Sciences dessus dessous

Sciences dessus dessous - Auteur
  • Jean-François Cliche

    Ce blogue suit pour vous l'actualité scientifique, la décortique, et initie des échanges à son sujet.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 16 janvier 2017 | Mise en ligne à 11h41 | Commenter Commentaires (53)

    Pas de Harvard au Canada ? Pas de problème…

    La façade de la Harvard School of Business. (Photo : archives La Presses/Bloomberg)

    La façade de la Harvard School of Business. (Photo : archives La Presses/Bloomberg)

    Le Canada compte des universités de belle qualité, dont certaines jouissent même d’une très bonne réputation, au point de réclamer le titre de «Harvard du Nord». Mais dans les faits, leur prestige sur la scène internationale n’est absolument pas du même calibre que celui de la vraie Harvard et d’autres institutions comme Cambridge, CalTech ou le MIT. Pas du tout dans la même ligue : dans les classements internationaux, nos «Harvard du Nord» (habituellement McGill ou l’Université de Toronto) peinent à percer le top 20, ou même le top 30.

    La réaction la plus naturelle et intuitive est de croire que c’est un désavantage et de s’en désoler, mais l’économiste de l’Université Laval Stephen Gordon, lui, fait tout le contraire : il s’en réjouit et va même jusqu’à affirmer dans sa toujours intéressante chronique du National Post qu’en fait, «une «Harvard du Canada» est la dernière chose qu’il nous faut».

    Essentiellement, explique-t-il, il y a deux manières possibles d’expliquer pourquoi l’enseignement universitaire a une valeur, pourquoi les diplômés universitaires sont en moyenne mieux payés que les autres. La première est la formation : ceux qui passent par l’université reçoivent une formation très poussée qui est prisée par les employeurs. Cela joue certainement un rôle, surtout dans des domaines techniques. Mais s’il n’y avait que ça, alors ceux qui atteignent l’université mais quittent avant de diplômer devraient en principe avoir de meilleurs revenus que ceux qui n’y mettent jamais les pieds. Or ce n’est pas le cas, ce qui mène à la seconde possibilité : le diplôme universitaire sert de «signal» aux employeurs, leur prouvant que l’individu a ce qu’il faut (intelligence, persévérance, etc) pour décrocher un bac, une maîtrise ou un doctorat.

    Les universités aussi prestigieuses que Harvard dispensent certainement de très bonnes formations, mais comme on peut très bien être ingénieur, médecin, psychologue, etc sans avoir à passer par tout ce qu’il faut pour être accepter dans une université de la Ivy League (et pour un prix bien moindre), c’est surtout pour le «signal» que les gens veulent tant décrocher un diplôme de Harvard ou d’autres institutions hyper-réputées, explique M. Gordon. Pour prouver qu’ils ont ce qu’il faut pour être accepté dans une institution extrêmement élitiste et difficile d’accès.

    Or d’un point de vue sociétal, ce n’est pas une manière particulièrement efficace d’envoyer des signaux — on pourrait avoir un système qui relayerait essentiellement la même information sans demander autant d’effort et de temps, ce qui limiterait le gaspillage de ressources humaines et financières. En outre, le fait que ces universités soient si prestigieuses vient presque forcément avec un contingentement très strict, ce qui implique (toujours d’un point de vue sociétal) qu’elles ne profitent pas à grand-monde et que ceux, la grande majorité, qui n’y accèdent pas sont désavantagés. C’est du moins le cas dans un système universitaire très hiérarchisé comme celui des États-Unis, où les conséquences de ne pas être admis dans les meilleurs collèges sont beaucoup plus importantes qu’ici, où décrocher son bac à McGill ou ailleurs ne fait pas une très grosse différence, du point de vue de l’employabilité et des revenus futurs.

    Quand on ajoute à cela le fait que les enfants de familles très riches ont un bien meilleur accès à ces institutions que les autres — ces universités d’«élite» offrent généralement des accès spéciaux aux enfants de leurs diplômés —, on se rend compte, plaide M. Gordon, que l’éducation supérieure est un bien piètre outil de mobilité social dans un système comme celui des États-Unis. Et que peut-être bien, oui, qu’avoir une vraie «Harvard du Nord» est la dernière chose dont on a besoin.

    À cela, cependant, d’aucuns lui répondront sans doute que cela ne tient pas compte des bienfaits amenés par des percées scientifiques plus nombreuses et plus significatives qui viennent avec les universités les plus prestigieuses. Alors… à votre avis ?

    * * * * *

    Par ailleurs, il est généralement d’usage pour un blogueur de célébrer certains passages, comme le 1000e billet, le 20 000e commentaire, etc. Or il y a longtemps que j’ai déclaré la guerre aux «chiffres ronds», ces nombres totalement insignifiants. C’est donc le cap des 27 182 commentaires que je tiens à souligner ici. Voilà un seuil (e = 2,7182…) qui a du sens !

    C’est fran6b qui, en commentant sur la longévité des chiens domestiques, nous a permis de franchir ce cap vendredi après-midi. Je le salue bien bas et lui annonce que son prix sera, à sa convenance, un nombre imaginaire de dollars réels ou un nombre infini de dollars imaginaires.

    Qui sera l’heureux gagnant du prix pour le 31 416e commentaire ?


    • texte très intéressant. Parlant de mobilité sociale, quelqu’un connait le pourcentage d’étudiant universitaire dont les parents n’ont pas un niveau de scolarité équivalent ? Ce serait intéressant de comparer les chiffres québécois avec les chiffres de nos différends voisins.

    • Toutefois, les universités de pointe attirent les meilleurs étudiants étrangers, et une partie de ceux-ci, qui deviennent des travailleurs très qualifiés, vont rester au pays ensuite.

