Guy Thibaudeau

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 25 mars 2015 | Mise en ligne à 19h44 | Commenter Commentaires (8)

Ils retournent aux skis droits et longs

Non, ils ne sont pas des skieurs occasionnels qui, par beau temps, sortent des boules à mites une vielle paire de 205cm des années 80 pour jouer papy en ski avec les petits enfants. Ils sont des skieurs expérimentés qui recherchent un peu de ce qui les a passionnés plus jeunes.

Carl Thibodeau et Denis Boulanger, deux excellents skieurs surpris au Mont Sutton sur des skis retro.

Carl Thibodeau et Denis Boulanger, deux excellents skieurs surpris au Mont Sutton sur des skis retro.

Denis Boulanger qui a longtemps été un dirigeant du Mont Sutton avait perdu son enthousiasme pour le ski. C’était semble-t-il devenu un peu trop facile et monotone avec l’équipement moderne, surtout les skis profilés qui tournent tout seuls. Toujours est-il qu’en récupérant une paire de vieux skis (vintage comme il préfère dire) Denis n’a-t-il pas retrouvé son enthousiasme d’antan.

« Plus jeune je pouvais skier de 9h à 16h et j’en aurais encore pris deux heures de plus » me disait Boulanger lors d’une récente rencontre à Sutton. « Que s’est-il passé » se demanda-t-il, lui qui était toujours en aussi bonne forme malgré les années en plus. Serait-ce l’équipement, les skis? » Comme dirigeant du Mont Sutton Boulanger avait accumulé au fil des ans un véritable entrepôt de ski de toutes les époques et de tous les modèles. C’est en « inspectant » sa collection qu’il eut l’idée de réactiver une paire de Rossignol 4S 203cm (circa 1983) pour voir quel plaisir cette dernière pourrait bien lui procurer.

Plaisir retrouvé
Même si les skis modernes facilitent les virages « la technique que j’avais utilisée toute ma vie, l’allègement en début de virage, m’est revenue et avec elle, le plaisir retrouvé de skier » me racontait-il. Croisé dans la Dynamique sous le télésiège #4 Boulanger était en plein mode « démo retro » avec un autre excellent skieur, Carl Thibodeau (pas de relation), à qui il faisait essayer des Rossignol 7X (circa 1985). Première observation pour Carl « voir ses spatules dans sa vision périphérique ce qui est moins le cas avec nos skis modernes beaucoup plus courts ».

Selon Denis Boulanger les fabricants doivent constamment innover pour vendre leur matériel et il n’élimine pas la possibilité que des skis plus longs nous reviennent, possiblement, probablement sous une autre forme. On le voit un peu déjà avec les nouveaux skis «rockers» où les spatules retroussent plus rapidement; on les achète un peu plus longs déjà pour maintenir suffisamment de carre en contact avec la neige durcie qui nous est la plus commune.

Vos skis longs vous manquent-ils? Seriez-vous prêt à faire une « démo » de vos vieilles planches?

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Vendredi 20 mars 2015 | Mise en ligne à 17h34 | Commenter Commentaires (9)

Pourquoi aime-t-on le ski de printemps?

Le printemps nous arrive aujourd’hui (vendredi) à 18h45 mais qu’en est-il du ski de printemps? Il vous manque ou pas?

Le Mont Tremblant n’offrait rien de printanier jeudi. C’était encore plus froid et venteux jeudi. Photo GT

Le Mont Tremblant n’offrait rien de printanier jeudi. C’était encore plus froid et venteux mercredi. Photo GT

Je me suis fait dire par quelques skieurs cette semaine que nous étions chanceux d’avoir encore des conditions d’hiver et d’autant plus chanceux que le ski de printemps ne se soit pointé plus tôt en saison. Ces commentaires nous incitent à ces réflexions; qu’y a-t-il de si agréable dans le ski de printemps et, le ski d’hiver n’est-il pas plus facile pour la majorité des skieurs?

