Guy Thibaudeau

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  • Guy Thibaudeau, collaboration spéciale

    Son père lui inculque la passion du ski à l'âge de six ans. Plus tard il en fait son travail en fondant MRG - le Réseau du Ski en 1968, les premiers à présenter aux skieurs des bulletins objectifs sur les conditions de ski via les médias.
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    Mercredi 19 mars 2014 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (5)

    Incontournable Jay Peak

    Journée mémorable à Jay Peak hier (mardi). Un moment de grâce à la fin de ce rude hiver qui nous a amené un peu trop de froid. Le soleil ardent sous un ciel bleu sans le moindre nuage a réchauffé l’atmosphère jusqu’à -1C en fin de journée vers 16h30. Chose rare à Jay Peak, aucun vent. D’ailleurs des éoliennes visibles du sommet à une certaine distance ne tournaient tout simplement pas. Même le passage à la douane américaine fut plaisant. Enfin, et non la moindre des raisons, Jay avait reçu la semaine dernière 39 pouces de neige (un mètre) qui nous ont permis de skier sur neige naturelle toute la journée. Jamais ou presque avons-nous pu sentir le fond dur de neige artificielle sur lequel nous skions presque toujours ici dans l’est. Un jour de grâce en effet.

    Journée mémorable à Jay Peak mardi. Photo GT.

    Journée mémorable à Jay Peak mardi. Photo GT.

    Jay Peak n’était pas jusqu’à récemment une station de ski particulièrement complète. Les purs et durs s’y rendait les journées de poudreuse et aussi pour skier hors-pistes dans les sous-bois. Depuis 4 ou 5 ans par contre des investissements de 270$ millions ont fait de Jay une véritable destination incontournable pour tous.

    POUR LES EXPERTS
    Jay a toujours attiré les bons skieurs du Québec et de Nouvelle Angleterre. Depuis plus de 10 ans on y a développé le « ski-dans-les-arbres » (tree skiing). Il s’agit ici de sous-bois souvent très serrés qui exigent une grande maitrise de ses virages, une certaine agilité sur ses skis. Plus de 25% du domaine skiable est situé hors-pistes, dans les arbres.

    Les « Face chutes », un secteur extrême (ouvert hier) directement sous le terminal du sommet, offrent aux experts une expérience semblable à ce que certains centres de l’ouest peuvent présenter.

    Jay Peak est aussi un centre reconnu pour sa poudreuse. Des accumulations parfois impressionnantes (comme les 39 pouces – un mètre – la semaine dernière) attirent les amateurs de poudreuse (powder hounds) et les skieurs rebelles qui préfèrent la poudreuse en sous-bois que dans les pistes.

    POUR LES PLUS TIMIDES
    Les skieurs moins expérimentés peuvent s’accommoder d’un grand nombre de longues pistes damées intéressantes. Les pistes bleues et même quelques noires telles que les JFK, Haynes et Derek Hotshot, lorsqu’elles sont sans bosses, sont très accessibles à tout skieur qui sait contrôler et compléter ses virages. Comme à Sutton il est facile et agréable de combiner plusieurs pistes dans une même descente.

    POUR LES DEBUTANTS
    Ayant skié la semaine dernière avec mes deux petits-fils de 5 ans m’a sensibilisé à l’importance de pistes très faciles pour les débutants. Harmony Lane et Interstate sont deux pistes très douces, longues et surtout larges qui constituent un des plus beaux secteurs d’apprentissage dans l’est, sans doute fort apprécié des moniteurs et des débutants.

    POUR LES FAMILLES
    Les familles y trouvent aussi leur compte grâce à la diversité des activités maintenant offertes en plus du ski, particulièrement l’énorme parc aquatique intérieur avec toit rétractable pour l’été qui permet d’offrir, en une même journée, à la fois les plaisirs de la neige et les douceurs de l’été. Un aréna pour le hockey et le patin est aussi sûr de plaire à la clientèle canadienne.

