Même samedi dernier on nous prévoyait un important redoux pour lundi; des températures dans les deux chiffres au dessus du point de congélation avec de la pluie pour les Laurentides entre-autres; en début d’après-midi aujourd’hui il était tombé une bonne douzaine de centimètres de neige et aucune pluie dans ces mêmes Laurentides.
A Météo Média on a passé une bonne partie de la journée vendredi à expliquer pourquoi les prévisions de 15-20cm de neige sur Montréal ne se sont pas matérialisées, la réalité étant seulement d’un ou deux centimètres.
Si on se trompe autant à relativement court terme, à quoi bon les prévisions à plus long terme?
Je ne veux pas ici blâmer les autorités en matière de météo qui n’aiment pas plus que nous manquer leurs prévisions. La région métropolitaine au confluent de deux fleuves, sa situation au point de convergence des systèmes en provenance de l’ouest et ceux qui viennent de la côte est de la Nouvelle Angleterre en font une région sujette à ce genre de revirements soudains. Plus souvent qu’autrement les tempêtes passent soit au sud du St-Laurent soit au nord. Puisque la région métropolitaine est souvent à la limite des tempêtes venant du sud, une légère diversion peut tout changer.
Ceci dit, devons nous ignorer les prévisions à long terme? A vous d’y répondre dans les commentaires plus bas mais comme bon nombre d’amateurs d’activités extérieures le disent, il ne faut pas trop en tenir compte. En général les prévisions pour 24-48 heures sont relativement fiables mais au delà… il faut les prendre avec un grain de sel. Au mieux, elles indiquent une tendance.
Personnellement je ne m’y fie jamais. Si lundi on annonce du mauvais temps pour le week-end, tant mieux, ca va probablement changer et je planifie sans en tenir compte.
Connaître les prévisionnistes
S’il faut savoir gérer l’information qu’on nous lance il faut aussi connaître les « spécialistes » qui nous présentent la météo. A Radio-Canada par exemple Ève-Christian a toujours le bon sens de ne pas trop s’avancer dans les prévisions à long terme. « C’est encore loin » dit-elle souvent lorsqu’on essaie de l’amener sur le terrain glissant des prévisions au delà de 48 heures. Par contre d’autres présentateurs météo n’hésitent pas à déclarer la calamité ou le grand beau 5, 6 ou même 7 jours d’avance comme s’il s’agissait d’une vérité indéniable.
Je suis toujours surpris que ces « spécialistes météo » comme on les appelle n’apprennent pas de leurs erreurs. Toute personne qui passe beaucoup de temps à l’extérieur peut leur dire « qu’au delà de 48 heures vous risquez de vous planter ». Oui, on peut en parler mais toujours avec le bémol que « c’est encore loin et ça peut changer ». Plus on s’avance, moins c’est fiable à moins d’un anticyclone à la grandeur du continent.
Le facteur vent
L’utilisation du « facteur vent » n’a rien de répréhensible en soi mais l’utiliser automatiquement à chaque prévision n’a pas de réelle utilité sinon la recherche de sensationnalisme. Je ne suis certainement pas non plus seul à le penser. Samedi le 19 février dernier le facteur vent était important; il faisait environ -5C mais les forts vents donnaient l’impression de -15 ou -20C. Le vent ce jour-là pouvait affecter notre confort et il fallait en tenir compte. Mais s’il fait zéro et qu’on ajoute le facteur vent pour -5C… ça sert à quoi? Pas de précautions à prendre pour -5C. Encore moins lorsqu’il fait +10 et +5C avec le facteur vent!!!
La présentateurs/trices météo
Pour ma part les prévisions 24-48 heures je m’y fie. Au delà, j’ignore ou je regarde pour y voir une certaine tendance. Je n’écoute pas non plus ces « automatons » météo qui ajoutent automatiquement le facteur vent ainsi que ces petits frileux/frileuses qui attendent avec impatience l’arrivée du « facteur humidex » comme si c’était mieux que le facteur vent. Il s’agit aussi, on devrait leur rappeler, une notion d’inconfort. Il en est de même pour les « jovialistes » de la météo pour qui toutes les prévisions sont bonnes parce qu’on ne veut pas nuire à une industrie quelconque, souvent le ski.
Vive les présentateurs neutres qui nous parlent de météo de façon réaliste sans essayer de toujours nous dire quoi faire, quoi ne pas faire et comment le faire. A la télé on semble aussi miser beaucoup plus sur le facteur « cute » que sur la compétence.
Qu’en pensez-vous?
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