Guy Thibaudeau

Archive, février 2011

Lundi 28 février 2011 | Mise en ligne à 13h25 | Commenter Commentaires (15)

Faut-il ignorer les prévisions à long terme?

Même samedi dernier on nous prévoyait un important redoux pour lundi; des températures dans les deux chiffres au dessus du point de congélation avec de la pluie pour les Laurentides entre-autres; en début d’après-midi aujourd’hui il était tombé une bonne douzaine de centimètres de neige et aucune pluie dans ces mêmes Laurentides.  

A Météo Média on a passé une bonne partie de la journée vendredi à expliquer pourquoi les prévisions de 15-20cm de neige sur Montréal ne se sont pas matérialisées, la réalité étant seulement d’un ou deux centimètres.

Si on se trompe autant à relativement court terme, à quoi bon les prévisions à plus long terme? 

Je ne veux pas ici blâmer les autorités en matière de météo qui n’aiment pas plus que nous manquer leurs prévisions. La région métropolitaine au confluent de deux fleuves, sa situation au point de convergence des systèmes en provenance de l’ouest et ceux qui viennent de la côte est de la Nouvelle Angleterre en font une région sujette à ce genre de revirements soudains.  Plus souvent qu’autrement les tempêtes passent soit au sud du St-Laurent soit au nord. Puisque la région métropolitaine est souvent à la limite des tempêtes venant du sud, une légère diversion peut tout changer.    

Ceci dit,  devons nous ignorer les prévisions à long terme? A vous d’y répondre dans les commentaires plus bas mais comme bon nombre d’amateurs d’activités extérieures le disent, il ne faut pas trop en tenir compte.  En général les prévisions pour 24-48 heures sont relativement fiables mais au delà… il faut les prendre avec un grain de sel. Au mieux, elles indiquent une tendance. 

Personnellement je ne m’y fie jamais. Si lundi on annonce du mauvais temps pour le week-end, tant mieux, ca va probablement changer et je planifie sans en tenir compte.

Connaître les prévisionnistes
S’il faut savoir gérer l’information qu’on nous lance il faut aussi connaître les « spécialistes » qui nous présentent la météo. A Radio-Canada par exemple Ève-Christian a toujours le bon sens de ne pas trop s’avancer dans les prévisions à long terme.  « C’est encore loin » dit-elle souvent lorsqu’on essaie de l’amener sur le terrain glissant des prévisions au delà de 48 heures.  Par contre d’autres présentateurs météo n’hésitent pas à déclarer la calamité ou le grand beau 5, 6 ou même 7 jours d’avance comme s’il s’agissait d’une vérité indéniable. 

Je suis toujours surpris que ces « spécialistes météo » comme on les appelle n’apprennent pas de leurs erreurs. Toute personne qui passe beaucoup de temps à l’extérieur peut leur dire « qu’au delà de 48 heures vous risquez de vous planter ».  Oui, on peut en parler mais toujours avec le bémol que « c’est encore loin et ça peut changer ». Plus on s’avance, moins c’est fiable à moins d’un anticyclone à la grandeur du continent.

Le facteur vent
L’utilisation du « facteur vent » n’a rien de répréhensible en soi mais l’utiliser automatiquement à chaque prévision n’a pas de réelle utilité sinon la recherche de sensationnalisme.  Je ne suis certainement pas non plus seul à le penser.  Samedi le 19 février dernier le facteur vent était important; il faisait environ -5C mais les forts vents donnaient l’impression de -15 ou -20C.  Le vent ce jour-là pouvait affecter notre confort et il fallait en tenir compte. Mais s’il fait zéro et qu’on ajoute le facteur vent pour -5C… ça sert à quoi?  Pas de précautions à prendre pour -5C.  Encore moins lorsqu’il fait +10 et +5C avec le facteur vent!!!

La présentateurs/trices météo
Pour ma part les prévisions 24-48 heures je m’y fie. Au delà, j’ignore ou je regarde pour y voir une certaine tendance. Je n’écoute pas non plus ces « automatons » météo qui ajoutent automatiquement le facteur vent ainsi que ces petits frileux/frileuses qui attendent avec impatience l’arrivée du « facteur humidex » comme si c’était mieux que le facteur vent. Il s’agit aussi, on devrait leur rappeler, une notion d’inconfort. Il en est de même pour les « jovialistes » de la météo pour qui toutes les prévisions sont bonnes parce qu’on ne veut pas nuire à une industrie quelconque, souvent le ski. 

