Snowmax est le nom d’un produit injecté par certains centres dans le système d’enneigement pour accélérer le gel des particules d’eau vaporisées dans l’air pour fabriquer la neige. Ce mot a pris son sens littéral cette semaine au Mont St-Sauveur où les canons ont entrepris leur dernier sprint en prévision du printemps profitant des températures froides, idéales pour l’enneigement.
Mère Nature, même avec ses plus mauvais tours, ne pourra contrer cette attaque massive qui a comme but d’assurer une fin de saison record comme à tous les ans. Malgré l’arrivée de l’été trois mois plus tôt que prévu l’an passé, le Mont St-Sauveur a tout de même réussi à étirer la saison jusqu’au 13 mai grâce aux abondantes réserves de neige faites à la même période en 2012. Ce groupe de monticules géants, l’ « Himalaya » comme on le surnomme nous démontre qu’encore une fois Mont St-Sauveur entend offrir la plus longue saison au Québec.
L’absence de neige n’affecte pas les pistes enneigées artificiellement
Malgré le fait que la neige naturelle en Estrie soit beaucoup moins abondante que dans les Laurentides et Lanaudière par exemple, l’absence de neige naturelle n’affecte aucunement les pistes enneigées artificiellement. Ayant skié Mont Orford en Estrie samedi et Chantecler dans les Laurentides dimanche le commentaire de notre collaborateur Michel Vauclair exprimait bien notre point. « Plus n’égale pas nécessairement meilleur » déclarait-il faisant allusion aux conditions plus difficiles au Chantecler où la neige naturelle est incomparablement plus abondante qu’au Mont Orford. Neige fabriquée pour neige fabriquée, la différence est une simple question d’entretien.
Comme le démontre notre photo d’enneigement massif au Mont St-Sauveur il est fort possible pour une station d’affronter un hiver peu enneigé à condition de posséder un bon système d’enneigement. La différence se voit plus dans la capacité qu’a chaque station de se protéger. En Estrie Bromont possède les installations les plus performantes de la région et de ce fait peut offrir une plus grande proportion de pistes ouvertes au cours d’une saison comme celle-ci. Le Mont Sutton par contre est une station qui dépend beaucoup plus de la neige naturelle.
Dans les Laurentides rares sont les stations qui ne réussissent pas à enneiger entre 80 et 100 pour cent de leurs pistes. En Estrie, sauf pour Bromont, l’enneigement artificiel est moins intense. Si la proportion de pistes ouvertes est moindre qu’ailleurs, la qualité des conditions sur les pistes enneigées artificiellement ne dépend que de la qualité de l’entretien mécanique.
Les activités de ski de fond et de raquette sont cependant entièrement tributaires de la neige naturelle. Rien ne peut compenser encore dans ce secteur. Et en ce moment la neige beaucoup plus abondante au nord du Saint-Laurent favorise les régions de ce secteur comme nous l’indiquions dans le dernier article.
Votre station en fabrique-t-elle suffisamment de neige?

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 












xski
7 février 2013
08h15
Snowmax est-il cancérigène? Produit-il une neige « génétiquement modifiée» nuisible pour l’environnement? et l’humain? L’« Himalaya » dans les Laurentides, est-ce de la démagogie? Faire du ski en plein air en mai, est-ce normal? Payer “X” dollars pour monter-descendre à répétition avec les risques encourus pendant toute une journée (une soirée, ou une nuit) dans des conditions climatiques questionables, est-ce un cas de psychiatrie? «Mieux nuit parfois à bien», la pognes-tu? Ce que tu vois sur la montagne dépend en partie des idées d’un administrateur dans son bureau: aussi de l’argent qu’il a ou est prêt à répandre sur sa montagne. Puis payer du stationnement pour moins marcher pour skier après 100 km ou plus de route? Voyons!!! qu’est-ce qu’y a dans mon café à matin? En tout cas… A+. Xski
chrisski
7 février 2013
09h49
Bravo à xski pour les réflections.
Personnellement j’aime pas mal mieux skier sur la neige naturel qui nous tombe du ciel. Même si la neige fabriquée des année 2000 est d’une meilleure qualité que celle des années 80 ça ne vaut pas la vrai de vrai. 15CM ce Vendredi?
micheldallaire
7 février 2013
10h21
L’industrie du ski alpin, pour survivre et progresser, doit réagir à des variables climatiques et des contraintes budgétaires de plus en plus sévères, on le sait. La fabrication de neige artificielle devient donc un incontournable. Qu’on l’aime ou pas. Dans le fin-fond, ce sont les skieurs et planchistes qui ont le dernier mot. Et il semble qu’ils aiment ça. Sinon, il n’iraient pas skier! Et les stations fermeraient prestement. Heureusement, on n’a pas à se confronter à un tel dilemne en ski de fond.
triman
7 février 2013
10h49
Bravo pour St-Sauveur qui soutient les besoins des skieurs et planchistes les plus mordus. C’est aussi plutot amusant de voir encore de la neige sur une pente au mois de mai. A chacun ses plaisirs. Pour ma part skier si tard ne m’interesse plus mais il doit y avoir suffisamment de mordus pour que ce soit rentable. C’est aussi bon pour vendre des passes de saison, quand on dit que la saison debute en octobre et se termine en mai.
oli1792
7 février 2013
13h10
Au-delà du prolongement de la saison, l’enneigement artificiel assure une qualité constante des conditions de ski. Cette constance favorise les skieur débutants et de niveau intermédiaire. Ces skieurs représentent la clientèle majoritaire des centres de ski. Il est normal qu’un commerce, quel qu’il soit, prenne soin de sa clientèle en répondant à ses attentes et ses besoins.
xski
7 février 2013
15h12
Appel à tous.
Y-a-t’il un autre centre alpin au Québec que Ski Bromont qui fait un entretien de ses pistes avec ses dameuses pendant ses heures d’opération?
Sans connaître le modus operandi de tous les centres de la province, je crois que le chef de file du marketing pour son centre est possiblement ce dernier.
Et, si « l’enneigement artificiel assure une qualité constante des conditions de ski », les “évaluateurs” n’auraient plus à visiter beaucoup de nos centres alpins pour monsieur Thibaudeau. Salut! Xski