      Il y a aussi le fait que même si c’est l’effet “signal” qui semble avoir le plus d’importance pour les employeurs, on ne peut pas totalement mettre de côté l’effet “formation”, dont une partie provient sans doute d’effets de pairs positifs plus difficiles à identifier (les effets de pairs, c’est l’idée que l’entourage peut avoir un impact sur un individu).

      Alors, oui, les universités de pointe génèrent probablement des inégalités, mais j’ai beaucoup de difficulté à croire que l’effet formation soit complètement nul, surtout pour ce qui est des cycles supérieurs.

    • Le classement illustre la prédominance des institutions américaines et britanniques.

      L’utilisation de l’anglais comme la langue universelle de la recherche explique peut-être cette domination des institutions provenant de pays où l’anglais est une langue d’usage. Ou à l’inverse, ce sont la qualité de ces institutions anglophones qui ont fait de l’anglais la langue de la recherche scientifique.

    • Quoique nous disons que l’Accès aux universités de la IVY League soit difficile, l’accessibilité a leur enseignement est de plus en plus facilité aujourd’hui pour quiconque veut apprendre, soit via les MOOC en ligne, ou différentes plateformes, pour ne pas citer OpenCourseWare au MIT.

      Meme si nous avons peu d’universités dans le top 20 voir 30 mondiale au Canada, cela n’enlève rien a la qualité de l’enseignement que nous pouvons avoir ici. Nos universités n’ont p-e pas toujours les moyens d’attirer des somites mondiales dans leur domaine, mais nous avons droit a un enseignement de qualité.

    • ” décrocher son bac à McGill ou ailleurs ne fait pas une très grosse différence, du point de vue de l’employabilité et des revenus futurs. ”

      Amen !

    • Pour le cap des 31 416, ce sera un monsieur Pi?

    • Si vous décidez de ne pas arrondir e en 2,7183 (parce que la valaur est 2,71828…), alors vous ne devriez pas arrondir pi non plus (comme ça valeur est de 3,14159…, ça donnerait donc 3,1415 et non 3,1416), par souci de constance.

      Si vous arrondissez pi, ça serait bien d’arrondir e aussi, et d’offrir plutôt le prix imaginaire à l’auteur du 27 183e commentaire.

      Vrai, mais pi est mieux connu sous sa forme arrondie, ce qui n’est pas le cas de e.
      JFC

    • @lamberty007
      En fait, je crois que c’est pour cela qu’il faut distinguer recherche et enseignement dans les universités. Les universités de pointe n’embauchent pas de meilleurs enseignants, mais de meilleurs chercheurs. Un prof d’une petite université peut être un excellent enseignant, surtout qu’il utilise probablement le manuel écrit par la sommité qui travaille à Harvard.

      Cependant, au niveau de la recherche, les grandes universités rassemblent les meilleurs chercheurs et leur donnent les moyens de produire et de partager leurs travaux. Je ne crois pas qu’un étudiant au bac ne deviennent meilleur parce qu’il a étudié à Harvard plutôt qu’à Sherbrooke, mais pour la maîtrise, et surtout pour le doctorat, il commence à y avoir une différence.

    • Ce qu’il nous fait ce n’est pas un Harvard mais un Stanford: Une université de pointe avec une grande culture d’entreprenariat.

      Cisco, Sun, Intel, Netflix, Paypal, EA, Youtube

      Google…

    • Il y a une différence importante dans l’approche très canadienne et l’approche américaine au niveau des universités. ci par des budgets d’aide gouvernementale on limite pour nos étudiants le nombre de place accessible aux étudiants étrangers .

      C’est beaucoup moins le cas aux USA , à preuve je fut fort étonné lors d’une réunion à Albany déjà au début des années 90sur un projet de coopération de RD entre l’UQAC et le campus de la New York state University at Albany ou la majorité des étudiant marchant sur le campus avaient des traits nettements Asiatiques… A ma question Notre hôte répondit oui c’est la plus grande partie de notre financement il ne sont pas subventionné mais vous savez en Asie tous les parents ne sont pas pauvres et le diplôme de leur enfant n’as pas de prix.. .

      Même dans ce temps inscrire des étudiants étrangers dans un CEGEP même au professionnel n’était pas permis….point, et les institutions ne pouvaient contourner la règle en facturant … Au Québec on aime beaucoup laver plus blanc que blanc à tout prix bon sens ou pas et même si la guenille ne vaut pas la peine d’être lavé….

      Il y a aussi après l’université, corporatisme oblige, les pairs aiment bien penser qu’il sont supérieurs de par la noblesse de l’origines de leur Alma Mater… Juste à voir comment on lève le nez sur les médecins formés en Europe leur interdisant ici de soigner même leur compatriotes qui outre atlantique étaient leurs clients légitimes et qu’ils soignaient avec compétence.

      Personnellement je me sens pourtant aussi bien dans un airbus piloté par un français que dans un Boeing commandé par un «pure american patriot» sous influence de substances illicites ou à moitié soul!

      Pour ce qui est de la réputation de ces institutions les nombreux prix noble obtenus ne le sont pour la plupart qu’en raison des budgets de recherches importants qu’ils drainent et souvent du a des américains naturalisé récemment mais de toutes provenance. De plus l’excellence académique n’est pas tout , j’écoutais hier une émission très intéressante traitant d’un prof de cegep autiste ( qui ne le savait pas ) mais génial et «PhDétisé» au max qui a du carrément réapprendre à communiquer avec ses étudiants pour conserver son poste…

      Et même un PhD de MIT peut se tromper d’aplomb… Un de mes prof de Thermodynamique diplomé PhD de MIT ( ils ont fini trois sur 5 dans sa promotion , un s’est suicidé, un autre a été interné craquant sous la pression) lors du cours sur la physique de l’Osmose , (on parle des années 70) répondit a un étudiant qui proposait d’exercer une pression du côté concentré pour inverser le processus répondit d’autorité et sûr de lui que c’était idiot et impossible… Heureusement l’étudiant ne l’as pas cru … et au début des années 80 il a simplement essayé , aujourd’hui l’osmose inverse est une pratique courante en désalage d’eau de mer et de concentration des sucres d’eau d’érable…

      L’éducation n’est pas tout et statistiquement il y a probablement autant de géni non diplomés ici et dans le tiers monde que d’idiots avec un grade Universitaire . Question d’être à la bonne place au bon moment….

