Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
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    Mardi 31 janvier 2017 | Mise en ligne à 11h44 | Commenter Commentaires (39)

    Scientifiques à blâmer pour la méfiance à l’égard de la science ?

    Intéressant point que celui que soulève le président de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS, qui publie la prestigieuse revue Science), Rush Holt. Je ne suis pas sûr d’être d’accord, mais cela peut certainement servir de point de départ pour une discussion.

    M. Holt, un physicien qui a siégé au Congrès pendant 4 mandats, déplore que le nouveau président Donald Trump et son administration ne semblent pas du tout croire que l’expertise scientifique et technique soit d’une quelconque valeur pour guider la prise de décision. «Comment en sommes-nous arrivés là ?», s’est-il demandé ce week-end lors d’une allocution au congrès de la Société américaine de physique.

    Et il place une partie du blâme sur le compte des scientifiques eux-mêmes, qui présenteraient les preuves et les connaissances d’une manière trop hiérarchique, trop condescendante, du genre «Je vais parler lentement pour que même un imbécile soit capable de comprendre».

    Personnellement, ce n’est pas l’expérience que j’ai avec les scientifiques, et je passe pourtant mes semaines à me faire expliquer toutes sortes de choses. Si certains me semblent parfois hésiter à entrer dans les détails techniques, ce qui peut s’interpréter comme une forme de condescendance (mais aussi comme une simple crainte d’être mal cité), la plupart sont juste bien contents que leurs recherches et/ou leur discipline se retrouve dans les médias. Mais bon, peut-être que les savants n’ont pas, de manière générale, la même attitude avec les journalistes qu’avec des politiciens — qui sont peut-être soupçonnés a priori de se soucier davantage de leur popularité que des données.

    Quoi qu’il en soit, M. Holt tient sans doute un point quand il poursuit : «Parce que les gens ne pensent pas être capables d’évaluer la validité de nos conclusions, celles-ci deviennent simplement l’opinion de quelqu’un. Et on entend alors «Mon scientifique dit ceci ou cela», ou même «Mon interlocuteur sur Facebook pense ceci ou cela». Et les gens ne se sentent pas à même de juger parce qu’ils se sont fait dire qu’ils ne sont pas des scientifiques. Alors la question est : comment restaurer cette confiance en eux, en leur capacité de réfléchir d’eux-mêmes aux évidences ?»

    Il est vrai que les résultats d’études sont beaucoup, beaucoup plus convaincants quand on les comprend minimalement que lorsque l’on se fait dire essentiellement : la science a statué, c’est tout. Comprendre, par exemple, le fonctionnement général des vaccins, aller voir les études d’efficacité et les suivis sur d’éventuels effets secondaires, cela prend du temps, mais ça immunise (poudoum-tich) drôlement mieux contre la rhétorique anti-vaccin que «Les médecins disent que c’est bien».

    Mais d’un autre côté, cette croyance que n’importe qui peut avoir raison n’est-elle pas à la source, au moins en partie, de la dépréciation plus ou moins généralisée de l’expertise dans nos sociétés ?


    • Je pense que le mot le plus important dans son propos est “hiérarchie”. Je me rappelle m’être fait enseigné la “science” de la même façon que l’on enseigne la religion. “Vous devez les croire, parce qu’on vous le dit”. Je ne sais pas si la génération présente se fait enseigner la science encore de cette manière, mais je crois que la clé pour partager la science est de partager beaucoup plus le “comment” que le “quoi”. En d’autres mots, en terme de pédagogie, au lieu de mettre l’importance sur les conclusions des études, mettre l’importance sur les raisons qui nous amènent à ces conclusions. C’est ce principe que devrait propager les scientifiques, après les gens pourront s’intéresser aux conclusions.

    • Le principal problème, je dirais, c’est quand les gens voient des études scientifiques qui se contredisent. Exemple ben simple: l’huile de noix de coco. On nous disait d’éviter cette huile parce que mauvaise pour la santé et maintenant on se rend compte que cette huile est vraiment bénéfique pour la santé. Pourquoi les scientifiques d’il y a 40-50 ans sont arrivées à une telle conclusion et pourquoi cela a pris 50 ans avant qu’on se rende compte de ses effets bénéfiques?

      À force de voir les scientifiques se contredire, les gens en arrivent à la conclusion que les scientifiques se trompent souvent et vont leur faire moins confiance.

    • Étant un physicien, enseignant au cégep, cela fait longtemps que je dénonce ce fait. Je crois que principalement cela est causé par la proximité entre la science, la politique et les entreprises.

      Les recherches scientifiques ne devraient jamais être en lien avec la politique ou les entreprises. Les recherches devraient être subventionnées que par les universités avec le seul objectif est de faire avancer la science. Aujourd’hui, lorsqu’une recherche est subventionnée, elle l’est parce que le résultat attendu est aussi attendu de celui que la subventionne. L’entreprise va subventionner la recherche qui l’avantagera par rapport à ses concurrents.

    • Humm… Je ne le sais pas , pour vous bien c’est votre travail comme journaliste scientifique d’essayer de vulgariser donc vous êtes leur allié.

      Pour les scientifiques ils ne sont pas tous des bons vulgarisations. Non utiles à la prise de décision ? Bien le beau-fils de Trump s’est servi de statistiques pour bien cibler les endroits ou faire campagne.

      Les scientifiques de plusieurs domaines peuvent aussi manquer de sens du concret, des affaires, du marketing. Ne pas être sur la même longueur d’ondes, être dans un dialogue de sourds avec la population et avec des Trump et autres. Cela dépend.

