Soccer

Vendredi 4 septembre 2015 | Mise en ligne à 11h50 | Commenter Commentaires (18)

Un premier défi pour Mauro Biello

CHARLES DUBÉ

Mauro Biello dirigera son premier match en tant qu’entraîneur-chef de l’Impact demain soir contre le Fire de Chicago au stade Saputo. Un match que les Montréalais ne peuvent pas perdre contre un adversaire sur une petite lancée et qui pourrait devenir une menace dans la course aux séries éliminatoires.

Déjà privé de plusieurs joueurs en raison de la pause internationale, l’Impact a appris vendredi matin qu’elle devra se passer de Victor Cabrera suspendu à la suite d’une faute dans le match contre le FC Toronto. Une grosse tuile pour la défense bleu-blanc-noir. Laurent Ciman est avec l’équipe nationale de Belgique. Eric Miller est avec l’équipe des moins de 23 ans des États-Unis. Ambroise Oyongo est avec l’équipe du Cameroun. Hassoun Camara revient tout juste d’une longue absence en raison de blessures et on le verrait mal commencer le match. Reste Donny Toia, Wandrille Lefèvre et Maxim Tissot (qu’on a davantage vu comme milieu offensif depuis l’an dernier).

Que devrait faire Mauro Biello selon vous ? Aligner Didier Drogba en défense centrale comme l’avait suggéré à la blague Frank Klopas ? Tac-tik comme on me l’a suggéré sur Twitter ? Plus sérieusement, oseriez-vous y aller avec un système à trois défenseurs ?

On risque de voir une charnière centrale Toia-Lefèvre avec Maxim Tissot sur le côté gauche. Qui jouerait à droite dans ce cas ? Mauro Biello fera-t-il confiance à Nigel Reo-Coker à ce poste ? Ce serait tout de même un peu ironique alors que c’est le choix tactique de Frank Klopas qui a été le plus critiqué ? Verriez-vous un autre joueur venir dépanner à l’arrière ? Biello avait mentionné Eric Alexander plus tôt dans l’année. Marco Donadel ? Jérémy Gagnon-Laparé qui a déjà joué comme défenseur gauche en équipe nationale ?

Vers l’avant, les nouvelles sont meilleures alors que l’Impact pourrait compter sur le retour de Didier Drogba et de Nacho Piatti. On devrait en savoir davantage sur leur état de santé dans les prochaines heures. Si Piatti n’est pas disponible, qui aligneriez-vous au poste de meneur de jeu ? Johan Venegas est avec l’équipe nationale du Costa Rica. Kyle Bekker avec celle du Canada et Patrice Bernier est blessé. Eric Alexander ? Justin Mapp ? Andrés Romero ? Dilly Duka ?

Quel serait votre onze partant pour le match de demain ? Avec Drogba et Piatti ? Et sans ces deux joueurs ?

Ce casse-tête illustre un des plus graves problèmes de la MLS selon moi. La ligue compte de plus en plus de joueurs internationaux dans ses rangs et plusieurs équipes sont privées de leurs meilleurs éléments ce week-end. Selon un décompte du Guardian, 69 joueurs de la ligue sont actuellement avec leur équipe nationale ou une équipe de jeunes. Quand la MLS respectera-t-elle les pauses internationales ? C’est injuste pour les équipes privées de leurs meilleurs joueurs et pour les partisans qui paient pour voir les meilleurs joueurs sur le terrain…

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Lundi 31 août 2015 | Mise en ligne à 14h56 | Commenter Commentaires (78)

L’après Klopas

CHARLES DUBÉ

Je ne vous apprendrai probablement rien en vous disant que Frank Klopas a été remercié par l’Impact ce week-end après une défaite de 2-1 contre le Toronto FC, un troisième match consécutif sans victoire en MLS, qui a fait glisser l’Impact au septième rang dans l’association de l’est. Et que Mauro Biello dirigera l’équipe jusqu’à la fin de la saison.

>>> Pascal Milano : Klopas victime du mois d’août

Même si j’aurais aimé voir Frank Klopas terminer la saison — son parcours en Ligue des champions et le redressement de l’équipe depuis la saison dernière justifiaient, selon moi, de lui donner jusqu’à la fin de l’année —, la décision de la direction se comprend. L’état-major voulait envoyer un électrochoc à l’équipe et éviter une descente aux enfers similaire à celle de 2013 alors que le bleu-blanc-noir n’avait récolté que 4 points à ses 8 derniers matchs.

>>> Le billet de Patrick Leduc : Changement dans la continuité, encore

La question qui se pose maintenant : quelle sera la suite des choses ?

