est assez incroyable.
N.B.: M. Milano, l’engouement pour Patrick Roy comme entraîneur du Canadiens me fait penser à l’arrivée de Mourinho avec le Real Madrid.
vanbasten
6 avril 2012
11h42
Les demis devraient être plus intéressantes que des quarts de finales disons-le prévisibles et un peu inutiles ….