Neige de printemps ou neige d’hiver
A mon avis et aussi selon les skieurs rencontrés cette semaine la neige d’hiver, même dure comme ce fut le cas au cours des derniers jours, est beaucoup plus facile à skier que ne l’est la neige de printemps. Cette dernière qui durcit la nuit ne nous offre souvent qu’une courte période de neige facile à skier. En fondant au soleil et avec la hausse des températures elle devient plutôt lourde, collante, elle s’amoncelle et le fond demeure quand même dur et souvent glacé.

La neige d’hiver pour sa part est plus constante; plus on fréquente les pistes reconditionnées mécaniquement, plus la neige est facile à skier. Même la poudreuse abondante (profonde) est plus difficile à skier pour la très grande majorité. Qu’est ce qui nous attire donc au ski de printemps? Est-ce la neige ou le fait que la météo est plus clémente? Ou sont-ce les activités ou même le fait que le ski de printemps signale le bout du tunnel – particulièrement cet hiver marqué de froid continu?

Neige ce week-end
Le premier jour complet du printemps (samedi) sera marqué par des chutes de neige plus ou moins abondante selon les régions du Québec. Rien de trop printanier il faut bien le constater. Nous n’avons en fait pas encore vu une seule vraie journée de ski de printemps en 2015. Même aujourd’hui (vendredi), malgré un mercure légèrement positif dans le sud-ouest, la neige ne s’est pas encore transformée si ce n’est qu’elle ait ramolli un peu au bas de certaines montagnes. On ne peut cependant parler de neige printanière.

Tous les centres nordiques demeurent ouverts sauf pour le Golf/Glissades St-Jean-de-Matha dans Lanaudière, le premier centre à fermer pour la saison. Ce sera aussi le dernier week-end pour le Parc du Mont Tremblant. Malgré la neige qui demeure abondante on estime que l’éloignement du parc combiné au fait que l’intérêt pour le ski de fond diminue à ce temps-ci de l’année ne justifie plus de demeurer en service. Ce sera donc la fin dimanche pour le Parc du Mont Tremblant. Ailleurs on maintien le cap et les jours d’ouverture se feront selon la météo. Le centre de ski de fond Mont Sainte-Anne sera ouvert tous les jours jusqu’au 29 mars et Camp Mercier au Nord de Québec, jusqu’au 6 avril.

Ski alpin, ski de fond ou raquette, la saison se poursuit et… le ski de printemps est sans doutes à nos portes.

Sentiers glacés
La saison de patin sur glace naturelle est terminée partout sauf possiblement au Domaine de la Forêt Perdue à Notre-Dame-du-Mont-Carmel en Mauricie où on espère encore ouvrir samedi si le temps le permet. Il faudra vérifier par contre avant de s’y rendre en téléphonant le 819-378-5946.

Alors, qu’est ce qui vous attire au ski de printemps? La neige molle et lourde ou la fête, les activités et les terrasses?

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Mardi 17 mars 2015 | Mise en ligne à 18h21 | Commenter Commentaires (16)

Ski, météo et facteur vent

Le débat fait rage sur toutes les plateformes cet hiver et même depuis plusieurs années. Le fameux « facteur vent » fait-il peur aux gens?

Au grand vent dans le Parc du Mont Tremblant. Photo GT.

Au grand vent dans le Parc du Mont Tremblant. Photo GT.

J’ai toujours défendu les météorologues et certains présentateurs météo qui traitent de ce sujet au cœur de la vie des Québécois. Surtout ceux et celles qui ne s’inclinent pas face à la pression constante des lobbies représentants divers secteurs des sports d’hiver qui doivent attirer chez eux à chaque jour le plus grand nombre de clients, quelle que soit la météo.

