Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Lundi 20 février 2017 | Mise en ligne à 10h36 | Commenter Commentaires (55)

    Le chiffre du jour : 7,8 % (ou pourquoi j’ai raison d’haïr le jogging)

    Usain Bolt, lors de son sprint historique de 2009. (Photo : AFP/archives La Presse)

    Usain Bolt, lors de son sprint historique de 2009. (Photo : AFP/archives La Presse)

    Les physiciens ont de ces passe-temps, vraiment, à faire dresser les cheveux sur la tête de certains mais qui, moi, me rendent carrément jaloux. Tenez, il y a quelques années, trois physiciens de l’Université autonome nationale de Mexico se sont amusés à analyser dans le détails le sprint historique d’Usain Bolt en finale des championnats du monde de 2009 — le fameux record de 9,58 secondes. Je dis qu’ils se sont «amusés» à le faire, ou du moins je le présume, parce qu’une seule des trois auteurs travaille directement sur ce genre de question dans son travail, les deux autres œuvrant en cosmologie et en physique de la matière condensée. Mais quoi qu’il en soit, leurs résultats sont encore plus étonnants que l’exploit sportif lui-même…

    En tenant compte d’une série de facteurs (vent, température pour connaître la densité de l’air, vitesse à chaque instant, poids de M. Bolt, gravité et diverses résistances au mouvement, etc.), ils ont conclu que le vent de dos, même faible (0,9 m/s), avait amélioré sa performance d’environ un dixième de seconde. Et ils ont estimé ceci : «Ces calculs signifient que, sur toute l’énergie déployée par Bolt, seulement 7,79 % ont été convertis en mouvement, alors que 92,21 % ont été absorbés par les forces de résistance (…) ce qui est une quantité phénoménale d’énergie perdue.»

    Je me suis servi de cet article pour ma chronique parue hier, où je répondais à la question de savoir pourquoi les sprinteurs/euses ne semblent pas se soucier beaucoup d’aérodynamisme (certains ont des coiffures pas particulièrement profilées) alors que d’autres athlètes, en cyclisme, patin et ski alpin notamment, enfilent des combinaisons et des casques spécialement pour cette raison. La réponse est que la résistance de l’air ne représente pas une grosse partie de la résistance totale au mouvement pour les coureurs — seulement 11 % à vitesse maximale pour Usain Bolt — alors que c’est autour de 90 % de la dépense énergétique pour les cyclistes (le vélo réduit beaucoup les autres forces) et 80 % de la friction qui ralentit les skieurs.

    Mais il reste que cela pose une question existentielle : tout ça pour ça ? Tous ces efforts, toutes ces années d’entraînement, tout ce talent pour, en bout de ligne, n’en convertir que 7,8 % en mouvement ? Sans rien enlever au mérite (immense) de Bolt, je n’arrive pas à m’enlever de la tête qu’il y a quelque chose de spectaculairement absurde là-dedans. Et je suis bien tenté d’y voir la preuve mathématique que j’ai raison de détester le jogging — je cours beaucoup, mais toujours après une balle que je tente de faire entrer dans un filet.

    Pour être tout à fait honnête, il faut préciser ici que les forces de résistance au mouvement diminuent avec la vitesse : avec le carré de la vitesse pour le frottement de l’air et de façon proportionnelle à la vitesse pour toutes les autres, dans le modèle utilisé par notre trio de physiciens. Mais comme la force déployée par le coureur diminue aussi avec la vitesse que l’on cherche à atteint, cela signifie que le «gaspillage» n’est pas tellement moindre pour les marathoniens — il l’est, c’est évident, mais pas au point de s’approcher des niveaux d’efficacité du patin ou du vélo, loin s’en faut.

    Vraiment, je n’ai jamais compris les joggeurs et les lois de la physique ne me facilitent pas la tâche…


    • C’est évident que c’est pas efficace courir sur 2 jambes.

      L’homme le plus rapide du monde court à quoi, 40km/h ? Genre… comme un ours brun bien patoffe ? Comme n’importe quel moineau sans même piquer ?