Vive les présentateurs neutres qui nous parlent de météo de façon réaliste sans essayer de toujours nous dire quoi faire, quoi ne pas faire et comment le faire.  A la télé on semble aussi miser beaucoup plus sur le facteur « cute » que sur la compétence. 

Qu’en pensez-vous? 

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Vendredi 25 février 2011 | Mise en ligne à 10h55 | Commenter Commentaires (4)

Pas de neige fraîche pour la Loppet Viking

C’est ce dimanche le 28 février que se tiendra l’une des dernières épreuves populaires de ski de fond de l’hiver, la Loppet Viking de Morin Heights. Cette compétition populaire de ski de fond en sera à sa 39e reprise, sans aucun doute l’une des plus vieilles épreuves du genre au Québec.

C’est en 1972 que cette compétition connut ses débuts; elle se nommait à l’époque la Loppet Smith-Johannsen en honneur du célèbre Herman Smith-Johannsen ce centenaire Norvegien/Canadien qui fut l’un des premiers à développer le réseau de sentiers de ski de fond des Laurentides. Johannsen qui était membre du club Viking de Morin Heights est décédé en 1987 à l’âge de 111 ans. Il a aussi servi d’inspiration au Marathon Canadien de Ski qui s’est déroulé dernièrement pour la 45e année consécutive.

Guy en ski au Mont St-Hilaire en 1979 avec Jackrabbit Johannsen lorsqu'il avait 103 ans.  Jackrabbit... pas Guy! Un petit trésor que je conserve précieusement. GT

Guy en ski au Mont St-Hilaire en 1979 avec Jackrabbit Johannsen lorsqu'il avait 103 ans. Jackrabbit... pas Guy! Un petit trésor que je conserve précieusement. GT

La Loppet Viking offre des courses de ski de fond ouvertes à tous; les distances sont de 10/20/33 km. Elle offre aussi une des rares courses de raquette au Québec; distance 10 kilomètres. 

Pas de neige nouvelle pour dimanche
Il est improbable que les Laurentides reçoivent de la neige fraîche d’ici dimanche.  La faible accumulation anticipée ne semble pas vouloir se produire.  Malgré tout les organisateurs, qui font souvent des petits miracles pour cet événement,  sont confiants de pouvoir offrir une épreuve sécuritaire puisque les pistes utilisées ont reçu une attention particulière cette semaine. « Même sans neige fraîche les conditions seront parmi les meilleures des dernières années » nous confirmait James Jackson responsable de l’épreuve pour la municipalité de Morin Heights. Rick Nesbitt, responsable de l’entretien des pistes a toujours réussi à bien préparer les sentiers pour cette épreuve malgré des conditions météorologiques parfois beaucoup plus difficiles que cette année.   

Pour plus de renseignements sur la Loppet Viking-Morin Heights rendez vous au www.skiloppet.com

De la neige fraîche en Estrie
C’est encore l’Estrie qui récoltera les centimètres de neige aujourd’hui.  On parle d’une possibilité de 10 centimètres ce qui serait plus que suffisant pour recouvrir le fond dur et croutée que l’on retrouve un peu partout depuis le retour du froid après la pluie de vendredi dernier. Il en faut peu pour améliorer les sentiers de ski de fond; parfois une trace ou un centimètre changent les choses et améliorent la glisse. Ce sera donc encore une fois l’Estrie qui aura la meilleure chance d’offrir de belles conditions pour le ski de fond ce week-end.

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Lundi 21 février 2011 | Mise en ligne à 20h29 | Commenter Commentaires (9)

Les “pépères-formants” du ski de fond

Je lisais récemment dans un article d’un collègue la phrase suivante : « Pépère le ski de fond? Peut-être mais…. ». Je suis certain qu’il s’agissait simplement d’attirer votre attention mais je crois tout de même qu’il y a encore des gens qui croient que le ski de fond est un sport de « pépères ».

D’ailleurs il fut un moment dans ma vie de skieur où je carburais plus au ski de fond qu’à l’alpin et je me souviens de m’être fait dire « tu fais plus de ski de fond parce que tu trouves ca moins difficile (que l’alpin)! » Pardon!!!!!

Hervé Leblanc 72 ans en compagnie de Pierre Harvey et Guy au camp des Coureurs de Bois Or du Marathon Canadien de ski le 12 février 2011. On se tire une buche pour le feu de camp.

Hervé Leblanc 72 ans en compagnie de Pierre Harvey et Guy au camp des Coureurs de Bois Or du Marathon Canadien de ski le 12 février 2011. On se tire une buche pour le feu de camp.