Les prévisions météorologiques générales s’adressent à toute la population et ne sont pas adressées spécifiquement à un groupe plutôt qu’à un autre à moins qu’elles soient identifiées comme « météo ski » ou « météo plein air ». Les parents qui préparent les jeunes pour l’école, ceux qui utilisent les transports en commun et même les sportifs qui préparent une sortie doivent savoir si le vent influencera l’habillement ou le choix d’activité, n’en déplaise à qui que ce soit.

Le « facteur vent » une donnée importante
C’est plus souvent qu’autrement le « facteur vent » qui irrite certains secteurs. En particuliers les stations de ski et les gestionnaires de centres privés d’activités de plein air. Quoiqu’il en soit le « facteur vent » est un élément non négligeable pour les activités extérieures. Les skieurs le savent bien puisqu’ils créent eux-mêmes un facteur vent à simplement dévaler les pistes plus ou moins rapidement. Et cette idée ou notion scientifique que le vent « n’affecte que la peau nue exposée » ne tient pas la vraie route. Il faisait -7C avec un sérieux vent jeudi dernier à Owl’s Head. Je portais inhabituellement de bonnes mitaines au lieu de gants et, même aussi bien protégé à seulement -7C, il n’y avait pas d’excès de chaleur là dedans. Quand il vente beaucoup comme c’était le cas aujourd’hui d’ailleurs, on le ressent partout, pas uniquement sur le bout du nez n’en déplaise aux théoriciens.

Quand la météo devient un spectacle
Dans bien des cas par contre, la météo est devenue un spectacle. Des chaines météo spécialisées se sont implantées dans tous les pays et font nécessairement de la météo un spectacle. Et, qui dit spectacle dit spectaculaire. Il est toujours plus impressionnant de mettre l’emphase sur le -35C ressenti que de dire qu’il fait -19C en ajoutant que le vent fera ressentir plus froid. Des cartes de « facteur éolien » portent parfois à confusion. Sont-ce des températures réelles ou ressenties? Il faut chercher la note ou la couleur explicative quelque part au tableau. A Météo Media, principal diffuseur dans la mire du débat et où les bouchées de vraie météo utile sont de plus en plus courtes, le risque de se méprendre avec les cartes est élevé.

D’autre part, la nécessité d’ajouter à une météo désagréable «n’annulez pas vos sorties pour autant» trahit une certaine crainte de réprimande de la part de l’industrie du plein air, été comme hiver d’ailleurs. On essaie de s’assoir sur deux chaises en même temps.

Les diffuseurs météo ne doivent pas être à la remorque de qui que ce soit; ils ne doivent répondre qu’à leur mission de renseigner du mieux qu’ils peuvent la population en général sur les conditions météorologiques actuelles et à venir. Plusieurs pourraient aussi revoir leur façon de présenter les éléments. Si la perception est tout, ceux qui poussent trop sur le facteur vent (les médias anglophones parlent sans cesse de « feels like ») sont presqu’unanimement décriés par ceux qui aiment l’hiver même s’ils n’en tirent pas profit.

Oubliez aussi le fameux dicton inventé par les stations de ski ou par les fabricants de vêtements d’hiver qui dit « il n’y a pas de temps trop froid, il n’y a que de mauvais vêtements ». Si votre travail est à l’extérieur le dicton est valable. Par contre s’il s’agit de votre plaisir il serait mieux d’inviter à « choisir une activité appropriée au temps qu’il fait » parce qu’il y a souvent du temps trop froid pour son plaisir.

La météo domine le quotidien de presque tous les Québécois. Elle affecte presque tout ce que nous faisons, particulièrement en hiver. Peut-être faudrait-il aussi que les médias écartent de la météo les présentateurs qui détestent ouvertement l’hiver, une saison qui occupe 4 ou 5 mois de l’année et qu’il faut apprivoiser faute de passer cette longue période sur la « déprime ».

Que pensez-vous du facteur vent tel que présenté dans certains médias? Reconnaissez-vous aussi que le facteur vent constitue un élément important à considérer en hiver?

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