      Pour les années lumière comme émission j’ai jamais senti de condescendance mais on est à l’écoute et là pour apprendre.

      Pour la prise de décisions , il faut s’adapter aux décideurs ou aux utilisateurs de l’information. Ce n’est pas juste en science cela. Leurs recherches dans les revues scientifiques sont écrites pour être comprises par d’autres scientifiques et cela devient lourd et complexe. Pour les médias ? Ils font des mauvais résumés d’études et alors la population voit cela encore comme une autre étude inutile.

      Quand un David Saint-Jacques va parler aux enfants , il peut être un modèle, une inspiration ou même un héros qui fait rêver.

      Comme aussi les livres pour enfants qui parlaient de Marie Curie ou de Louis Pasteur. Il faut laisser la population autonome libre de ses choix mais en lui expliquant bien les conséquences possibles de telle ou telle décision.

      Non, non… Ils ont compris que la planète se réchauffe mais ils pensent que c’est dans leur intérêt de continuer à y contribuer et dans l’intérêt à court et moyen terme peut-être de la majorité des Américains, peut-être mais en regardant pas assez ailleurs et les catastrophes environnementales et tu vas finir par devoir payer pour cela…

      Un homme d’affaires ? ” Qu’osse cela donne cela ? ” , ” Combien cela va ME rapporter ? ”. Si cela ne lui rapporte pas ? ” Combien ça va me coûter cela à MOI !.” ” Combien d’impôts ? ”

      Vous êtes au service de la science ? Mais il faut être au service de l’humain. Non pas au service des intérêts particuliers mais si on veut les convaincre cela peut être un par un…

      Il faut s’adapter à son auditoire comme Robin Williams interprétant son Patch Adams différent du réel mais en lui rendant hommage en même temps. Dans le film il s’adapte à chaque patient ou aux bouchers. Oui le vrai Patch est plus un militant et ce qui est montré dans le film va plus loin que l’empathie et alors le danger c’est en plein ce qui arrive à la copine de Patch. Tu penses au patient avant de te protéger. Tu veux tellement aider et est sensible à ses douleurs. Il faut un équilibre entre les deux. Le médecin qui n’écoute pas du tout et qui se croit détenteur du savoir et son gardien versus celui qui veut trop aider ou encore ne plus faire preuve d’esprit critique ou voir tout comme équivalent.

    • Je crois que vous avez mis le doit sur le bobo : “les résultats d’études sont beaucoup, beaucoup plus convaincants quand on les comprend minimalement”
      C’est juste un manque d’éducation. Et les compagnies et les politiciens jouent avec ça pour manipuler gens.
      La cigarette est passée de “bonne pour la santé” à “non-nocive pour la santé” à “nocive pour la santé”.
      Le cholestérol était tellement nocif qu’il fallait prendre à tout prix des médicament pour faire le faire baisser. Maintenant, on en prend que si on un taux extrêmement élevé ou si on a déjà des problèmes de coeur.
      Moins on est éduqué plus on veut des certitudes. Surtout si elles ne nous forcent pas à changer quelque chose dans notre vie.

    • Non pas que mon opinion ait une quelconque valeur, mais la sortie récente d’une porte-parole de Trump sur les faits “alternatifs” (alternate facts) m’a amené à réfléchir sur la manière dont les citoyens lambdas peuvent avoir accès à une base de faits établis.
      Il est clair que nombre de gens n’ont aucune culture épistémologique. Ils sont incapables de faire la distinction entre une opinion, une idée, une intuition, une hypothèse, un fait ou une théorie. Combien de fois entend-on : “Ah, c’est juste une théorie !”
      Mais là où la source de confusion me semble la plus importante (et qui explique pourquoi quelqu’un peut parler de “faits alternatifs”, une antinomie s’il en est une), c’est qu’on ne comprend pas la distinction entre un fait et la connaissance.
      Par exemple, prenons l’évolution des recommandations en matière de diète alimentaire au cours des dernières années. Il n’y a pas si longtemps, on pointait largement du doigt les matières grasses comme étant l’ennemi à bannir de notre estomac. On avait même subdivisé les gras entre les “bons” et les “mauvais”, et le bon cholestérol et le mauvais, alouette… Avant, on nous mettait en garde contre le sel. Aujourd’hui, il semble que le véritable ennemi à bannir de notre estomac, autant que possible, soit plutôt le sucre.
      Devant ce changement de recommandations concernant l’alimentation, combien de gens sont tentés de lancer : “Ah les médecins, ils changent toujours d’idée…”. Comme si les faits avaient changés. Et pourtant non, les faits concernant les méfaits du gras et du sel demeurent.
      Mais pour nombre de gens, il n’est malheureusement pas possible de comprendre que ce ne sont pas les faits qui changent, mais nos connaissances qui évoluent. C’est cette incompréhension qui est une source importante, à mon avis, de la méfiance de nombre de gens devant la science. Avec comme conséquence concrète l’émergence d’idées saugrenues tels les “faits alternatifs”.
      À quand un cours d’épistémologie au secondaire pour remplacer le contesté (et contestable) cours d’ECR ? Imaginez un monde où nos élèves de 5e secondaire comprendraient pourquoi l’homéopathie, l’acupuncture ou la psychanalyse ne sont que des supercheries…

    • “M. Holt, un physicien qui a siégé au Congrès pendant 4 mandats, déplore que le nouveau président Donald Trump et son administration ne semblent pas du tout croire que l’expertise scientifique et technique soit d’une quelconque valeur pour guider la prise de décision.”

