Guy Thibaudeau

Guy Thibaudeau - Auteur
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  • Guy Thibaudeau, collaboration spéciale

    Son père lui inculque la passion du ski à l'âge de six ans. Plus tard il en fait son travail en fondant MRG - le Réseau du Ski en 1968, les premiers à présenter aux skieurs des bulletins objectifs sur les conditions de ski via les médias.
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    Mardi 17 mars 2015 | Mise en ligne à 18h21 | Commenter Commentaires (16)

    Ski, météo et facteur vent

    Le débat fait rage sur toutes les plateformes cet hiver et même depuis plusieurs années. Le fameux « facteur vent » fait-il peur aux gens?

    Au grand vent dans le Parc du Mont Tremblant. Photo GT.

    Au grand vent dans le Parc du Mont Tremblant. Photo GT.

    J’ai toujours défendu les météorologues et certains présentateurs météo qui traitent de ce sujet au cœur de la vie des Québécois. Surtout ceux et celles qui ne s’inclinent pas face à la pression constante des lobbies représentants divers secteurs des sports d’hiver qui doivent attirer chez eux à chaque jour le plus grand nombre de clients, quelle que soit la météo.

    Les prévisions météorologiques générales s’adressent à toute la population et ne sont pas adressées spécifiquement à un groupe plutôt qu’à un autre à moins qu’elles soient identifiées comme « météo ski » ou « météo plein air ». Les parents qui préparent les jeunes pour l’école, ceux qui utilisent les transports en commun et même les sportifs qui préparent une sortie doivent savoir si le vent influencera l’habillement ou le choix d’activité, n’en déplaise à qui que ce soit.

    Le « facteur vent » une donnée importante
    C’est plus souvent qu’autrement le « facteur vent » qui irrite certains secteurs. En particuliers les stations de ski et les gestionnaires de centres privés d’activités de plein air. Quoiqu’il en soit le « facteur vent » est un élément non négligeable pour les activités extérieures. Les skieurs le savent bien puisqu’ils créent eux-mêmes un facteur vent à simplement dévaler les pistes plus ou moins rapidement. Et cette idée ou notion scientifique que le vent « n’affecte que la peau nue exposée » ne tient pas la vraie route. Il faisait -7C avec un sérieux vent jeudi dernier à Owl’s Head. Je portais inhabituellement de bonnes mitaines au lieu de gants et, même aussi bien protégé à seulement -7C, il n’y avait pas d’excès de chaleur là dedans. Quand il vente beaucoup comme c’était le cas aujourd’hui d’ailleurs, on le ressent partout, pas uniquement sur le bout du nez n’en déplaise aux théoriciens.

    Quand la météo devient un spectacle
    Dans bien des cas par contre, la météo est devenue un spectacle. Des chaines météo spécialisées se sont implantées dans tous les pays et font nécessairement de la météo un spectacle. Et, qui dit spectacle dit spectaculaire. Il est toujours plus impressionnant de mettre l’emphase sur le -35C ressenti que de dire qu’il fait -19C en ajoutant que le vent fera ressentir plus froid. Des cartes de « facteur éolien » portent parfois à confusion. Sont-ce des températures réelles ou ressenties? Il faut chercher la note ou la couleur explicative quelque part au tableau. A Météo Media, principal diffuseur dans la mire du débat et où les bouchées de vraie météo utile sont de plus en plus courtes, le risque de se méprendre avec les cartes est élevé.

    D’autre part, la nécessité d’ajouter à une météo désagréable «n’annulez pas vos sorties pour autant» trahit une certaine crainte de réprimande de la part de l’industrie du plein air, été comme hiver d’ailleurs. On essaie de s’assoir sur deux chaises en même temps.

    Les diffuseurs météo ne doivent pas être à la remorque de qui que ce soit; ils ne doivent répondre qu’à leur mission de renseigner du mieux qu’ils peuvent la population en général sur les conditions météorologiques actuelles et à venir. Plusieurs pourraient aussi revoir leur façon de présenter les éléments. Si la perception est tout, ceux qui poussent trop sur le facteur vent (les médias anglophones parlent sans cesse de « feels like ») sont presqu’unanimement décriés par ceux qui aiment l’hiver même s’ils n’en tirent pas profit.

    Oubliez aussi le fameux dicton inventé par les stations de ski ou par les fabricants de vêtements d’hiver qui dit « il n’y a pas de temps trop froid, il n’y a que de mauvais vêtements ». Si votre travail est à l’extérieur le dicton est valable. Par contre s’il s’agit de votre plaisir il serait mieux d’inviter à « choisir une activité appropriée au temps qu’il fait » parce qu’il y a souvent du temps trop froid pour son plaisir.

