Guy Thibaudeau

Guy Thibaudeau - Auteur
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  • Guy Thibaudeau, collaboration spéciale

    Son père lui inculque la passion du ski à l'âge de six ans. Plus tard il en fait son travail en fondant MRG - le Réseau du Ski en 1968, les premiers à présenter aux skieurs des bulletins objectifs sur les conditions de ski via les médias.
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    Mercredi 25 mars 2015 | Mise en ligne à 19h44 | Commenter Commentaires (14)

    Ils retournent aux skis droits et longs

    Non, ils ne sont pas des skieurs occasionnels qui, par beau temps, sortent des boules à mites une vielle paire de 205cm des années 80 pour jouer papy en ski avec les petits enfants. Ils sont des skieurs expérimentés qui recherchent un peu de ce qui les a passionnés plus jeunes.

    Carl Thibodeau et Denis Boulanger, deux excellents skieurs surpris au Mont Sutton sur des skis retro.

    Carl Thibodeau et Denis Boulanger, deux excellents skieurs surpris au Mont Sutton sur des skis retro.

    Denis Boulanger qui a longtemps été un dirigeant du Mont Sutton avait perdu son enthousiasme pour le ski. C’était semble-t-il devenu un peu trop facile et monotone avec l’équipement moderne, surtout les skis profilés qui tournent tout seuls. Toujours est-il qu’en récupérant une paire de vieux skis (vintage comme il préfère dire) Denis n’a-t-il pas retrouvé son enthousiasme d’antan.

    « Plus jeune je pouvais skier de 9h à 16h et j’en aurais encore pris deux heures de plus » me disait Boulanger lors d’une récente rencontre à Sutton. « Que s’est-il passé » se demanda-t-il, lui qui était toujours en aussi bonne forme malgré les années en plus. Serait-ce l’équipement, les skis? » Comme dirigeant du Mont Sutton Boulanger avait accumulé au fil des ans un véritable entrepôt de ski de toutes les époques et de tous les modèles. C’est en « inspectant » sa collection qu’il eut l’idée de réactiver une paire de Rossignol 4S 203cm (circa 1983) pour voir quel plaisir cette dernière pourrait bien lui procurer.

    Plaisir retrouvé
    Même si les skis modernes facilitent les virages « la technique que j’avais utilisée toute ma vie, l’allègement en début de virage, m’est revenue et avec elle, le plaisir retrouvé de skier » me racontait-il. Croisé dans la Dynamique sous le télésiège #4 Boulanger était en plein mode « démo retro » avec un autre excellent skieur, Carl Thibodeau (pas de relation), à qui il faisait essayer des Rossignol 7X (circa 1985). Première observation pour Carl « voir ses spatules dans sa vision périphérique ce qui est moins le cas avec nos skis modernes beaucoup plus courts ».

    Selon Denis Boulanger les fabricants doivent constamment innover pour vendre leur matériel et il n’élimine pas la possibilité que des skis plus longs nous reviennent, possiblement, probablement sous une autre forme. On le voit un peu déjà avec les nouveaux skis «rockers» où les spatules retroussent plus rapidement; on les achète un peu plus longs déjà pour maintenir suffisamment de carre en contact avec la neige durcie qui nous est la plus commune.

    Vos skis longs vous manquent-ils? Seriez-vous prêt à faire une « démo » de vos vieilles planches?


    • Ça ne me manque pas du tout je ski des skis de course, tout comme avant, et la performance est plus rapide et électrique. Avant le temps de réaction était moins vif.
      Ils s’agrippent et tiennent mieux à cause du profilage.

      Non les vieux skis ne me manquent pas vraiment. Il faut vivre avec son temps, j’imagine.

    • Sur les pentes de ski alpin je fais exclusivement du télémark. En vla un défi. Par contre j’utilise des Volkl parabolique. Je ne retournerai JAMAIS à mes Rossignol TRS de 1984.

    • Effectivement l’industrie du ski cherche des moyens pour vendre.C’est un peu comme la mode vestimentaire qui revient en boucle aux trente ans.les nouveaux skis ressemblent aux tout premiers skis: des planches de baril!