      2 milliards d’humains peuvent en faire autant sur un vélo sur le plat, et ceux qui ont de la glace, en patin…

      Bref, ça m’étonne pas qu’il se gaspille quelques gazillions de joules en jogging…

      À ce détail près qu’au cosom et au soccer, c’est un «investissement», pas du gaspillage… ;-)
      JFC

    • D’un point de vue physique, voyez-vous des moyens de réduire ces forces de résistance ?
      - Un jogger qui veut améliorer ses temps sans forcer plus

    • “… j’ai raison de détester le jogging …”

      Avez-vous déjà vu un joggeur sourire
      ou prendre le temps de regarder le paysage…?

      J’aime mieux le Frisbee ultime! ((rires))

    • Simple effet papillon, comme d’habitude…. Le Dalaï Lama…

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_papillon

    • https://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_du_mouvement_de_Newton#Premi.C3.A8re_loi_de_Newton_ou_principe_d.27inertie
      Quand on se déplace à vitesse constante, 100% de l’énergie que l’on dépense est “gaspillée” pour vaincre les forces de résistance. L’énergie qui sert au mouvement c’est celle qui donne une accélération, donc celle donnée au début de l’effort. Aussi, si tu inclues dans ton modèle les changements de vitesse à chaque pas que le coureur fait, ces petites variations de vitesse comptent dans l’énergie qui va “au mouvement”. En fait, seulement l’accélération positive compte, l’accélération négative est due aux résistances. La distinction entre “énergie qui mène à un mouvement” et “énergie qui est gaspillée dans les résistances” est un peu artificielle. On le voit quand on se rend compte que plus les oscillations de vitesse seront grandes (en gardant une moyenne constante), plus le ratio utile/gaspillage va augmenter, malgré que plus d’énergie totale sera gaspillée (même si la vitesse moyenne est conservée, l’énergie perdue quand la vitesse est supérieure à la moyenne est plus importante que celle sauvée quand la vitesse est inférieure à la moyenne car la puissance perdue est proportionnelle au carré de la vitesse)
      Mais c’est pas justement ça l’objectif du jogging, gaspiller de l’énergie?

    • @_boulga,

      Usain Bolt n’aurait se ferait facilement rattraper par un berger allemand ou un ours qui aurait besoin d’un amuse-gueule… Il ne réussirait même pas à un petit singe patas qui voudrait lui tirer les oreilles.

      Je me demande si ce ne sont pas certaines espèces d’oiseaux qui doivent êtres couronnées champions de l’économie énergétiques du règne animal ?

    • Je trouve que le jogging et le sprint ont assez peu à voir. Le sprinter sur 100 mètres, c’est en force et en puissance qu’il travaille. Le départ sur les blocs, la poussée aussi ont une grande importance.

      Regardez plutôt courir les africains sur le 10 000 mètres. Examiner leur mouvement. Eux aussi cela est loin du jogging chez le non athlète.

      Bon mais pas obligé d’en faire juste pour maintenir la forme ou participer à un 5 km ou 10 km populaire et en espérant un temps pas trop long et en ne marchant pas trop. Ah ah. Là c’est en endurance musculaire. Mais pas d’aérodynamisme et la fluidité du mouvement n’est pas vraiment là bien que si on se pratique on devient un peu mieux.

      Les sprinters et leur mouvement, leur foulée tout cela est étudié. Mais on veut comparer à une voiture qui a un ailerons ? La voiture roule. La position du coureur est debout aussi contrairement à un animal, un guépard, une panthère ?

      Pour ceux plus d’endurance, on les compare à des antilopes, des gazelles?

      Pour le jogging ce n’est pas forcément la performance bien que… C’est plus un certain maintien… Coudonc je ne suis pas plus en forme qu’avant… Bon on en fait plus mais on a courru nos courses populaires de 10 km et on a fait de belles rencontres. Plus tard, on y était alléjuste pour encourager.

      Pour le jogging dans les rues,j’en voyais qui semblaient encore plus poches que moi et en les croisant je pouvais penser, on se reverra à la Classique du Parc Lafontaine ou à Sainte-Anne de Bellevue mais c’était bien trop loin de chez moi… Le trip c’est déjà de s’y rendre.

    • 92,2% de résistance, 7,8% convertis en mouvement.

      >La vie la vie, quoi! lol

      @boulga
      Il serait donc préférable de courir à 4 pattes? ;)

    • http://www.jobboom.com/carriere/annick-d-auteuil-specialiste-de-l-aerodynamique-des-sports/

      Je pense au Bobsleigh, les gars quand ils le poussent au départ ils ne sont pas aérodynamiques mais quand ils embarquent dedans ils doivent l’être.

