Guy Thibaudeau

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  • Guy Thibaudeau, collaboration spéciale

    Son père lui inculque la passion du ski à l'âge de six ans. Plus tard il en fait son travail en fondant MRG - le Réseau du Ski en 1968, les premiers à présenter aux skieurs des bulletins objectifs sur les conditions de ski via les médias.
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    Mardi 25 novembre 2014 | Mise en ligne à 18h50 | Commenter Commentaires (11)

    Les Fat bikes arrivent sur les sentiers nordiques

    Je voulais initialement vous parler d’ « invasion » des Fat bikes sur les sentiers nordiques mais, nous n’en sommes pas encore là. Les amateurs de Fat bikes demeurent une petite minorité mais leur nombre augmente d’année en année et les gestionnaires de centres nordiques en sont de plus en plus conscients.

    Un groupe d’adeptes du Fat bike dans les sentiers de Ste-Adèle. Photo fournie par Espresso Sports.

    Un groupe d’adeptes du Fat bike dans les sentiers de Ste-Adèle. Photo fournie par Espresso Sports.

    Les Fat bikes sont une sorte de vélo de montagne munis de très gros pneus faisant 10-12cm de large. Ils ont été développés à la fois en Alaska pour rouler dans la neige et dans l’Ouest Américain pour rouler dans le sable. Ils ont depuis migré vers l’Est et s’apprêtent maintenant à « envahir » les sentiers enneigés de nos centres nordiques.

    Où rouler?
    Le choix de centres nordiques pour le Fat bike convient bien aux deux partis intéressés. Les cyclistes y trouvent un terrain de pratique idéal; les gestionnaires eux y voient une source additionnelle de revenus et une augmentation du nombre d’utilisateurs pour rentabiliser leurs sentiers et même offrir une activité alternative en période de neige difficile.

    Jusqu’à présent le faible nombre d’adeptes n’exige pas le développement de sentiers dédiés à cette nouvelle activité quoique ce soit la solution idéale. Par conséquent on tente d’accommoder par un partage de certains sentiers. Selon Benoit Simard d’Espresso Sports à Ste-Adèle, boutique à l’avant-garde de cette pratique, « les sentiers de raquette conviennent parfaitement au Fat bike ». C’est d’ailleurs la tendance dans les centres nordiques. En ces années test les cyclistes Fat bike seront invités à partager les sentiers de raquette et de marche. Mais cela varie un peu selon le terrain disponible.

    Aux Sentiers du Moulin à Lac Beauport près de Québec les Fat bikes ont fait leur apparition l’an passé. Ils auraient aimé des sentiers dédiés mais impossible nous disait Nathalie des SdM. « Leur nombre ne le justifie pas encore ».

    Le Parc d’Oka au Nord de Montréal offre le Fat bike depuis l’an passé. On peut le pratiquer sur tous les sentiers de marche et de raquette sauf sur le sentier du Calvaire. « Le partage s’est bien fait, nous dit Didier Bouvier du Parc d’Oka, mais il y a quand même eu quelques intrusions dans les sentiers de ski de fond ». Le partage avec les sentiers classiques en particulier est impossible et pourrait causer des frictions importantes entre les deux types d’utilisateurs.

    A la Forêt Montmorency dans la Réserve Faunique des Laurentides un sentier de raquette de 8 kilomètres peu utilisé leur sera réservé cet hiver nous dit Hughes Sansregret directeur de la station. Pierre Vézina du centre de ski de fond Mont Sainte-Anne leur offrira un sentier exclusif de 3 kilomètres utilisé occasionellement par les motoneiges du centre pour accéder aux refuges et rejoindre rapidement différentes section du réseau.

    Renée Belhumeur, directrice des opérations au Parc de la Gatineau en Outaouais nous dit que « le Parc se doit d’accommoder le plus grand nombre d’utilisateurs possible » mais il semblerait difficile d’inclure les Fat bikes cet hiver dans le mix. « Nos discussions avec les groupes utilisateurs n’ont pas offert de solutions concluantes » ajoutait-elle. Leur intégration demeure cependant à l’étude.

    Code de bonne conduite
    Il existe un code de bonnes pratiques pour les fervents du Fat bike qui doivent partager les pistes traditionnellement réservées à la marche, à la raquette ou au ski. On y encourage évidemment la politesse et une cohabitation respectueuse avec les autres utilisateurs. On recommande même d’aider à l’éducation d’autres cyclistes pour assurer une intégration harmonieuse de cette nouvelle activité dans les centres nordiques.