      Que monsieur Holt se rassure, si Donald Trump et son administration ne semblent pas du tout croire que l’expertise scientifique et technique soit d’une quelconque valeur pour guider la prise de décision, c’est tout simplement parce que Donald Trump et son administration sont une gang d’imbéciles narcissiques qu’aucune forme de propos, qui ira à l’encontre de leurs intérêts ne parviendra à convaincre ou à atteindre!

      Il y a toujours une limite à chercher à s’adapter à son auditoire!

    • Sans doute y a-t-il une partie de la masse qui est plus à la recherche de sens qu’à la recherche de vérité. On s’intéressait jadis à la science dans la mesure où l’on croyait au progrès, à l’idée que la science instaurerait un bonheur durable sur terre. Or, avec les scénarios apocalyptiques dus aux problèmes environnementaux du XIXe siècle, qui nous ont révélé où nous mène le “progrès”, cette idée en a certainement pris pour son rhume. Serions-nous en plein mouvement de dégoût, après le retour à un équilibre plus sain ?

    • @JFC

      Évitez que le sujet Trump déborde parce que ça risque de vite devenir désagréable. Évitez que votre blogue devienne comme celui de M. Hétu.

    • Si je peux me permettre de préciser le caractère “hiérarchique” qui pourrait effectivement constituer un irritant majeur pour les politiques, je nommerais le fait que plusieurs scientifiques s’inscrivent dans le débat politique en utilisant leurs certitudes pour “commander” la démocratie.

      Même si des données scientifiques documentent un problème réel (le réchauffement climatique en particulier) les hommes de science ne peuvent pas se limiter à refiler le problème aux politiques en affirmant d’une façon définitive qu’une décroissance globale est la seule voie possible pour la survie de la planète.

      Le résultat concret est un espace de gestion impossible où la croissance économique représente en soi une entreprise de destruction.

      Accepterions-nous de gérer une entreprise qui doit donner du travail aux citoyens, tout en étant aux prise avec un “conseiller” qui nous rappellerait quotidiennement que nous devrions plutôt décroître pour assurer la survie de l’humanité.

      Devant ce défi impossible et insupportable, nous finirions sans doute par congédier le “conseiller”.

      Comme disait Romain Gary: “Le paradoxe de la science est qu’il n’y a qu’une réponse à ses méfaits et à ses périls: encore plus de science.” Que nous le voulions ou non, notre avenir est lié au développement technologique et pour réussir, il serait préférable d’être riche.

      Dans le cas contraire, nous serons aux prise longtemps avec des cyniques qui considèrent les connaissances scientifiques comme des croyances comme les autres.

      Michel Pruneau

    • Quand la majorité des programmes universitaires n’enseignent pas de la science reproductible c’est ce que çà donne.

      En plus, on s’empêche de dire aux gens qu’ils sont ignorants pour ne pas froisser les égo (et puis c’est pas très commercial) alors les opinions valent plus que les faits. Il y a des départements au complet basées sur cette logique.

      Alors, çà donne ce que çà donne.

    • Les mauvaises études, qui sont faussement scientifiques, font d’énormes dommages. Les revues et les médias qui reproduisent leurs mauvaises conclusions aussi. Exemple : le prétendu lien entre l’autisme et les vaccins et toutes sortes d’autres choses.

    • M. Holt est aussi un démocrate… Alors on embarque sur le terrain politique.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Rush_Holt_Jr.

      Pour l’AAAS, cela est encore de la politique que l’on le veuille ou pas, le groupe n’est pas partisan mais il fait valoir son point de vue. Tous les scientifiques n’ont pas le même poit de vue sur l’avancement de la science.

      Puis attention avec la science, il faudrait presque donner des exemples de science-fiction elle n’est pas forcément au service du Bien ni du Mal.Elle ne détient pas la vérité. Des scientifiques poussés peuvent servir des vilains tiens dans la science-fiction avec des machines ou des vaisseaux allant à une vitesse de plus en plus grande.

      Le scientifique ne travaille pas forcément pour le bien de toute l’humanité bien que l’éthique demande de partager les découvertes ,d’oeuvrer au bien commun.

      La science tant que vous n’avez pas découvert une loi n’a pas des certitudes absolues, il peut y avoir des consensus.

      Il n’y a pas qu’une profession scientifique non plus, les ingénieurs ne sont pas forcément d’accord avec les biologistes. Ou dans l’équipe Trump la science de Ben Carson c’est comme neurochirurgien qu’il l’appliquait mais il doit considérer avoir réussi grâce à sa volonté, ses croyances, sa philosophie et c’est cela qui le mène en politique. Sinon, il faudrait qu’il parle de neurochirurgie et avec pourquoi pas Philippe Couillard.

      Le neurichirurgien peut ausis prendre des risques dans sa profession, pas forcément contraire à la science mais foncer alors qu’un autre va préférer la prudence. La science ne te dit pas quoi faire forcément. Elle peut juste t’aider à mesurer.

      Pour la politique avec la population ? Pour Trump ? Pensez-vous qu’il faisait bâtir ses immeubles sans architecte ou sans ingénieurs ?

      Le problème c’est de croire que la science a la réponse alors qu’elle est plus là pour t’aider à prendre la décision et l’humain ou le patron peut quand même décider de prendre la mauvaise décision. C’est lui le boss. S’il te demande de faire des choses contraires à l’éthique, tu devrais démissionner. Pas beaucoup d’ingénieurs l’ont fait ici dans les scandales de la corruption.