      La puissance des cuisses du gars ou de la fille pour sa poussée. Bon une joueuse de hockey disons mais sa position sur la glace, il y a différents styles.

      Pour le patinagecourte piste pou longue piste évidemment que c’est très essentiel.

      lelancer du poids ,cela doit pas être très aérodynamique mais celui du javelot ? Plus.

      Toutes vos forumules de physique pourraient être revues aussi. La force, la puissance, etc.

    • Le guépard,voilà un animal aérodynamique : https://books.google.ca/books?id=V–Lq24xPCMC&pg=PA63&lpg=PA63&dq=a%C3%A9rodynamisme+coureur+de+fond&source=bl&ots=_kwIoNulI6&sig=El3fw3MDksC4FT1kD-mnnI3cwLY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiO2Oqhm5_SAhXD7YMKHbw2DGkQ6AEISjAH#v=onepage&q=a%C3%A9rodynamisme%20coureur%20de%20fond&f=false

    • Je suis plutôt d’accord avec Daigneau (20 février 2017 12h11).

      Comment on fait pour courir mieux sans se fatiguer alors :)!?

      Courir sans se fatiguer est impossible. Tout ce qu’on peut faire, c’est de courir sans se faire ch**r et pour y parvenir, ça prend une balle et deux équipes.
      JFC

    • La bicyclette semble le moyen le plus efficace de se déplacer , très utilisé dans le monde sauf ici , mais il faut dire que les calculs sont toujours fait sans compter les coûts infrastructures qu’il faut pour rouler , ( surface lisse… ).

      Pas sûr que dans les épinettes ou dans 2 ou trois pied de neige ça reste vrai. Dans trois pied de neige l’Orignal m’apparait le mieux adapté et dans ces conditions entre un orignal et un guépard malgré les stats officielles je parie sur l’Orignal si toutefois le guépard fini par décoler sans geler……

      Ref : http://www.exploratorium.edu/cycling/humanpower1.html

      … Pour la plupart des déplacements les coûts d’infrastructures ne sont pas pris en compte , bobsleigh ( pente6), patinage , ( trouvez moi une patinoire de 100 km…), pour les routes on compare l’auto mais se déplacer en 4×4 sans chemin doit être encore plus énergivore…

      Pour le jogging a part être un bon moyen de se démembrer les chevilles, les genoux et les hanches qui exigeront un remplacement couteux a 60 ans en métal ou en plastique, mieux vaut la marche rapide tout aussi efficace du moins à long terme…

      Et pour le soccer le terme «investissement » dérivé de la «tite» politique plombe vos «air miles» de «crédibilité»… 4 chiffre au hazard pis un zéro va se pointer bientôt…

    • Vous utilisez une analyse du sprint pour dénigrer le jogging? Pourtant, comparé au reste du règne animal, l’être humain est un piètre sprinter mais un excellent coureur de fond. Il y a très peu d’animaux terrestres qui peuvent battre un bon marathonien sur la distance.

    • Super intéressant, néanmoins…
      Personne ne jogge pour être efficace.
      Les gens joggent pour rester en forme/maigrir.
      C’est plutôt efficace de faire un sport inefficace pour brûler de l’énergie, je trouve.
      Si vous avez le choix, pour atteindre la même dépense d’énergie (chiffres inventés):
      - 3km de jogging à 10km/h (18min), ou
      - 60km de vélo à 30km/h (30min + méchant détour!)

    • Je ne partage pas tellement la vision des chercheurs sur la quantité d’énergie allouée au sprint. En effet, on semble ne considérer que l’énergie requise pour accélérer et déplacer la masse du sprinter à une vitesse donnée.

      Or le sprinter effectue bien autre chose que de se servir de ses jambes: par exemple des mouvements de bras, dont le rôle n’est pas à proprement parler d’augmenter la vitesse du coureur, mais bien plutôt de déplacer le bras vers l’avant (équilibre?) en prenant appui sur la jambe au sol à ce moment; au ralenti, on voit d’ailleurs clairement une contraction musculaire importante des bras et des épaules. Une partie de l’énergie dépensée agit ainsi en opposition à celle de jambe qui fournie la propulsion vers l’avant. Cette dépense énergétique est nécessaire, bien que pas très efficace.