    POUR LES BONS VIVANTS
    Jay était autrefois une station de ski, point final. Rien d’autre à faire sauf skier et dormir sur place. Le nouveau Jay Peak offre maintenant trois hôtels et de nombreux condos (dont plusieurs avec rampes d’accès pour personnes à mobilité réduite) au pied des pentes, neuf restaurants, un terrain de golf qui sert de centre de ski de fond/raquette en hiver. La restauration très diversifiée offre souvent au même endroit une « grilled cheese » ou un burger pour les jeunes de même qu’un saumon poché ou un steak pour les autres. Hier notre sandwich accompagné d’une chaudrée de fruits de mer et d’un verre de blanc partagé avec ma conjointe dans le restaurant Alice’s Table au pied des pentes près du téléférique avait tout pour plaire aux bons vivants.

    POUR LE DEPAYSEMENT
    L’altitude de base de Jay Peak (1815 pieds/553m) exige de grimper sur plusieurs kilomètres pour arriver à la station. Une vraie station alpine dans une région peu développée. C’est en fait l’absence d’activité connexe qui faisait auparavant de Jay une station difficile « à vendre ». Le téléférique, un des seuls de l’est Nord-américain (avec Cannon Mountain NH) contribue aussi au dépaysement et donne un peu l’impression d’une station des Alpes Européennes.

    Du sommet à près de 4000 pieds (1220m) le panorama à 360 degrés nous permet de voir les stations de Stowe et Burke au Vermont, une partie du lac Champlain, les stations québécoises Owl’s Head, Mont Orford, Bromont ainsi que le « Roundtop » de Sutton; et par temps très clair on peut même y apercevoir Montréal.

    Journée vraiment paradisiaque hier à Jay. Impossible de vous garantir une aussi belle expérience aujourd’hui, demain ou plus tard. Il faut prendre les grands moments lorsqu’ils passent. Il faut un peu de chance pour que les astres soient aussi bien alignés comme ils l’étaient mardi. Le reste est à la grâce de Dieu!

    Avez-vous revisité Jay Peak récemment?


    • Ceux qui n’ont pas visité Jay Peak depuis plus d’une dizaine d’années sont sujets à un grand choc quand ils découvrent les développements survenus depuis leur dernière visite. Il y a beaucoup de choses à y découvrir et ça vaut bien une visite. Mais comme toute surprise: elle peut plaire ou décevoir, mais dans ce cas de Jay Peak difficile de rester indifférent. Bon ski! Xski

    • La dernière fois que j’ai skier à jay il y a 15 ans il y avait pas grand chose,
      excepté la nature sauvage.
      Une vrai montagne et toujours beaucoup de neige.
      Mais loin quand tu demeure sur la rive-nord de montreal.

    • Pourvu que Jay Peak ne devienne pas aussi artificiel que le Disney de Mont-Tremblant!

    • Heureusement qu’il n’y a pas encore trop de développement en bas de Jay puisqu’ils n’ont pas encore investi sur les remonte-pentes et les pentes eu même. C’est un peu comme si Tremblant avait fait le village mais pas les remontes pentes. J’ai compris que Jay veut développer l’autre versant mais il faudrait que la corporation augmente la capacité à partir du village avant d’aller de l’autre côté.

    • Je skie Jay Peak depuis les années 80. Nous avons une propriéré la-bas depuis 5 ans. Meilleure montagne dans l’est pour les sous-bois et pour le hors-piste (avec Stowe).

      Louilaf et Chrisski: Le développement est terminé Tramside et presque complètemnt terminé Stateside. Il reste encore quelques unité d’hébergement à construire, ainsi qu’un ‘entertainment center’ avec un centre d’ecalade intérieur (clip and climb) et une salle de cinéma. Rien à voir avec la haute densité de Tremblant. Il y a moins de 100 lits d’hébergement à 20 km à la ronde alors tout est concentré à la station. Rien à voir avec les 20 000+ lits disponibles autour du Mont-Tremblant.

      La capacité des remontées est adéquate sauf peut-être les samedi de poudreuse. À part le tram, jamais plus de 10 minutes d’attente le samedi. Aucune attente tous les autres jours de la semaine. Il n’y a pas beaucoup de stations ou vous pouvez, le samedi, être seul dans un sous-bois.

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