    Acceptation réciproque
    Il faudra aussi que les utilisateurs traditionnels, les raquetteurs en particulier, voient les nouveaux venus avec une certaine ouverture d’esprit. La réaction sera soit « wow, un vélo dans le sentier » ou « tabar… pas un vélo sur ma trail! »

    David Lauzon, co-fondateur du Grand Fat Tour (www.legrandfattour.com ) nous rappelle que les adeptes du Fat bike « sont dans le même groupe démographique que les raquetteurs; des gens qui veulent se tenir en forme et qui aiment l’hiver ». Il ne s’agit quand même pas de se faire empester par une motoneige. Il s’agit simplement d’une nouvelle façon de mieux apprécier l’hiver qui cherche à s’intégrer.

    Quoiqu’il en soit, les adeptes du Fat Bike n’auront pas droit à l’erreur dans cette période d’intégration. Ils devront se comporter de façon exemplaire, ils devront s’en tenir aux pistes qui leur sont offertes et être respectueux de ceux qui partagent les sentiers avec eux. Comme le disent bon nombre de gestionnaires « il faudra écouter la clientèle et évaluer la situation cet hiver, la première année où le Fat bike sera plus visible dans nos réseaux ».

    Comment voyez-vous la venue des Fat bikes dans les sentiers nordiques?


    • Personnellement je n’y voit pas d’inconvenient. Je ne veux pas les voir sur les sentiers classiques et je les vois mal sur les pistes de skate mais sur les sentiers de raquette je n’y vois pas de problème pourvu qu’il y ait un respect mutuel des deux groupes. C’est peut-être aussi une activité que j’aimerais essayer. Ce sera certainement une année d’expérimentation. On verra mais je suis favorable.

    • Moi je voudrais essayer le fat bike. Je pense que se produit répond bien au besoin du cycliste qui se cherche l’hiver. Oui le ski de fond mais ce n’est le bike. Alors je crois que ceci va permettre à plus de personnes à apprécier l’hiver. En ce qui a trait à la gestion des droits ” when there is a will there’s a way”

    • Mummmm, je me souviens du temps où l’on appréciait peu les marcheurs ou les raquetteurs, sur nos pites de ski de fond. Je crois bien que les Centres devront leur attribuer des sentiers bien à eux, pour éviter des frictions.
      Je suis curieuse de voir comment se fera l’arrimage….
      Mais si cette activité fait apprécier l’hiver et à amener les gens à jouer dehors,
      c’est déjà positif.

    • Personnellement j’ai roulé aux sentiers du moulin dans les pistes de skates et tout était ok car un fatbike ne brise pas les pistes. Ça c’était l’année dernière! Les pistes de classiques ont oublie ça c’est sur. Mais les pistes de raquettes c’est bien trop accidentées à moins que ça soit tapé. Avez vous vu un fatbike passer dans une piste de skate, aucun dommage aux pistes et même que plusieurs coup de patin maganne plus la piste!

    • Je pense que tou ce qui peut inciter les jeunes et moins jeunes à jouer dehors est très bon.Naturellement le respect mutuel est très important et surtout la sécurité,je n’aimerais pas me faire frapper par un cycliste dévalant une pente alors que je suis en raquette.

    • Oui Skifaut tu as raison. C’est pour ca qu’il faut rouler dans les pistes de skates car ont roule pratiquement à la même vitesse qu’un skateur et même plus vite!

    • A Tremblant dans le réseau municipal sur quelques pistes comme le Petit Train et les 2 golfes ils vont accepter les Fat Bike. Il y a même des boutiques du coin qui se prépare pour la location. Je pense que ça sera l’hiver du Fat Bike un peu partout.
      Il ne faut pas imaginer que les cyclistes vont nous passer à vive-allure. Les Fat Bike ne sont pas conçue pour aller vite même en descente et le Fat Bike roule très bien dans les sentiers de raquette pentus au moins en descente.

    • Salut kart27, au SDM, le Fatbike n’est pas permis dans les piste de skate. En descente, avec tous les virages serrés, je n’aimerais pas voir apparaître un Fat en avant de moi. En passant, je suis un mordu de cyclisme. Je crois qu’on descend plus vite en skate qu’en Fat. Bon hiver.