Si on s’attarde aux résultats, je serais très surpris de voir l’Impact rater les séries.

Oui, l’équipe se retrouve septième à un point du Orlando FC, mais elle a quatre matchs de plus à disputer. Une récolte d’un point par match dans les onze derniers matchs de la saison – ce qu’on a jugé insatisfaisant au cours des onze dernières rencontres de Frank Klopas – devrait être suffisante pour assurer au bleu-blanc-noir une place au tournoi automnal. Cette récolte d’un point par match donnerait aux Montréalais un total de 39 points alors qu’au rythme actuel, Orlando terminerait la saison avec 36 ou 37 points et New York avec 35 ou 36 points.

Où sera donc placée la barre pour Mauro Biello ? Qu’est-ce qui serait considéré comme une bonne performance d’ici la fin de l’année ? Remporter au moins une ronde éliminatoire ? Rejoindre le Toronto FC ou le Revolution de la Nouvelle-Angleterre au classement ? Quels résultats permettraient à Mauro Biello d’être nommé entraîneur-chef la saison prochaine ? Si les résultats sont jugés insuffisants, redeviendra-t-il l’adjoint d’un sixième entraîneur du bleu-blanc-noir ?

Au niveau tactique, il serait surprenant de voir de grands changements d’ici la fin de la saison. Mauro Biello disposera du même effectif que Frank Klopas avec ses forces et ses faiblesses. Il faisait également partie du groupe qui décidait de la stratégie à adopter avant chaque match. Nous verrons peut-être un ou deux joueurs obtenir plus de temps de jeu, mais dans l’ensemble les décisions seront sûrement forcées par la disponibilité ou la non-disponibilité de certains joueurs.

Les retours au jeu éventuels de Didier Drogba et Nacho Piatti devraient amener du punch à l’avant, mais l’absence de Laurent Ciman fragilisera certainement la défense de l’équipe. Le plus gros impact que pourrait avoir l’arrivée de Mauro Biello à la barre de l’équipe se fera probablement sentir au niveau de la motivation des joueurs. Un changement d’air insuffle souvent une nouvelle énergie à une équipe, du moins à court terme.

À quoi vous attendez-vous pour les prochains matchs ?

Finalement, une dernière question. Nonobstant les blessures, croyez-vous que Frank Klopas serait encore en poste s’il avait pu compter sur Jack McInerney lors des quatre derniers matchs ?

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Mardi 25 août 2015 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Commentaires (188)

Panne sèche devant le but

CHARLES DUBÉ

Depuis ses débuts en MLS, on voit clairement une constante avec l’Impact peu importe l’effectif ou l’entraîneur. Autant l’équipe sait être percutante en contre-attaque, autant elle semble ne pas savoir quoi faire quand elle a le ballon. Les derniers matchs à domicile, alors que l’adversaire s’est contenté d’attendre le ballon derrière et de profiter des occasions en contre-attaque, ont bien illustré cette faiblesse de l’équipe montréalaise.

Cette approche tactique défensive vient sans doute un peu d’un respect nouveau envers l’Impact. On ne se permet plus de venir à Montréal et de dicter le jeu de crainte de se faire punir par la puissante attaque affichée par le bleu-blanc-noir à la maison jusqu’à récemment. C’est la façon positive de voir les choses. Quand une équipe joue repliée dans sa zone, c’est qu’elle craint la puissance offensive de son adversaire.

La façon plus négative de voir la situation est de se dire que l’adversaire de l’Impact sait qu’en se repliant comme ça, l’Impact ne pourra s’adapter et que de toute façon il pourra profiter d’une inévitable erreur en défensive du bleu-blanc-noir pour se sauver avec la victoire.

Personnellement, je crois que la réflexion des visiteurs à Montréal se base sur un mélange de ces deux éléments. On craint l’offensive de Montréal et on croit en ses chances de battre l’équipe sans avoir le ballon.

Maintenant, c’est aux Montréalais de trouver une solution devant cette stratégie, une solution qui n’est pas toujours simple comme l’ont vécu plusieurs équipes qui ont progressé des bas fonds d’un championnat vers le milieu du classement. Il ne suffit plus de réagir au jeu, il faut le faire.

Et ne vous méprenez pas, certaines équipes utiliseront une tactique défensive contre l’Impact alors qu’elles jouent à domicile. Pourquoi les Whitecaps prendraient-ils des risques vers l’avant demain soir au match retour de la finale du championnat canadien alors qu’ils ont tout le loisir d’être patients après le match nul de 2-2 à Montréal ?

Dans le match de samedi contre Philadelphie, on a vu un bleu-blanc-noir en contrôle du ballon, un bleu-blanc-noir, qui pouvait garder longtemps le ballon, mais qui semblait manquer de volonté dans ses lancées vers l’avant. Les joueurs offensifs étaient souvent statiques alors que les milieux et les latéraux s’échangeaient le ballon en périphérie. Personne ne semblait en mesure de provoquer une étincelle, mis à part, peut-être, Justin Mapp durant sa brève apparition et Laurent Ciman quand il décidait de prendre les choses en main et de se lancer de l’arrière.

Créer de l’espace

Si l’adversaire ne laisse pas d’espace, il faut trouver la façon d’en créer. Autant Dominic Oduro peut être efficace quand on lui donne la mission de profiter de l’espace derrière les défenseurs, autant il semble inefficace quand il n’a pas cet espace dans lequel évoluer. Dans ces circonstances, il faut davantage un attaquant qui peut convertir une occasion alors qu’il a peu d’espaces ou qui peut conserver le ballon en attendant l’arrivée d’un coéquipier. C’est une des facettes du jeu où Didier Drogba pourra faire une différence et où un Jack McInerney aurait été utile en attendant. Dans l’état actuel des choses, pourquoi ne pas essayer Anthony Jackson-Hamel dès le début d’un match ?

De plus, pour être menaçant, dans un système où l’adversaire bloque l’entrée dans la surface, un attaquant a besoin du soutien des joueurs du milieu. Certains d’entre vous prônent le passage à un système 4-4-2. Je ne suis toutefois pas certain que la présence d’un second attaquant changerait drastiquement les choses alors que le problème semble davantage être d’amener le ballon en zone dangereuse que de profiter des chances de marquer. De plus le numéro 10, que ce soit Nacho Piatti ou Johan Venegas joue souvent très haut, faisant pratiquement office de deuxième attaquant.

Une autre option serait plutôt, au contraire, de reculer le numéro 10 et de lancer davantage les latéraux vers l’avant. Le meneur de jeu aurait alors un peu plus de temps pour contrôler le jeu, distribuer le ballon vers l’avant ou encore se lancer, balle au pied, vers la surface de réparation. Depuis le Felipe de la première année en MLS, malheureusement le bleu-blanc-noir ne semble plus avoir de milieu qui correspond à ce profil. On a vu, au fil des saisons, une succession de joueurs à cette position sans réel succès. Lors des meilleurs moments de ce système, sous Jesse Marsch, Felipe profitait du soutien de Patrice Bernier derrière lui alors que le Québécois était bien couvert par Collen Warner. L’absence d’un véritable milieu défensif aujourd’hui ralentit peut-être aussi le milieu relayeur. On a changé d’approche avec l’arrivée de Nacho Piatti, en misant davantage sur un numéro 10 dont le style se rapproche de celui d’un deuxième attaquant.

Le retour de Justin Mapp pourrait aussi fournir une nouvelle arme à l’Impact. Celui que l’on surnomme, dans certains quartiers, l’Arjen Robben américain a une tendance à couper vers le centre avec le ballon, créant soit un surnombre à l’entrée de la surface de réparation ou libérant le défenseur latéral sur le côté. Sa capacité à centrer le ballon peut aussi offrir de belles occasions.

Quelle solution adopter ?

Peu importe les changements apportés au schéma – si on en apporte –, la solution passe probablement par une augmentation des percées vers l’avant. Si l’adversaire nous laisse le ballon, pourquoi ne pas prendre des chances dans le dernier tiers ? Si on perd le ballon, on aura toujours la possibilité de le reprendre et de repartir vers l’avant.

Dribler un défenseur ? Les joueurs de l’Impact en sont bien capables, mais tardent souvent à tirer au but. Tirer de loin ? On a vu Justin Mapp le faire au dernier match : le gardien Andre Blake a légèrement jonglé avec le ballon et aurait pu donner un retour à Dominic Oduro placé tout près. Retourner aux vieilles tactiques anglaises en multipliant les centres ? Un attaquant comme Anthony Jackson-Hamel saura sûrement en convertir un éventuellement. Profiter de la capacité d’Ambroise Oyongo à faire de longues touches en amenant Laurent Ciman dans la surface adverse ? Un bon mélange de ses options ne pourrait-il pas permettre à l’Impact de générer plus d’offensive ? N’est pas le FC Barcelone qui veut et pour créer des occasions de marquer et briser une défense, il faut bouger et prendre des risques.

Quelles seraient vos solutions ? Quelle approche adopteriez-vous ?

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