    • Erreur de calcul, Fandorine8 : 60 km de vélo à 30 km/h, c’est deux heures! Et deux heures de nulle part, c’est long en titi…

    • 92% par les forces de résistance … lesquelles ?
      La résistance de ses muscles, de ses articulations, de sa masse probablement.

      Un skieur bouge peu ses muscles et son corps. Il déplace plus son poids qu’il ne le monte et descend à la course.
      Le patineur garde son centre de gravité à la même place. Les jambes bougent plus qu’un skieur mais il glisse beaucoup.

      Et comme dit -55-, l’humain peut-être très endurant. Des bushman africains peuvent suivre un proie pendant des jours en trottant.

      @JFC
      “que l’on cherche à atteint” atteindre !!

      @Yack
      Je souriais toujours quand je courais. Je souris moins à vélo. On dirait que plus on va vite (peu importe le moyen de locomotion autonome ) plus il y a d’idiot. Il y a des épais à vélo qui n’ont pas les mains sur le guidon, qui te coupent de trop proche, qui ne respectent pas les priorités, qui changent de voie sans signaler ni regarder. Comme en voiture !!

    • Comme le dit fandorine8, vous venez simplement d’expliquer pourquoi la course est le meilleur exercice pour perdre du poids (et donc pourquoi il y a davantage de bedonnant parmi les joueurs de hockey cosom que les coureurs)…

    • Si tout serais comme dans les ”cartoon” on pourrait sauver beaucoup d’énergie.

      Nos jambes, bras, tête etc. feraient du 360 degrés éliminant ainsi le ”Centre d’inertie” par contre dans l’eau j’suis pas certain que le résultat serait convainquant… ;)

      @le_cyclope

      Attachez-vous un seul bras près de votre corps lors d’un ’srint’ ou d’une simple marche.
      Je crois que vous saisirez l’importance d’avoir de libre mouvement.

    • lire ‘’sprint”

    • suite…
      http://www.staps.univ-avignon.fr/S4/UE2/Analyse_mouvement/Analyse_cinematographique_support_Cours.pdf#search=%22corps% 20humain%20moment%20d’inertie% 22

    • @-55-

      Sur de (très) longues distances ET à des températures ambiantes élevées, de tous les mammifères, l’homme est imbattable à la course.

    • Alors que bien des gens font leurs courses en courant, je préfère faire mon marché en marchant!

    • @codepress

      Relisez-moi….

    • La dépense énergétique pour courir, jogger ou marcher 1 km est pratiquement la même. Il y a une fausse croyance à l’effet que courir fait perdre plus d’énergie. Ce n’est pas le cas. La différence étant que courir permet de parcourir une plus grande distance pour une unité de temps donnée.

      Quant à la comparaison vélo/course. L’efficacité énergétique du vélo est d’environ 5 fois celle de la marche/course/jogging. En conséquence, pour dépenser la même quantité d’énergie qu’un joggeur qui parcourt 5 km, le cycliste doit en faire 25.

      Oui, on peut discuter des virgules et de athlètes de pointes, mais ce que je viens de dire est une moyenne générale qui s’applique à des gens normaux.

      Bref, les gens joggent pour parcourir plus de distance dans le temps qu’ils ont pour s’entraîner et parce que le jogging permet de stimuler le système cardio-vasculaire de façon plus intensive que la marche. Mais pour celui qui a le temps, marcher 5 km par jour est essentiellement équivalent à jogger 5 km par jour du point de vue contrôle de poids.

    • @fran6b,

      surtout s’il possède une voiture climatisée.