      Pour ce qui est du 3.1416 est-ce pour célébrer que parfois même en donnant notre opinion ça sert au fond à rien car on se «TRUMP» et on continue allègrement à tourner en rond et a constamment réinventer le bouton à 4 trous …

    • Holà ! L’effet de surprise de lire mon pseudo et à la fin de votre texte fut total. :)

      J’accepte avec ravissement vos salutations, quoique cet honneur soit purement arbitraire et aucunement méritoire, évidemment. J’adore vous lire. Votre esprit de science est toujours éclairant et rafraîchissant à côtoyer. Chapeau bas à vous et à votre travail.

      Pour la récompense, tant qu’à être dans le sujet des universités, j’aimerais bien avoir 500 millions de dollars, imaginaires oui, afin de pouvoir construire une université en Gaspésie. Ça manque à la région et à la province… et au pays et au monde. Un véritable campus universitaire dans la Baie-des-Chaleurs où convergerait des cerveaux en quête d’espace et de savoir afin d’y réfléchir le monde dans une perspective non-urbaine.

      Vous aurez deviné que la Baie-des-Chaleurs est mon coin de pays. Formidable endroit. Je ne saurais en être assez élogieux.

      Finalement, 31 416, de quelle façon ce chiffre fera du sens (1) pour le prochain seuil festif du nombre de commentaires atteints ?

      1 – http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3499

    • Bon, le prochain seuil sera pi, je viens d’allumer…

    • Ce n’est pas la même taille de population. Bien non, la mobilité sociale n’est pas l’objectif visé par cette université élitiste bien qu’il doit y avoir une petite proportion ayant eu des bourses d’excellence, toutes études payées ou autre.

      S tu veux mesure sur le PIB au complet, c’est compliqué et si tu veux plutôt viser la redistribution des revenus ce n’est pas l’objectif visé, il est plutôt d’atteindre l’excellence chez les élites parfois moins riches si avec un talent indéniable bien que leurs équipes sportives ne sont pas si bonnes que cela ?

      L’atteinte de l’excellence ? Disons la personne a une profession ou est en affaires et crée une valeur nette de 8 millions mais si elle va àHarvard, elle créerait 20 millions… Mais j’en doute sauf que tout est possible, c’est au cas par cas. Il faut faire le meilleur choix pour chacun.

      C’est pas la redistribution, c’est la compétition qui est visée et des élites gagnant plus.

      Une compétition entre tops, si tu n’es qu’une étudiant très ordinaire à Harvard et en plus pas de grandes habiletés sociales ou encore dans le sport tu as ta place de justesse. Bien on imagien que tu payes parce que tu aimes cela PENDANT TES ÉTUDES, pas après !!! Comme l’école privée au secondaire bien que c’est moins cher…

      Certains veulent un accès privilégié au pouvoir ?

    • J’aime mieux courir le classique du Parc LaFontaine, 10 km que le marathon de Boston pour lequel je ne pourrais pas me qualifier à moins de tout, tout mettre sur la course à pied et tu te qualifies de justesse.

      Sauf que la personne disons meilleure qui se qualifie pareil rien que sur une gosse avec des efforts plus raisonnable peut se vanter d’y être allé.

      C’est le PRESTIGE ! Du prestige cela se paye mais ce ne peut pas être des masses et des masses.

      L e point de vue de la société ? Cela te prend des élites et la masse comme le sport d’élite et le sport de masse. Tu veux que tes élites deviennent des grands champions. Des champions, tu peux pas avoir 300 top scorers dans ta LNH. Tu veux aussi une masse qui avance et qui accomplit son potentiel. Écoute mon gars, ta place est l’Universit du Québec à Rimouski.

      Pour les vraies bolles, elles peuvent être partout. Le diplôme universitaire ne donne pas toutes les compétences mais cela peut être le réseau. La personne joue pour les Citadins de l’UQAM ? Super ! Elle gagne pas plus plus tard que si elle n’avait pas fait cela et peut-être un peu moins ? Son rêve , c’était le sport et elle est allée le plus haut possible.

      Ce sont des équipes d’élite cela aussi… Lâchons le sport d’élite et faisons juste du sport de masse car la population ne bouge pas assez… Le pire ? C’est le sport professionnel ou les fans s’empiffrent parfois et bougent encore moins en suivant le football et le hockey.

      Éliminions le sport professionnel, c’est bien trop élitiste et plus que Harvard pour les top niveaux.

    • ..@JFC: «Or il y a longtemps que j’ai déclaré la guerre aux «chiffres ronds», ces nombres totalement insignifiants.»

      Bien d’accord avec vous. J’ai moi aussi, et depuis longtemps, exprimé mon scepticisme face aux «dates de passage» comme les anniversaires de naissance et l’arrivée de la «nouvelle année» avec tout ce que cela suppose de vœux, souhaits, attentes et questions du genre:

      -Alors, mon vieux, (sic) on se sent comment à 30,40,50,60 ans?
      -Ben, juste un jour plus vieux qu’à 29,39,49,59,ans et 364 jours!!

      Quant aux vœux de «bonne Année», alors là!!! Comme si, pas je ne sais trop quelle magie provoqué par cette aptitude de l’humain à compter le temps, l’année qui vient allait être substantiellement différente de celle qui vient de finir!!

      Alors, je salue bien bas votre initiative de faire porter sur d’autres chiffres que les chiffres «ronds» (pairs??) les étapes dites «marquantes» des blogues et autres faits et gestes de notre passage sur la petite boule bleue.