      Le grand public ? Cela est mal vulgarisé et c’est très politisé et les gens perdent confiance aux institution. La ville fluorait l’eau, les dentistes disent que c’est bon ? Donc cela doit être bon… Mais ceux qui s’y opposent ? Ce sont des militants mais vous pouvez avoir des biologistes parmi eux. Le biologiste n’a pas les mêmes intérêts que le dentiste et les deux sont pourtant issus d’une formation scientifique.

      Une entreprise va bien plus vouloir avoir l’avis d’un ingénieur en environnement que d’un biologiste.

      Dans le monde du sport, des scientifiques font des recherches pour améliorer l’équipement. Plus haut, plus loin, plus vite, plus fort. C’est de la science aussi. Mais si on voit que le culte de la performance a des effets néfastes sur la société ? On est plus dans le domaine des sciences sociales ?

      Pour les gens d’affaires, c’est plus le savoir-faire que la science et par exemple quand ils veulent innover, ils prennent un risque s’ils croient que cela sera payant.

      Mais si tu viens à penser que le capitalisme est nuisible à la planète ?

      La série ”Il était une fois l’homme” de notre jeunesse, c’était de la vulgarisation scientifique cela aussi et était au final pessimiste ?

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Il_%C3%A9tait_une_fois%E2%80%A6_l’Homme

      Maestro est un Sage et disons un scientifique aussi mais vous avez également plein de vilains dans des séries de science fiction qui sont tout autant scientifiques mais là non éthiques…

      La science, la connaissance est un pouvoir. Est-ce de la science que la population se méfie ou des scientifiques ou des institutions ? Ou de l’establishment ? Vous avez des simples citoyens lambdas qui traitent d’imbéciles des hommes avec des réalisations de loin supérieures mais qui ont pu faire des conneries aussi.

    • Dans la mesure où la “science du réchauffement climatique” est en cause, la communauté scientifique et universitaire peut certainement se reprocher d’avoir essentiellement interdit le scepticisme, pourtant le fondement même de la recherche et de l’avancement scientifique. Plutôt que d’inviter le débat et de rechercher à voir leurs conclusions être mises à l’épreuve dans ce domaine, ils ont tenté de museler les critiques, utilisant même le terme “climatosceptique” dans un sens de raillerie plutôt que de respect envers quelqu’un qui cherche à faire avancer la science. On peut donc comprendre que lorsque les scientifiques agissent de manière anti-scientifique, ils ne soient plus écoutés…

      Les scientifiques ont effectivement de quoi se remettre en question dans ce domaine. Et je ne crois pas que ce soit une coincidence que ce domaine de recherche soit le plus politisé, justifiant maints programmes gouvernementaux…

      Dans le cas du réchauffement climatique, le débat scientifique *a eu lieu*. Et les données sont suffisamment claires pour rallier une très, très vaste majorité de scientifiques.
      Comme je l’ai maintes fois répété ici, quand vous avez un camp qui dit que le ciel est bleu et un autre qui prétend que le ciel est orange, ce n’est pas «museler les critiques» que de s’en tenir aux faits. Le «doute» est, certes, essentiel à l’avancement des connaissances, mais il y a une différence entre le doute utile et la remise en question compulsive, idéologique et sans motif rationnel de faits établis, vérifiés et contre-vérifiés plusieurs fois.
      JFC

    • Les évidences ? Faut-il revenir à Descartes versus Freud ?Aux Méditations métaphysiques. Nos sens sont trompeurs mais bien utiles dans la vie de tous les jours.

      Le médecin qui peut être le scientifique peut le dire à la patiente que son cancer est incurable mais le pronostic ,combien de temps il lui reste à vivre ? Cela va dépendre de bien des choses. Oui il va recommander de la chimiothérapie et la femme à qui je pense la prend… Bien oui, cela prolonge sa vie et elle m’a dit que non elle ne souffre pas.

      Une autre personne dans le passé, refuse de poursuivre ses traitements car elle perçoit qu’un membre de sa famille a souffert inutilement ou même été leur cobaye. Ce n’est pas exact. Ou encore oui tu peux souffrir et finir par mourir même en ayant tenté ta chance ou bien les proches l’ont pris. Tu n’as pas la réponse d’avance ou une garantie de succès.

      La personne peut avoir de fausses croyances ou refuser les transfusions sanguines car elle est Témoin de Jéhovah, il faut que tu t’adaptes à elle. Peut-être que la Loi peut protéger aussi des plus vulnérables mais il faut voir les limites. Ton argumentation scientifique ne réussira pas à convaincre ces gens bien que parfois oui et ils vont faire un accroc à leurs croyances car une vie est en jeu mais quand cela revient possible de s’en passer, ils vont revenir à leur croyance et recontinuer à refuser les transfusions sanguines. Pourquoi pensent-ils cela ? Je le sais pas tout à fait.
      Un autre patient qui n’a pas de croyances bizarres peut quand même avoir peur et là il a un vrai médecin mais qui adopte un ton rassurant et la personne lui fait confiance et il va la faire sa chimiothérapie. Des peurs normales apprivoisées. Le médecin est un bon thérapeuthe,un bon praticien. Une personne humaine et compréhensive.

