Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Jeudi 2 mars 2017 | Mise en ligne à 10h17 | Commenter Commentaires (29)

    Gare au mené…

    La carpe de roseau est un des rares poissons herbivores. Quand elle est abondante, elle finit par littéralement raser la végétation d'un écosystème et le rend globalement beaucoup moins productif. (Image : WikiCommons)

    La carpe de roseau est un des rares poissons herbivores. Quand elle est abondante, elle finit par littéralement raser la végétation d'un écosystème et le rend globalement beaucoup moins productif. (Image : WikiCommons)

    «Je pense que c’est une industrie (la chasse et la pêche sportives, incluant les pourvoiries, ndlr) où les gens ont tendance à s’inquiéter surtout pour le court terme parce que ce n’est pas un secteur d’affaires où tu deviens millionnaire. Ce sont des petites entreprises, ces gens-là ont besoin de ramener de l’argent à la maison et ils ne sont pas souvent en position de planifier sur 10 ans. C’est une chose que je comprends tout-à-fait. Mais à plus long terme, je crois que le portrait est très clair : il faut limiter autant que possible la progression de la carpe asiatique.»

    Ces sages paroles viennent de Nicholas Mandrak, biologiste à l’Université de Toronto qui étudie les conséquences de l’introduction de la carpe asiatique autour des Grands Lacs depuis des années. Je l’ai interviewé parce que, en annonçant cette semaine que la présence de la carpe asiatique (plus précisément la «carpe de roseau») dans le fleuve était désormais prouvée hors de tout doute, le provincial a ajouté du même souffle qu’il interdisait l’usage de poissons-appâts vivants à l’année (c’était permis en hiver) et que les pêcheurs n’auront à l’avenir le droit d’appâter avec des menés morts qu’en hiver (c’était permis en été). Ce qui a provoqué la colère de la Fédération des chasseurs-pêcheurs et du lobby des pourvoiries, qui accusent le gouvernement de ne pas avoir fait d’analyse coûts-bénéfices pour savoir si ces restrictions causeraient plus de tort que de bien à leur industrie. Ils évoquent même des fermetures de pourvoirie et une baisse générale de la pêche au Québec.

    Alors j’ai tenté de voir si ces craintes reposaient sur des faits et j’ai trouvé, en gros, qu’elles semblent infondées, sans compter le fait qu’il est très bien démontré que les poissons-appâts vivants sont un vecteur important de propagation d’espèces envahissantes comme la carpe asiatique (voir notamment cette étude très convaincante) et que celle-ci a des impacts catastrophiques et bien documentés sur les écosystèmes où elle s’installe. Des conséquences très négatives sont à prévoir pour plusieurs des espèces les plus populaires pour les pêcheurs, comme l’omble de fontaine, le doré et le brochet. Plus de détails dans mon dernier «Vérification faite» paru ce matin dans Le Soleil.

    Je n’ai malheureusement pas eu assez d’espace pour inclure cette citation de M. Mandrak et cela me désolait, parce que je crois qu’elle permet de bien comprendre la position étonnante de l’industrie. A priori, on se dit que cette dernière devrait être absolument catastrophée à l’idée que la carpe asiatique s’installe au Québec et appuyer toutes les mesures pour endiguer autant que possible sa progression. Bref, le contraire de sa sortie publique, d’où ma surprise. Or comme le dit M. Mandrak, beaucoup de pourvoiries sont de très, très petites entreprises. Par exemple, la «pourvoirie» avec qui je fais affaire pour la chasse à l’oie est en fait, essentiellement, un «gars tout seul» qui fait tout lui-même — repérage des oies, entente avec un fermier (il a un bon réseau) proche de là, installation d’environ 200 appelants la veille (ce qui, mine de rien, est un art), etc. Une «entreprise» comme ça ne peut tout simplement pas mettre des employés à pied ni se permettre de perdre de l’argent un ou deux ans, le temps de traverser une mauvaise passe. Si ça se produit, cette «pourvoirie»-là va perdre sa maison, ne pourra plus payer le service de garde de l’école où vont ses enfants, etc.

    Personnellement, je ne vois pas d’autre manière d’expliquer la réaction (compréhensible, mais à courte vue) de l’industrie de la chasse et de la pêche. Et vous ?