    • L’enjeu est la gestion d’un réseau de sentiers d’hiver. Si on accepte les fat bikes sur les sentiers de raquette, de facto, ce sentier n’est plus un sentier de raquette (à usage dédié, donc exclusif) mais devient un sentier partagé raquette-fat bike-et possiblement marche hivernale. C’est clair et ça s’explique bien. Et s’il y a une réglementation, elle est facile d’application, au cas où il y aurait déviance. Alors, si les stations acceptent les fat bikes, elles ne pourront pas seulement les diriger vers les sentiers de raquette et penser que le tour est joué. Elles devront gérer la situation en adaptant leur réseau à ce nouvel arrivant. En passant, a-t-on demandé aux raquetteurs ce qu’ils en pensent de voir des fat bikes dans LEURS sentiers. Car il semble que les skieurs ne veulent pas vraiment les voir dans LEURS sentiers de classique… À mon avis, la solution passe d’abord par des sentiers dédié, donc à usage exclusif et un complément de sentiers à usages multiples, donc polyvalents. Comme me le disait mon grand-père, chaque chose à sa place et chaque place à sa chose. Ainsi, tous les adeptes de sentiers hivernaux savent à quoi s’attendre lorsqu’ils se récréent dans leur station favorite. Pas de mauvaise surprise non plus. Et pas de conflits d’usagers.

    • L’enjeu d’un saine cohabitation repose sur l’information et la compréhension des différents types d’usagers. Le multi-usage renforce la découverte de l’autre. Le multi-usage permet de mieux comprendre l’autre égaglement. Comment peut-on justifier la multiplication des sentiers selon chaque nouveau type d’usager? Très difficile selon moi.

      Le FatBike est arrivé depuis quelques années aux états-unis. La cohabitation s’y passe très bien. Nous prévoyons un voyage “hut to hut” de 3 jours dans le Maine en Janvier… sur un réseau de ski de fond. Oui, le site accepte pleinement le FatBike sur son réseau de sentiers. Nous pourrons y faire de longue randonnée de plusieurs heures comme nos amis en ski. Après tout, l’habillement est similaire, la vitesse est similaire et la bibitte qui pilote est identique: un amateur de plein air qui veut jouer dehors. Seul le moyen de déplacement change. D’ailleurs, un grand nombre d’entre nous sont des amateurs de ski de fond.

      Pour en être à ma 3e année en FatBike, je peux certifier n’avoir jamais eu de conflit ou de perception de conflit. Bien au contraire, les gens sont curieux et veulent l’essayer. C’est pour cette raison que nous avons crée Le Grand Fat Tour afin de pouvoir essayer et tomber en amour avec cette nouvelle activité hivernale.

      Fini les heures sur le rouleau dans le sous-sol pour garder la forme pendant l’hiver!

    • Quand les randonneurs à raquettes ou à pied circulent sur les sentiers de ski de fond, ils creusent une tranchée, parfois profonde, et souvent en plein centre du sentier. Ces ornières gèlent et durcissent avec le froid , ce qui rend les descentes dangereuses et parfois même impraticables pour les skieurs de fond, particulièrement sur nos sentiers nordiques qui ne sont pas entretenus mécaniquement.
      Les raquettes ET les marcheurs sont en conséquence invités à développer et entretenir leur propre réseau et à respecter les nôtres.

      Dans les Laurentides, le réseau de ski de fond nordique (i.e. hors-piste) quadrillent la région et relient les villages entre eux, une situation unique en Amérique du Nord. Ce réseau avait été développé durant les années 30-40-50 par Jack Rabbit Johannsen, les frères Gillespie de Ste-Agathe et autres pionniers du ski dans les Laurentides, et est un bijou patrimonial qui nous distingue.

      Je n’ai pas encore d’opinion sur l’utilisation des sentiers de ski par les Fat bikes, car je ne connais pas l’impact de leur passage sur nos conditions de ski après leur passage. Mais si le résultat est aussi catastrophique que lors du passage de raquetteurs et de marcheurs, il me semble qu’ils puissent ne pas être les bienvenus sur les sentiers de longue randonnée.

      Paradoxalement, je serai curieux de voir l’ouverture des gens à raquettes à accueillir les fat bikes sur leurs sentiers, quand on constate la propension de plusieurs d’entre eux à envahir les sentiers de ski nordique!

      http://www.lapresse.ca/voyage/destinations/quebec/laurentides/201112/14/01-4477807-le-berceau-du-ski-de-fond.php

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