    La météo domine le quotidien de presque tous les Québécois. Elle affecte presque tout ce que nous faisons, particulièrement en hiver. Peut-être faudrait-il aussi que les médias écartent de la météo les présentateurs qui détestent ouvertement l’hiver, une saison qui occupe 4 ou 5 mois de l’année et qu’il faut apprivoiser faute de passer cette longue période sur la « déprime ».

    Que pensez-vous du facteur vent tel que présenté dans certains médias? Reconnaissez-vous aussi que le facteur vent constitue un élément important à considérer en hiver?


    • C’est certain qu’un vent de face dans le télésiège rend la montée pas mal plus difficile, et la descente parfois pénible.c’est pourquoi lors des journées de grand vent,je préfère les randonnées en raquette dans le bois.
      Il faut prendre en considération le facteur vent comme élément non négligeable influençant le refroidissement

    • Le facteur vent est définitivement un des éléments météo important dont je tiens compte pour planifier mon habillement de ma journée de ski alpin. Les risques d’engelures et d’hypothermie sont officiellement plus importants quand l’air froid se déplace à une plus grande vélocité. Imaginez seulement rester bloqué dans un télésiège pendant plus d’une demie heure dans un grand vent avec des températures qu’on a connu en février de cette année. J’en frissonne!!!! Et n’en déplaise à certain: s’il fallait que le blanc devienne un qualificatif péjoratif, il se trouverait des gens qui feraient tout pour empêcher quiconque de mentionner que la neige est «banche». À bon entendeur, salut! Xski

    • Aujourd’hui en ski de fond le vent était définitivement un facteur. Le soleil aussi! Sans vent et avec le soleil on était bien. Sans soleil et avec vent on gelait. Donc, deux facteurs importants et c’est difficile de bien s’habiller quand le changement se fait très brusquement.

    • vent sacré vent. Il faut faire avec mais il détermine souvent, surtout en ski alpin, si on aime on notre journée à l’extérieur au grand air. Tremblant et Orford en sont la preuve vivante.

      _20 à Tremblant avec un vent léger est souvent plus apprécié qu’un moins 5 avec un vent à écorner les bœufs

    • Le débat sur la question de facteur vent ne s’estompera pas bientôt et je crois que GT a bien fait le tour de ce sujet. J’aimerais commenter les météorologues ou les annonceurs de radio comme Mr Frank Caballero à CBC qui ne peuvent pas parler d’autre chose que leur voyage en Floride et comment ils ont hâte au Printemps. Ils font la décompte des jours restant tous les jours.
      Un hiver comme on passe cette année comporte des défis et des problèmes mais on a eu en masse de belles journées pour faire nos sports d’hiver préférés. La neige était tellement belle du 10 Janvier au 12 Mars.

    • Au delà du vent, du froid et du facteur éolien, on oublie le taux d’humidité. Est-ce que le ressenti de -10 et un taux d’humidité de 95% est pire que, disons, -20 et 50% d’humidité? En ski de fond, le taux d’humidité va grandement influencer le type de farts que l’on utilise car on choisira un produit plus ou moins fluoré. Bref, on n’en sort pas de ces considérations météorologiques. Il fait beau, on y va. Il fait moins beau, on y va pareil. Le gazon arrivera de toute façon trop rapidement!

    • “Il est toujours plus impressionnant de mettre l’emphase sur le -35C ressenti que de dire qu’il fait -19C ”

      La première erreur vient de là… C’est -35 (sans le signe celcius) et -19C. Le facteur vent ne s’exprime pas en degrés celcius. C’est une estimation physiologique, basée sur des tests faits sur des cobayes à qui on a demandé : pis, t’as l’impression qu’il fait combien quand il vente ? (sérieux) . D’ailleurs, ce n’est utilisé à peu près seulement au Canada.

      Je suis toujours étonné de voir combien de gens croient que si on déplace un thermomètre dans le vent, il va chuter… Alors que non, il va rester à -10C, s’il fait -10C, à l’abri du vent ou non. La température est la mesure de la vibration moléculaire, et celle-ci n’est pas affectée par le vent.

      Cela dit, oui, bien sûr, c’est désagréable le vent (et l’humidité) quand il fait froid. Mais un pseudo -42 ‘dans le vent’ n’a rien à voir avec un vrai -42C nordique.

      Que les métérologues donnent la vraie température, le taux d’humidité, et la vitesse du vent, et laissent les gens appliquer leur propre jugement. S’il fait -20C et qu’il vente, je vais laisser faire la journée de ski, pas besoin qu’on me disent qu’il fait supposément moins quarante quelque…

    • Ca aiderait bcp de gens à sortir dehors si la météo était presentée de facon neutre, pcq on presente tjrs le pire (le plus froid (à l’ombre et au maximum de la vitesse des vents prévue)) de ce que pourrait etre la meteo dans une journée mais jamais le plus chaud; cad la temperature ressentie au soleil à l’abri du vent.