    • Le jogging , c’est de la torture pour moi et mes genoux. Depuis que j’ai essayé la boxe , et la boxe thaïlandaise il y a 5 ans, je n’ai jamais arrêté de pratiquer ces sports ( 5 à 7 heures semaines). Il y a un peu de courses évidemment dans cet entraînement, mais au moins, on varie les mouvements dans une période d’une heures et il y a beaucoup d’intervalles. sans compter les combines, le sac et le sparring. Une heure d’entraînement de boxe; 1,000 calories . Je ne retournerai pas courir dans la rue comme je le faisais étant jeune. C’est fini. Le jogging; trop dure et trop plate. La boxe, au moins on s’amuse. Je fais également un peu de MMA comme Georges St-Pierre… ça c’est du sport…

    • Je serais curieux de voir ce que ferait un attelage d’humains contre des huskies lors de la course de 1000 km du Yukon Quest…

    • Il faut ajouter du piquant pour aimer le jogging. Sur la merveilleuse piste Des Carrières, parfois je prends en chasse des coureurs, et parfois, à leur tour, ils me prennent en chasse. Souvent, je dépasse les plus jeunes (tiens-toé!). J’aime observer la foulée de certains qui semblent défier la gravité. Parfois même, j’essaie de suivre un train chargé comme un mulet.

    • Mais pourquoi tant de haine contre la course à pied?

      J’ai été depuis tout jeune un sportif d’équipe et un entraîneur aussi plus vieux.

      J’ai découvert la course a pied car incapable de respecter les horaires de ligue avec l’arrivée des enfants et j’ai eu la piqûre mais pour la courte distance rapide sur route, cross country et Ultra-trail bientôt.

      Les mythes de genoux finis etc. ont été déboulonnées par la science et notre morphologie ainsi que notre métabolisme sont conçus pour cette activité.

      Ça ne plait pas à tous et c’est correct, pas plus que le golf ou la balle molle pour d’autres.

      http://www.npr.org/assets/news/2011/03/28/effect-of-physical-activity-on-knees.pdf

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23377837

      http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/acr.22939/abstract

    • @Segg,

      Puis. que dites-vous lorsque vous vous faites semer dans la poussière par un plus vieux ou par une femme ?…

      dc savard,

      Il y a la marche rapide qui peut atteindre des vitesses surprenantes.

    • @prog.sylvie,

      J’ai boxé durant 13 ans et je cours depuis 34 ans… et pour moi, la boxe n’arrive pas à la cheville de la course… mais, tous les goûts sont dans la nature.

      J’aimerais voir ce que feraient les plus grands sprinteurs face à des grands vents de face. On pourrait ainsi comparer leurs performances selon qu’ils arborent telle ou telle coiffure.

    • Un article en complément sur Usain Bolt et sa façon de courir :

      http://www.caminteresse.fr/economie-societe/pourquoi-usain-bolt-court-il-si-vite-1147610/

      ” car pour courir vite, il ne s’agit pas de mouvoir rapidement ses jambes, mais d’appuyer le plus fort possible sur le sol ”

      Vous voyez comme c’est différent du guépard et autres félins qui courent à la poursuite d’une proie. Puis la queue en arrière servant de gouvernail et étant aérodynamique elle.

      Le félin lui a des griffes au surplus.

      ————————

      Le chiffre du 8% avait déjà été mentionné par d’autres chercheurs.

      http://www.bbc.com/news/science-environment-23462815

      ” When comparing Bolt’s body mass, the altitude of the track and the air temperature, they found out that his drag coefficient – which is a measure of the drag per unit area of mass – was actually less aerodynamic than that of the average man. ”

    • @gl000001

      “Un skieur bouge peu ses muscles et son corps. Il déplace plus son poids qu’il ne le monte et descend à la course.”

      Je ne suis pas un expert mais je crois que vous négliger un peu l’effet centrifuge. Faut bien que le skieur s’efforce de garder ça trajectoire; il me semble qu’il faut être fort des jambes en svp pour ne pas partir dans le décor en tournant à 70km/h.

    • “Comment on fait pour courir mieux sans se fatiguer alors :)!? »

      Tu perds du poids.

    • @menoplz
      Le skieur force énormément des jambes. Mais il applique sa force de façon quasi isométrique comparé à un sprinter. Il part avec sa jambe en extension vers l’arrière et ramène son genou à la hauteur de la hanche. Au total, le skieur force contre la gravité et la force centrifuge. Le sprinter force contre la gravité, contre la masse de son corps et contre la résistance de ses articulations.

    • @dcsavard
      ” les gens joggent pour parcourir plus de distance dans le temps qu’ils ont pour s’entraîner”
      Faux. Ils pratiquent la course pour dépenser de 1.5 à 3.5 fois plus de calories (par unité de temps) que la simple marche rapide. Et stimuler plus le cardio comme vous dites dans le reste de votre phrase.