    • J’ai aussi de ces «anciens» skis encore en très bon état sur lesquels j’aurais (et j’aurai peut-être aussi éventuellement) le plaisir de skier. Pour avoir skié avec des «planches» de toutes sortes (de 30 à 210 cm, du mini olympic 80 au ski dance de M. Gauer, aux skis pour carver et d’autres pour «poudrer») j’y ai trouvé plaisir pour la différence de performance des uns et des autres. Je laisse à crisski son télémark car mes genoux ne le prendraient sûrement pas mais nul doute que c’est plaisant à pratiquer. Pour ce qui est de l’industrie: il reste encore de la place pour la création et le développement qui donneront des produits innovateurs et agréables à utiliser pour dévaler les pentes (à quand les skis tout plastique? Il seraient super légers, ne rouilleraient pas, etc.). Par leur pratique d’un ski «vintage», Carl et Denis nous montrent une ouverture d’esprit peu commune chez les skieurs. Bravo! Ciao. Xski

    • non je ne crois pas que je retournerais au ski long car j’aime bien mes ski court dans les sous-bois

    • Quel plaisir de lire sur ce sujet.

      Je skie encore sur mes 7S de 1994, une paire qui m’a été donnée par le réprésenant de Rossignol au Canada, dont le reste de la ‘batch’ avait été envoyé à l’équipe nationale. Du bien beau stock. Heureusement que je ne skie plus 60 jours par an, ils ont encore du ’spring’ bien en masse.

      J’ai essayé autant comme autant de me mettre au parabolique, mais j’ai toujours hadjis ça pour mourir. Le côté pré-programmé des virages me hérisse, et le manque de stabilité à très haute vitesse est problématique (allez voir les skis de Eric Guay, ils sont pas courts et paraboliques pantoute).

      Parfois je vois des sourires amusés dans les files. Je ne vois pas beaucoup de sourires amusés quand je descends !

      Dans les Alpes, au moins 10-15% des skis bums skient encore ‘vintage’. Allez voir les films de Warren Miller des années ‘80 : avec une paire de 200, aucun obstacle à faire des sous-bois, de la poudreuse, même des acrobaties en sautant…

      Oui, les skis ‘droits’ et longs reviendront… Il y a eu une phase parabolique dans les années ‘60 (JC Killy a gagné à Grenoble sur des skis de 167cm à large spatule).

      Sur la photo, ces 4S verts datent plutôt de 1987. En 1983, ils étaient bleu métalisés ‘Renault Alpine’.

    • Non, pas pour moi. Mes skis “vintage” ont pris le chemin du musée. Je n’irai pas les rechercher; mes skis profilés m’ont redonné le gout de skier en sous-bois et dans les bosses. Pour moi le ski doit etre un plaisir et non un defi comme ca l’était a l’epoque des 4S (surtout dans les bosses).

    • Entre le ‘plaisir’ et le ‘défi’ (sans aborder le plaisir de relever des défis)…

      Un ski plus ‘dur a skier’, en général, offre aussi des ‘récompenses’ que le ski ‘facile’ n’offrira pas. Un peu comme une Porsche 911 ’sans power steering’. Mais je comprends ceux qui n’aiment pas… L’idée est d’avoir du fun, quelque soit le moyen.

      Cela dit, on ne peut mettre tous les skis droits 80s dans le même panier… Dans le temps aussi, y’avait des skis plus ‘défi’ et des skis plus ‘faciles’.

      J’ai refait quelques descentes cet hiver à Mad River Glen avec mes Dynamic VR27 1988 de 204cm (à spatule assez large, incidemment) et franchement, c’était pas mal trop d’ouvrage… On a plus les mêmes jambes qu’à 16 ans ! Ceux-là, bye-bye… C’était la dernière fois. Mais bon, le plaisir de mettre ces tanks sur carre à 80km/h… Mettons qu’on se sent en sécurité.