      Ah! Et bonne semaine et aussi bonne fin d’hiver qui, comme pour faire mentir l’humain friand de dates de passage, n’arrive, ni ne part aux dates qu’on tente de lui imposer dans nos calendriers.

    • N’oublions pas qu’Harvard n’a que 6700 étudiants au bac et que le bac y dure 4 ans.

      Imaginez si McGill décidait de passer de 27500 à 5000 étudiants. Et que l’on augmentait le nombre de prof de 1700 à 4000. Et que son fond de dotation était multiplié par 25 (autrement dit, trois fois la taille du Fond des Générations). On aurait alors une institution similaire à Harvard. Et elle grimperait rapidement dans les classements. Serait-ce la meilleure façon d’utiliser nos ressources? Probablement pas.

      La beauté d’Harvard, c’est que tout cela s’est fait principalement grâce à des dons privés.

    • @lecteur_curieux

      Je comprends votre position anti élite, mais elle ne fonctionne pas face à une certaine réalité. Vous pouvez avoir un talent ou une idée géniale, si elle provient de l’université du Moncton ou de Harvard fera une différence sur sa percée et au bout du chemin, on ne s’investit pas autant en recherche pour ne pas voir nos idées avoir de l’ “impact”.

      Malheureusement, une partie du monde universitaire est basée sur la renommée de l’institution de rattache, ainsi l’UQAM et McGill ne sonneront pas de la même façon et ce, même si d’excellents chercheurs et prof sont à l’UQAM (ou ailleurs).

      C’est un peu comme publier ses recherches en français versus en anglais. Vous pouvez avoir une idée et un concept génial, ces derniers resteront “locaux” sans une publication anglaise visant l’international et les revues prestigieuses. Déjà que c’est difficile d’avoir des traductions en français de textes anglais récents, le contraire est infiniment plus rare.

      Même chose pour les revues scientifiques. Pour avoir un impact (et un bon impact factor), vaut mieux publier dans une revue A que dans une revue B. Nature et Academy of Management Journal ne donnent pas le même rayonnement que le Journal français de sociologie du fond du bled (nom fictif!). Même si les revues par les pairs sont “blinded”, l’éditeur connait le nom des auteurs et leur réputations, ca peut avoir un impact sur les chances d’être publié.

      On peut se désoler la situation et vouloir la changer, ou bien essayer d’en tirer le maximum sans être d’accord sur les principes. Je penche davantage vers la deuxième alternative.

    • J’ai travaillé à Yale pendant 7 ans et je peux vous dire que le but de l’université est avant tout de perpétuer un modèle de réseau social qui a à voir presque exclusivement avec les étudiants au Bac. C’est de là (Yale, Harvard, Princeton, etc.) que l’élite américaine vient. Donc en fait d’employabilité, il est faux de dire que cela n’a aucune influence. Un alumnus (ancien) de Yale College (c’est le nom de l’école de Bac) qui rencontre un autre ancien dans une situation de pouvoir dispose d’un atout dont les autres ne peuvent que rêver. Maintenant, je suis beaucoup plus en faveur d’un modèle de gratuité ou presque gratuité qui élimine ce genre de truc.

    • Texte intéressant mais c’est de plus en plus faux de dire qu’au Canada ça ne fait pas une grosse différence d’avoir un bac de McGill ou d’ailleurs.

      De plus en plus les grandes entreprises favorisent les étudiants de McGill ou de l’Université de Toronto. Ça fait partie de la politique d’embauche.

      On voit ça à Montréal mais c’est encore plus vrai à Toronto où il y a beaucoup de compétition.

      Pour ceux qui ne connaissent pas le marché de Toronto ce qui frappe quand on arrive là-bas c’est à quel point il y a des immigrants. Particulièrement des chinois et des indiens. Des gens en général très qualifiés.

      Là-bas avoir un bac ce n’est pas exceptionnel. Au contraire, c’est plus comme le seuil de base pour appliquer sur un poste. Et bien sur la première chose qui fait la différence lors de l’embauche c’est l’université. Si vous êtes McGill ou Université de Toronto vous êtes sur le haut de la pile.

    • J’aimerais bien connaître le rang de l’UQÀM. J’espère qu’elle est dans les 31416 premières.

    • Je suis aussi en désaccord que de dire de quelle université on vient, ca ne fait aucune différence au Canada. Pas quand on a 10 ans d’expérience, mais pour votre première job, la différence est *énorme*: votre choix d’université en dit long sur vous!

      Petit secret: J’ai jetté des CVs des diplômés de Laval sans même les considérer, et tout le monde avec qui j’ai travaillé font la même chose. Bonne université dans certains domaines, mais pourrie dans le mien. J’ignore pourquoi, mais éventuellement tout le monde s’en rend compte.

      Chicoutimi, Rimouski, Trois-Rivières, Abitibi, Bishops, je n’ai jamais vu de CV, mais j’aurais de la difficulté a les prendre au sérieux. Quelqu’un de l’Uqam part avec 2 prises contre lui ou elle.

    • @lecteur curieux 14h52 et 15h11

      Vous avez tout juste monsieur!

      Bravo!

    • @casrong
      C’est exactement le point de Stephen Gordon. Les universités de pointe n’offrent pas nécessairement une meilleure formation, mais elles permettent à leurs étudiants d’accéder à l’élite, ce qui accentue les inégalités sociales et économiques.

    • @renaud
      Sauf que d’aller à McGill ou Toronto ne coûte pas 60 000$ par session. C’est cette inaccessibilité qui rend les universités comme Harvard indésirables (selon M. Gordon).

    • La première valeur d’un diplôme est de permettre à son détenteur de se trouver une job dans son domaine d’étude et de mieux remplir son rôle que son prédécesseur. Si une université n’arrive pas à remplir cette fonction et destine ainsi ses étudiants à mes fourneaux, c’est qu’elle n’est pas de calibre.