      Si une personne a le temps de marcher 5km, il a le temps de courir au moins 10 km et dépenser 2 fois plus de calories. Non ? Pourquoi il se limiterait à juste courir 5km ?
      Vous comparez le temps vs la distance. C’est biaisé comme comparaison.

    • @walt68

      Je suis trop vieux pour être dépassé par un plus vieux. Pour les filles, certaines sont de redoutables joggeuses et le terme courailler, plutôt que courir, s’applique lorsque je tente de les rejoindre :)

      Quand je me sens comme une vieille picouille, je coure comme une vieille picouille et le plaisir est tout aussi présent.

    • @JFC
      Pour votre prochain sujet que aimerez haïr, il serait intéressant de déboulonner le mythe que courir dans la rue sur l’asphalte est moins dur pour les articulations que de courir sur le béton des trottoirs. On va parler de perception, d’adaptation et et technique. Ca sera très intéressant.

    • @ _renaud

      En effet mais également on renforce la gaine abdominale ”core” et on perfectionne sa foulée pour avoir la bio mécanique la plus efficace possible.

    • @sim01

      Le fait de citer des sources et des études ne suffit pas à établir un preuve absolu de vos avancés. Encore faut-il les lire et partager les conclusions des auteurs de la dite étude.

      Revoyons en quelques passages: ( traduction libre cé pas vraiment mon métier svp soyez tolérant!)

      This systematic review found that the relationships between physical activity and individual joint structures at the knee joint differ.
      «La revue systématique démontre que la relation entre l’activité physique ( pas nécessairement la course) et l’effet sur la structure du joint au niveau du genoux diffère selon les études .»

      Donc pas si clair ce n’est pas un déboulonnage en règle comme vous le laissez croire.

      Physical activity is not detrimental to the knee joint but is actually beneficial to joint health.
      «L’activité physique ( pas nécessairement la course ) n’est pas dommageable pour la rotule mais est bénéfique pour la santé du genoux.»

      On le comprend un muscle entretenu est un muscle en santé .

      There are several limitations to our study. We were not able to perform a meta-analysis to summarize our results because of the heterogeneity of the studies included in this review and therefore undertook a best-evidence synthesis
      «Il y a plusieurs limites à notre étude. Nous n’avons pas été en mesure d’effectuer un méta-analyse pour résumer nos résultats en raison de la trop grande hétérogénité des études revues nous nous en sommes tenu aux meilleures conclusion possibles dans les circonstances . ».

      Les auteurs sont beaucoup plus conservateurs dans leur conclusions que votre argument le laisse entendre. On est un peu loin de la certitude que vous exprimez .

      Par ailleurs d’autre études indiquent que si l’exercice est probablement bénéfique en général le fait de pousser au delà des capacités réelles et de se rendre jusqu’à la Douleur pour avoir l’impression que c’est plus efficace constitue un risque important et qu’il y a un prix à payer quelque part.

      A research done in 2003 on recreational runners showed that 844 out of 1020 people in the research process had knee injuries. The percentage was about 82.7%.
      «Une recherche effectuée en 2003 de coureurs pour le sport démontre que 844 sur 1020 participant à la recherche on connu des problèmees de genoux. Un pourcentage qui atteint 82.7 %.»

      Another research done in 1989 showed that 73 out of 115 people who had a systematic training for marathon had different degrees of knee injuries. The percentage was about 60%.
      Une autre recherché de 1989 indique que 73 des 115 personne suivies pour un entrainement intensif en vue d’un marathon ont connu à divers degré des blessures au genoux . Le pourcentage est de 60 % .»

      Nos ancètres marchaient des centaines de miles par jours pour trouver leur nourriture et ils couraient occasionnellement de se point de vue l’humain est fait pour marcher c’est clair, personne le conteste. Et si le jogging vous va bien tant mieux.

      Mais la marche rapide adaptée à sa condition physique, les sports de mobilités ( pas la cage aux sport on s’entend) et les activités physiques diverses ( incluant le yoga ou le thai chi ) intensif sont selon son choix des méthodes aussi productives pour se tenir en forme.

