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  • Charles Dubé

    MLS, Ligue des champions, Premier League, Liga... Charles Dubé vous invite à discuter du ballon rond sous toutes ses formes. Parce que la planète soccer ne s'arrête jamais, il chausse les crampons toutes les semaines pour mieux vous informer. À vos protège-tibias!
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    Lundi 24 décembre 2007 | Mise en ligne à 8h41 | Commenter Commentaires (3)

    Les grandes rivalités

    Il y a des rencontres de championnat dont l’enjeu déborde du cadre sportif. Que ces enjeux soient politiques, religieux ou sociaux, ils ont permis de créer des grandes rivalités aux quatre coins de la planète.

    Coïncidence, deux des ces rivalités étaient à l’honneur ce week-end : le derby milanais a tourné en faveur de l’Inter alors que le Real Madrid a battu le FC Barcelone à l’occasion du fameux clasico. Outre ces deux confrontations, voici quelques une des rivalités les plus féroces de la planète soccer. À vous d’en rajouter…

    La double rivalité

    Quoi de mieux que le clasico entre le Real Madrid et le FC Barcelone ? D’un point de vue historique, les deux clubs ne sont jamais très loin de la tête depuis le début des années 30.

    Madrid a ainsi remporté 30 championnats contre 18 pour le Barça. Chaque rencontre revêt donc une importance capitale. En 2007 par exemple, les deux équipes ont terminé à égalité de points. Le Real a été désigné champion en raison des résultats du clasico (2-0 et 3-3.)

    Comme dans de nombreuses rivalités, un élément extérieur entre en ligne de compte. Ici, il s’agit de la forte division entre l’autonomisme Catalogne et la capitale Madrid. Plus que les points de la victoire, les joueurs défendent l’honneur de toute une région. Et honte aux vaincus !

    La rivalité des classes

    Lorsque l’on pense a football argentin, on pense forcément à deux clubs de Buenos Aires : Boca Juniors et River Plate qui cumulent 54 titres de champions. C’est également l’une des rivalités les plus féroces en raison de la différence de classes entre leurs supporters. River Plate est ainsi appuyé par la classe moyenne alors que les partisans de Boca Juniors sont issus de milieux plus modestes. Un excellent reportage illustre bien la différence entre ces deux mondes.

    Rivalité semblable : la Juventus de Turin et le Torino. Le public de «la vieille dame», propriété de Fiat, est beaucoup plus aisé que celui de son voisin le Torino.

    La rivalité religieuse

    Une ville, deux clubs, deux religions. C’est le postulat à la base de la rivalité des deux seuls grands clubs écossais, le Celtic et les Rangers à Glasgow. Alors que le public du Celtic est majoritairement catholique et d’origine irlandaise, celui des Rangers est presque entièrement protestant.

    Résultat : les supporters se vouent une haine viscérale et chaque confrontation est le théâtre d’une très chaude lutte sur le terrain et dans les pubs.

    Les rivalités géographiques et historiques

    Le soccer italien a développé de belles rivalités au fil des décennies. À Milan, l’honneur est en jeu à chaque Derby della Madonnina opposant l’Inter et l’AC. La capitale italienne n’est pas en reste avec la confrontation toujours houleuse entre l’AS Rome (fondé dans un quartier pauvre de la ville) et la Lazio (plus riche à la base).

    Parmi les rivalités opposants deux villes différentes, celle entre l’Inter et la Juventus est sans doute la plus réputée. Avant la relégation de la Juventus pour la saison 2006-2007, ces deux clubs étaient les seuls à n’avoir jamais quitté la Série A. D’où la belle lutte historique entre deux poids lourds du calcio.

    Liverpool-Everton

    On connaît les rivalités ancestrales qui existent entre Manchester United-Liverpool, Chelsea et Arsenal. Depuis de nombreuses années, le titre se joue entre ces quatre équipes, d’où l’importance toujours accrue donnée à ces rencontres. Surtout que les entraîneurs (Ferguson, Wenger, Benitez, «feu» Mourinho) n’ont jamais hésité à mettre de l’huile sur le feu… Mais la rivalité entre Everton et Liverpool FC est assez atypique.

    D’abord parce que les stades des deux clubs ne sont séparés que par quelques centaines de mètres. Ensuite, parce qu’Everton jouait à Amfield Road avant de se faire déloger et de déménager à Goodison Park. L’allégeance à un des deux clubs se transmet souvent de générations en générations.

    Contrairement à Lazio-AS Rome par exemple, Everton-Liverpool a rarement été le théâtre de violences. Les deux clubs n’ont d’ailleurs jamais hésité à se transférer des joueurs. Ce n’est pas pour rien que ce match était originellement appelé le friendly derby.

    Autre rivalité

    Paris Saint-Germain-Olympique de Marseille: rivalité qui s’est développée au début des années 1990. Elle est largement basée sur le clivage entre Provençaux et la très centralisatrice capitale française. Même si ces rencontres auront toujours une saveur particulière, la médiocrité actuelle des deux clubs a fait baisser l’intérêt d’un cran.


    • Ces rivalités entre toutes les équipes que vous citez débouchent souvent sur des rencontres peu spectaculaires
      Pour les joueurs, ces matchs sont presque comme les autres
      Par contre ce sont les médias à grands renforts de reportages, de statistiques qui font monter la “sauce”
      Par exemple pour un Parisien ou un Marseillais c’est en priorité le match à ne pas perdre ( surtout à domicile )
      C’est aussi le cas pour Saint Etienne et Lyon
      Ces rivalités se retrouvent aussi aux étages inférieurs et dans le championnat amateur certaines confrontations entre des villages éloignés de quelques kms sont trés trés chaudes…
      Etre supporter d’une équipe, c’est s’approprier son origine, son passé, son histoire, ses valeurs, ses exploits, ses déceptions …
      Denandez aux 21273 ( de mémoire ) partisans du Canadien de Montréal qui assistent à toutes les rencontres au centre Bell !

    • La rivalité entre Paris et Marseille a été inventée par les présidents des clubs vers 1990 pour faire un coup marketing. Auparavant, cette soi-disante «concurrence historique» n’existait pas. Et tout le monde a embarqué…
      Par contre, la rivalité entre Saint-Étienne, l’ouvrière, et Lyon, la bourgeoise, relève du fait culturel, qui remonte au XIXe siècle.

    • Et la rivalité entre les Verts et Lyon n’existerait-elle que dans le coeur des nostalgiques stéphanois qui ont en mémoire l’équipe mythique de la fin des années 60 et début 70. Saint-Étienne en D2, pendant longtemps, Lyon en D1… rien pour entretenir une rivalité!

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