    • L’industrie de la chasse et de la pêche…omg , que ça sonne mal dans mon oreille. Quand tu veut aller à la pêche, tu achète une carte topographique d’une région intéressante, tu prend ton sac à dos, pis tu y vas. Avec un petit hameçon, une miette de pain, tu atrappes tes ménés local. Quand c’est rendu que tu paye quelqu’un qui vas pousser ton fauteuil jusqu’au lac…

    • Certaines pourvoiries ne veulent même pas que tu arrives avec ton embarcation parce que si la coque n’a pas été nettoyée, elle pourrait “contaminer” leurs lacs !!
      Moi, je veux pêcher en kayak. Pas en chaloupe.
      La paranoïa … peut-être. Mais il faut aussi comprendre que eux, veulent te la louer la chaloupe !!

      @Tassadar
      “pousser ton fauteuil jusqu’au lac”
      Etes-vous déjà allé dans une pourvoirie ?
      Et être infirme, j’aimerais bien que quelqu’un m’aide à pousser mon fauteuil roulant jusqu’au lac ;-)

    • Il est évident que c’est un secteur très réfractaire aux changements drastiques, on a qu’a penser au plan de gestion pour le doré qui avait soulevé un tollé lors de son implantation.

      Ceci dit, la plupart des poissons-appats utilisés dans le fleuve sont récoltés dans ce même fleuve!! Il y aurait eu matière à implanter des surveillances accrues pour les détaillants mais avec les coupes innombrables dans les agents de la faune, c’était irréalisable et beaucoup plus facile d’y aller de cette façon.

      Mais enfin, les pêcheurs vont faire comme d’habitude et s’adapter, il y a plusieurs territoires où les poissons-appats sont interdits et la récolte n’a pas disparu pour autant. C’est aussi qu’avec les coupes dans le domaine et les hausses de permis, les gens commencent à trouver qu’ils ont le dos large.

    • Qc se donne le beau rôle d’interdire, mais il refuse d’investir dans l’embauche d’agent de la faune. À entendre ce que les agents restants ont à dire, faut vraiment être malchanceux pour en croiser un sur son territoire.

    • Comme le dit Williskillis l’important est d’utiliser des appâts d’origine locale acceptable ( qaui sont surement abondants) et cela devrait être plus sérieusement vérifié.

      Le second point ou l’industrie est fragile et on comprend cette fragilité , il faut vivre et laisser vivre et tous le monde n’as pas deux mois a consacrer en préparation alors la pourvoirie oui . mais il y a un gap entre le répression et l’industrie ..

      Avant de prendre des cours de manipulation d’arme a feu je n’avais jamais vu un garde chasse en personne … le cours simple un journée était aussi un occcasion pour ces personne d’être autre chose que la machine répressive qui colle des amandes , c’est un belle occasion de créer des liens positifs en PARTAGEANT les préoccupations de préservation a plus long terme , on le voit avec les pêcheurs de mourue qui y ont gouté et qui comprennent mieux maintenant leur intérêt a long terme . De plus si on a sur le terrain un industrie qui coopèere mieux avec le système de protection on vient d’ajouter un réseau efficace de surveillance sur le terrain qui évite de surdimentionner le première . tous le monde y gagne . On devrait instaurer un permis de pourvoirie incluant un rencontre annuelle de coordination et de mise a niveau avec les gardes chasse et pêche.

    • Que dire de l’inroduction de prédateurs pour cette carpe maudite, ou se peut-il que les prédateurs autochtones finiront par trouver cette carpe exquise?

      Il y aura très certainement une prédation sur les jeunes carpes. Mais ça grandit vite, ces affaires-là : 1 kg après un an, puis ça prend 2-3 kg par année ensuite. C’est pas très long qu’il reste assez peu de prédateurs dans le fleuve capables d’avaler ça et cela peut éventuellement dépasser 1 mètre de long — ce qui est largement hors de la portée de n’importe quel prédateur du Saint-Laurent.
      JFC

    • Je trouve la mesure d’interdire les ménés vivants pour la pêche d’hiver drastique. Je n’ai pas vu d’études corrélant le méné avec la propagation de la carpe asiatique. De plus, pour être efficace le méné doit être vivant pour donner de l’action aux brimbales l’hiver. L’été, ça n’a pas beaucoup d’importance.
      @gl-beaucoup de zéros-1
      Il est important de s’assurer qu’il n’y a pas de bébites étrangères, comme la moule zébrée, introduites dans un plan d’eau qui pourraient débalancer et même détruire ce plan d’eau.