      Comme le mentionne dcsavard une marche rapide dépense autant que le jogging pour une distance équivalents mais en plus de temps pour écouter de la musique relaxer et apprécier le paysage… Repensez y quand vous aurez passé la soixantaine…

    • mononke

      En fait quelques autres études ont expliqués et documenté le fait que les joints de cartilage des coureurs réguliers ont tendance à être en meilleur condition et plus dense que les non coureur pour des raisons évidentes de stimulation cellulaire.

      Votre long commentaire me laisse un peu perplexe et me laisse penser que vous êtes de ces gens qui aimez haïr la course pour l’haïr. Je pourrais vous citer un foule d’articles, vous montrez des documentaires et des avis de spécialistes celà ne changerait rien si vous avez décidé de croire en des mythes du passé sur la course a pied.

      Vous avez par hasard surement, souligné tous les passages mitigés ou négatifs envers la course à pied mais ignorés ceux qui sont positifs envers ce sport, pourquoi?

      Pour ce qui est de la marche rapide, svp montrez moi les faits et je me ferai un plaisir de vous croire, quoi que pour le plaisir de marcher c’est chacun ses goûts.

      Je suis toujours impressionné de me faire battre en compétition par des hommes et femmes de 50 ans passés et même plus qui ont un corps en santé et agiles malgré les terribles dangers du jogging.

      Nous sommes les champions de l’endurance en raison de notre système de sudation et de notre capacité et gérer notre énergie. Notre évolution nous a conduit là, pourquoi le renier aujourd’hui?

    • @simo1

      Il y a une différence entre refuser la négation pure et simple de conséquences de certains sports lorsqu’il ne conviennent pas sa tous et sont mal pratiqué et la qualifier de «mythe» en citant quelques articles.

      Je n’hais pas la course comme tel. Et vous faites de sérieux racourcis en prêtant aux autres des intentions ou en faisant des procès d’intentions parce que ça froisse vos valeurs.

      J’ai consulté les articles que VOUS avez mentionné et ils ne m’apparaissent pas de nature a qualifier de mythe l’objet en question, j’ai fait simplement resortir que les auteurs sont a ce sujet beaucoup plus nuancé et que personne ne parle de mythe las dedans mais qu’ils en appelle a une meilleure compréhension des causes et des effets.

      Une discussion ouverte et franche n’est pas une course qu’il faut «remporter» …

    • @le_cyclope

      Tout votre texte est en harmonie sauf peut-être la dernière ligne.

      ”Cette dépense énergétique est nécessaire, bien que pas très efficace.”

      La contraction des bras ne sert pas uniquement pour l’équilibre ou pour maintenir notre centre de gravité optimum mais aussi de le percevoir comme un phénomène de rétention hydraulique (flux sanguin) et musculaire.

      De mon avis, la dépense énergétique est un groupe facteur pour x résultat et non de séparation pour x ….. Alléluia !

      De mon expérience personnelle, je peux affirmer et confirmer cette présente thèse.

    • alors si simplement, vous vous mettiez au jogging pour le simple plaisir de courir, avec comme seul but, le bonheur! vous allez voir, les endorphines vont vous envahir pas mal plus que 7.8%… vous allez ressentir une grosse boule de bonheur 100% garanti!

    • @gl000001,

      cette fois vous avez atteint un sommet dans votre désir de me contredire. Vous dites faux, pour ensuite dire essentiellement ce que j’ai dit. Tout est dans votre «(par unité de temps)».

      Faites-vous soigner mon brave!

    • @codepress

      Je ne suis pas sûr de vous comprendre, mais on va dire que je suis d’accord: on peut pas courir avec les bras le long du corps….

    • Enfin, pas aussi vite….

    • @le_cyclope

      Faire du jogging ou une simple marche…. La dépense énergétique diffère grandement selon son environnement et selon la forme ou sa condition physique.

      Pour imager votre dernière ligne..
      ”Cette dépense énergétique est nécessaire, bien que pas très efficace.”

      Allez simplement faire de la marche rapide dans un bassin d’eau..!
      La dépense d’énergie sera alors moindre en nageant tout simplement pour des résultats similaire.

      Maintenant imaginez moi avec une articulation en moins (épaule handicap) versus un mouvement libre… inévitablement que d’autres membres doivent compenser pour la résultante marche, jogging, natation, etc.

      Il n’est pas facile de si retrouver même pour un professionnel de la santé ………..(ergothérapeute ,etc.)

      avis à tous… L’effort physique pour pratiquer la natation comme discipline sportive demeure l’unique alternative recommendable pour tout âge. L’important en somme c’est de retrouver la sensation d’aisance dans le mouvements physique et psychologique.