      C’est cela bien plus ledébat Josée Blanchette, dire que plein de médecins sont nuls en communication et ont peu d’empathie, certains font même de la politique et deviennent ministres. Scientifique tant que vous voudrez certains pensent mieux connaître la comptabilité que leur comptable. Ce qui reste ses livres à lui tout de même. Comme le patient c’est sa santé, comme le décideur politique ou d’affaires c’est sa décision .

      Tâchez de ramasser votre pensée et d’éviter de multiplier inutilement les commentaires. Merci.
      JFC

    • @JFC

      Vous comparez le débat entre le ciel est bleu vs le ciel est orange à un débat sur une problématique scientifique d’une complexité inouie? Quand même… Réalisez-vous que selon ce que vous dites, tous les sujets de recherche méritent d’être débattus sur le plan de la science, sauf le plus complexe?

      Modéliser correctement un ensemble de nuages est impossible, alors imaginez le climat planétaire composé des mers, ce qu’il y a en-dessous, des glaces, des volcans, des nuages, des forêts, et de tous les échanges entre chacune de ces composantes et les autres…

      Loin de moi de défendre quiconque ici, et surtout pas DJT. Mais ce domaine de recherhce a été envhai par le politique par le biais du financement de la recherche. Nous nous ferons le plus grand bien, et contribuerons à la crédibilité et à la qualité des conclusions scientifiques, lorsque nous aurons réalisé ce fait et ramené la science à ce qu’elle doit être.

      Il est absolument impossible de modéliser tout ce qui se passe, chimiquement et biologiquement, dans un corps humain. On n’a pas la moitié des connaissances qu’il faut pour cela et, les aurait-on, qu’on n’a pas le centième de la puissance de calcul qu’il faudrait pour faire rouler la simulation. Est-ce que c’est une raison pour nier l’existence d’une poussée de fièvre ? Est-ce que ça nous rend totalement incapable d’identifier la cause, bactérienne ou virale, de ladite fièvre ?
      Même chose pour le climat.
      JFC

    • @JFC

      Si l’on poursuit dans votre allégorie avec le corps humain, la poussée de fièvre serait, dans le cas du climat, une tempête tropicale, par exemple. Or, personne ne nie l’occurence de tempêtes tropicales. Les débats scientifiques ne portent pas sur les observations et il ne s’agit pas de ce dont on parle ici.

      Le débat scientifique porte sur la cause du phénomène observé et/ou ses conséquences. Et à ce que je sache, le fait que l’on observe des poussées de fièvre n’a pas entraîné l’arrêt de la recherche scientifique sur leurs causes et conséquences possibles.

      PS : Je me permets ici une parenthèse afin de souligner que si la température du corps humain est une observation, il n’en va pas autant de la température de la planète. La température de la planète ne se mesure pas avec un thermomètre. Son “calcul” repose sur une miriade de prises de données dont la précision de la collecte repose sur plusieurs hypothèses, lesquelles données sont ensuite modélisées et paramétrées par des usagers humains, sujets à l’erreur et à d’autres hypothèses… Notamment, plus vous rétricissez la grille de lecture, plus vous risquez d’introduire des erreurs au niveau des données, tandis qu’en élargissant la grille, vous imposez des hypothèses généralistes à un système extrêmement variable de point en point. Et je simplifie pour des raisons évidentes d’espace…

    • Ou alors les scientifiques, dans le cas des changements climatiques, ont largement fait l’effort de se concerter et d’alarmer de manière catégorique les autorités politiques, mais le problème est évidemment que lorsque la vérité remet en question nos croyances ou nos bonus annuels on préfère trouver de bonnes raisons de regarder ailleurs, ou de prétendre que ce qui se présente comme la vérité n’en est pas une. Qui leur en tiendra rigueur ?

    • …. .
      «Parce que les gens ne pensent pas être capables d’évaluer la validité de nos conclusions, celles-ci deviennent simplement l’opinion de quelqu’un. Et on entend alors «Mon scientifique dit ceci ou cela», ou même «Mon interlocuteur sur Facebook pense ceci ou cela».

      Nos sociétés se buttent à un problème qu’elles n’avaient pas vu venir. Il y a 3 ou 4 cents ans, un homme pouvait faire le tour des connaissances de l’époque. (Blaise Pascal s’est tourné vers la philosophie … un sujet sans fin)
      Il y a une cinquantaine d’années, il y avait très souvent une personne de confiance de notre entourage en mesure de fournir une opinion éclairée sur les aspects scientifiques de notre vie. Pensons juste au fonctionnement d’une automobile; freins, carburateur, timing, … maintenant même le mécanicien est dans le noir et change des pièces selon le diagnostic d’un ordinateur … dont les données sont parfois transmis au fabriquant pour analyse.

      La modernité à amené l’explosion des connaissances. Les enjeux de cette explosion ont été perçus il y a quelques décennies et le travail d’équipe est devenu essentiel pour favoriser et gérer le multidisciplinaire. Maintenant, c’est encore plus gros et on invente des processus d’interaction entre les équipes spécialisées et multidisciplinaires, …
      De surcroît, on est plus individuel, on a souvent l’impression qu’on abuse de nous ,,, mais on est plus ou moins impuissant.
      L’argent n’est plus une mesure d’effort, d’imagination et de qualité …. c’est le résultat d’un opportunisme, d’une position de force, de spéculation, d’un bon vendeur
      … vendeur …. voilà à quoi peuvent ressembler des scientifiques qui cherchent des subventions ou qui veulent protéger leurs jobs ou même s’enrichir. … Les scientifiques deviennent des politiciens, des avocats, des vendeurs d’autos usagées, …

      Qui croire dans une société où les connaissances sont si variées et si pointues que peu de personnes peuvent avoir une opinion éclairée !… Dans une société où l’on voit des abus à tous les jours autant par les dirigeants, que par les professionnels ou les syndicats de cols bleus (au plus fort la poche), dans une société ou les “faits alternatifs” sont relayés et déformés par tous et chacun.