      Comme je privilégie la compétence en gastronomie, j’ai beaucoup d’employés qui proviennent de l’UQAM, quelques-uns de McGill, mais un seul d’Harvard. Moi.

      Jeunes fatigants au sang bleu royal: une chose importe pour déterminer la qualité de votre devenir. Jusqu’à quel point êtes-vous prêts à investir en vous-mêmes ? Si vos parents n’ont pas $75000 à mettre par année X la durée des diplômes, il ne vous reste qu’une seule option: levez-vous tôt, puis demain et pour toujours, tapez vous vaillamment la tête à deux mains pour y faire entrer le meilleur. Car bien que les diplômes soient reproductibles, la détermination passe rarement inaperçue lorsqu’elle ne fait pas un détour par le nombril. Plus loin sur le chemin, vous pourriez trouver ce que je ne vous offrirai jamais. L’argent. Mais peut-être beaucoup mieux encore bien rare: la liberté.

    • Je suis d’accord avec l’article en grande partie, mais bien sure si on va en médecine à McGill ou en actuariat à Laval, il y a certains standards qui sont un peu plus élevé. Et la recherche faites dans ses institutions sont un peu plus avant-gardistes et les fonds plus élevés.

      Ma fille qui est en processus d’application pour entrer en médecine a fait plusieurs “University Fair” ou l’on pouvait trouver plusieurs recruteurs d’Ivy league. Et tous il lui on dit que lorsqu’il voit un Bac de McGill, il mettre souvent l’application en haut de la pile car les universités Canadiennes ne font pas l’inflation des moyennes. Apparement, il y a une grosse pratique de ”GPA Inflation” aux E-U.? Et que les Universités Canadiennes sont mieux côtés parfois…http://www.gradeinflation.com/

      Qui a la meilleure formule? aucune idée. En autant que mes enfants se trouve un emploi qu’ils vont aimer le restant de leurs jours!

    • @ride124 Je ne suis pas anti-élite mais cela dépend des définitions données, je n’aime pas plutôt les préjugés, le snobisme et les castes qui se perpétuent de manière injuste disons.

      C’est rempli de paradoxes comme sujet, il faut faire attention aux miroirs aux alouettes mais je suis pour le dépassement de soi.

      On parle de la recherche ? Oui dans le domaine de l’administration à HEC-Montréal à notre époque des professeurs comme Robert S. Kaplan ou encore Michael Porter de la Harvard Business School étaient des références très connues.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Robert_S._Kaplan

      https://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Porter

      Oui, oui… Plus renommés mondialement que Omar Aktouf…

      Henry Mintzberg à McGill est bien connu.

      Pour HEC dans le temps, des profs qui ont eu des carrières légendaires ?

      Yves-Aubert Côté. http://www.hec.ca/archives/consultation-mise-en-valeur/privees/P068.html

      Une véritable élite et qui se met au service de l’institution et de la société et qui méritait vraiment son titre de Fellow CA et qui n’a pas déçu.

      Les véritables élites ce sont les meilleurs et qui font avancer la société. Tu ne l’es peut-être pas toute ta vie, un athlète olympique là tu parles d’un élite véritable et le danger du miroir aux alouettes peut être là et des raccourcis comme les drogues de performance pour gagner à tout prix sont là.

      Porter et Kaplan sont toujours pertinents mais vous en avez pas des centaines de profs de Harvard dont vous entendez parler.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_Harvard

      Bill Gates est allé à Harvard mais a abandonné rapidement à cette époque là… Gates, là vous avez une véritable élite.

      Zuckerberg est sorti de Harvard avant d’avoir son diplôme ? https://en.wikipedia.org/wiki/Mark_Zuckerberg#Early_life

      Lui aussi est un genre d’élite ayant poursuivi Zuckerberg : https://en.wikipedia.org/wiki/Cameron_Winklevoss

      En tous les cas, INDIVIDUELLEMENT, je suis pour le dépassement de soi, que chacun puisse aller le plus haut possible, au bout de ses possibilités mais ce peut être une utopie .

      Est-ce du gaspillage de ressources collectivement ? Écoutez quand c’est une université privée et aussi c’est une question de valeurs, tu peux encourager qui tu veux.

      En religion disons, votre modèle est-ce le Cardinal Ouellet ou bien le père Emmett Johns ?

      Une élite encore ? Julie Payette. https://fr.wikipedia.org/wiki/Julie_Payette

      De élites ou des champions qui font rêver et qui incitent d’autres à suivre leurs traces ?

      Pour Harvard je suis POUR ce qu’ils font mais il n’y a pas qu’eux. Et il ne faut pas copier, il faut innover et être soi-même. Tu n’es pas Jean Béliveau, tu es Guy Lafleur. Mais des joueurs d’exception comme cela ne peuvent être qu’une infîme minorité mais tout en faisant rêver la grande majorité.

      C’est cela des vrais élites et non une caste dirigeante qui ne travaille que pour ses propres intérêts et qui cherche à se reproduire. Il y a de cela à Harvard ou dans d’autres grandes écoles mais pas juste cela, il faut prendre le meilleur de ce qui existe.

    • @jay_jay Ou plutôt,ils appartiennent déjà à l’élite et veulent continuer d’y appartenir comme notre prof d’économie à l’époque qui est allée faire ses études à Chicago puis oui aidée par ses parents et elle a eu une carrière universitaire.

      Cela leur prend un doctorat et d’une bonne université et ils font de belles carrières.

    • @lecteur_curieux
      Vous avez raison, je voulais plutôt écrire “demeurer” plutôt que “accéder”.