    • Je n’ai pas d’opinion à propos du jogging en tant que sport de compétition, par contre j’aimerais émettre ce commentaire à propos de ce sport en tant que discipline personnelle.
      Ça fait 41 ans que je fais du jogging et depuis avril 2000, je le fais quotidiennement, beau temps mauvais temps. Étant un hyperactif de naissance, cette discipline m’a permis de canaliser mon trop plein et ainsi de limiter « mes humeurs ». Je n’ai jamais compétitionné car ma croyance a toujours été que cette dernière est la meilleure façon d’abandonner tôt ou tard (la plupart ce celles et ceux qui ont commencé en même temps que moi, et qui compétitionnaient de temps à autres, ont disparu de cet horizon.
      À propos, j’ai fait passer mes pulsations cardiaques de 80 qu’ils étaient en 1976 à 45 et ce depuis 2000. Aujourd’hui j’ai 64 ans et même si je ne cours plus comme avant, le jogging demeure ma façon de recharger mes batteries.
      Un autre aspect de cette discipline qui n’est pas à négliger, c’est la philosophie qu’elle emmène à la vie.
      Durant toute ma carrière, les différentes expertises que j’ai exercées avaient toutes deux points en commun qui me sollicitaient: « l’endurance et la persévérance ». En effet j’ai toujours hérité des cause désespérées que plus personne ne voulaient :
      - je n’étais pas parmi les meilleurs mais j’étais un gars de résultats.
      Et c’est le sentiment que j’ai aujourd’hui lorsque je conclue un parcours.

    • @dcsavard
      Avec un texte aussi tarabiscoté que le votre, c’est dur à suivre. Structurez-vous.

      Messieurs, tâchons de maintenir un ton cordial et de ne pas personnaliser les échanges, OK ?
      JFC

    • Well, that escalated quickly

      -Ron Burgundy

    • Comme L’indique -55-, l’homme est spécialiste de la course de fond dans le regne animal. C’est lui qui coure le plus loin et le plus longtemps. Pas le plus vite évidemment, mais le plus longtemps.

      Est-ce à dire que les autres animaux ont un taux d’efficacité encore moindre, puisqu’ils ne peuvent durer aussi longtemps que nous pendant l’effort physique? J’ignore si une étude similaire fut faite sur les animaux, j’en doute.

      @dcsavard
      Intéressante hypothèse, mais puisque la course par définition veut dire que le corps ne touche pas au sol pendant quelques fractions de seconde, n’est-ce pas la preuve justement que courir requiert plus d’énergie que simplement marcher, puisque nous n’avons pas besoin de soulever le poids entier de notre corps à chaque pas?
      Vous basez-vous sur une référence scientifique?

    • Il y a la question des stimulis de récompense de notre cerveau lors d’activités d’endurance qui pourraient expliquer pourquoi nous aimons courir vs d’autres animaux qui ne courent que si nécessaire.
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22442371

      Il y a également sur une note plus légère cette course annuelle entre l’homme et le cheval qui favorise souvent le cheval par temps frais mais l’homme par temps chaud en raison du système de sudation. Voir ici d’autres analyses que je n’ai pas eu le temps de lire encore.

      resterait à faire le test de façon plus contrôlé à répétition avec un méthode scientifique.

      http://wholeearthfoods.com/wp-content/themes/wonderfuel/pdf/science-of-man-v-horse.pdf

    • @kelvinator… 15h25

      L’Homme n’est plu le prédateur naturel comme certains autres animaux sauvages.

      Et de plus je doute que les Usain Bolt de ce Monde puisse courir sur de longue distance car sa masse musculaire n’a pas été conçu ou entretenu pour ce type de performance.

      Le grand champignon Usain Bolt arrive déjà à sa maturité compétitive (31 ans). Bientôt il fera parti de la loi de la moyenne. Mais en regard de chiffre du jour (7,8 %), de combien de pourcentage Usain Bolt devra t-il s’alimenter en protéine pour pouvoir compétitionner avec ces plus proches rivals comme les Andre De Grasse et cie..!?

      Alors, JFC a t-il raison d’haïr le jogging..!!

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