      À un moment donné trop d’information c’est comme pas assez …. trop de science ne permet pas nécessairement aux gens de bien vivre. … Et on peut comprendre qu’un Trump se fasse élire !

      Un beau défi pour le politique !

    • Dans le cas de Trump je crois que c’est évident qu’il recherche plus des cheerleaders que des conseillers.

      Sinon c’était un des sujets dans les derniers Science et vie. Notre cerveau est programmé pour douter. La suspicion fait partie de nous. Peut-être un peu à cause de ça que la pensée scientifique est née. D’un autre côté l’être humain est un animal de groupe. Peut-être que les gens plus enclins à douter se retrouvent plus facilement dans l’ère numérique, ou retrouvent plus facilement des publications les confortant dans leurs doutes.

      Par contre c’est un des rares domaines où monsieur tout le monde doit attendre à la porte. On peut commenter un système politique sans avoir un bach en sciences politiques, les trios du Canadien sans avoir été coach, la bouffe sans être cuisinier, mais les sujets scientifiques, mmm…

    • Certains se valorise à ne pas être compris…, ils croient s’ élever au dessus de la masse…

      Entre le «Because I say so« le crois ou meurt de l’argument dit d’autorité usé `l corde le de toute manière vous comprendrez pas cé pourles spécialiste

      Et

      L’éverest d’explication tordue fumante et esotérique genre + c’est compliqué + y en a long, plus on se perd dans les détails pas rap… ou trop c’et par fois pire que trop peu ..il y a probablment 50 nuance de gris ou de drabe…

      On peut très bien conduire une auto sans devoir nécessairement être capable de démonter le moteur et la transmission.

      Alors nuançons le degré de connaissance suffisant pour décider au quotidien ou au pif par l’inteligence ordinaire ce qui suffit souvent au quotidien et dépasse parfois l’intelligence à tout vent, ou la connaissance pointue appliqué by the book …sans jugement….

    • En lisant ce billet, j’ai tout de suite pensé à un autre problème que vous ne mentionnez pas mais qui prend de plus en plus d’ampleur, celui que de nos jours, avec l’accès instantanée à l’information, tout le monde peut s’improviser expert en n’importe quoi. Nous en avons un bon example ici-même avec planete-quebec qui, malgré ce que nous affirme une écransante majorité de scientifiques du climat, nous fait tout de même un exposé sur la supposée impossibilité d’arriver à de telles conclusions. Je doute fort qu’il ai un diplome en climatologie (ou même en science) mais il se permet quand-même de contredire la communauté scientifique au grand complet parce que leurs conclusions ne font pas son affaire et que plein d’autres faux-experts disent la même chose sur le net.

      Les sites de santé naturelle sont très bon là-dedans également. Ils interprêtent faussement une véritable étude en donnant le lien vers l’article original, les gens cliquent sur le lien, lisent 3 ou 4 lignes, n’y comprennent rien mais on l’impression d’avoir pris connaissance de l’étude en question tout en croyant l’affirmation frauduleuse du site.

      En cet ère d’information instantanée en ligne, il est important plus que jamais que les gens comprennent qu’il n’est pas possible de tout comprendre si on a pas une formation dans le domaine en question et de la même manière que je fais confiance a mon dentiste quand il me plombe une dent, on doit également faire confiance à ce que nous disent les scientifiques dans le cadre de leurs domaines d’expertises.

      En passant, quand je vois qu’un commentaire est écrit pas lecteur_curieux, je n’essais même pas de lire je passe automatiquement tellement ses propos sont confus et vont dans tous les sens en même temps.

    • Il y a aussi une grande difficulté chez les scientifiques à vulgariser. N’est pas Hubert Reeves qui veut. Même la façon dont la science progresse n’est pas comprise généralement… on part de loin. Exemple, quand une théorie “nouvelle” améliore la précédente, des gens (et ils sont nombreux) ont tendances à dire “tien, les scientifiques changent de dogmes”. Et ne pas être capable de se faire comprendre équivaut à dire : « Vous devez me croire », ce qui évidemment augmente le clivage, le cynisme envers la science.

      Donc, oui, les scientifiques sont à blâmer quant à la méfiance à l’égard de la science. Mais ce ne sont pas les seuls responsables. Yves Dutil pointe le fait qu’on ne peut plus dire à quelqu’un « tu te trompes », ça ouvre une porte à du “n’importe quoi” qui est accepté. De plus, aujourd’hui on a tendance à tous avoir une opinion aussi valable l’une que l’autre (du moins théoriquement)… n’est-ce pas un peu pourquoi chacun ici y va de « son » commentaire sur ce blogue? D’ailleurs mon commentaire n’est-il pas le plus pertinent jusqu’à présent (sic)? (pertes de perspectives évidentes… que j’ai tendance à appliquer moi y compris^^)

    • Je crois que le flux d’informations contradictoires (qui profite a qui?)
      est largement responsable de la mefiance face a la science.
      On peut remplacer ” mon scientifique dit..” par “mon medecin dit…”
      et lire le contraire sur internet, alors…

    • - «Mais d’un autre côté, cette croyance que n’importe qui peut avoir raison n’est-elle pas à la source, au moins en partie, de la dépréciation plus ou moins généralisée de l’expertise dans nos sociétés ?»