    • Il faut faire voir à toute la population, et cibler les pêcheurs et propriétaires de pourvoirie, les vidéos de la situation sur le Mississippi. L’impact de la surabondance des carpes est tout à fait épeurant.

    • @williskillis et mononke

      Mais c’est encore pire! Imaginez que vos poissons-appâts viennent du fleuve, là où il y a de la carpe asiatique et que, par mégarde, un couple de carpes se retrouvent dans votre seau, puis qu’ils s’échappent d’une manière ou d’une autre… vous venez de contaminer maintenant un lac avec la carpe asiatique!

      On contrôle la pige de poissons appâts vous dites… Ok, mais comment contrôler 100% des poissons appâts utilisés? C’est tout simplement impossible.

      Non, l’interdiction est la meilleure solution, surtout s’il n’y a même pas d’impact sur la pêche sportive.

    • Il n’y aura pas moins de pêcheurs si on interdit ce type de poisson appât, vu que le règelement sera le même partout.

      Si les états et provinces avoisinants le permettent et pas le Québec, alors il y aurait là il y aurait peut etre discussion… mais je ne vois pas la cohue se précépiter pêcher hors province pour ça

      Pour ce qui est d’y aller avec un prédateur: belle opportunité pour un grand retour de la loutre?

      Et le balbuzard? installer des nids comme on en voit ailleur en périphérie du fleuve serait un bon début. Les carpes mangent au fond, mais reviennent souvent à la surface je crois? match parfait pour ce prédateur!

      Pour les carpes de 1m on pourrait y aller avec quelques requins-bouledogue génétiquement modifiés afin qu’ils puissent tolérer l’eau froide!
      Faudrait installer un filet en métal autour de la plage de l’ile Ste-Helene comme ils font en Australie et Afrique du Sud

    • A la fin, il me semble que l’on attrape de tout avec une cuillère Red Devil avec un ver dessus.

      Tu l’envoie au fond t’attrape du doré, tu l’envoies dans les roseaux t’attrape du brochet, tu l’envoie dans l’eau courante t’attrape de la truite.

      Plus “pro” que ça, tu pêches à la mouche!

    • @lordcraft

      Oui vous avez probablement raison …avec tout les leurres artificiels dont on dispose
      on devrait y arriver . Il y a quelques années chez un oncle qui avait un lac artificiel sur sa ferme on avait tous oublié les vers , on a pêché avec de la saucisse à hot dog et on en a jamais sorti autant …

      Si une majorité d’américain ont cru que Trump pouvait être président… on devrait être en mesure de confondre facilement une simple truite….

    • @nenni 12:45 Si j’ai bien compris un article précédent d’hier, ce n’est pas le mené comme tel qui pose problème c’est l’utiliosation de poissons vivants, c’est que ceux-ci peuvent pêchés dans des zones qui peuvent être déjà être envahies par la carpe et que des menés de carpe puissent se glisser avec les menés “locaux” si je puis m’exprimer ainsi et se retrouver dans nos eaux.

      Peut-être que M. Cliche peut confirmer que J’ai bien compris.

      Oui, c’est bien cela, et c’est ce que confirme l’étude de plus de 500 bassins de commerces d’appâts.
      JFC

    • Quand j’étais jeune, il y a des grosses carpes dans le Richelieu où je pêchais. On les voyait de loin, de vrais de vrais bétails (pas asiatiques, bien sûr). Puis un matin, un type avec une bonbonne est arrivé avec son harpon et en a tué une quantité industrielle. On en voyait plus, pendant plusieurs années. Il faudrait peut-être ouvrir la chasse aux grosses carpes des roseaux.

    • Je me demande si des phoques d’eau douce ne se ferait pas un plaisir de stabiliser cette future population de carpes “importées”.