    • Corrigez-moi si je me trompe (je ne suis pas de harvard…) , mais au niveau du bac, que tu fasses ton cours dans une ou l’autre, c’est pas mal du pareil au meme. C’est au niveau de la maitrise et a plus forte raison du doc qu’elles se demarquent. Donc ton bac, que tu le fasse a McGill ou a l’extreme opposer comme a UQTRivieres ou UQARimouski mettons, c’est pas si terrible que cela.

    • Mr Cliche, voila un excellent sujet au sujet dess universites…. Excuzez moi si je deborde du sujet mais etant donner que on est dans le vif du sujet comme on dit. Et pour conclure laissez moi vous dire quelque chose au sujet des cegeps? Pourquoi il n’y a pas de cegep ailleurs au canada ou usa? Selon moi, mais je peut me tromper, les cegeps devrait exister seulement pour les techniques. Le general, surtout les sciences humaines, ( qui en passant ne sont pas et n’ont jamais ete des sciences) mais une perte d’argent et de temps poue tout le monde. Voila et j’espere que mon propos ne choqueras pas les prof de sciences humaines du cegep ces petits rigolos a mon sens. J’ai eu un prof de philosophie qui nous a dit au premier cours, faite moi un travail de 10 pages pas trop long, revenez a la fin de la session me le donner ce travail et c’est tout je m’en vais. That’s it that’s all, c’est pad des jokrs ce que je vous raconte la. Incroyable. Comment voulez vous que les etudiants apprenne. Incroyable.

    • Bonjour M. Cliche.
      J’ai bien aimé l’humour dont vous faites preuve quand vous mentionnez le prix de fran6b.
      La référence aux nombres imaginaires m’a ramené 40 ans en arrière lorsque étudiant en informatique je programmais du FORTRAN pour vérifier certaines caractéristiques des nombres imaginaires. Longue vie à vos billets.

      Merci bien !
      JFC

    • ron-mcdo et jay_jay

      Plusieurs des universités ultra-prestigieuses américaines ne coûtent pas si cher que ça si l’on est issu de la classe moyenne. Ils fonctionnent avec un système d’aide financière semblable au système québécois. Pour une famille avec une revenu annuel de, disons, 100k$, on parle peut-être de 8000$/an, incluant résidence et bouffe. C’est abordable.

      Ça devient plus embêtant lorsque l’on est assez bon pour être accepté dans une université top 30 (disons Michigan ou Wisconsin-Madison), mais sans obtenir de bourses au mérite ni être résident de l’état. Souvent, ces étudiants obtiendront aussi une bourse (parfois complète, incluant résidence et bouffe!) dans des universités top 100 (disons Alabama ou Tennessee). Ce sont des décisions difficiles, tant pour l’étudiant que pour sa famille.

    • play_moutte

      Avec un bac de Harvard, vous avez des chances d’être embauché chez McKinsey ou Goldman Sachs. J’aime bien l’UQTR. Mais les gens de McKinsey (à part peut-être le bureau de Montréal, si vous avez tout un dossier et réseau de contacts) et Goldman n’accorderont même pas 5 secondes à votre candidature.

      Avec un bac de Stanford, Google et Facebook regarderont très attentivement votre CV. Avec un bac de l’UQTR, vous êtes mieux d’avoir une méchante bonne réputation sur StackOverflow ou d’avoir fait beaucoup de travail sur le code source de Linux pour que ces firmes vous remarquent.

    • @play -moutte

      Un peu sévère votre jugement sur les CEGEPS…..L’existence des Cegeps tient à deux facteurs important lors de la transition de fusion entre les collèges classiques et le secondaire public. Il n’est pas si différent exception faite de son appellation des autre institutions car il équivaut à ce qui s’appelle souvent ailleurs dans le monde anglophone nord américain le University college, ou pré universitaire post secondaire.

      D’une part le Cegep intégrait l’enseignement «technique» déjà établit mais fermé sur lui même avec des cours communs et de base permettant le passage de l’un a l’autre plus facile ( cours crédités) , aussi d’inclure des stages en industries fort pertinents, ce qui a permis à bien des gens un vrai «Choix» de carrières . Les profs et l’enseignement était moins axés sur la pédagogie «pédagogique» en elle-même, mais sur la compétence professionnelle des profs dans leur domaines plus spécialisés.

      En créant les CEGEPS on rééquilibrait le cours classique et secondaire ou l’activité physique était plus qu’anémique tant en terme de cours que de facilité comparé au cursus anglophone , en français on pensait beaucoup , on parlais énormément , on fumait , on priait , on se confessait , on repriait etc mais le sport et l’exercice c’était perçu comme en dehors et pour les brutes épaisse seulement … Les Cegep ont intégré des choses la natation avec des facilités ( avant les francophones devaient se noyer pour aller au ciel bien sûr !), des sports connus ailleurs mais peu ici …des gymnases mieux équipés (et pas seulement la grande salle pour le salut au Drapeau ( du Québec ) le vendredi et les réunions de la JEC…
      Cela permettait aussi a plusieurs d’entreprendre des études en évitant de s’expatrier et de payer un loyer sans revenus par la proximité des institutions …

      Bien sur le modèle date et tout est perfectible mais avant le Cegep tout était cloisonné figé dans le ciment et beaucoup plus statique Tu naissait curé et ses dérivés ou travailleur syndiqué dans une usine à papier, sans possibilité d’en sortir.

      Mais on aurait pu aussi ne pas succomber à s’obliger à verbaliser notre insatiable besoin d’être différent et faire la même chose pareil…ça c’est un choix…

    • mononke et play_moutte

      Je crois que le cégep remplace avantageusement le “community college” américain. Ça favorise l’accessibilité post-secondaire (accessibilité financière et géographique). En combinant le général et professionnel, on évite de stigmatiser ceux qui le fréquente (comparé, justement, au “community college”).