Sans m’opposer au ski de gravité que je pratique toujours régulièrement d’année en année je dois dire que le plus pépère des skieurs de fond l’est beaucoup moins que le plus pépère des skieurs alpins. En fait en ski de fond si on ne met pas un pied devant l’autre il ne se passe rien.  En alpin cependant tout est mis en place pour qu’on ait de moins en moins à faire. Débarcadères près de la billetterie; fixations « step-in » qui n’exigent même pas qu’on se penche; remontées débrayables ou télécabines qui s’arrêtent presque pour qu’on s’assoie plus facilement; pistes recouvertes de neige fabriquée pour ne pas avoir à contourner une roche ou une branche; ces mêmes pistes nivelées en tapis de corduroi pour mieux accommoder nos skis profilés qui tournent tout seuls anyway! 

Stationnement valet
Et comme si on n’était pas encore assez moumoune voilà qu’on introduit le « valet parking » au Mont St-Sauveur.  Pour 10$ on stationne votre voiture et on vous la ramène à la fin de votre journée de ski. 

Pépère les skieurs de fond?
Comme je disais plus haut, en ski fond il ne se passe rien si vous ne faites aucun effort.  Nombreux sont ceux et celles qui se tapent 15-20 kilomètres à chaque sortie en ski de fond, même des retraités qui peuvent, à première vue, avoir l’air « pépères ». Mais prenez les participants au dernier Marathon Canadien de Ski à Montebello les 12-13 février derniers. Ils étaient plus de 1800 à cet événement de ski de fond de deux jours. Tous ont skié au moins 15-25 kilomètres par jour et bon nombre ont parcouru de 35 à 45 kilomètres par jour. Près de 800 ont skié la distance totale de 160 kilomètres au cours des deux jours donc 80 kilomètres par jour.

Coureur de Bois Or à 72 ans
Hervé Leblanc de New Richmond en Gaspésie a 72 ans et il complétait cette année les 160 kilomètres du Marathon pour une 19e fois. De plus il couchait à la belle étoile le samedi soir à Montebello pour se mériter une 17e  médaille Coureur de Bois Or présentée à ceux et celles qui complètent la distance totale en couchant à l’extérieur le samedi soir. Notez aussi que chaque participant doit transporter dans son sac-a-dos tout le nécessaire de camping, incluant bouffe et vêtements additionnels pour le camp.  

« Ce qui est aussi extraordinaire, me disait son fils Michel Leblanc de Québec, lui aussi Coureur de Bois Or, c’est que mon père s’entraîne seul à New Richmond sur un sentier de 4 kilomètres qui est plat sur presque toute sa longueur ».  Or la piste du Marathon présente beaucoup de dénivelé et plusieurs montées et descentes difficiles que les Coureurs de Bois Or doivent négocier avec leur sac-à-dos qui peut peser une trentaine de livres. 

Du bobsleigh au  ski de fond à cent milles-à-l’heure
Et que dire de Vic Emery, premier canadien médaillé d’or en bob à quatre aux Olympiques d’Innsbruck en 1964 qui, à l’âge de 77 ans, skiait 9 des 10 sections du Marathon (142 kilomètres) en partant à 8h au lieu de 6h comme le font les Coureurs de Bois.  Cette option (catégorie randonneur) force les skieurs à être plus rapides puisque, pour des raisons de sécurité, les points de contrôles pour être admis aux dernières sections chaque jour ferment à une heure bien établie.  

Peter Blanchard, son épouse Kadri, Vic Emery et PJ Johnson formaient l'équipe Red-Birds I dans la catégorie mixte 60 ans et plus. Ensemble ils ont skié 512 kilomètres au cours du week-end du Marathon Canadien de Ski.

Peter Blanchard, son épouse Kadri, Vic Emery et PJ Johnson formaient l'équipe Red-Birds I dans la catégorie mixte 60 ans et plus. Ensemble ils ont skié 512 kilomètres au cours du week-end du Marathon Canadien de Ski.

Emery qui demeure maintenant à Londres s’entraîne à Oslo où il passe une bonne partie de l’hiver à se préparer pour le Marathon Canadien et la Birkebeiner une des grandes courses participatives qui se tient à Lillehammer en Norvège. Il participe aussi à la Loppet Gatineau qui se tenait ce week-end au Parc de la Gatineau ainsi qu’aux Championnats Mondiaux des Maîtres lorsqu’ils sont accessibles. A 77 ans encore rapide et endurant.

Pépère le ski de fond?  A vous d’en juger.

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