    • On voyait il y a quelques années autour du casino des carpes monstrueuses qu’on aurait pratiquement pu chevaucher. Elles faisaient facilement un mètre de long pour plusieurs d’entre elles. J’en ignore l’espèce précise, mais c’était clairement de la carpe.

    • @verret
      Probablement de la carpe allemande.

    • Ou cette histoire va-t-elle nous méné ?

      @nenni
      Exactement. On appelait ça de la “carpe à cochon”. On en attrapait à Ste-Barbe. Des 20 livres !!
      Confirmé par l’étonnant site web “Carpe Québec”. Rien de moins !!!
      http://www.carpequebec.com/index.php/mnuarticles/cyprinuscarpio/15-lacarpedanstouscesetats
      Certains appellent le meunier “carpe à cochon”. Mais ce n’est pas la même chose.

    • Tout en fait en accord avec vous M. Cliche.

      La carpe asiatique est une catastrophe réelle, une menace constante et suffisante pour interdire d’utiliser les poissons-appât. Vivant ou mort. Elle est aux cours d’eau ce que le Roseau commun est aux plantes.

      La sangsue et l’écrivis sont d’excellente alternative comme appâts vivants, pour ne nommer que ceux-là. Pour en avoir connu, je serais plutôt porté à croire que la résistance des pourvoyeurs vient du fait qu’ils leur aient facile d’aller capturer des menés pour la revente. Juste un petit tour en bateau!

      Il existe multitude de leurres très efficaces. La preuve? Il suffit de regarder les émissions de pêche sportive et aucun n’utilise des appâts vivants. Voici une grande vérité que connaissent tous les pêcheurs professionnels:
      *** Vaut mieux un mauvais leurre dans un bon spot qu’un bon leurre dans un mauvais spot. ***
      Remarqué qu’ils utilisent seulement quelques leurres, mais qu’ils ont toujours une embarcation pour se déplacer sur le plan d’eau.

      Dans un autre ordre d’idée, la mouche est utilisée pour la pêche au saumon. En fait, il existe une multitude de mouches qu’il me semble impossible qu’il n’en existe pas pour une espèce. Il y en a pour le doré, l’achigan, le brochet, le maskinongé, le saumon, la truite, etc. Le jeu s’appelle « Match the Catch! ».

      Rare qu’un amateur de pêche qui a connu la pêche à la mouche revient à l’ancienne pratique. Pêcher à la mouche décuple le plaisir et par expérience je peux vous certifier que les mouches sont aussi efficaces sinon plus que n’importe quel autre leurre. Ajouté à cela le fait que l’ardillon est parfois réduit, ce qui ajoute un défi supplémentaire à la pêche sportive. Avec les mouches je fais des pêches qui tiennent du miracle (dorée et truite) comme jamais auparavant. Je peux vous faire parvenir des photos en PV.

      Un conseil aux pêcheurs débutant. Remplacer l’hameçon d’un leurre avec lequel vous avez attrapé un ou quelques poissons. La pointe d’un hameçon doit être extrêmement pointue pour percer le cartilage et elle s’arrondit rapidement. Si soudainement vous avez de la difficulté à ferrer ou que vous les échappez, il est déjà trop tard…

      N.B. Le fleuve et les lacs du Québec sont des joyaux pour la pêche. Protégeons-les!

    • Le Chevalier cuivré et le bar rayé font un retour timide dans les eaux du fleuve. Espérons qu’une solution à la carpe du roseau soit trouvée avant leurs extinctions.

    • @verret

      Il y en a à profusion autour de l’Île des moulins dans le Vieux-Terrebonne. Plus particulièrement face au courant du barrage.

      https://plus.google.com/photos/photo/113546585347141895962/6215620066221629426

      La pêche y est interdite.

    • @nenni

      Les appâts à dandiner ont été inventé pour remplacer, entre autres, les menés vivant. Bien sûr il faut faire l’effort de bouger la ligne….

    • @Tassadar

      Sans vouloir vous offenser, votre commentaire démontre le peu de compréhension que vous avez au sujet de cette industrie. Soyez mieux informé avant de commenter.