      Aussi, comparé à la 12e année du “high school” américain, où l’on met beaucoup l’accent sur la préparation aux examens standardisés (SAT) et à bâtir un dossier pour être admis à l’université (cours avancés AP ou BI, activités parascolaires “bidons”, boostage de notes, etc.), le cégep, par la nature du système de cote R, incite les jeunes à se concentrer davantage à la réussite de chaque cours, selon les attentes du prof. Ça permet d’explorer toutes sortes de concepts et d’expériences proposés par le prof, sans nuire aux chances d’accéder à l’université dans des programmes contingentés. Aux É-U, on va souvent vivre ces expériences au “college”, de 18 à 22 ans. Au Québec, on le fait de 17 à 19 ans.

      Le système québécois permet donc d’accéder directement aux formations en santé, en éducation et en droit à 19 ans, alors que les É-U obligent d’attendre jusqu’à 22 ans. Ça contribue beaucoup à l’endettement des étudiants américains et réduit l’accès à ces professions, comparativement au Québec.

    • J’aime bien le principe du cégep car je vois qu’ailleurs on arrive a l’université bien trop jeune. Mais dans les faits, le cégep n’est pas assez exigeant. 2 ans de vacances entre Secondaire et Université.

    • Même si les universités prestigieuses ouvrent l’accès aux contacts élites sur le marché du travail, je préfère le système canadien.

      Et il n’est pas si mauvais, le système canadien. Il y a des programmes spécifiques de certaines de nos universités qui sont très bien vu dans les autres universités, mêmes celles « élites ».

      @JFC, pour le « e » commentaire, j’espère juste pour vous que A.Talon (le commentaire suivant celui de fran6b) et el-noeliste (le commentaire précédent celui de fran6b) ne demanderont pas de recomptage!

    • Avant les cegep, les femmes faisaient des enfants, travaillaient la terre ou à la chaîne dans une shop. Les femmes qui aspiraient à voyager ou à occuper un emploi devenaient religieuses… De leur côté, outre les jobs de porteurs d’eau, les hommes faisaient notaire, avocat, médecin, ce qu’on appelait (appelle encore?) des professions libérales.

      Ça doit être en train de changer tranquillement pas vite, mais des étudiants universitaires dans le domaine des sciences pures se demandaient pourquoi il y avait si peu de profs « de souche » il y a une vingtaine d’années. Facile : Le Qc n’en a pratiquement jamais produit. Dans une théocratie «molle» où on a longtemps vanté le caractère nutritif du petit pain et valorisé le rôle du mouton en société, savoir compter les saisons était pas mal l’équivalent d’un doctorat.

      Y a fallu attendre le rapport Parent dans les années 60 pour inventer le système d’éducation québécois. Au tournant des années 70, je ne me souviens plus si c’était dans un livre de Robert Bourassa ou dans le programme des libéraux de l’époque, mais on y lisait que oui, les Québécois pouvaient faire des affaires.

      On part de loin.

    • steadtler

      “Mais dans les faits, le cégep n’est pas assez exigeant.”
      Environ un tiers des étudiants obtiennent le diplôme collégial dans les délais prescrits. Taux d’échec de 15% à l’épreuve uniforme de français.
      Je crois que le niveau de difficulté est adéquat. Pour les plus motivés, on a le dec intégré et le BI.
      Est-ce que les jeunes manquent de sérieux? Peut-être. C’est en quelque sorte le propre de la jeunesse. Devrait-on imiter davantage le sérieux des Coréens et Japonais? Possiblement, mais on parle ici d’un changement de société global.

    • @Gerard_Desjardins

      Je pense que les étudiants qui changent d’idée, couplé aux frais presque nuls, expliquent beaucoup les délais d’obtention de diplôme au cégep. Dans le fond vaut mieux changer d’idée au cégep qu’a l’université (en supposant la bonne foi de l’étudiant)

      Mais la charge de travail, dans les programmes pré-universitaire, est ridicule. Une vingtaine d’heures de cours par semaine, et presque pas de travaux, sans compter l’éducation physique dans ces heures de cours.

    • steadtler

      “Je pense que les étudiants qui changent d’idée, couplé aux frais presque nuls, expliquent beaucoup les délais d’obtention de diplôme au cégep.”
      On a essayé la taxe à l’échec, sans succès. Même qu’on a carrément vu une augmentation du nombre d’abandons.
      Aussi, les délais d’obtention des diplômes postsecondaires sont semblables au Québec, dans le RoC et aux É-U. C’est beaucoup plus une question culturelle (i.e. à quel point demande-t-on aux jeunes d’être sérieux?).

    • @Gerard_Desjardins

      Je ne demande pas une taxe a l’échec! Comme j’ai dit, autant changer d’idée *avant* l’université.

    • steadtler
      “Je ne demande pas une taxe a l’échec!”
      Désolé si c’est ce que j’ai laissé entendre. Je cherchais surtout à souligner les particularités socioculturelles des 17-22 ans, qui déterminent en majeur partie leur parcours, au-delà des modalités financières et structurelles du système scolaire.

    • Qui fait du sens…

      Qui tombe sous le sens !

    • J’ai repensé à cela.

      Si Québec voulait créer un genre de Harvard, on devrait probablement dépenser 1G$ par an, embaucher environ 2000 professeurs, offrir l’enseignement en anglais, et limiter le nombre d’étudiants de 1er cycle à 5000 et exiger de très hauts standards académiques (cote R de 35 ou SAT dans le, disons, 98e percentile). Les étudiants aux cycles supérieurs seraient eux aussi triés sur le volet.

      Une telle institution irait certainement chercher beaucoup de fonds de recherche fédéraux et privés. Elle aiderait probablement à attirer de futurs chefs de file dans divers domaines.

      Est-ce que ces bénéfices vaudraient 1G$ annuellement? Je ne sais pas. Sans compter que l’on aurait ainsi une institution qui contribuerait peu au rayonnement du fait français en Amérique.