      Je ne crois pas.

      Il me SEMBLE que pour monsieur et madame Toul’monde, le fait de lire et se faire dire pendant 5 ans que tel type de gras est nocif pour ensuite se faire dire que ce n’est plus le cas, est VRAIMENT ce qui est le plus dommageable pour la crédibilité des scientifiques.

      Parce qu’on a jamais expliqué clairement à l’école, à monsieur et madame Toul’monde, le processus scientifique de l’acquisition des connaissances, que ce qu’on présente une journée peut être invalidé la journée suivante par une nouvelle expérience ou par une révision des pairs.

      Le sensationnalisme médiatique et le ‘Publish or Perish’ vécu par les scientifiques joue aussi beaucoup dans l’équation.

      Les médias demandent de gros titres frappants laissant croire à une découverte majeure, et le ‘Publish or Perish’ imposé au domaine de la recherche fait en sorte que les scientifiques sont sans cesse poussés à publier «au plus vite» des résultats… qu’on espère fiables.

      Bref, ce n’est pas tant le «tout l’monde peut avoir raison» qui rend le quidam suspicieux des scientifiques, mais plutôt le «y disaient ça y’a cinq ans et maintenant c’est pu ça».

    • Je ne sais pas d’où vient cette idée d’une « arrogance » de la science. Au contraire, les scientifiques que je connais sont les gens les plus humbles qui soient. La science demande constamment de s’incliner devant les faits et de se méfier du sentiment d’avoir raison, sous peine de tomber dans le biais de confirmation.

      L’arrogance, je l’ai surtout vue chez les gens des sciences humaines. Les pires sont sans doute les sociologues et les économistes. Ils sont assez ahurissants de prétention parfois.

      Ce que les gens prennent pour de l’arrogance, c’est simplement de la rigueur. Non, en science, tu ne peux pas dire n’importe quoi alors non, toutes les opinions ne se valent pas et non, les raccourcis et les simplifications abusives ne sont pas acceptables. Bête de même. Alors si tu racontes une connerie qui ne respecte pas les faits connus, ne compte pas sur un scientifique pour faire semblant qu’il respecte ton opinion. Parce que la science essaie justement d’éviter le plus possible d’être une affaire d’opinion et de coller au maximum aux faits. Parce que la science est basée sur la réfutation, alors si tu as juste envie que l’on te conforte dans ton point de vue, appelle ta mère, ne discute pas avec un scientifique.

    • Un des problèmes est que beaucoup de scientifiques font de la politique. Et nous savons tous que la politique n’est pas honnête, et surtout pas désintéressée.

      Dans le cas du réchauffement climatique, si les scientifiques s’étaient contentés de publier les résultats de leurs recherchent, s’ils n’avaient pas tenté d’influencer la société, alors ils n’auraient pas perdu leur crédibilité.

    • Une étude scientifique confirme que les études scientifiques ne sont pas toujours fiables… Et ça, ça me désole.

    • “Et il place une partie du blâme sur le compte des scientifiques eux-mêmes, qui présenteraient les preuves et les connaissances d’une manière trop hiérarchique, trop condescendante, du genre «Je vais parler lentement pour que même un imbécile soit capable de comprendre».”
      Au contraire! C’est lorsqu’un scientifique n’adapte pas son discours à son interlocuteur qu’il a l’air condescendant. Quand un scientifique s’adresse à un non-scientifique ou un scientifique d’un domaine différent en utilisant le même langage technique qu’il utilise tous les jours, il a l’air pédant et ça n’aide personne à le comprendre ni à faire confiance à son travail.

    • Je suis en retard mais j’ai à connaître votre réaction. Je connais entre autre un fumeur de pot quotidien. ça voix est rauque et il me semble dérailler un peu. Quel est l’effet du pot sur la gorge et sur les poumons. On en parle jamais dans les commentaires

    • @contribuablecentriste 21h58

      “Une étude scientifique confirme que les études scientifiques ne sont pas toujours fiables… Et ça, ça me désole.”

      Une étude scientifique si elle est scientifique, est toujours fiable à l’intérieur de son propre cadre ; ce qui ne signifie pas qu’elle soit universelle. C’est de par l’extension des conclusions d’une étude scientifique qu’on pèche le plus souvent. Mais il demeure, vous avez bien raison, qu’aucune étude scientifique ne parviendra jamais à épuiser la complexité de la richesse du réel!

    • Pourquoi devrait –t-on croire absolument TOUT ce que disent les gens qui ont un formation en Science tous le temps …?

      Ce n’est pas un dogme ,,,il faut différencier la science de l’opinion des scientifique …tous le monde a ses croyances ses lubies et ses préjugés et les scientifiques sont des humains ,mais justement il sont parfois plus dangereux car l’outillage et l’habitude des méthode rigoureuse dont il disposent constitue des armes qui peuvent servir leur préjugés .

      L’histoire relève de plusieurs cas qui illustrent ce propos : il y a plus de 100 ans, Thomas Edison, partisan du courant continu, et Georges Westinghouse, partisan du courant alternatif se sont affrontés dans un combat épique personnel a coup d’arguments pseudoscientifiques ou si les arguments avaient l’allure de la science le fond du débat démontrait clairement la défense bec et ongle de leur préjugés personnel .