      Les K2, aussi, avaient des talons ultra-raides qui donnaient beaucoup de vivacité dans les bosses, mais ouf, que de travail… Pas toujours récompensé…

      La série 4S – 7S, au contraire, étaient des skis très soyeux, un peu comme les Atomic ARC rouges métalisés, des vraies Cadillac… Je les préfère nettement aujourd’hui à quand je les ai eus y’a 20 ans ! (trop ‘faciles’ dans le temps)…

      Une chose est sûre : les skis ont perdu beaucoup de caractéristiques et de ‘personalité’ depuis qu’ils sont tous courts et courbés (pour le grand public du moins).

    • c’est ça, et allez joué au golf avec un driver en persimon de 42 pouces avec tige de métal de la dimension d’un bois 5 de nos jours. Ça va tellement mieux… Not

    • @val

      Aucune comparaison possible.

      On ne parle pas de skis en bois, de bottes en cuir, ou même des premiers skis plus ‘modernes’ des années ‘70, mais encore très archaïques. Par contre, les bâtons en alu, c’est ‘canné’ technologiquement depuis les années ‘60. Sérieux, ça va ‘mieux’ avec un bâton neuf plutôt qu’un vieux Ramy ?

      Certains produits de consommation atteignent une maturité technologique, des ‘plateaux’. Les amplis hi-fi de 2015 ne sonnent pas mieux que les amplis hi-fi de 1985. Pour les oridnateurs, c’est différent.

      Mais les skis ‘top de ligne’ des 80s sont des produits très raffinés et complexes, qui coûtaient la peau des fesses et incorporaient des matériaux comme le kevlar, etc. Le ski alpin comme objet de consommation a atteint un plateau de développement vers 1985. Les bottes moulées et les fixations sont des variations sur le même thème depuis 30 ans. Le ski n’a évolué que dans son design pour l’essentiel.

    • Le ski moderne est performant mais spécialisé. C’est lorsque l’on utilise un de ces produits en contre emploi que le fun commence. Lorsque l’on reste à l’intérieur de ce que le ski fait bien, ça devient trop facile.
      Moi, j’aime expérimenter, relever des défis et développer des nouvelles techniques. . Je dois vous avouer que c’est rarement plate; je redeviens un enfant et je m’amuse. !

    • J’utilise également un ski SL de course en grandeur 165cm et je ne retournerais pas en arrière un instant car j’ai trop de plaisir à carver mes skis sur un beau damé, tôt le matin.
      À une époque, j’ai quitté le ski alpin et sauté sur un snowboard de carve pour goûter ce feeling de carve qui m’était inconnu auparavant. Lorsque les skis profilés (paraboliques à l’origine) sont apparus, je suis vite retourné au ski afin d’obtenir ce même feeling, mais les deux pieds indépendants. Aujourd’hui, tous les skieurs peuvent y trouver leur compte, utiliser les skis qui leur conviennent et connaître la sensation de plaisir offerte par le ski. Ce n’est pas le cas pour tous avec une paire de 203cm et un rayon 25m aux pieds.

    • C’est un peu bizarre cette équation : ski 80s = pas de ‘carve’.

      J’ai eu une paire de Super-G Fischer 217 ‘ça de large’ pour la course, et là bon, OK, c’est un peu dur à ‘carver’ court. Je m’amusais desfois à faire du ski ‘civil’ avec, mais bon…

      Mais franchement…

      Un bon ’slalom spécial’ de Rossi, 203 au pas, ça carve sur du 2m, les boys… Avec du spring en maudit dans le talon, qui si tu pousses trop fort, il te faire rebondir dans le bois. Bien en masse… Allez revoir les vidéos de Alberto Tomba à Calgary si vous voulez vous en convaincre !

      Le bottom line, @boucharyves, c’est que moi aussi j’ai du fun à ‘carver’ la matin sur du damé… Et que justement, ce fun part dès que je mets aux pieds un parabolique préprogrammé pour le faire.

    • J’ai essayé les paraboliques, mais non rien à faire. du coup j’ai carrément arrêté le ski.

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