      Les miss meteo devrait avoir un prejugé favorable face à la meteo, alors que cest tout le contraire; ce qui influence la population à detester l’hiver puisqu’elle a comme info meteo que le pire de ce qui etre perçu.

    • Mais le prix des billets des centres de ski suivi d’une absence de nouvelle neige sont une plus grande limitation qu’une meteo trop foide et venteuse

    • A toujours_plus. Bonjour, je crois que quand on écoute un bulletin météo, il est normal de vouloir connaître les «extrêmes du jour» afin de ne pas se faire surprendre. Comme on pratique notre activité dehors, on est susceptibles d’être affectés à un moment ou un autre par ces conditions, alors vaut mieux être préparé. Plus de monde dehors qui gèle parce que non-informé ne fait pas aimer l’hiver à plus de monde. Et la journée moyenne sans les écarts est plutôt rare sous nos cieux. Cet hiver en tout cas, ceux et celles qui n’ont pas appris à s’habiller pour skier ont sûrement connus une saison raccourcie ou encore difficile. Salutations. Xski

    • Le vent est nécessaire pour plusieurs raisons dans la vie mais c’est la chose qui me fait plus damnée pour mes activités , que se soit l’hivers ou autres saisons sans tout les énumérer .
      Bien sur j’aime bien une petite brise quand il fait trop chaud et du vent pour faire de la voile.
      La perfection n’est pas de ce monde ça l’air….!

    • A _boulga. C’est justement votre explication qui fait jurer le monde. La fameuse théorie et un chiffre qui, apparemment, ne veut rien dire. J’arrive de skier aujourd’hui dans les Laurentides @ -10C et un vent du nord très fort. Je dirais qu’on ressentissait comme -20 -25! -25 quoi? Dites ce que vous voulez c’était le même feeling que s’il faisait -20 Celcius; pas -20 (ché pas quoi).
      Je dois dire que le facteur vent aujourd’hui rendait le ski déplaisant. On a fait avec mais nous étions à la limite; il fallait prendre une pause/h pour se réchauffer. Même habillé pour le temps qu’il faisait, le vent (oui le vent) nous refroidissait partout même dans mes mitaines pour temps extrême. Nous aurions du choisir la raquette.

    • Bien sur que facteur vent n’est pas la température.Expérience à faire pour les sceptiques.Demandez à votre ami qui a une décapotable de faire une balade,vous assis à l’arrière,toit plié à une vitesse de 30 kmh et ensuite vous me direz quelle distance vous avez parcourue avant de vous geler la face? Réel ou fictif le facteur éolien?

    • @triman

      Mais je ne nie pas que le vent soit désagréable en hiver et fasse ’sentir’ une impression de froid. Comme en été, du reste, où il fait ‘plus chaud’ à Montréal à 34C qu’en plein désert à 45C.

      Mais des -50C et +50C à Montréal avec ‘vent’ et ‘humidex’, c’est de la sottise pour vendre de la copie. Les gens perdent leur rigueur intellectuelle et croient pouvoir se comparer à la Sibérie et à Death Valley… Le fait demeure : une impression n’est pas chiffrable. C’est comme aimer ses enfants, on ne sait pas ‘combien’.

      Cela dit… Les effets réllement physiologique sont exagérés. Si vous passez 2 heures à un arrêt de bus, disons, à -15C et qu’il vente à supposément -45, vous allez trouver ça pénible. Mais si vous attendez 2 heures à un ‘vrai’ -45C, vous allez devoir subir des amputations. Idem pour le fameux humidex… Un vrai 45C dans le désert, faut pas rester trop longtemps au soleil…

      Pourquoi ? Une bouteille d’eau à -15C, vent ou pas, prend disons 30 minutes à geler. L’eau ne ’sent’ aucune différence. Pas plus que vos vaisseaux sanguins… À -45, c’est fait en 5 minutes…

      J’ai beaucoup d’expérience de ski alpin nordique… Une vraie coquille coupe-vent pardessus la coquille isolante règle pas mal le cas du ‘vent’.

    • @honda

      Personne ne nie ça. Mais essayer de le chiffrer en pseudo degrés celicius est de la niaiserie. Dites-moi : il fait -15 et on va en voiture à 30km/h, et je vais très bien visualiser le désagrément !! Pas besoin de me dire qu’il fait supposément -35…

    • Je pense que les médias exagèrent lors des présentations météo ,on insiste beaucoup sur les risques associés à tel ou tel situation climatique.On devrait peut être commencer à parler des aspects positifs et profitables des activités de plein air.

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