Guy Thibaudeau

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  • Guy Thibaudeau, collaboration spéciale

    Son père lui inculque la passion du ski à l'âge de six ans. Plus tard il en fait son travail en fondant MRG - le Réseau du Ski en 1968, les premiers à présenter aux skieurs des bulletins objectifs sur les conditions de ski via les médias.
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    Mardi 4 décembre 2012 | Mise en ligne à 18h41 | Commenter Commentaires (12)

    Compter les pistes en début de saison

    Le problème revient année après année. Le nombre de pistes annoncées ouvertes par les centres de ski ne coïncide souvent pas à ce que l’on perçoit. Exemple; le centre annonce 8 piste ouvertes mais vous n’en constatez que deux. Un mensonge? Une attrape? Une supercherie? Pas nécessairement.

    Les 140 pistes de Killington au Vermont

    Les 140 pistes de Killington au Vermont

    Compter tous les embranchements
    Le problème de base provient du fait que les centres alpins ont décidé il y a quelques années de nommer et de comptabiliser toutes les petites traverses, connexions, passages et bouts de pistes dans leur réseau. Ceci faciliterait entre-autres l’identification de l’emplacement d’un accident ainsi que le travail des dameurs et des préposés à l’enneigement. On pourrait ainsi mieux identifier là où il faut travailler, par exemple débuter l’enneigement sur la piste « X » en bas de telle ou telle intersection.

    Un problème lancé par Killington
    Le problème a aussi été alimenté par la station Killington au Vermont qui durant les années 90 augmentait son nombre de piste de 30 a 40% annuellement sans en ouvrir une seule nouvelle. On divisait simplement les plus grandes pistes en deux sections ce qui augmentaient le nombre total de pistes nommées. Les grandes stations-destination Québécoises ne voulant pas paraître diminuées face aux stations américaines qui offraient maintenant toutes 100 pistes et plus sont entrées elles aussi dans le jeu. C’est là que le nombre de pistes de plusieurs grands centres Québécois s’est mis à monter en flèche.

    Nombre total de pistes souvent irréel
    Le nombre de pistes qu’affichent les grandes stations est plus souvent qu’autrement gonflé de 30 à 50 pourcent par la comptabilisation de tous ces embranchements. Un parfait exemple celui du Mont Tremblant où l’on affiche ces jours-ci 22 pistes ouvertes représentant 11 routes distinctes. La perception du client est donc de 11 pistes ouvertes, 50 pourcent de moins que le nombre total de bouts de pistes effectivement ouverts.

    Tremblant ajuste le tir
    Au fil des ans c’est à Tremblant que ce problème de perception était le plus évident en début de saison. Pour passer du sommet à la base d’une remontée il faut parfois à Tremblant utiliser 3 ou 4 sections de pistes. On pouvait donc promouvoir 8 pistes ouvertes ce qui, pour le skieur, ne représentait que deux pistes; une au nord et une autre au sud. Point.

    Mais Tremblant semble vouloir ajuster le tir et s’éviter les critiques annuelles en annonçant aussi maintenant le nombre de « routes » distinctes que peut représenter le nombre total de pistes ouvertes. Aujourd’hui (mardi) donc on parle de 22 pistes ouvertes et de 11 routes ce qui est plus représentatif de l’offre. C’est d’ailleurs exact. J’y étais hier et ai compté au moins 10 vraies pistes ouvertes. Dix voies distinctes à emprunter, honnêtement.

    A Bromont, le roi de la petite piste (114 sans compter les sous-bois / ils en ont des longues aussi), il y a même quelques pistes « carrées » de dire Charles Désourdy président de Ski Bromont du fait qu’elles ne sont pas plus longues qu’elles sont larges. Selon Désourdy les 22 pistes annoncées ouvertes par la station aujourd’hui représenteraient 9 routes distinctes.

    Ce problème se retrouve aussi dans les petites stations mais à un degré moindre.

    Pensez-vous que les stations devraient suivre l’exemple de Tremblant en affichant aussi le « nombre de routes distinctes » à leur rapport en début de saison? Avez-vous été déçus par un nombre irréel de pistes annoncées comme étant ouvertes?


    • All connecter trails should not be included in the total trail
      Count,only how any main routes to the base.No division of upper, or lower of the same trail.

    • Laszlo is correct, in a perfect world. Where do you draw the line between a connector trail and a short trail? I really like the ski areas initiative of refering to a number of routes or ways down the mountain but even that does not give a perfect count.

    • C’est vrai qu’on en parle régulièrement. La vraie raison va-t-on la connaître finalement ? On devrait revenir à l’ancienne. C’est à dire une piste devrait nous mener du sommet à la base et laisser faire les traverses. Ce qui donnerait une juste grandeur d’un centre…..

    • Nous sommes d’accord que c’est tannant de toujours expliquer le vrais nombres de pistes réelles mais il y a eu une modification cette année pour Stoneham il ont ouvert du sommet à la base pour l’ouverture mais avec différente traverse,c’est déjà mieux.

    • Maybe it’s just me, but I don’t really care how many “runs” are open. I know that in the beginning of the year, no one will have much open and I know to expect that… I’m just happy to be sliding down the mountain at this point. Actually, I think Guy does it right when announcing the PERCENTAGE OF RUNS that are open at each mountain like he does on CTV… that way, it’s clear and fair for everyone.