    • Cela ne concerne pas seulement les pêcheurs et la pêche commerciale qui va en souffrir, mais les navigateurs de plaisance vont en prendre pour leurs rhumes. Les carpes asiatiques sautent hors de l’eau lorsqu’elles sont effrayées par le son des moteurs. Des personnes ont été blessées parce que frappées par une de ces carpes en furie!

      Joyeuse ballade!

      Une petite recherche sur youtube saura vous convaincre de la véracité des propos…

      https://www.youtube.com/watch?v=v6iBL-I4xdk
      https://www.youtube.com/watch?v=nc-e8EGkLMo
      https://www.youtube.com/watch?v=PdcQ56OpxNE
      https://www.youtube.com/watch?v=InENM6fwIwE

    • Les courants électriques sont utilisés pour les faire sauter hors de l’eau. Cela fait quelques années que je suis ce sujet. Des personnes ont été frappées violemment (même au visage) par ces poissons et ils en conserveront des cicatrices. Ces vidéos ont été retirés de youtube. Il ne reste que le côté spectaculaire et ce que certains semblent « trouvé drôle ». La joie….

      https://youtu.be/o8E-2jeQ8M0?t=32s
      https://youtu.be/ZpZ7smai2p8?t=38s
      https://youtu.be/LlXntElm1cw?t=4s
      https://www.youtube.com/watch?v=Zqx6KfX902U

    • Quel est l’équivalent en livre d’un impact avec une masse de 5Kg à une vitesse de 5 et 10 nœuds?

      J’suis un peu rouillé et j’ai la certitude que cela va prendre quelques secondes à trouver pour certains lecteurs

    • Les menés ne sont pas, n’étaient pas la carpe asiatique mais ils ressemblent beaucoup physiquement.

      http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/environnement/201702/28/01-5074223-carpe-asiatique-une-menace-pour-le-lac-saint-pierre.php

      Ce ne sont pas les gars avec une petite business ”menés à vendre” qui ont introduit la carpe asiatique. Mais maintenant cela pourrait se retrouver avec ?

      Qui a amené cela par ici ? Ce sont eux les responsables et ce sont des pauvres p’tits yables qui vont payer pour. Évidemment ce n’est pas la grosse pourvoirie pour millionnaires qui va en faire les frais.

      Pas les moyens d’aller à la pêche… Bien qu’on voit des gens y aller direct sur le bord du fleuve.

      On voyait cela à un dépanneur. Bon sur Facebook, je vois une petite entreprise, les appâts de la Rive-Sud et qui signent une pétition. C’est leur business, ils vont faire des actions politiques pour la protéger et ils ne sont pas vraiment ceux ayant introduit l’espèce envahissante.

    • Leur site et pétition… Ils exposent leur position et nous expliquent comment cela marche…

      Bien il y a danger que leur tri ne soit pas parfait et qu’ils remettent des espèces envahissantes en circulation.

      Sauf que s’ils vont les attraper elles sont déjà là et s’ils font un tri, ils en enlèvent de la circulation plus qu’ils en remettent.

      http://www.menes.quebec/

      Il faut être plus proche de l’industrie des petits travailleurs qu’on pourrait presqu’appeler des artisans et qui doivent aimer la nature autant que les biologistes.

      Très intéressant ici :

      http://www.menes.quebec/saviez-vous-que/les-absurdites-actuelles-et-a-venir.html

      ”Les pêcheurs commerciaux trient les espèces envahissantes et interdites mais plutôt que de détruire les espèces envahissantes la règlementation actuelle du ministère les force à les remettre à l’eau. C’est pourtant une occasion parfaite de les éliminer des écosystèmes qu’ils ont envahis.”

      On voit la bureaucratie inefficace et qui est la vraie responsable de la job mal faite !

    • La règlementation est très souvent inefficace, cela ne veut pas dire zéro règlementation mais juste celle qui est nécessaire et s’assurer qu’elle est respectée ? Sinon ? Tu fais plus de tort que de bien et l’environnement est encore moins bien protégé en plus d’avoir nuit à l’économie.

      Bon mais ce site n’est pas neutre, c’est leur point de vue sauf qu’ils ont raison au moins en partie et pas seulement dans cette industrie là. Mettre des bois dans les roues des petits entrepreneurs ou travailleurs indépendants qui ne font pas un mauvais travail.

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