    • Une Québécoise recrutée par Facebook ? Évidemment avec de l’expérience sur le marché du travail. Diplômée de l’Université de Sherbrooke.

      http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/778649/facebook-programmeuse-quebec-san-francisco

      https://ca.linkedin.com/in/%C3%A9milie-lessard-56902b24

    • Un doctorat en physique de Harvard et avec un roman et prof de cégep en physique.

      http://jonathanruel.com/

      http://www.lavoixdusud.com/culture/2016/9/10/un-premier-roman-pour-jonathan-roy-.html

      Beaucoup de parcours sont possibles.

    • lecteur_curieux

      Jonathan Ruel est possiblement la personne la plus intelligente que j’ai eu la chance de rencontrer. De surcroît, il est très gentil. Il aurait pu réussir absolument partout. Quant à la diplômée de Sherbrooke, vous remarquerez qu’elle a du faire ses preuves sur le marché du travail avant d’être embauchée chez Facebook. Elle a probablement “perdu” quelques années à très haut salaire. Cela dit, vos exemples montrent certainement que plusieurs cheminements sont possibles. D’ailleurs, Jonathan a son bac de l’UdeM, qui perce de peine et de misère le top 100 mondial.

    • Je dirais que j’ai des amis et connaissances qui sont pas mal plus ”élites” que la majorité des diplômés de Harvard, pas que tous.

      Malgré cela je ne suis pas d’accord pour dire que c’est du gaspillage pour la société, pas aux États-Unis en tous les cas et c’est une université privée, pas question que Québec crée cela !

      Pour des diplômés ici, ils débutent par un travail ici au Québec majoritairement. Si le jeune à une bourse pour aller à Harvard toutes dépenses payées super ! Mais j’aimerais quasiment mieux si j’avais une fille qu’elle joue pour Boston College ou encore pour les Badgers du Wisconsin plutôt que pour Harvard comme Val Turgeon, la fille de Pierre. Anyway, d’une façon ou l’autre on parle de véritables élites sportives ici.

      Que la personne soit élite ou quelqu’un dans la moyenne, l’important c’est qu’elle soit correcte dans la vie, qu’elle ait des belles valeurs ! Pour des élites dominantes, le portrait est parfois pas si beau mais il peut également y avoir de la jalousie. Quand tu as l’impression qu’ils écrasent les autres et veulent tout s’accaparer mais sont-ils si nombreux à être ainsi ?

      La compétition et la coopération cela prend les deux dans une société équilibrée. Le sport de masse et le sport d’élite. Et les véritables ne ‘’skient ” pas sur la tête du peuple et la masse ne passe pas son temps à envier ses champions, elle en est plutôt fier.

      Ce ne sont pas tous des champions garantis qui vont sortir de là mais si la personne fait une belle vie pareil. Pas vrai que c’est du gaspillage, c’était ce qu’elle avait à vivre. Tout n’est pas que monétaire.

      C’est comme aller à Brébeuf, Trudeau père est allé à Brébeuf et à Harvard. Au London School of Economics aussi. Plus on recule dans le temps, plus c’était vraiment une petite élite comme pour les diplômés du Cours classique anciennement et qui continuaient avec de belles études universitaires.

      Tu as beau être sélectif comme université, tu peux pas avoir des dizaines de milliers d’élite dans ta société quoique cela dépend des définitions. Tu gagnes plus, tu es élite ? Pas forcément.

      Tu bois un espresso , tu es plus élite que si tu bois un café ordinaire de chez Tim ? Aucun rapport. La même chose pour les goûts musicaux.

      Une frange du parti républicain critique les ”élites” alors que ce sont les bien-pensants qu’il faut dire ou encore les pédants. Le schtroumpf à lunettes n’est pas un bon intellectuel, le véritable intellectuel et chef c’est le Grand Schtroumpf, lui il ne fait que répéter et faire la morale, il est simplement chiant sans être un mauvais schtroumpf !

    • Je crois j’ai relus cinq fois pour être certain que je n’avais pas la berlue mais non, monsieurs Cliche a vraiment utilisé l’horrible anglisisme “faire du sens”.

      Ben là, je ne suis pas allé à Harvard, seulement à Laval et à UConn. Faut pas trop m’en demander… ;-)
      Je corrige ça tout de suite.
      JFC

    • @Gerard_Desjardins, même si l’UdeM perce à peine le top 100, il y a des départements qui « on la cote », et physique en est un. Exemple personnel : à la fin de mes études (en physique à l’UdeM) j’avais eu une offre d’une « grande université » dans un programme de maîtrise où je n’avais pas fait application (même si orientée avec mes cours d’options) parce qu’il me manque 0.2 de moyenne pour ce programme particulier. Après avoir reçu une lettre de leur part pour m’inviter à postuler, j’ai écris à ceux-ci : « pourquoi? Il me manque 0.2 ». Leurs réponses : « vous venez du département de physique de l’UdeM, votre moyenne sera majoré de 0.4 quand votre dossier sera analysé et vous serez accepté ». Dans certains champs spécifiques, les excellentes universités ne sont pas légions^^.

    • m.rustik

      Ne vous méprenez pas. L’UdeM offre de bonnes formations et elles sont assez reconnues (incluant en physique). E.g., comme Elise67 le fait remarquer, on sait qu’il y a moins d’inflation des notes. Mais, pour reprendre l’exemple en physique et astro, le département ne se classe même pas au sein des 200 premiers au niveau mondial, selon plusieurs classements. Est-ce que ça veut dire que les diplômés n’auront pas de belles carrières? Pas du tout. Mais il faut reconnaître qu’un diplômé de l’UdeM aura plus de difficultés à se démarquer qu’un finissant de, disons, Princeton. Même au sein des comités de bourses du CRSNG, on aura tendance à favoriser un finissant de McGill, à notes égales (histoire vraie, même si ce n’est pas du tout justifié, à mon avis).

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    janvier 2017
    D L Ma Me J V S
    « déc   fév »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives