Soccer

Jeudi 23 avril 2015 | Mise en ligne à 12h30 | Commenter Commentaires (67)

Un nul à saveur de victoire et de défaite

CHARLES DUBÉ

Si on vous avait dit avant le match d’hier que l’Impact quitterait l’Azteca avec un match nul de 1-1, vous auriez probablement tous pris ce résultat comme un grand exploit. C’est ce que l’Impact a réalisé, menant même jusqu’à la toute fin contre un adversaire qui était grandement supérieur. Dans ce sens, ce match nul a une saveur de victoire. Si je vous dis que l’Impact a encore accordé un but dans les derniers instants d’un match pour concéder un match nul, peu importe l’adversaire, vous seriez déçu. En ce sens le match d’hier à une saveur de défaite. Voici en vrac quelques réflexions sur le match aller contre America.

> Les leaders, à tous les niveaux, se sont levés. À l’avant, Piatti a été opportuniste et a marqué un important but, au milieu Nigel Reo-Coker a récupéré d’importants ballons et a bien dirigé ses coéquipiers, à l’arrière Laurent Ciman a été énorme multipliant les interceptions.

> Dilly Duka a connu un autre fort match, laissant intelligemment filer le ballon sur le but de Piatti, et étant très efficace en repli. Avec Donny Toia, tout aussi solide derrière Duka, l’Impact compte finalement sur un côté gauche fiable et solide dans tous les aspects du jeu.

> Sur le flanc droit, Andres Romero a été plus effacé alors qu’Hassoun Camara a joué un fort match, très discipliné jusqu’à sa blessure. L’entrée en jeu d’Eric Miller a créé une brèche de ce côté, mais on ne peut trop en vouloir au jeune joueur qui jouait ses premières minutes de la saison. Espérons que Camara ou Victor Cabrera seront en forme pour le match retour.

> Dominic Oduro a servi un autre superbe centre à partir du côté droit sur le but de Piatti. Il me semble beaucoup plus à sa place à l’aile.

> La faute contre ce même Oduro en fin de première demie méritait certainement un carton rouge. On ne saura jamais ce que l’Impact aurait pu faire contre un America réduit à 10, mais on peut imaginer que les Mexicains auraient pu avoir un peu moins de souffle en fin de matchs et que les brèches derrière auraient pu se multiplier.

> Je ne comprends pas non plus pourquoi l’arbitre n’a pas laissé l’Impact jouer son corner en fin de première demie. À sa défense, il a également sifflé assez rapidement la fin de la deuxième demie.

> Laurent Ciman et Bakary Soumaré ont joué un excellent match, limitant les occasions franches de marquer de l’adversaire. Devant Reo-Coker et Calum Mallace ont apporté un soutien important. L’Anglais commençait toutefois à manquer de souffle en fin de première demie et avant son remplacement.

> Reo-Coker et Mallace ont effectué quelques passes intéressantes, mais leurs options étaient souvent limitées. Patrice Bernier n’a d’ailleurs pas vraiment eu plus de succès à conserver le ballon et projeter l’équipe vers l’avant. Nacho Piatti devrait peut-être redescendre davantage chercher le ballon, sinon les seules options de jeu sont à partir des côtés. L’Argentin aurait peut-être aussi avantage a passé le ballon plus souvent.

> Le staff technique a misé juste dans son plan de match. L’Impact a accordé beaucoup plus de tirs et a concédé la majorité de la possession, mais a été incisif en contre-attaque et a limité les occasions nettes de marquer de l’adversaire. Depuis son entrée en MLS, l’Impact connaît d’ailleurs toujours plus de succès en jouant la contre-attaque plutôt que la possession.

> Evan Bush a, dans l’ensemble joué un excellent match. Il a eu un peu de chance, fait de gros arrêts et a généralement bien joué les coups de pied arrêtés. Il ne pouvait faire grand-chose sur le but, mais je me questionne sur l’absence de défenseur au second poteau pour le coup franc.

> Comme plusieurs, je n’ai pas vu à la télé le carton jaune accordé au gardien montréalais, mais je ne crois pas qu’il sera annulé. La suspension de Bush sera un dur coup.

> Une victoire à Montréal avec John Smits dans les buts ajouterait toutefois au caractère romanesque de l’épopée montréalaise. Le gardien battu dans un match controversé en demi-finale du championnat canadien au début de l’aventure qui viendrait sauver les meubles. À quand le film ?

> S’il veut remporter le tournoi et connaître du succès en MLS, l’Impact devra arrêter de concéder dans les derniers instants d’un match. Combien de points ont été perdus dans les 15 dernières minutes de jeu l’an dernier ?

Qu’avez-vous pensé du match d’hier ? Êtes-vous heureux du résultat ? Quel joueur vous a surpris ? Lequel vous a déçu ?

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Mardi 21 avril 2015 | Mise en ligne à 11h42 | Commenter Commentaires (96)

Impact-Club America : quel résultat espérez-vous ?

CHARLES DUBÉ

Demain l’Impact foulera finalement le terrain du stade Azteca à Mexico dans le premier match de la finale de la Ligue des champions de la CONCACAF. Déjà, ce match dans un terrain aussi prestigieux sera un événement dont les amateurs et les joueurs se souviendront longtemps. Cette série aller-retour sera aussi l’occasion de réellement marquer l’histoire. Une victoire ferait de l’Impact la première équipe de la MLS à remporter la compétition et la première à participer à la Coupe du monde des clubs à l’automne.

>>> Le papier du jour de Pascal Milano

Comme depuis le début de la compétition, le bleu-blanc-noir campe le rôle du négligé – un rôle qui lui va d’ailleurs assez bien, il faut le dire. Plusieurs experts et amateurs craignent le pire, une cuisante défaite au premier match contre une puissante équipe mexicaine qui a atomisé Herediano 6-0 à son dernier match en Ligue des champions à domicile. L’Impact pourra-t-il résister à un tel rouleau compresseur ?

Il faut d’abord préciser qu’America tirait de l’arrière 3-0 dans ce duel après un premier match difficile au Costa Rica. Il devait donc ouvrir la machine et tout risquer. La stratégie a fonctionné contre un Herediano qui a semblé s’écrouler sous la pression et a éventuellement été réduit à 10 joueurs. Contre l’Impact, les Mexicains n’auront pas ce besoin d’écraser l’adversaire et voudront certainement éviter d’accorder des buts à l’étranger. Ils amorceront assurément la rencontre avec force dans le but d’intimider leurs adversaires, mais si les Montréalais résistent en début de rencontre, le jeu pourrait ralentir un peu.

Dans un contexte aussi hostile où peu s’attendent à une victoire de l’Impact, quel résultat est-il possible d’espérer ? Un match nul à haut pointage comme le 2-2 obtenu à Pachuca serait certainement excellent. Une courte défaite (2-1, 3-2) maintiendrait également l’espoir en vue du match retour. Quel résultat souhaitez-vous pour le match de demain ? Croyez-vous aux chances de l’Impact de gagner au Mexique ? L’équipe peut-elle encore créer la surprise ?

Quel schéma ?

Pour y arriver, quel schéma tactique devrait-on utiliser ? Quels joueurs devraient être alignés selon vous ? Y va-t-on avec un milieu plus défensif ? Un Calum Mallace derrière Nigel Reo-Coker et Patrice Bernier par exemple ? Un trident de joueur offensif avec Kenny Cooper ou Jack McInerney en pointe et Andres Romero et Ignacio Piatti sur les côtés ? Ou Dilly Duka ? Ou garde-t-on le 4-2-3-1 qui a mené l’équipe jusque-là ? Y va-t-on avec Victor Cabrera ou Hassoun Camara du côté droit de la défense ?

Quelle serait votre stratégie si vous étiez à la place de Frank Klopas ? Votre carte cachée ? Quel joueur pourrait faire la différence ?

Résultats en MLS

Un petit mot pour terminer sur la méforme de l’Impact en MLS en ce début de saison. L’équipe pointe au dernier rang et n’a pas encore remporté de victoire après quatre matchs en championnat, une situation qui en inquiète plusieurs. Il faut toutefois être patient. L’équipe a disputé moins de matchs que ses rivaux. Elle n’a toujours pas perdu à domicile. Et surtout, il ne faut pas oublier la distraction que pose la Ligue des champions. Certes, les joueurs devraient toujours avoir un niveau optimal de concentration, mais même les meilleures équipes, de ce côté-ci de l’Atlantique comme de l’autre, connaissent à l’occasion de mauvais matchs en ligue avant ou après d’importants rendez-vous continentaux. La défaite de 4-0 subi à domicile par Club America samedi contre Queretaro en championnat mexicain en est un bon exemple.

Les joueurs de l’Impact vivent une expérience unique et un rêve en Ligue des champions. Ce sont des professionnels et ils devraient pouvoir rester à leur meilleur dans toutes les situations, mais il est aussi normal qu’ils aient la tête un peu ailleurs quand il joue en championnat en ce moment. Au match à domicile contre Orlando et ensuite alors que l’Impact était à Houston, les fans à qui je parlais pensaient davantage à la Ligue des champions qu’au match en cours. Les joueurs probablement un peu aussi.

S’ils ne veulent pas être largués au classement, les joueurs du bleu-blanc-noir devront rapidement revenir sur terre après cette finale, mais il n’est pas encore temps de paniquer. Profitons de l’expérience et l’équipe aura le temps de prendre son rythme de croisière en championnat par la suite. Si la machine se met en marche, avec plusieurs matchs en fin de saison, ce pourrait être intéressant. La situation devra être réévaluée dans quelques semaines, avant l’ouverture de la fenêtre de transfert estivale…

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Jeudi 9 avril 2015 | Mise en ligne à 13h32 | Commenter Commentaires (173)

Rendez-vous avec Club América

Dario Benedetto du Club América a marqué quatre buts hier contre Herediano. Photo Reuters.

Dario Benedetto du Club América a marqué quatre buts hier contre Herediano. Photo Reuters.

CHARLES DUBÉ

L’Impact a souffert à son match retour de demi-finale de la Ligue des champions, mais jamais autant que Herediano atomisé 6-0 par América au mythique stade Azteca. Résultat, l’Impact aura la lourde tâche d’affronter l’équipe la plus titrée du Mexique en grande finale. Un gros défi qui culminera par le plus important match de l’histoire du onze montréalais le 29 avril au stade Olympique.

Qui est l’adversaire ?

Les joueurs montréalais espéraient sans doute secrètement que Herediano tiennent le coup après sa victoire de 3-0 au match aller afin d’éviter ce duel contre les Mexicains.

Champion en titre de l’Aperture 2014, Club América a remporté 16 titres nationaux (amateurs et professionnels), 13 coupes nationales (dont 6 fois la Copa Mexico) et 8 coupes internationales (dont 5 sacres comme champion de la CONCACAF). Les clubs mexicains ont d’ailleurs remporté les 9 derniers championnats de la CONCACAF.

L’équipe connaît toutefois un championnat de clôture plus difficile, pointant actuellement au 4e rang, à deux points des meneurs Tijuana.

Propriété de Grupo Televisa – la plus importante entreprise médiatique latino-américaine –, il s’agit également d’un des clubs les plus riches à l’extérieur de l’Europe. Selon le site Transfermarkt.com, l’effectif de l’équipe vaudrait 55,4 millions $ comparativement à 22,6 millions pour celui de l’Impact.

Avec 4 buts dans le match contre Herediano, Dario Benedetto sera assurément un joueur à surveiller tout comme Darwin Quintero et Oribe Peralta. Ces deux derniers sont d’ailleurs les 2e et 3e meilleurs buteurs de l’histoire de la Ligue des champions de la CONCACAF avec respectivement 18 et 17 buts.

Les amateurs de longue date de l’Impact se rappellent sûrement d’ailleurs de Darwin Quintero. Le 5 mars 2009, le jeune milieu alors âgé de 21 ans est entré comme substitut pour l’équipe de Santos Laguna contre le bleu-blanc-noir. Il a ensuite marqué deux buts dans les arrêts de jeu pour mettre fin au rêve montréalais. Peralta était pour sa part en prêt à Chiapas pendant cette période.

Club América a aussi marqué plus de buts que quiconque (30) dans cette édition de la Ligue des champions. Pachuca arrive au deuxième rang avec 20 buts tandis que l’Impact pointe au sixième rang avec 13 réalisations.

Leonardo Di Lorenzo et Carlos Darwin Quintero le 5 mars 2009 à Torreon au Mexique. Photo Archives Reuters

Leonardo Di Lorenzo et Carlos Darwin Quintero le 5 mars 2009 à Torreon au Mexique. Photo Archives Reuters

Un stade mythique

En plus d’un prestigieux et dangereux adversaire, l’Impact devra affronter une des foules reconnues parmi les plus hostiles du monde lors du match aller au stade Azteca de Mexico.

L’équipe nationale mexicaine n’y a d’ailleurs perdu que deux fois en matchs compétitifs, en 2001 contre le Costa Rica et en 2013 contre le Honduras. Les défaites en matchs amicaux sont également si rares que les États-Unis ont célébré leur première et unique victoire le 12 août 2012 comme un immense exploit.

Plus grand stade de soccer de la planète, avec une capacité de 105 000 spectateurs, l’Azteca a été le premier à accueillir deux finales de la Coupe du monde. Il a d’ailleurs vu Pelé et Maradona soulever le trophée du vainqueur. C’est aussi dans son enceinte que la légende argentine a marqué un des plus célèbres buts de l’histoire (la Main de Dieu) en quart de finale en 1986 contre l’Angleterre.

Après le quart de finales contre Pachuca, l’Impact sera encore une fois confronté à un match en altitude, l’Azteca étant perché à plus de 2200 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Stade Azteca

Un deuxième match reporté

Pour aider l’Impact dans ce défi, la MLS a reporté le match de l’Impact du 25 avril contre San Jose au mois de septembre. Le bleu-blanc-noir aura donc plus de temps pour se préparer pour le match retour du 29 avril à Montréal. D’ici là, l’Impact joue son prochain match samedi à Houston avant de disputer son premier match au stade Saputo samedi prochain (18 avril) contre Chicago.

Le trophée de la Coupe du monde féminine à Montréal

Par ailleurs, pour les amateurs de soccer féminin, il est possible de voir le trophée de la Coupe du monde féminine (présentée cet été au Canada) jusqu’à dimanche au Fairview Pointe-Claire. Plusieurs activités seront organisées. Plus de détails ici.

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