    • En effet. Cela est frustrant de voir que les stations jouent avec les chiffres concernant le nombre de pistes ouvertes tout au long de la saison de ski, plus particulièrement au début et en fin de saison pour attirer puis retenir les inconditionnels.

      Or, l’une des stations estriennes que vous citez utilise aussi ce petit stratagème pendant la saison estivale afin de gonfler le domaine accessible pour le vélo de montagne.

      Comme vous le laissez sous-tendre si bien, c’est du marketing un peu tordu du genre “ma montagne est plus grosse la tienne” dans un contexte où les centres se disputent de plus en plus des clients plus rares.

    • La solution est de consulter le nombre d ‘acre ouvert . Ceci vous donnera une vrai aperçue du domaine skiable .Hier sur le site de killington on annonçait le plus grand domaine ouvert dans l’est avec 121 acres ouvert. Ce qui est faux ,Tremblant a 150 acres d’ouvert …

    • Je vois 3 raisons à cette situation. Les stations se livrent une concurrence constante afin d’être no.1 dans leur marché, surtout être reconnues comme telles dans les médias, les réseaux sociaux etc. La pub, quoi. Et la réputation qui va avec. Toujours plus de pistes, plus larges; mieux enneigées…ça va dans le sens du “J’suis plus gros que toi!”. Comme la montagne ne peut pas prendre d’expansion et que les stations sont prises dans un engrenage de toujours plus en avant, on rajoute de nouvelles pistes à même le domaine skiable existant. Je suis toujours surpris de voir comment la “déforestation” des montagnes est avancée à certains endroits. On voit beaucoup de blanc et un peu de foncé, lequel délimite les pistes. La 2e est probablement pour des raisons de sécurité publique. Les patrouilleurs/secouristes veulent avoir des infos les plus précises possible pour localiser et traiter adéquatement un skieur en difficulté. Plus de pistes et de connecteurs facilitent leur travail car ils peuvent plus facilement localiser leur cible et l’évacuer adéquatement. De plus, un skieur qui “n’a pas rapport” dans une piste supérieure à ses capacités peut se sortir du pétrin plus facilement…et a une chance de ne pas devenir un client de ces mêmes secouristes! Mais d’après moi, la principale raison en est une d’efficacité d’affaires. Pour opérer rentablement, les coûts doivent être contenus et la disposition des remontées mécaniques (le plus petit nombre possible pour desservir un maximum de pistes-et de skieurs) est cruciale afin de d’offrir un maximum d’occasions de ski via toutes sortes de pistes principales, secondaires et tertiaires. Si l’on regarde bien le schéma de Killington, on se rend bien compte que ce ce sont la localisation des remontées qui dicte la proximité des pistes, pas l’inverse. Si le ratio temps moyen passé dans une remontée est inférieur au temps passé sur les skis, les gestionnaires voient une majorité de skieurs sur les pistes et une minorité dans les remontées. J’imagine que les autres sont au resto ou au bar :))) Donc, on a besoin de moins de remontées. Il faut ralentir le processus de se rendre à la remontée par toutes sortes d’artifices…dont toutes sortes de connecteurs possibles et imaginables. On évite ainsi, théoriquement, les embouteillages en bas de l’entonnoir car les skieurs qui connaisent le terrain vont passer à gauche-à droite pour se trouver une remontée à proximité, quitte à “perdre du temps” sur des artères peu intéressantes. Plus de pistes aussi en moitié-supérieure des montagnes peut aussi être un + en début en en fin de saison, question d’enneigement. Donc, il y a une logique capitaliste derrière cette situation et je ne vois pas l’heure où cette tendance va s’inverser. Je ne sais pas ce que vous en pensez?

    • Le ski est une activité linéaire. Si on parle de kilometres ouverts ca pourrait aller mais des acres… pas certain. Les acres ouverts indiquent aux gestionnaires de stations de ski combien de skieurs ils peuvent accepter mais pour le skieur l’acre ouvert n’est pas, je crois, une bonne mesure. Au Mont Ste-Anne une piste peut mesurer 20 acres mais ca demeure UNE piste. Au relais peut-etre 10 acres ouverts mais c’est peut-etre 3 pistes. Ca se cromprends mieux. S’il fallait balayer la piste OUI, les acres seraient la bonne mesure.

    • grosso modo allez pas skier avant qu il y ait neigé

    • Ce n’est pas nouveau de voir ce faux calcul du nombre de piste. Je crois qu’il faut seulement critiquer les excès de quelques centre de ski

    • Le complexe américain du «BIGGEST in the WORLD» affecte nos centres de ski et ce n’est pas nouveau. Tout le monde essai de se démarquer de tout le monde et les moyens sont nombreux. A-t-on déja considéré qu’il y a un nombre incalculable (voire infini) de trajets possibles à emprunter sur une seule piste? Vous pourrez skier la même piste pour le reste de vos jours, vous n’emprunterez jamais exactement le même parcours que les fois précédentes.
      Si on est «sensibles» aux nombres, on peut «tomber dans le panneau marketing», mais, à mon sens, l’important est d’en avoir son soûl à toutes les fois qu’on ski. Sur ces bons mots: salutations à tous. Xski

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