      Ignorer l’histoire c’est se condamner à la revivre dit-on, en ce sens la connaissance du débat Edison/Westinghouse est intéressant car il nous démontre que l’adoption de technologie est un phénomène ou l’aspect économique joue un rôle déterminant.

      Les premières applications d’éclairage par Edison se font à 120 volts pour des lampes de 100 watts, cependant il faut alors de larges courant et pour des distances importantes le fil est d’un fort diamètre.

      Le cartel du cuivre réalise l’intérêt de cette croissance et décide de passer à la caisse, le prix du cuivre augmente alors de manière dramatique mettant en péril le développement du courant continu pour les réseaux de distribution. . Le courant alternatif qui peut être livré à plus haut voltage devint alors en ce contexte intéressant. New York et une vingtaine de villes américaines passent au courant alternatif, New York et une vingtaine de villes américaines passent au courant alternatif.

      Les partisans du courant continu en profitent pour mettre de l’huile sur le feu, cette bataille dégénéra rapidement en argumentation émotive et EDISON, pour dénigrer le courant alternatif, fait voter une loi imposant ce dernier pour les exécutions par la chaise électrique.
      Edison devint intraitable et s’enfonça dans une guerre d’arguments. Il écrivit un livre sur les dangers du courant alternatif, et attaqua Westinghouse sur le plan personnel.

      Edison devint intraitable et s’enfonça dans une guerre d’arguments. Il écrivit un livre sur les dangers du courant alternatif, et attaqua Westinghouse sur le plan personnel. Edison devint intraitable et s’enfonça dans une guerre d’arguments. Il écrivit un livre sur les dangers du courant alternatif, et attaqua Westinghouse sur le plan personnel. Les pertes de la « Edison General Eletric » augmentèrent et Edison fut forcé de vendre ses parts à la compagnie Thompson alors associé à quelques banques.

      C’est a cette époque q’un dénommé Henry Ford employé d’Edison lui proposait de remplacer la batterie au nickel/fer lente et lourde par un moteur à explosion. Edison embourbé dans son combat sans issu, et pressé de mettre toute son énergie dans son combat personnel àrefusa de risquer l’aventure suggéra à Ford de le faire a son compte ce qui mena à la fermeture et à la faillite de la Edison car. Il ne s’en remettra pas vraiment…

      Les arguments faisant grand étalage des connaissances du moment sont des pièges dans lesquels sombre parfois les scientifiques qui sont avant tout de Humains … et entraînent parfois des gens fort intelligents dans discutions d’ordre émotifs coûteuses en énergie qu’ils risquent de regretter amèrement par la suite. Mais la plupart des scientifiques sont souvent bien trop orgueuilleux pour l’admettre.

      Les gens ne sont pas si naifs pour penser que même les scientifiques ont souvent un agenda personnel a défendre et on ne peut pas les blâmer de se garder une «petite gène » devant certains de leur combats…

    • Désolé pour les doublons, mon copier collé à pris le contrôle …( les vieux textes en word ancienne version ont parfois des comportements bizares de version en version …)

    • L’histoire de l’arrogance des scientifique, c’est un discours qui vient des spécialistes de la communication. C’est une discours qui est très prisé des facilitateurs scientifiques français et des amateurs de pseudoscience. L’idée est qu’avec le niveau d’éducation aujourd’hui on aurait pas à écouter les scientifiques, mais plutôt impliquer les citoyens dans les débats scientifiques.

      Le problème est que ce discours cache une ignorance de l’ignorance et des intérêts commerciaux. En effet, le savoir véritable vient des expériences. Alors, à moins d’avoir une connaissance première des expériences, notre position ne peut être basée que sur des impressions ou des arguments d’autorité.

      J’ai déjà fait le test dans une conférence dédié à la communication scientifique organisée par le scientifique en chef du Québec. J’ai demandé qui avait vu un spectre infrarouge de l’atmosphère, qui est le coeur de la physique des changements climatiques. Nous étions 2 ou 3 dans une salle de 300 personnes dont la majorité avait des doctorats. Donc pour tous les autres, la notion de gaz à effet de serre est un argument d’autorité.

    • Après vérification mon texte en word ne contient pourtant aucun doublons??? problème de transfert ???

      Je l’ignore.
      JFC

    • @Yvan_Dutil
      C’est donc l’argument d’autorité vs la confiance en la personne qui amène l’argument d’autorité qui est le problème.
      www2.cegep-ste-foy.qc.ca/freesite/index.php?id=21801

      Et la pensée binaire de beaucoup de gens vont jeter des pavés dans l’engrenage. Exemple : je n’ai pas confiance en Clinton. Donc j’ai confiance en Trump. Il ne fait pas confiance aux scientifiques. Donc moi non plus !!
      La crise de la confiance est un sujet assez chaud ces temps-ci.

    • @gl0001
      Et la pensée binaire nous conduit directement au :

      Faits alternatifs
      la science alternative
      la foi alternative

      En somme on pas d’autre alternative…. que d’avoir la confiance un peu…. alternative…

    • «l’équipe de Donald Trump va désormais «valider» les données scientifiques de l’Agence américaine de l’environnement (EPA) avant leur publication»…

      «Validation» Alternative ?

      Rendu la il reste quoi ….la prière et l’espérance?
      Je peut pas croire que j’ai vécu 69 pour en arriver la …réveillez moi quelqu’un….

    • @gl000001 Le problème pratique pour les politiciens est que les gens ont beaucoup moins confiance en eux que les scientifiques. Ils ont donc un intérêt à dénigrer les scientifiques.

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